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13 octobre 2026
Événement

Acte V du mouvement lycéen : deux cortèges vers les Invalides

Place Vauban
📍 Place Vauban arrivée et heurts
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En cours de développement. Les faits sont récents et se poursuivent : cette page est complétée au fil des événements.

Le mardi 13 octobre 2026, l'« acte V » du mouvement lycéen est la dernière grande journée avant les vacances de la Toussaint. L'intersyndicale des organisations lycéennes et étudiantes y appelle, rejointe par six syndicats de l'Éducation nationale qui appellent les personnels à la grève. À Paris, deux cortèges se forment. Le principal part à 14 heures de la place d'Italie, à l'appel des organisations lycéennes et étudiantes et des syndicats de l'éducation ; l'autre, à l'appel d'une coordination étudiante, part de l'Hôtel de Ville avec l'intention de « marcher sur Matignon ». Un arrêté préfectoral autorise la surveillance des cortèges par drone. Les deux défilés se rejoignent en direction des Invalides. Le ministère de l'Intérieur compte 41 500 manifestants à Paris, et 161 500 en France ; l'intersyndicale en revendique 480 000.

Près de la place d'Italie, des élèves de l'école Estienne accrochent leurs pancartes aux grilles de leur école : il s'agit, dit l'un d'eux, de prêter la visibilité d'une école parisienne à ceux de banlieue et d'outre-mer, qui en ont moins. Dans les cortèges, la dénonciation des violences policières est devenue un moteur de la mobilisation ; au même moment, une source proche du dossier compte trente-six enquêtes confiées à l'IGPN depuis le début du mouvement.

Des heurts éclatent l'après-midi dans le cortège parti de l'Hôtel de Ville. Juste avant la place Vauban, des policiers se déploient autour d'une voiture en feu pour laisser passer les pompiers. Sur la place, devant les Invalides, les CRS avancent en ligne dans les gaz et chargent, le canon à eau entre en action, et la place n'est évacuée qu'après plusieurs heures de heurts. L'usage d'une grenade assourdissante avait été suspendu le 7 octobre pour le mouvement lycéen ; ce jour-là, des grenades assourdissantes sont tirées en grand nombre en fin d'après-midi, et Le Monde comme le média Contre Attaque relèvent l'emploi d'un modèle récent, la GL-304, qui a fait plusieurs blessés, dont un policier atteint quand l'une d'elles a explosé au milieu de son unité. Onze policiers sont hospitalisés à Paris, selon le ministre de l'Intérieur ; aucun bilan des manifestants blessés n'est publié.

Le lendemain, au Sénat, le Premier ministre compte depuis le début du mouvement 937 policiers et gendarmes, 248 élèves et 149 personnels de l'Éducation nationale blessés ; la Justice, près de 8 000 gardes à vue, dont 85 % de mineurs. À l'approche des vacances, les lycéens se demandent comment continuer, et l'Union syndicale lycéenne appelle à rejoindre les « gilets jaunes » le samedi 17 octobre.