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57–64
Rue Saint André des Arts
Adresse

57–64 rue Saint André des Arts

📍 57–64 rue Saint André des Arts, 75006 Paris 📋 4 événements répertorié s 📅 1213 — 1572

Toponymie — rue Saint-André des Arts

rue Saint-André des Arts
Conduisait à l'ancienne église Saint-André des Arts primitivement appelée Saint-André de Laas, du nom du territoire environnant, dit clos de Laas.
Anciens noms : rue de Laas · rue de la Clef
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Événements à cette adresse

4 événements · 1213 — 1572
Porte de Buci — Petite Genève — Massacre de la St Barthélemy
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Personnage(s) : Henri de Lorraine
57–64 rue Saint André des Arts — 6e arr.
Porte de Bussy — Porte de Buci
Réouverture de la porte de Bussy, suite à l'expansion du Fbg St Germain
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Personnage(s) : François 1er
57–64 rue Saint André des Arts — 6e arr.
Porte de Buci
Une nuit de mai, un marchand de fer glisse la main sous l’oreiller de son père. Au matin, Paris a changé de maître. Au printemps 1418, Paris est aux mains des Armagnacs. Depuis l’assassinat du duc d’Orléans, onze ans…

Une nuit de mai, un marchand de fer glisse la main sous l’oreiller de son père. Au matin, Paris a changé de maître.

Au printemps 1418, Paris est aux mains des Armagnacs. Depuis l’assassinat du duc d’Orléans, onze ans plus tôt, la guerre civile déchire le royaume, sur fond d’invasion anglaise. Le connétable Bernard d’Armagnac tient la capitale et le roi fou, Charles VI. Ses soldats, venus du Midi, passent pour des étrangers aux yeux des Parisiens, largement acquis au duc de Bourgogne, Jean sans Peur ; pour les payer, le connétable fait saisir les biens des églises. Une paix vient pourtant d’être négociée : l’accord est publié le 27 mai au son des cloches. Il ne vivra pas deux jours.

Parmi ceux qui ont à se plaindre des Armagnacs, un jeune bourgeois, Perrinet Leclerc, marchand de fer au Petit-Pont : malmené par les gens d’un conseiller armagnac, il n’a pu obtenir justice du prévôt. Il veut se venger. Avec d’autres mécontents, il va secrètement trouver à Pontoise le capitaine bourguignon Jean de Villiers de L’Isle-Adam. Son atout : son père est quartenier, et c’est lui qui garde les clefs de la porte Saint-Germain, que l’on appelle aussi porte de Buci. Elle perce l’enceinte de Philippe Auguste là où se croisent aujourd’hui la rue Saint-André-des-Arts et la rue André-Mazet.

Dans la nuit du 28 au 29 mai, Perrinet, qui est de garde, dérobe les clefs cachées sous le chevet paternel. Juste avant l’aube, le pont-levis s’abaisse : plusieurs centaines de soldats bourguignons, menés par Villiers de L’Isle-Adam et Guy Le Veau de Bar, entrent sans bruit et gagnent le Châtelet. Là, quatre cents bourgeois armés, gagnés au complot, les accueillent aux cris de « Vive Bourgogne ! ». La ville bascule presque sans combat. Les capitaines se font recevoir par Charles VI à l’hôtel Saint-Pol. Bernard d’Armagnac se cache chez un maçon ; dénoncé, il est livré à Villiers.

Un capitaine armagnac a pourtant réagi à temps. Tanneguy du Chastel tire le dauphin — le futur Charles VII — de son lit, dans un hôtel de la rue de Pute-y-Musse, l’enveloppe dans un drap et l’emmène à la Bastille, d’où il gagne Melun : l’héritier du trône échappe aux Bourguignons. Dans la nuit du 31 mai, Tanneguy revient à la tête de quelques centaines d’hommes et remonte la rue Saint-Antoine, barricade après barricade, avant d’être repoussé à la porte Baudoyer par la garde, les Bourguignons et les habitants.

La victoire se paie, comme toujours à cette époque, en pillages et en massacres. Après l’échec de la contre-attaque, on rafle et on tue des centaines d’« Armagnacs » présumés. La tuerie culmine le 12 juin : sur une fausse alerte, la foule force les prisons et massacre ceux qui y sont enfermés — Bernard d’Armagnac avec eux.

Quant à Perrinet, on le retrouve mort quelques jours plus tard, frappé, dit-on, par son propre père. Le détail pourrait bien avoir été inventé par les chroniqueurs pour laver ses puissants ennemis d’un assassinat. Au XIXe siècle, le traître devient un personnage de théâtre : Auguste Anicet-Bourgeois lui consacre un drame, « Périnet Leclerc ou Paris en 1418 ».

De la porte de Buci, démolie en 1672 sur un arrêt du Conseil du roi, il ne reste rien.

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57–64 rue Saint André des Arts — 6e arr.
Porte St Germain — Porte de Buci — Enceinte de Philippe Auguste
Première porte St Germain, puis de Buci, de l'enceinte de Philippe Auguste. La porte de Buci, construite en 1209 lors de l'édification de l'enceinte de Philippe Auguste sur la rive gauche, représente l'une des portes…

Première porte St Germain, puis de Buci, de l'enceinte de Philippe Auguste.

La porte de Buci, construite en 1209 lors de l'édification de l'enceinte de Philippe Auguste sur la rive gauche, représente l'une des portes majeures de Paris médiéval. Située à l'angle actuel de la rue Saint-André-des-Arts et de la rue Mazet, cette porte fortifiée marquait l'entrée du faubourg Saint-Germain.

Offerte dès sa construction à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés par Philippe Auguste, la porte devait être entretenue par les religieux. Flanquée de deux tours imposantes d'environ quinze mètres de hauteur et huit mètres de diamètre, elle contrôlait le passage du chemin menant à l'abbaye, axe de circulation essentiel entre la rive gauche et la Cité. Cette voie portait alors le nom de "chemin de Saint-Germain-des-Prés".

Initialement nommée "porte Saint-Germain", elle changea de nom en 1350 lorsque Simon de Buci, chevalier et Premier Président du Parlement, l'acheta aux religieux moyennant une rente annuelle de vingt livres parisis. Cette acquisition comprenait également les logements des tours et le droit de percevoir certains péages. Dès lors, la porte et la rue adjacente prirent le nom de "Buci".

L'histoire de la porte bascula tragiquement dans la nuit du 28 au 29 mai 1418. Jean Perrinet Le Clerc, gardien des clefs, commit une trahison mémorable en ouvrant la porte aux troupes bourguignonnes du sire de L'Isle-Adam, alliées aux Anglais. Huit cents hommes d'armes pénétrèrent alors dans Paris, livrant la capitale au pillage. Dix-huit mille personnes furent massacrées dans les jours suivants.

Suite à ce drame, la porte fut murée et la rue abandonnée. La porte ne fut rouverte qu'en 1550 sur ordre d'Henri II, reconstruite à neuf et ornée d'un grand écusson aux armes de la ville. Elle fut finalement démolie vers 1672 lors du démantèlement progressif de l'enceinte médiévale, devenue obsolète face à l'expansion de la ville.

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