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1er & 3e & 4e arr.
Voie · Traverse 3 arrondissements

Rue Rambuteau

De rue des Archives, 43. à rue du Jour et rue Coquillière.
Quartiers Halles · Sainte-Avoye · Saint-Merri · Longueur ≈ 975 m
≈ 975 m
Longueur
1838
Ouverte en
3
Arrondissements
3
Quartiers
⚑ Cette rue traverse : 1 er arr. & 3 e arr. & 4 e arr.
I

Histoire de la rue

La rue Rambuteau doit son nom à Claude-Philibert Barthelot de Rambuteau (1781–1869), préfet de la Seine sous la monarchie de Juillet, qui ordonna son percement par ordonnance du 5 mars 1838. La dénomination officielle suit le 2 novembre 1839. C'est l'une des grandes percées préhaussmanniennes de Paris : près d'un kilomètre (975 m) tracé à travers le vieux tissu médiéval des Halles et du Marais, 13 mètres de large — une largeur alors jugée spectaculaire. Rambuteau y laissa aussi une petite empreinte quotidienne : il fit poser sur les immeubles de la rue les premières plaques en faïence à chiffres blancs sur fond bleu (1844–1847), ancêtres directes de la signalétique parisienne que l'on connaît encore.

Mais avant que la pioche du préfet ne passe, le sol de cette trouée portait des strates d'histoire impressionnantes. Aux n° 3–5, le mur mitoyen des immeubles épouse encore le tracé de l'enceinte de Philippe Auguste (1190), et le passage Sainte-Avoye (n° 8) en garde lui aussi la mémoire. Plus loin, au niveau du n° 120 — là où débouchait l'antique rue de la Pirouette, dont le nom évoque le pilori rotatif des Halles —, se dressait depuis 1250 environ le pilori des Halles, instrument de l'infamie publique pour marchands véreux et débiteurs récalcitrants. Lieu d'exposition, lieu d'exécution : Pierre des Essarts y est décapité en 1413, trahi par Jean sans Peur qui l'avait pourtant promis à la vie sauve ; en 1418, c'est le bourreau Capeluche, trop familier envers le duc, qui perd la tête au même endroit. Jacques d'Armagnac, chef de la Ligue du Bien Public, y est exécuté en 1477. En 1707, la cruauté du lieu prend une tournure absurde : le livre de Vauban prônant une réforme égalitaire de l'impôt est mis symboliquement au pilori — et l'ingénieur en mourra de chagrin.

La rue Rambuteau percée, le quartier se transforme, mais ne s'assagit pas. Au n° 108, on situe la maison natale (1655) du dramaturge Jean-François Regnard, auteur du Distrait et du Légataire universel. Au n° 54, en 1848, le citoyen Furet réunit le Club de la Révolution pour débattre des élections. Au n° 102, Victor Hugo place une barricade des Misérables : c'est là qu'Enjolras et les amis de l'ABC — « l'abaissé » — tiennent leurs réunions et trouvent la mort fictive en juin 1832. Plus prosaïquement, au n° 14, deux vendeurs se rencontrent entre 1860 et 1870 : ils fonderont ensemble la Samaritaine. Et au n° 18, Maxime Lisbonne transforme les Folies Rambuteau en Théâtre de la Révolution française le 1er avril 1886 — troisième coup d'éclat d'un homme qui en fit plusieurs.

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II

Fiches

19 fiches · 12 adresses
3–5
3–5 rue Rambuteau
Enceinte de Philippe Auguste (tracé)
1 fiche
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8
8 rue Rambuteau
Enceinte de Philippe Auguste (tracé)
1 fiche
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Le passage Ste Avoie marque le tracé de l'enceinte de Philippe Auguste
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14
14 rue Rambuteau
Magasin "À la Belle Héloïse"
1 fiche
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Rencontre des 2 vendeurs, futurs fondateurs de la Samaritaine
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Personnage(s) : Ernest Cognacq ·Marie-Louise Jaÿ
18
18 rue Rambuteau
Théâtre des Folies Rambuteau (de 1879)/Taverne de la Révolution française
1 fiche
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Le 1er avril 1886, Maxime Lisbonne transforme les Folies Rambuteau, rue Rambuteau, en Théâtre de la Révolution française. C'est son troisième établissement parisien en quelques ann
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Personnage(s) : Maxime Lisbonne
22
22 rue Rambuteau
Cité Noël/Cour remarquable
1 fiche
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51
51 ou 53 rue Rambuteau
Demeure de Charles Amouroux
1 fiche
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Auteur d'un soi-disant compte-rendu de séance de la Commune décidant d'incendier Paris ; il combattra les Kanaks lors de leur révolte en Nouvelle-Calédonie)
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Personnage(s) : Charles Amouroux
58
58 rue Rambuteau
Plaque de numérotation remarquable
1 fiche
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Plaques en faïence à chiffres blancs sur fond bleu pour la numérotation des immeubles ; prescrite par le préfet Rambuteau
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102
102 rue Rambuteau
Barricade rue de la Chanverrerie (Chanvrerie)/Barricade en 1832/Cabaret du père Hucheloup
2 fiches
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120
120 rue Rambuteau
Pilori des Halles/Pilori du Roi (pilori rotatif sur lequel on exposait les condamnés sous tous les angles)
7 fiches
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Après l'avoir protégé, Jean sans Peur fait décapiter Capeluche à qui il reproche, outre sa désobéissance, le fait de lui avoir serré la main en l'appelant "beau frère"
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Personnage(s) : Capeluche · Jean sans Peur
Exécution par décapitation de Pierre des Essarts, trahi par Jean sans Peur qui s'était engagé à le protéger pour obtenir sa reddition alors qu'il tenait la Bastille
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Personnage(s) : Pierre des Essarts
Gibet remplacé, après l'arrêt en ce lieu des exécutions capitales pour raison de salubrité, par une croix au pied de laquelle les débiteurs étaient exposés coiffés d'un bonnet vert
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Personnage(s) : Philippe V le Long
Pilori où étaient exposés marchands véreux et escrocs ; il était rotatif, d'où le nom de "pirouette", pour un tour complet, que prit la rue qui y débouchait ; détruit en 1786
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III

Sur cette voie

IV

Sources

Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution