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19 février 1919
Événement

Attentat au revolver de Gilles Cottin contre Georges Clemenceau, qui est légèrement blessé

Attentat contre Georges Clemenceau
Attentat au revolver de Gilles Cottin contre Georges Clemenceau, qui est légèrement blessé
Georges Clemenceau

Le 19 février 1919, au lendemain de la [[Première Guerre mondiale|doc:guerre-de-14-18.WebHome]], [[Georges Clemenceau|doc:georges-clemenceau.WebHome]], président du Conseil et « Père la Victoire », échappe de peu à un attentat en plein Paris. En se rendant, tôt le matin, de son domicile à l’Assemblée nationale, sa voiture est prise pour cible par un jeune anarchiste, [[Émile (Gilles) Cottin|doc:emile-cottin.WebHome]], qui l’attend au coin d’une rue.

Cottin tire plusieurs coups de revolver sur la limousine qui roule à faible allure. Une balle atteint Clemenceau dans le dos, près d’une omoplate, sans toucher d’organe vital. D’autres projectiles brisent les vitres, blessent légèrement le chauffeur, mais le chef du gouvernement reste conscient. Transporté chez lui, il plaisante très vite sur son état, déclarant avoir été « atteint d’une balle allemande tirée par un Français ».

L’attentat intervient dans un climat social et politique explosif. Pour une partie de la gauche révolutionnaire, Clemenceau incarne le chef de guerre impitoyable, responsable de la répression des grèves et du maintien de l’ordre bourgeois. Cottin, ouvrier menuisier, se réclame de l’anarchisme et prétend venger les victimes de la boucherie de 14‑18 et des fusillés pour l’exemple.

Arrêté sur‑le‑champ, il sera rapidement jugé, condamné à mort, puis finalement gracié et sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité. L’échec de l’attentat renforce paradoxalement l’image d’un Clemenceau indestructible, survivant à la guerre comme aux balles d’un jeune révolté, au moment même où se négocient à Paris les clauses du traité de paix.