Aristide Bruant, 1898 par Nadar
Aristide Bruant, de son vrai nom Louis Armand Aristide Bruand, est un chansonnier et écrivain français né le 6 mai 1851 à Courtenay, dans le Loiret. Issu de la bourgeoisie, il perd son père en 1866 et quitte le domicile familial à quinze ans pour travailler comme apprenti bijoutier à Paris, afin de subvenir aux besoins de sa famille ruinée. Démobilisé après la guerre franco-prussienne de 1870-1871, il intègre la Compagnie des chemins de fer du Nord pendant quatre ans, observant la vie des ouvriers et des marginaux qui inspireront ses œuvres.
Dès 1873, il se produit dans des cafés-concerts comme les Amandiers ou Dorel à Nogent. Sa carrière décolle en 1881 au Chat Noir de Rodolphe Salis à Montmartre. En 1885, il ouvre son propre cabaret, Le Mirliton, rue Victor-Massé, où il triomphe avec ses chansons réalistes en argot, chantées d'une voix rauque, vêtu d'une cape noire et d'une écharpe rouge – image immortalisée par les affiches d'Henri de Toulouse-Lautrec. Considéré comme un créateur de la chanson réaliste, il dépeint les misères des classes populaires, des apaches et des prostituées. Son apogée artistique s'étend de 1880 à 1905, durant la Belle Époque. En 1894, il se porte candidat à l'Académie française. Vers 1895, il tourne en France et à l'étranger, notamment en Afrique, puis achète le domaine de Liffert à Courtenay dans les années 1890, où il s'installe partiellement. Riche et célèbre, il se retire progressivement pour se consacrer à l'écriture, écrivant des poèmes, pièces de théâtre et romans, tout en remontant occasionnellement sur scène jusqu'en 1924. Il meurt le 11 février 1925 à Paris, dans le 18e arrondissement.
France
Né(e) à Courtenay (Loiret) (6 mai 1851) – Mort(e) à Paris (18e) (11 février 1925)
Chansonnier, écrivain, cabaretier, poète de l'argot