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Avenue Debidour
Adresse
avenue Debidour
📍 5 avenue Debidour, 75019 Paris 📋 7 événements répertoriés 📅 1940 — 1942
Toponymie — avenue Debidour
avenue Debidour
Elie Louis Marc Marie Antoine Debidour (1847-1917), historien français.
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Événements à cette adresse
7 événements · 1940 — 1942
Loge de concierge du 5 avenue Debidour
Réseau de Résistance de la Butte du Chapeau Rouge, jugé au procès de l'hôtel Continental
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5 avenue Debidour — 19e arr.
Laboratoire clandestin de l'Organisation spéciale
Emplacement : rez de chaussée
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5 avenue Debidour — 19e arr.
Appartement loué par Jules Dumont/Laboratoire clandestin de l'Organisation spéciale
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Personnage(s) : Jules Dumont ·Joseph Curinier
5 avenue Debidour — 19e arr.
Laboratoire clandestin de l'Organisation spéciale
Planque improvisée en urgence de Gilbert Brustlein, rescapé du groupe de la Roquette. Origine de la chute du réseau dit du Chapeau Rouge
Emplacement : immeuble de la SAGI
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Personnage(s) : Gilbert Brustlein ·Théo Bruger
5 avenue Debidour — 19e arr.
Laboratoire clandestin de l'Organisation spéciale
Dans un deux-pièces de l’avenue Debidour, dans le 19ᵉ arrondissement, France Bloch-Sérazin transforme en 1941–1942 un appartement ouvrier en véritable laboratoire clandestin du Parti communiste. Chimiste de formation…

Dans un deux-pièces de l’avenue Debidour, dans le 19ᵉ arrondissement, France Bloch-Sérazin transforme en 1941–1942 un appartement ouvrier en véritable laboratoire clandestin du Parti communiste. Chimiste de formation, congédiée de son laboratoire en raison des lois antisémites de Vichy, elle met ses compétences au service de l’Organisation spéciale puis des FTP : fabrication de grenades, bombes artisanales, cordon Bickford, bouteilles incendiaires.​

Le « labo de chimie du PCF » qu’elle dirige se niche dans la cuisine et la cave : flacons, acides, explosifs récupérés dans des carrières ou des dépôts, armes démontées qu’elle remet en état pour les groupes armés parisiens. Le résistant Théo Kroliczek raconte un appartement « méconnaissable », rempli de mitraillettes, dynamite, cheddite, où la « petite chimiste, toute frêle » prépare des armes destinées à frapper l’occupant.​​

De ce laboratoire sortent notamment des engins utilisés dans le XIVᵉ arrondissement contre des permanences fascistes, un barrage allemand avenue d’Orléans ou des hôtels réquisitionnés. Traquée par les Brigades spéciales, identifiée après l’arrestation d’Yves Kermen et filée pendant des semaines, France Bloch-Sérazin est finalement arrêtée le 16 mai 1942. Elle sera déportée « Nuit et Brouillard » et guillotinée à Hambourg le 12 février 1943.​

Une plaque, apposée en 2008 par la Ville de Paris, rappelle aujourd’hui, avenue Debidour, l’existence de ce laboratoire où une jeune femme de 30 ans a fabriqué les premières armes de la Résistance communiste parisienne.

NB. La plaque est apposée au n. 1 de l'avenue Debidour. La plupart des sources note que l'appartement se situait au n. 5 de la même avenue.

Plaque France Bloch-Sérazin
Plaque France Bloch-Sérazin

Plaque France Bloch-Sérazin au n. 1 avenue Debidour, Photo: Oxxo Wikimedia

Emplacement : immeuble de la SAGI
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5 avenue Debidour — 19e arr.
Appartement d'Henriette et Gricha
Emplacement : immeuble de la SAGI
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Personnage(s) : Henriette ·Gricha
5 avenue Debidour — 19e arr.
5 avenue Debidour — 19e arr.