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Couverture — Dictionnaire historique des rues de Paris
Bibliographie

Dictionnaire historique des rues de Paris

HILLAIRET Jacques
Éditions de Minuit, 1997.
Livre
768 Fiches citant cet ouvrage
1997 Édition

Fiches citant cet ouvrage

768 fiches
Événement
1840
1840 — Jardin d'Hiver (salle de bals et de concerts)
t1 p 300
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Événement
Événement
Événement
1877
31 mars 1877 — Gare de Reuilly
t1 p 415
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Événement
1804
28 novembre 1804 — Palais des Tuileries/Pavillon de Flore/Appartements de Pie VII (pape)
t1 p 574
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Événement
1870
11 janvier 1870 — Siège et imprimerie du journal "La Marseillaise" (à partir du 19 décembre 1869)
t1 p 64
Appel aux armes de Rochefort dans un article de son journal La Marseillaise sur l'assassinat de Victor Noir
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Événement
Date imprécise — Église du couvent des Mathurins/Atelier de Jacques-Louis David
t1 p 451
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Événement
Événement
1892
27 mars 1892 — Domicile du substitut Bulot
t1 p 360
Le 27 mars 1892, une bombe explose au cinquième étage du 39 rue de Clichy. C'est le domicile du substitut Léon Bulot, magistrat qui avait requis des peines sévères contre des manifestants anarchistes lors du procès de Cl …

Le 27 mars 1892, une bombe explose au cinquième étage du 39 rue de Clichy. C'est le domicile du substitut Léon Bulot, magistrat qui avait requis des peines sévères contre des manifestants anarchistes lors du procès de Clichy en 1891. Bulot est absent. Les dégâts sont matériels. L'auteur est un certain François Claudius Koenigstein, dit Ravachol.

C'est le deuxième attentat en moins d'une semaine — le 11 mars, une bombe avait déjà visé le domicile du président du tribunal qui avait jugé la même affaire. Ravachol revendique une logique de représailles : la justice bourgeoise frappe les anarchistes, les anarchistes frappent les juges. La propagande par le fait dans toute sa rigueur.

Ravachol est arrêté quelques jours plus tard, trahi par un garçon de restaurant qui l'avait reconnu. Au moment de son arrestation, il chantait. Son procès devient une tribune. Condamné à mort pour ces attentats et pour plusieurs meurtres commis avant de venir à Paris, il monte à l'échafaud en juillet 1892 en criant ses convictions. Le mouvement anarchiste en fait aussitôt un martyr — on "ravacholise" pour désigner l'acte révolutionnaire par excellence.

L'affaire Ravachol marque le début d'une vague d'attentats anarchistes qui secoue Paris jusqu'en 1894 — Vaillant à la Chambre, Émile Henry au café Terminus, puis l'assassinat du président Carnot à Lyon. La IIIe République répond par les lois scélérates, qui restreignent la liberté de la presse.

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Événement
1919
19 février 1919
t1 p 422
Le 19 février 1919, au lendemain de la [[Première Guerre mondiale|doc:guerre-de-14-18.WebHome]], [[Georges Clemenceau|doc:georges-clemenceau.WebHome]], président du Conseil et « Père la Victoire », échappe de peu à un at …

Le 19 février 1919, au lendemain de la Première Guerre mondiale, Georges Clemenceau, président du Conseil et « Père la Victoire », échappe de peu à un attentat en plein Paris. En se rendant, tôt le matin, de son domicile à l’Assemblée nationale, sa voiture est prise pour cible par un jeune anarchiste, Émile (Gilles) Cottin, qui l’attend au coin d’une rue.

Cottin tire plusieurs coups de revolver sur la limousine qui roule à faible allure. Une balle atteint Clemenceau dans le dos, près d’une omoplate, sans toucher d’organe vital. D’autres projectiles brisent les vitres, blessent légèrement le chauffeur, mais le chef du gouvernement reste conscient. Transporté chez lui, il plaisante très vite sur son état, déclarant avoir été « atteint d’une balle allemande tirée par un Français ».

L’attentat intervient dans un climat social et politique explosif. Pour une partie de la gauche révolutionnaire, Clemenceau incarne le chef de guerre impitoyable, responsable de la répression des grèves et du maintien de l’ordre bourgeois. Cottin, ouvrier menuisier, se réclame de l’anarchisme et prétend venger les victimes de la boucherie de 14‑18 et des fusillés pour l’exemple.

Arrêté sur‑le‑champ, il sera rapidement jugé, condamné à mort, puis finalement gracié et sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité. L’échec de l’attentat renforce paradoxalement l’image d’un Clemenceau indestructible, survivant à la guerre comme aux balles d’un jeune révolté, au moment même où se négocient à Paris les clauses du traité de paix.

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Événement
1794
22 mai 1794 — Demeure de Jean-Marie Collot d'Herbois/Demeure d'Henri Admirat (au 5ème étage)
t1 p 514
Attentat manqué, sans doute truqué, d'Admirat contre Collot d'Herbois, manipulé par Barère, destiné à alimenter les menées contre Robespierre en justifiant la création d'une garde personnelle qui le ferait apparaître com …

Attentat manqué, sans doute truqué, d'Admirat contre Collot d'Herbois, manipulé par Barère, destiné à alimenter les menées contre Robespierre en justifiant la création d'une garde personnelle qui le ferait apparaître comme un apprenti dictateur

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Événement
1869
7 octobre 1869 — Bal des Folies Belleville (ancien bal Dénoyez)
t1 p 173
Une réunion publique interrompue par les agents, et le quartier entier se soulève pendant cinq jours : Belleville apprend en 1869 ce qu'elle refera en 1871. L'Empire vacille. Les élections législatives de mai-juin 1869 o …

Une réunion publique interrompue par les agents, et le quartier entier se soulève pendant cinq jours : Belleville apprend en 1869 ce qu'elle refera en 1871.

L'Empire vacille. Les élections législatives de mai-juin 1869 ont été un désastre pour Napoléon III : l'opposition républicaine progresse partout, et à Paris elle triomphe. Henri Rochefort, journaliste satirique, fondateur de La Lanterne dont chaque numéro tourne l'Empire en dérision, a été élu député de la première circonscription de Paris lors d'une élection partielle en novembre 1869. Son comité électoral tient des réunions publiques dans les quartiers populaires.

Belleville est le cœur du Paris rouge. Annexée à la capitale en 1860, peuplée d'ouvriers chassés du centre par les travaux d'Haussmann, elle vote massivement à gauche et elle a envoyé Gambetta à la Chambre sur un programme radical. Ses bals, ses cafés, ses salles de réunion forment le tissu d'une sociabilité politique que la préfecture surveille de près.

Le 7 octobre 1869, le Comité Rochefort tient réunion au bal des Folies Belleville, 13 rue de Belleville, ancien bal Dénoyez. La police intervient brutalement et disperse l'assemblée. Le quartier réagit immédiatement. Les affrontements durent plusieurs jours. Le 10 octobre, le bilan atteint cinq cents blessés.

Gustave Flourens est de ces journées. Fils d'un savant, professeur destitué du Collège de France pour ses cours jugés subversifs, il est l'un des révolutionnaires les plus flamboyants et les plus imprévisibles de sa génération : il a combattu pour l'indépendance crétoise, il combattra pour la Commune, il sera tué en avril 1871 à Rueil, sabré par un gendarme. Gabriel Ranvier, décorateur sur porcelaine, futur membre de la Commune, est également actif dans ces comités.

Les autorités impériales voient dans ces bagarres un simple trouble à l'ordre public. Elles se trompent d'échelle. Ce qui se joue à Belleville en octobre 1869 est l'apprentissage collectif d'une population qui découvre qu'elle peut tenir la rue contre la police. Dix-sept mois plus tard, le 18 mars 1871, ce même quartier fournira une part décisive des forces de la Commune.

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Événement
1786
1786 — Barrière d'Aunay/Barrière St André/Barrière de la Folie Regnault/Mur des Fermiers généraux
t1 p 120
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Événement
1786
1786 — Barrière de Bercy/Barrière des Poules/Mur des Fermiers généraux
t1 p 180
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Événement
1786
1786 — Barrière des Réservoirs/Barrière des Bassins/Barrière de la Pompe à feu/Barrière du Banquet (1848)/Mur des Fermiers généraux
t1 p 697-698
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Événement
1786
1786 — Barrière de Croulebarbe/Mur des Fermiers généraux
t1 p 117-118
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Événement
1788
1788 — Barrière de l'Étoile/Barrière des Champs-Élysées/Barrière de Neuilly/Barrière de St Germain/Mur des Fermiers généraux
t1 p 302
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Événement
1786
1786 — Barrière des Bons-hommes/Barrière de la Conférence/Barrière de Passy/Barrière de Versailles/Mur des Fermiers généraux
t1 p 169-170
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Événement
1786
1786 — Barrière de la Cunette/Mur des Fermiers généraux
t1 p 605
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Événement
1787
1787 — Barrière de Longchamp/Mur des Fermiers généraux
t1 p 697
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Événement
1785
1785 — Barrière de Montreuil/Mur des Fermiers généraux
t1 p 323
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Événement
1786
1786 — Barrière des Deux Moulins/Barrière de l'Hôpital/Mur des Fermiers généraux
t1 p 567
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Événement
1786
1786 — Barrière des Trois Couronnes/Mur des Fermiers généraux
t1 p 172
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Événement
1786
1786 — Barrière des Vertus/Mur des Fermiers généraux
t1 p 307
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Événement
1785
1785 — Barrière de Montparnasse/Mur des Fermiers généraux
t1 p 465-466
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Événement
1787
1787 — Barrière St Denis/Barrière de La Chapelle/Barrière de Franciade (pendant la Révolution)/Mur des Fermiers généraux
t1 p 307
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Événement
1853
12 septembre 1853 — Maison Dorée/Siège du journal "Le Mousquetaire" (local dans la cour)
t1 p 663
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Événement
1789
1789 — Cabaret fréquenté par Maximilien Robespierre
t1 p 316-317
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Événement
1902
1902 — Café La Petite Maison Rose
t1 p 65
Café fréquenté par de nombreux artistes ; maison peinte tant de fois, dont une toile de 1919 qui fit connaître Maurice Utrillo. La Maison Rose est un petit restaurant situé au coin de la rue de l’Abreuvoir et de la rue d …

Café fréquenté par de nombreux artistes ; maison peinte tant de fois, dont une toile de 1919 qui fit connaître Maurice Utrillo.

La Maison Rose est un petit restaurant situé au coin de la rue de l’Abreuvoir et de la rue des Saules, à Montmartre. Sa façade rose et ses volets verts sont reconnaissables parmi les bâtiments du quartier. Le lieu existe depuis la fin du XIXe siècle. En 1905, le peintre catalan Ramón Pichot devient propriétaire et, trois ans plus tard, son épouse Germaine Gargallo, amie et modèle de Picasso, décide au retour d’un voyage en Catalogne de le peindre en rose. Elle ouvre un restaurant qui attire rapidement les artistes locaux, dont Picasso, Modigliani, Suzanne Valadon et Maurice Utrillo. Utrillo immortalise la Maison Rose sur l’une de ses toiles. L’histoire de Germaine inspire aussi Casagemas et Picasso, marquant le début de sa période bleue.

Après la Seconde Guerre mondiale, Béatrice Miolano, originaire d’Italie du Nord, rachète le restaurant. Le lieu reste fréquenté par de nombreux artistes et écrivains, parmi eux Piaf, Camus, Barbara, Aznavour, Dalida, Jacques Brel et Alain Delon. Depuis 2017, la petite-fille de Béatrice assure la gestion, en préservant le décor et la terrasse.

L’essor du tourisme et les réseaux sociaux, amplifiés par la série Emily in Paris, font de la Maison Rose l’un des endroits les plus photographiés de Montmartre, avec une affluence constante devant l’entrée.

La Maison Rose, par Moonik CC BY-SA 3.0, Wikimedia

La Maison Rose en 1910, Agence Meurisse, Wikimedia

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Événement
Événement
1832
16 mai 1832 — Hôtel de Rothelin/Hôtel de Charolais/Demeure de Casimir Perier
t1 p 609
Casimir Perier, ministre de l'Intérieur, meurt du choléra, épidémie consécutive à l'éruption du volcan Tambora en Indonésie en 1815
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Événement
1613
1613
t1 p 278-279
Cénacle réuni par Mme de Rambouillet et sa fille Julie d'Angennes. Centre intellectuel parisien de la première moitié du 17ème siècle
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Événement
1358
1358
t1 p 316-317
Charles V s'installe à l'Hôtel des Tournelles, près de la Bastille et de la Seine, après la révolte d'Étienne Marcel ; mais aussi à cause de la pestilence du lieu
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Événement
1800
1800 — Jardin du couvent des Capucines/Cirque Franconi
t1 p 415
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Événement
Événement
1870
8 novembre 1870 — Salle de la rue d'Arras/Club de la Patrie en Danger
t1 p 110-111
Club Blanquiste qui propose une motion sur la fabrication de canons avec la fonte du bronze de la colonne Vendôme
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Événement
1848
mars 1848 — Auberge de la Maison Blanche/Club de la Réforme
t1 p 661
Club modéré fondé pendant la Révolution de 1848 ; l'auberge a donné son nom au quartier
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Événement
1871
1871 — Salle du Bal Favié/Folies de Belleville/Palais du Travail/Club Favié
t1 p 173
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Événement
1871
1871 — Église St Lambert de Vaugirard/Club Lambert/Club des Femmes patriotes
t1 p 585-586
Club révolutionnaire pendant la Commune ; très antireligieux et essentiellement féminin
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Événement
1662
1662 — Collège des Écossais
t1 p 271
Collège pour les étudiants fuyant les persécutions religieuses ; inscription FCE (Fief du Collège des Écossais)
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Événement
1794
1794 — Collège des Écossais
t1 p 271
Collège transformé en prison pendant la Terreur, où Saint-Just fut incarcéré
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Événement
1778
1778 — Établissement de combats d'animaux
t1 p 370-371
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Événement
1871
1871 — Hôtel de Contades/Mairie du 8ème arrondissement
t1 p 89
Communiste défenseur de la religion en 1848 ; maire du 8ème arrondissement en 1871
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Événement
1865
15 janvier 1865 — Salle du Casino Cadet
t1 p 257
Conférence de Jules Vallès sur Balzac ; il est renvoyé de son poste à la mairie de Vaugirard pour avoir critiqué l'Empire
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Événement
1945
29 octobre 1945 — Hôtel d'Essling/Maison des Centraux
t1 p 674
Trois cents personnes s'entassent, on se bat pour entrer, des femmes s'évanouissent : une conférence de philosophie devient un événement mondain, et l'existentialisme naît comme phénomène public. Jean-Paul Sartre a quara …

Trois cents personnes s'entassent, on se bat pour entrer, des femmes s'évanouissent : une conférence de philosophie devient un événement mondain, et l'existentialisme naît comme phénomène public.

Jean-Paul Sartre a quarante ans. Il a publié "La Nausée" en 1938, "L'Être et le Néant" en 1943, pavé de sept cents pages que peu de gens ont lu jusqu'au bout. Il a passé la guerre en professeur de lycée, prisonnier quelques mois, membre d'un groupe de résistance intellectuelle sans grande efficacité, auteur de pièces jouées sous l'Occupation. Il vient de fonder avec Beauvoir, Merleau-Ponty et Aron la revue Les Temps modernes, dont le premier numéro a paru en octobre 1945.

Le 29 octobre 1945, il donne une conférence à la Maison des Centraux, hôtel d'Essling, 8 rue Jean-Goujon dans le 8e arrondissement, sous le titre "L'existentialisme est un humanisme."

L'affluence dépasse tout ce qui était prévu. Trois cents personnes s'entassent, la foule force les portes, des chaises sont cassées, la presse rapporte des évanouissements. Une conférence de philosophie devient un événement parisien.

Le contenu est une défense. Sartre répond à deux attaques : celle des communistes, qui accusent l'existentialisme d'être une philosophie bourgeoise du désespoir individuel, et celle des catholiques, qui l'accusent de nihilisme. Il expose sa thèse centrale dans une formule que tout le monde retiendra : "L'existence précède l'essence." L'homme n'a pas de nature donnée, il n'est rien d'autre que ce qu'il se fait, il est condamné à être libre et donc entièrement responsable de ce qu'il devient.

Le succès est immédiat et total. L'existentialisme devient en quelques mois une mode, avec ses caves de Saint-Germain-des-Prés, ses pulls noirs et ses caricatures. Sartre reniera plus tard ce texte, qu'il jugeait trop simplifié et publié contre son gré.

Il consacrera les décennies suivantes à concilier existentialisme et marxisme, soutiendra les luttes anticoloniales, refusera le prix Nobel en 1964, et sera de toutes les causes jusqu'à sa mort en 1980.

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Événement
1549
1549 — Collège de Coqueret (de 1439)
t1 p 327
Constitution de la Pléiade, qui va donner naissance au français classique
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Événement
1782
1782
t1 p 667
Construction de la Maison de La Force, sur les plans de la prison
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Événement
1793
24 août 1793 — Demeure de Joseph Cambon
t1 p 260
Conventionnel, membre du Comité de Salut public, auteur du Grand livre de la dette publique ; "camboniser" était devenu synonyme de désorganiser les finances de l'État
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Événement
1640
1640 — Cour remarquable
t1 p 232
Cour pittoresque du 1er arrondissement donnant sur 3 rues ; escalier monumental style Louis XVI
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Événement
1640
1640 — Cour remarquable
t1 p 232
Cour pittoresque du 1er arrondissement donnant sur 3 rues ; escalier monumental style Louis XVI
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Événement
1640
1640 — Cour remarquable
t1 p 232
Cour pittoresque du 1er arrondissement donnant sur 3 rues ; escalier monumental style Louis XVI
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Événement
1800
1800 — Hôtel de Massiac/Banque de France
t1 p 64
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Événement
1835
22 octobre 1835 — Hôtel Bullion/Agence des Feuilles politiques (correspondance générale)
t1 p 388 & 675
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Événement
Événement
Événement
1791
1791 — Hôtel de Modène/Demeure d'Anacharsis Cloots
t1 p 665
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Événement
Événement
1789
1789 — Hôtel Delahaye/Hôtel Radix de Sainte Foy/Demeure de Gabriel Honoré Riqueti de Mirabeau
t1 p 285
Demeure d'Honoré-Gabriel-Riqueti de Mirabeau, surnommé "l'Orateur du peuple" ; il touche une pension pour son soutien secret à la royauté : 200 000 livres pour payer ses dettes, 6 000 livres par mois et 1 millon à la fer …

Demeure d'Honoré-Gabriel-Riqueti de Mirabeau, surnommé "l'Orateur du peuple" ; il touche une pension pour son soutien secret à la royauté : 200 000 livres pour payer ses dettes, 6 000 livres par mois et 1 millon à la fermeture de l'Assemblée

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Événement
1793
1793 — Demeure d'Olympe de Gouges
t1 p 254
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Événement
Date imprécise — Demeure d'Émile Ollivier
t1 p 426
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Événement
Événement
1651
1 décembre 1651 — Demeure de Blaise Pascal
t1 p 162
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Événement
Événement
1789
1789 — Hôtel Britannique/Demeure de Jean-Marie et de Manon Roland
t1 p 615
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Événement
Date imprécise — Hôtel du Barry/Demeure de Joseph François Dupleix
t1 p 695
Demeure de Dupleix, gouverneur de Pondichéry et commandant général des établissements français de l'Inde, qu'il tente de coloniser en s'opposant aux anglais
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Événement
1848
1848 — Château du Coq/Demeure de François Guizot
t1 p 127
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Événement
Date imprécise — Demeure de Léon Gambetta/Siège du journal "La République française"
t1 p 338
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Événement
1818
1818 — Hôtel Destutt de Tracy/Demeure de Gilbert du Motier de La Fayette
t1 p 89
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Événement
1884
avril 1884 — Demeure de Guy de Maupassant
t1 p 667
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Événement
1792
7 février 1792 — Demeure de Jacques-René Hébert
t1 p 545
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Événement
1668
Événement
Événement
1794
4 février 1794 — Hôtel de Polignac/Demeure de l'abbé Grégoire
t1 p 212
Le 4 février 1794, la Convention nationale proclame l'abolition de l'esclavage dans toutes les colonies françaises, un décret arraché par l'abbé Henri Grégoire, l'un de ses principaux artisans. Membre et président de la …

Le 4 février 1794, la Convention nationale proclame l'abolition de l'esclavage dans toutes les colonies françaises, un décret arraché par l'abbé Henri Grégoire, l'un de ses principaux artisans. Membre et président de la Société des Amis des Noirs, Grégoire plaide depuis 1789 pour les droits des gens de couleur et contre la traite négrière, obtenant en décembre 1789 l'admission des sang-mêlés à la représentation nationale.

Cette demeure située au 88 rue Bonaparte, dans le 6e arrondissement, est associée à l'abbé Grégoire, prêtre et député lorrain qui résida dans ce quartier central pendant la Révolution. Figure du Serment du Jeu de Paume en 1789 et président de l'Assemblée constituante en 1790, il y mena ses combats pour l'égalité des droits, l'abolition des privilèges lors de la nuit du 4 août 1789 et la régénération des Juifs, couronnée par un essai primé en 1788.

Napoléon Ier rétablit l'esclavage en 1802, mesure à laquelle Grégoire s'oppose fermement, soutenant Toussaint Louverture et la jeune république d'Haïti. Il contribue aussi à la création de l'Institut de France et du Conservatoire national des arts et métiers.

Aujourd'hui, ce lieu rappelle l'engagement humaniste de Grégoire pour la liberté et l'instruction publique, au cœur du Paris révolutionnaire.

Sources

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Événement
Date imprécise — Demeure de l'abbé Grégoire
t1 p 665
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Événement
1875
Événement
Événement
1796
1796 — Demeure de Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre
t1 p 598
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Événement
1789
1789 — Hôtel de l'Intendance/Demeure de Louis Bénigne François Bertier de Sauvigny
t1 p 178-179
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Événement
1647
1647 — Hôtel de Roannès ou Roannez
t1 p 243
Demeure de l'inventeur, avec Blaise Pascal, des carrosses à 5 sols : anc^tres des "Omnibus", en 1662. Ils périclitèrent après la décision royale de les interdire aux gens du peuple, leur faisant perdre une partie de leur …

Demeure de l'inventeur, avec Blaise Pascal, des carrosses à 5 sols : anc^tres des "Omnibus", en 1662. Ils périclitèrent après la décision royale de les interdire aux gens du peuple, leur faisant perdre une partie de leur clientèle

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Événement
1672
18 août 1672 — Hôtel d'Aubray/Demeure de la Brinvilliers/Affaire des poisons
t1 p 317-318
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Événement
1835
1835 — Demeure d'Henri Dominique Lacordaire
t1 p 305
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Événement
1866
1866 — Demeure de Léon Gambetta
t1 p 211
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Événement
1871
1871 — Demeure de Léon Gambetta
t1 p 677
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Événement
Événement
1910
1910 — Demeure de Félix Tournachon dit Nadar
t1 p 89
Demeure de Nadar. Il refusa la paternité des fameuses barrières qui étaient utilisées pour contenir la foule lors de ses démonstrations de ballons ; il ne voulait pas que son surnom soit associé à quelque obstacle que ce …

Demeure de Nadar. Il refusa la paternité des fameuses barrières qui étaient utilisées pour contenir la foule lors de ses démonstrations de ballons ; il ne voulait pas que son surnom soit associé à quelque obstacle que ce soit à la liberté

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Événement
1861
Événement
1897
1897 — Demeure d'Edmond Rostand et Rosemonde Gérard
t1 p 73
Demeure de Rostand et de sa femme, Rosemonde Gérard, auteure de "Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage, aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain"
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Événement
1796
1796 — Château de la Muette/Demeure de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
t1 p 84
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Événement
1785
1785 — Hôtel de Langeac/Demeure de Thomas Jefferson
t1 p 302
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Événement
Date imprécise — Château du Coq/Demeure d'Anne Robert Jacques Turgot
t1 p 127
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Événement
Événement
1874
29 avril 1874 — Demeure de Juliette Drouet/Demeure de Victor Hugo
t1 p 360
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Événement
1669
1669 — Demeure de la famille Couperin
t1 p 545
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Événement
1643
16 février 1643 — Hôtel Séguier/Hôtel de Bellegarde
t1 p 675
[[Pierre Séguier|doc:pierre-seguier.WebHome]] entre dans l’histoire de l’Académie française en deux temps : d’abord comme simple académicien, puis comme son puissant protecteur. Admis en janvier 1635, il rejoint alors un …

Pierre Séguier entre dans l’histoire de l’Académie française en deux temps : d’abord comme simple académicien, puis comme son puissant protecteur. Admis en janvier 1635, il rejoint alors une compagnie encore jeune, qui tient séance chez Conrart, Boisrobert ou d’autres membres, sans lieu fixe ni grand appui politique durable.

Tout change après la mort de Richelieu. En 1642‑1643, les académiciens choisissent Séguier pour lui succéder comme protecteur. Début 1643, il accepte et met à leur disposition son hôtel particulier, situé entre la rue du Bouloi et l’actuelle rue Jean‑Jacques‑Rousseau, future « hôtel des Fermes ». Dès lors, et pendant environ trente ans (1643‑1672/73), l’Académie tient régulièrement ses séances chez lui. C’est cette adresse – l’ancien hôtel Séguier / Bellegarde, entre rue du Bouloi et 35‑51 rue Jean‑Jacques‑Rousseau – qu’il faut retenir pour la période.

Sous ce protectorat, plusieurs éléments structurants se consolident :

  • La Compagnie dispose enfin d’un siège stable et prestigieux, avec bibliothèque et cabinet de curiosités, au cœur du quartier des Halles.
  • Le travail sur le Dictionnaire se poursuit : le plan élaboré dès 1638 par Chapelain et confié à Vaugelas progresse lentement, mais l’objectif – fixer et « perfectionner » la langue – s’enracine comme mission centrale.
  • L’Académie gagne en visibilité : elle accueille des souverains ou des hôtes prestigieux (comme Christine de Suède en 1658) et s’affirme comme lieu de référence du monde lettré.

Séguier, qui assiste souvent aux séances, refuse ostensiblement les marques de courtisanerie (« Monseigneur ») mais impose par sa présence le lien étroit entre Académie, haute magistrature et pouvoir royal. À sa mort en 1672, Louis XIV devient protecteur et installe la Compagnie au Louvre, mais c’est bien la période de l’hôtel Séguier qui aura donné à l’Académie son premier véritable ancrage institutionnel.

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Événement
1633
1633 — Hôtel Séguier/Hôtel de Bellegarde
t1 p 675
En 1633‑1634, Pierre Séguier, déjà l’un des plus puissants magistrats du royaume, s’offre une vitrine à la hauteur de sa charge. Il achète l’hôtel de Bellegarde, vaste demeure située entre la rue du Bouloi et l’actuelle …

En 1633‑1634, Pierre Séguier, déjà l’un des plus puissants magistrats du royaume, s’offre une vitrine à la hauteur de sa charge. Il achète l’hôtel de Bellegarde, vaste demeure située entre la rue du Bouloi et l’actuelle rue Jean‑Jacques‑Rousseau, que le duc de Bellegarde avait fait rebâtir « le plus galamment du monde » par un Du Cerceau.

Le nouveau propriétaire ne se contente pas d’habiter les lieux : il les transforme. Il fait remanier les distributions intérieures, ajoute une double galerie décorée par le peintre Simon Vouet et confie à Charles Le Brun le dessin du jardin, créant un ensemble où se mêlent représentation sociale, piété (chapelle richement ornée) et goût pour les arts. L’hôtel de Bellegarde devient alors l’« hôtel Séguier », véritable maison‑palais de robe, au cœur du Paris politique et administratif.

C’est là que, quelques années plus tard, il accueillera régulièrement l’Académie française, renforçant le lien entre pouvoir royal, haute magistrature et monde des lettres. L’achat puis l’agrandissement de cet hôtel disent bien l’ambition de Séguier : inscrire son nom et sa fonction dans la pierre, tout en se dotant d’un cadre prestigieux pour ses réseaux intellectuels et politiques.

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Événement
1794
1794 — Demeure de Jean Baptiste Camille de Canclaux
t1 p 316-317
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Événement
Date imprécise — Hôtel du Chevalier du Guet
t1 p 676
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Événement
Date imprécise — Hôtel du Chevalier du Guet
t1 p 676
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Événement
1829
1829 — Demeure de Ferdinand Hérold
t1 p 662
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Événement
1794
1794 — Hôtel de Polignac/Demeure de Roger Ducos
t1 p 212
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Événement
Événement
1789
1789 — Hôtel de Chazelles/Demeure de Jacques-Alexis Paulze
t1 p 89
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Événement
Événement
Date imprécise — Hôtel meublé d'Aligre/Hôtel de Rennes/Demeure de Pierre Victurnien Vergniaud
t1 p 674-675
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Événement
Date imprécise — Demeure d'Henry Gauthier-Villars
t1 p 293
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Événement
1789
1 juillet 1789 — Demeure de Louis Prudhomme
t1 p 665-666
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Événement
1862
1862 — Demeure de Pierre-Joseph Proudhon (fond de la cour)
t1 p 665
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Événement
Événement
1606
1606 — Demeure de François de Malherbe
t1 p 401
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Événement
1908
22 janvier 1908 — Salle du théâtre Fémina (dans les sous-sols)
t1 p 302
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Événement
1897
1897 — Atelier d'Henri de Toulouse-Lautrec
t1 p 558
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Événement
1833
1833 — Amphithéâtre d'Anatomie/Cimetière de Clamart
t1 p 516-517
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Événement
1562
5 avril 1562 — Temple de Popincourt (lieu de culte protestant toléré)
t1 p 534
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Événement
1562
5 avril 1562 — Temple de Popincourt (lieu de culte protestant toléré)
t1 p 534
Le 5 avril 1562, la foule détruit le temple protestant de Popincourt, rue Popincourt, aux abords du faubourg Saint-Antoine. C'est l'acte fondateur de la première guerre de religion — la première d'une série de huit qui e …

Le 5 avril 1562, la foule détruit le temple protestant de Popincourt, rue Popincourt, aux abords du faubourg Saint-Antoine. C'est l'acte fondateur de la première guerre de religion — la première d'une série de huit qui ensanglantera la France pendant trente-six ans.

Le temple n'était pas une église à proprement parler — c'était un lieu de culte toléré, établi sur des terres appartenant à la famille Popincourt, à la lisière de Paris. La régente Catherine de Médicis avait accordé aux protestants le droit de se réunir hors des murs de la ville par l'édit de janvier 1562. L'assemblée était nombreuse, plusieurs milliers de fidèles s'y retrouvaient régulièrement.

Six semaines plus tôt, le 1er mars 1562, le duc de Guise et ses hommes avaient massacré à Wassy, en Champagne, une congrégation protestante réunie dans une grange — entre vingt-trois et soixante morts selon les sources, des centaines de blessés. Le massacre de Wassy avait mis le royaume en feu. Les huguenots s'armaient. Le connétable Anne de Montmorency, catholique intransigeant, encourageait la destruction des lieux de culte protestants dans Paris.

Ce 5 avril, la foule catholique parisienne rase le temple de Popincourt. Les protestants en armes occupent Orléans trois semaines plus tard. La guerre commence.

Elle durera jusqu'à l'édit de Nantes en 1598 — avec entre-temps la Saint-Barthélemy, en 1572, qui fera plusieurs milliers de morts à Paris en une seule nuit.

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Événement
1819
6 janvier 1819 — Seconde Barrière de la Gare/Mur des Fermiers généraux
t1 p 121
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Événement
1819
6 janvier 1819 — Seconde Barrière de la Gare/Mur des Fermiers généraux
t1 p 121
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Événement
1796
1796 — Cabaret rue du Bac/Café du Courrier de Lyon
t1 p 130
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Événement
Événement
Événement
251
251 — Église St Étienne des Grès
t1 p 404
Emplacement de l'église St Étienne des Grès, déformation de St Étienne des Grecs, fondée par l'évêque Dionysius dit St Denis, sans doute un évêque missionnaire, et non pas "le 1er évêque de Paris", comme le veut la tradi …

Emplacement de l'église St Étienne des Grès, déformation de St Étienne des Grecs, fondée par l'évêque Dionysius dit St Denis, sans doute un évêque missionnaire, et non pas "le 1er évêque de Paris", comme le veut la tradition chrétienne

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Événement
1830
1830 — Hôtel du Pigeon Blanc/Hôtel des Deux Pigeons/Restaurant "Chez Julien"
t1 p 147
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Événement
Événement
1637
1637 — Porte Ste Marguerite de l'abbaye de St Germain des Prés
t1 p 594
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Événement
1794
1794 — Atelier de menuiserie ou travaille Eugène de Beauharnais
t1 p 100
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Événement
1830
Événement
1871
23 mai 1871 — Prison de Ste Pélagie
t1 p 354-355
Exécution de Gustave Chaudey, tenu responsable de la mort de Théodore Sapia lors de la tuerie du 22 janvier. Trois gendarmes sont fusillés en même temps que lui
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Événement
1792
2 septembre 1792 — Séminaire St Firmin/Massacres de Septembre
t1 p 464
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Événement
1812
29 octobre 1812 — Barrière de Grenelle
t1 p 604-605
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Événement
Événement
1754
Événement
1789
Événement
1807
1807 — Fontaine de la Paix et des Arts (destinée à la place du Châtelet)
t1 p 212
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Événement
1870
septembre 1870 — Salle du Pré aux Clercs/Église du couvent des Récollettes
t1 p 132
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Événement
Événement
Événement
1848
1848 — Demeure de George Sand (chez son fils)
t1 p 378
George Sand vit chez son fils. Elle devient la rédactrice principale du "Bulletin de la République", sorte de journal mural officiel affiché dans toute la France, dont elle radicalise maladroitement l'esprit
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Événement
Événement
1825
30 novembre 1825 — Première église Notre-Dame de Lorette (ex chapelle St Jean Porte Latine)
t1 p 494
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Événement
1789
1789 — Hôtel des États-Unis/Demeure de Louis Antoine de Saint-Just
t1 p 562
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Événement
1793
1793 — Demeure des frères Dobruska/Séjour de François Chabot
t1 p 89
Hôtel loué par Mme de Mun aux frères Dobruska qui hébergent Chabot ; ce dernier fait blanchir les fruits de sa corruption par les frères Frey, escrocs autrichiens. Berthold Proly, autre espion-escroc autrichien, fréquent …

Hôtel loué par Mme de Mun aux frères Dobruska qui hébergent Chabot ; ce dernier fait blanchir les fruits de sa corruption par les frères Frey, escrocs autrichiens. Berthold Proly, autre espion-escroc autrichien, fréquente assidûment l'Hôtel

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Événement
1794
1794 — Hôtel meublé de la Tranquillité/Salon de Mme Permon/Demeure de Cristofano Saliceti
t1 p 528
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Événement
Événement
1789
1789 — Hôtel du lieutenant de police/Demeure de Jean-Sylvain Bailly puis de Jérôme Pétion
t1 p 267
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Événement
1886
15 mai 1886 — Maison Dorée/Huitième Salon Impressionniste
t1 p 663
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Événement
1886
15 mai 1886 — Maison Dorée/Huitième Salon Impressionniste
t1 p 663
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Événement
Date imprécise — Impasse Briare
t1 p 241
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Événement
Date imprécise — Impasse Briare
t1 p 241
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Événement
1871
1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
t1 p 337
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Événement
1789
1 décembre 1789 — Demeure de Jean-Paul Marat/Imprimerie du journal "L'Ami du Peuple"
t1 p 83
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Événement
1792
décembre 1792 — Imprimerie de Jacques-René Hébert
t1 p 409
Au cœur du quartier Bonne-Nouvelle, la rue de Damiette borde ce qui fut l'une des dernières Cours des Miracles de Paris — un dédale de ruelles et de masures insalubres rasé par la police en 1667, dont il ne reste en 1793 …

Au cœur du quartier Bonne-Nouvelle, la rue de Damiette borde ce qui fut l'une des dernières Cours des Miracles de Paris — un dédale de ruelles et de masures insalubres rasé par la police en 1667, dont il ne reste en 1793 que le souvenir et la topographie tourmentée. C'est dans cet espace résiduel, rebaptisé « cour des Miracles » sur l'impressum du journal, qu'Hébert installe l'imprimerie du Père Duchesne entre les mois de décembre 1792 et d'octobre 1793. L'adresse officielle : « rue Neuve-de-l'Égalité, cour des Miracles ».

Le choix n'est pas anodin. Ce quartier populaire, dense, difficile à surveiller, est le terrain naturel d'un journal qui se veut la voix des sans-culottes. C'est ici que s'impriment, tout au long de l'année 1793, les grandes colères et les grandes joies du Père Duchesne — les numéros 171 à 312, soit près de la moitié de la série. Les crieurs les écoulent ensuite dans les sections, les cafés et les marchés, jusqu'à des tirages qui atteignent parfois 70 000 exemplaires.

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Événement
1794
14 mars 1794 — Imprimerie de Jacques-René Hébert
t1 p 409
Dans la nuit du 13 au 14 mars 1794, les gendarmes du Comité de sûreté générale se présentent au 9 rue des Forges, dans la cour des Forges de Bonne-Nouvelle. C'est ici, dans un lacis de ruelles héritées de l'ancienne Cour …

Dans la nuit du 13 au 14 mars 1794, les gendarmes du Comité de sûreté générale se présentent au 9 rue des Forges, dans la cour des Forges de Bonne-Nouvelle. C'est ici, dans un lacis de ruelles héritées de l'ancienne Cour des Miracles, qu'Hébert a installé depuis quelques mois l'imprimerie du Père Duchesne. Depuis le numéro 313, la feuille ne porte plus l'adresse de la rue Neuve-de-l'Égalité : elle s'est déplacée de quelques pas vers cette cour plus discrète, sans quitter le quartier Bonne-Nouvelle où ses crieurs l'écoulent à des dizaines de milliers d'exemplaires.

Cette nuit-là, c'est fini. Hébert et Ronsin sont arrêtés. Dix jours plus tôt, le 4 mars, les Cordeliers avaient voilé de noir la Déclaration des droits et appelé à l'insurrection contre la Convention — un geste théâtral qui n'avait pas été suivi d'actes. Robespierre et Saint-Just n'ont pas attendu davantage. L'arrestation est l'aboutissement d'un amalgame soigneusement préparé par Fouquier-Tinville : chefs cordeliers, militants de sections et suspects étrangers sont mêlés en une seule et même « conspiration ».

Le procès s'ouvre le 21 mars. Le 24, au soir, dix-neuf condamnés montent sur la charrette. Hébert, qui avait accompagné tant d'autres à l'échafaud avec ses grandes colères imprimées, doit être traîné de force jusqu'à la guillotine. Les presses de la rue des Forges se taisent avec lui — le numéro 358 sera le dernier.

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Événement
1826
4 novembre 1826 — Palais Brongniart/Bourse des valeurs
t1 p 234
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Événement
1887
3 février 1887 — Bourse du Travail
t1 p 330
Le 3 février 1887, Gustave Mesureur, président du Conseil municipal de Paris, inaugure la première Bourse du travail de France dans l'ancienne salle de la Redoute, au 35 rue Jean-Jacques Rousseau. Cette institution, voté …

Le 3 février 1887, Gustave Mesureur, président du Conseil municipal de Paris, inaugure la première Bourse du travail de France dans l'ancienne salle de la Redoute, au 35 rue Jean-Jacques Rousseau. Cette institution, votée par le Conseil municipal en 1884 après la légalisation des syndicats par la loi Waldeck-Rousseau de 1884, marque une étape majeure dans l'histoire du mouvement ouvrier français. Mesureur expose devant 172 syndicats représentés que la Bourse mettra à disposition des locaux, des services de placement et une publicité régulière des offres d'emploi, sans ingérence administrative.​

Dès l'ouverture, une ambivalence structure le fonctionnement de la Bourse. Pour la municipalité radicale, il s'agit de réguler le marché du travail et de faciliter les rencontres entre offre et demande. Mais pour les syndicats, la Bourse devient rapidement un outil d'organisation collective et de lutte contre le patronat. Au sein du comité général, qui regroupe un représentant de chaque syndicat membre, toutes les tendances du mouvement ouvrier parisien cohabitent : modérés, anarchistes, blanquistes, guesdistes et possibilistes.​​

Dans un premier temps, ce sont les possibilistes, membres de la Fédération des travailleurs socialistes de France, qui dominent la direction de la Bourse. Courant socialiste réformiste animé par Paul Brousse depuis la scission avec les guesdistes au congrès de Saint-Étienne en 1882, le possibilisme prône une transformation progressive de la société par le bulletin de vote et le municipalisme, refusant la stratégie révolutionnaire de Jules Guesde. Les possibilistes, alors appelés « parti possibiliste » car ils pensent « parvenir au communisme sans révolution par le simple bulletin de vote », constituent le plus important groupement ouvrier parisien avec 30 000 adhérents.​

Mais cette domination est de courte durée. En 1891, les groupes socialistes anti-possibilistes renversent la direction possibiliste et impriment à la Bourse une ligne beaucoup plus radicale.​

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Événement
1892
22 mai 1892 — Bourse du Travail
t1 p 330
Inauguration de la nouvelle Bourse du Travail, transférée de la rue Jean-Jacques Rousseau suite au premier congrès de la Fédération des bourses du travail, le 7 février 1892
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Événement
1811
7 juillet 1811 — Conservatoire national de Musique
t1 p 379-380
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Événement
Événement
1839
3 mars 1839 — Premier Diorama de Bouton et Daguerre (construit en 1822)
t1 p 439
Incendie du Diorama de Daguerre qui, contrairement à une idée reçue n'inventa pas la photographie, mais sut l'améliorer et surtout la faire "fructifier" Le 3 mars 1839, le Diorama de Daguerre, installé depuis 1822 près d …

Incendie du Diorama de Daguerre qui, contrairement à une idée reçue n'inventa pas la photographie, mais sut l'améliorer et surtout la faire "fructifier"

Le 3 mars 1839, le Diorama de Daguerre, installé depuis 1822 près de la place du Château‑d’Eau, part en fumée en quelques heures. Le feu, parti des coulisses, dévore la grande salle circulaire où Louis Daguerre et Charles‑Marie Bouton faisaient défiler leurs immenses toiles peintes sur les deux faces, animées par des jeux de lumière qui donnaient au public l’illusion d’un paysage qui change de saison, d’heure ou de temps. Toutes les toiles parisiennes disparaissent dans l’incendie, ne laissant subsister qu’un seul diorama de Daguerre, celui qu’il avait installé plus tard dans le chœur de l’église de Bry‑sur‑Marne.

Pour Daguerre, le choc est financier et matériel, mais il intervient à un moment charnière. Depuis plusieurs années déjà, Daguerre travaille à partir des expériences de Nicéphore Niépce, avec qui il a mis au point le physautotype, puis perfectionné l’usage de l’iodure d’argent et des vapeurs de mercure pour faire apparaître et fixer une image sur une plaque métallisée : le daguerréotype. Contrairement à la légende, il n’« invente » donc pas la photographie à partir de rien : Niépce a obtenu les premières images durables dès les années 1820, mais Daguerre sait accélérer le procédé, le rendre montrable, reproductible… et vendable.

L’incendie du Diorama arrive au moment où François Arago présente justement le procédé au monde savant et négocie avec l’État l’achat de l’invention. Ruiné par la catastrophe, Daguerre obtient une rente viagère en échange de la cession de ses secrets : une pension pour lui, une pour Isidore Niépce, héritier du pionnier oublié. Assez vite, le vieux spectacle du Diorama sera éclipsé par le nouveau médium, la photographie, que Daguerre, plus habile entrepreneur que véritable inventeur solitaire, aura réussi à faire fructifier à une échelle sans commune mesure avec les essais de Niépce.

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Événement
1871
25 mai 1871
t1 p 111
Incendie du grenier d'abondance pendant la Semaine sanglante ; allumé par les versaillais contrairement aux accusations de leur propagande. 238 bâtiments seront incendiés dans Paris, dont beaucoup par les canons de Versa …

Incendie du grenier d'abondance pendant la Semaine sanglante ; allumé par les versaillais contrairement aux accusations de leur propagande. 238 bâtiments seront incendiés dans Paris, dont beaucoup par les canons de Versailles

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Événement
1795
10 juin 1795 — Palais du Louvre/Bourse des valeurs
t1 p 234
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Événement
1857
1857 — Hôtel du duc de Richelieu/Grande loge du Grand Orient de France
t1 p 257
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Événement
1838
1838 — Gymnase Musical/Théâtre du Vaudeville (salle provisoire)
t1 p 264
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Événement
1859
16 février 1859 — Conservatoire national de Musique
t1 p 379-380
Le 16 février 1859, un arrêté officiel institue en France un diapason musical uniforme, fixant la hauteur du « la » à 435 Hz pour les institutions musicales financées par l’État et la fabrication des instruments. L’étalo …

Le 16 février 1859, un arrêté officiel institue en France un diapason** musical uniforme, fixant la hauteur du « la » à 435 Hz pour les institutions musicales financées par l’État et la fabrication des instruments. L’étalon physique de ce diapason est installé au Conservatoire de **musique de Paris, situé au 2 bis rue du Conservatoire. Ce modèle sert de référence : tout nouveau diapason mis en circulation doit être vérifié et poinçonné par un physicien du Conservatoire. Cette mesure vise à résoudre l’instabilité des hauteurs musicales, chaque orchestre ou ville utilisant jusque-là des diapasons différents, ce qui compliquait la pratique musicale collective et la fabrication des instruments.

La commission chargée de cette réforme est composée de personnalités musicales et administratives, parmi lesquelles Bernard Sarrette (fondateur du Conservatoire), Luigi Cherubini, Daniel-François-Esprit Auber, Ambroise Thomas, Théodore Dubois et Gabriel Fauré. L’adoption du « diapason normal » français influence durablement la standardisation internationale du diapason, jusqu’à l’accord de Vienne en 1885 et la conférence de Londres en 1939, qui fixera le « la » à 440 Hz.

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Événement
1794
28 juillet 1794 — Hôtel des Barres/Hôtel de Charny
t1 p 147
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Événement
Événement
Événement
1782
Événement
1819
1819 — Théâtre de Belleville (première salle des frères Seveste)
t1 p 173
La famille Seveste bénéficie d'un privilège de 20 ans pour l'exploitation des théâtres de banlieue avec les avantages des théâtres de province, suite à sa révélation à Louis XVIII du lieu d'inhumation de Louis XVI et de …

La famille Seveste bénéficie d'un privilège de 20 ans pour l'exploitation des théâtres de banlieue avec les avantages des théâtres de province, suite à sa révélation à Louis XVIII du lieu d'inhumation de Louis XVI et de Marie-Antoinette

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Événement
1826
14 mai 1826 — Folie Bouëxière ou Bouxière/Troisième Tivoli
t1 p 66
La Folie Bouxière est transformée en troisième Tivoli ; un des premiers parcs d'attractions, qui propose entre autres des ascensions aéronautiques et un tir au pigeon ; il est fréquenté par Charles Fourier
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Événement
1792
1792
t1 p 93
La rue de l'Observance est rebaptisée rue de Marseille puis du Peuple pendant la Révolution ; le bataillon des Marseillais était stationné aux Cordeliers
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Événement
1835
1835 — Cirque d'Été Franconi/Cirque Olympique des Champs-Élysées/Cirque National/Cirque de l'impératrice
t1 p 299
La tente du cirque Franconi est remplacée par le Cirque d'Été. Il donne son nom à la rue qui y aboutit venant de la rue du Fbg St Honoré, en subsistant le seul souvenir. À ne pas confondre avec le théâtre Marigny malgré …

La tente du cirque Franconi est remplacée par le Cirque d'Été. Il donne son nom à la rue qui y aboutit venant de la rue du Fbg St Honoré, en subsistant le seul souvenir. À ne pas confondre avec le théâtre Marigny malgré la plaque

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Événement
1733
1733 — Cabaret de Magny/Cabaret de la Grande Pinte/Cabaret des Porcherons
t1 p 480
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Événement
1792
1792 — Couvent de l'ordre de la Merci (transformé en prison)
t1 p 104
Le couvent de la Merci est fermé et transformé en maison d'arrêt pendant la Terreur
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Événement
1848
25 juin 1848 — Bal de la Belle Moissonneuse (corps de garde des Insurgés de Juin 1848)
t1 p 660-661
Il croyait désarmer l’insurrection par la parole. Le 25 juin 1848, le général Bréa franchit la barricade de la barrière d’Italie pour parlementer. Il n’en revient pas, et sa mort enflamme la répression. Le dimanche 25 ju …

Il croyait désarmer l’insurrection par la parole. Le 25 juin 1848, le général Bréa franchit la barricade de la barrière d’Italie pour parlementer. Il n’en revient pas, et sa mort enflamme la répression.

Le dimanche 25 juin 1848 est le troisième jour de l’insurrection ouvrière. Le général Bréa, cinquante-huit ans, vétéran de Leipzig, des Quatre-Bras et de Waterloo, a remplacé à la tête de sa division le général Damesme, mortellement blessé au Panthéon. Au matin, l’Assemblée a voté trois millions de secours pour les familles nécessiteuses, et le chef du pouvoir exécutif, le général Cavaignac, a lancé aux insurgés un dernier appel : « Venez à nous ; venez comme des frères repentants et soumis à la loi. » Bréa veut y croire.

À dix heures, il quitte la place du Panthéon avec deux mille hommes — gardes mobiles, soldats de ligne, sapeurs du génie, deux canons — et un représentant du peuple, M. de Ludre. Par le boulevard extérieur, le long du mur d’octroi, il s’arrête devant chaque groupe d’ouvriers et leur parle avec douceur. Aux barrières d’Enfer, Saint-Jacques et de la Santé, on l’écoute. C’est, remarque-t-il, le jour de sa fête : un bon présage.

À la barrière de Fontainebleau, ou barrière d’Italie, à l’emplacement de l’actuelle place d’Italie, quatre barricades lui font face ; la plus forte masque la barrière, derrière laquelle les insurgés, nombreux, tiennent les routes de Choisy et d’Italie. Bréa fait mettre ses canons en batterie, s’avance, lit la proclamation. Quelques applaudissements ; on l’invite à passer pour s’entendre avec les chefs. Un chef de bataillon de la garde nationale, Gobert, parti en reconnaissance, revient inquiet : ces hommes sont trop exaltés. Bréa passe outre. M. de Ludre refuse de le suivre ; Gobert, le major Desmarets, le capitaine d’état-major Armand de Mangin et un lieutenant l’accompagnent. La porte se referme sur eux.

Une foule armée les entoure. « C’est Cavaignac ! nous le tenons ! », crient les uns ; « C’est un vieux brave ! », répondent d’autres, qui l’emmènent chez le maire de Gentilly, dont la commune commence au-delà du mur. Les portes cèdent ; on contraint le général à signer une déclaration, puis l’ordre à sa troupe de se retirer. Resté à la tête de la colonne, le lieutenant-colonel Thomas comprend que son chef n’est plus libre. Consulté, Cavaignac tranche : « Le salut du pays avant celui des individus. » Si les insurgés ne se rendent pas dans le quart d’heure, on attaquera.

Les prisonniers ont été conduits au poste de garde, contre l’église Saint-Marcel, sur la route de Fontainebleau. Des gardes nationaux de la banlieue percent un mur pour les faire évader, quand un enfant les dénonce. La foule enfonce la porte. Au cri de « Trahison ! Voici la garde mobile ! », des coups de feu partent de la porte et des fenêtres : Bréa est atteint à la poitrine, Mangin à la tête. On s’acharne sur les corps. Vers six heures du soir, le canon ouvre une brèche dans la barricade en moins de dix minutes, et la troupe passe. Thomas retrouve les deux corps étendus sur un banc de l’octroi, un prêtre à genoux près d’eux.

La nouvelle soulève dans Paris une horreur que la presse réactionnaire étend à tous les insurgés. Cinq hommes sont condamnés à mort par un conseil de guerre, parmi lesquels Daix, un pauvre de l’hospice de Bicêtre, et Lahr, un ancien artilleur devenu maçon, qui menait l’insurrection à la barrière. Trois peines sont commuées. Daix et Lahr sont guillotinés en mars 1849, à la barrière de Fontainebleau, sous la garde de vingt-cinq mille soldats et de sept canons. « L’exécution des condamnés fut une faute », écrira Victor Hugo : l’échafaud reparaissait.

La famille du général rachète le poste de garde pour agrandir l’église, que l’on appelle désormais la « chapelle Bréa ». Le 28 avril 1871, la Commune en décrète la démolition, comme une « insulte permanente aux vaincus de juin » ; sa chute l’en empêche. La chapelle, au 76 avenue d’Italie, est démolie en 1901. Une rue de Paris porte, depuis 1850, le nom du général.

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Événement
1911
1911 — Siège du journal "Le Temps"/Siège du journal "Le Monde"
t1 p 664
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Événement
1855
1855
t1 p 299
Le Palais de l'Industrie est édifiée pour l'expositions universelles de 1855. Il accueille par la suite le Salon officiel de peinture. En 1863, le tollé dû au refus de 4 000 toiles par le jury amène Napoléon III à organi …

Le Palais de l'Industrie est édifiée pour l'expositions universelles de 1855. Il accueille par la suite le Salon officiel de peinture. En 1863, le tollé dû au refus de 4 000 toiles par le jury amène Napoléon III à organiser un "Salon des refusés"

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Événement
1660
1660 — Siège de la Loterie
t1 p 189-190
Le sieur Popin obtient le privilège d'organiser dans toutes les villes du royaume une loterie moyennant le paiement d'une redevance pour le fonctionnement de l'Hôpital général
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Événement
1822
1822 — Café Anglais
t1 p 662-663
Lieu à la mode et de réunions pendant la période romantique
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Événement
1314
1314 — Tour de Nesle (ex tour Hamelin)/Porte de Nesle
t1 p 381-384
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Événement
1848
22 février 1848
t1 p 565
Lieu de remplacement prévu pour le banquet réformiste interdit par François Guizot ; des tentes installées en plein air sur un terrain vague
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Événement
1791
20 juin 1791 — Guichet de l'Échelle du palais du Louvre
t1 p 457
Lieu où attend la voiture avec laquelle la famille royale s'enfuit des Tuileries ; une "citadine" qui permettra de rejoindre discrètement la berline qui attend rue de Clichy pour le voyage vers... Montmédy ; arrêt à Vare …

Lieu où attend la voiture avec laquelle la famille royale s'enfuit des Tuileries ; une "citadine" qui permettra de rejoindre discrètement la berline qui attend rue de Clichy pour le voyage vers... Montmédy ; arrêt à Varennes

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Événement
Événement
Date imprécise — Rue Blottière (disparue, face au passage de Gergovie)
t1 p 203
Lieu où se situe le roman de Léo Malet "Les Rats de Montsouris"
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Événement
1871
26 mai 1871 — Mairie de Bercy/Ancienne mairie du 12ème arrondissement
t1 p 183
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Événement
1871
26 mai 1871 — Mairie de Bercy/Ancienne mairie du 12ème arrondissement
t1 p 183
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Événement
1679
1679 — Maison de santé de Nicolas de Blégny
t1 p 534
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Événement
1790
1 mai 1790 — Imprimerie de l'Égalité (à l'enseigne du "Griffon")
t1 p 251
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Événement
1854
1854 — Marché du Château d'Eau/Marché St Martin/Marché de la Porte St Martin
t1 p 215-216
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Événement
1854
1854 — Marché du Château d'Eau/Marché St Martin/Marché de la Porte St Martin
t1 p 215-216
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Événement
1863
1863 — Salle Barthélemy (de 1851 à 1859)
t1 p 328-330
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Événement
1784
mars 1784 — Hôtel de Coigny/Cabinet de Mesmer
t1 p 387-388
Mesmer, de retour à Paris, installe son cabinet de "magnétisme animal" à l'Hôtel de Coigny
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Événement
1778
Événement
1779
1779 — Hôtel de Verthamont/Loge du Contrat Social
t1 p 675
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Événement
1902
1902 — Demeure d'Ernest Constans
t1 p 301
Ministre de l'intérieur qui eut raison du général Boulanger en 1889
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Événement
1854
27 février 1854 — Demeure de Félicité Robert de Lamennais
t1 p 102-103
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Événement
1599
10 avril 1599 — Hôtel de Sourdis
t1 p 99
Gabrielle d'Estrée meurt le 10 avril 1599 à l'Hôtel de Sourdis, rue Perrault, à vingt-six ans. Elle était enceinte de son quatrième enfant d'Henri IV. Leur mariage était prévu pour la semaine suivante — le roi venait d'o …

Gabrielle d'Estrée meurt le 10 avril 1599 à l'Hôtel de Sourdis, rue Perrault, à vingt-six ans. Elle était enceinte de son quatrième enfant d'Henri IV. Leur mariage était prévu pour la semaine suivante — le roi venait d'obtenir l'annulation de son union avec Marguerite de Valois.

La mort est soudaine et terrible. Après un dîner chez un financier florentin, Sébastien Zamet, elle est prise de convulsions violentes. Elle agonise plusieurs jours, défigurée, méconnaissable. Le diagnostic officiel est l'éclampsie — une complication grave de la grossesse. Mais le bruit court aussitôt qu'elle a été empoisonnée, peut-être par une orange offerte lors du dîner. Les suspects ne manquent pas : les ennemis d'Henri IV, les partisans du duc de Guise, les agents de Marie de Médicis qu'on s'apprête à lui faire épouser à la place.

L'affaire n'a jamais été élucidée. Les historiens penchent aujourd'hui pour l'éclampsie, mais le doute subsiste. Ce qui est certain, c'est que sa mort arrangeait beaucoup de monde.

Henri IV fut anéanti. Il écrivit à Gabrielle les plus belles lettres d'amour de son règne, et la porta en deuil plusieurs semaines — ce qui était extraordinaire pour un roi de France. Six mois plus tard, il épousait Marie de Médicis.

Gabrielle d'Estrée est immortalisée par un tableau célèbre conservé au Louvre — deux femmes nues dans un bain, l'une pinçant le sein de l'autre, allusion à sa grossesse royale. Son identité exacte dans ce portrait reste discutée.

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Événement
Événement
1834
20 mai 1834 — Demeure de Gilbert du Motier de La Fayette
t1 p 89
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Événement
1832
4 mars 1832 — Demeure de Jean-François Champollion (depuis 1831)
t1 p 514
Mort de Jean-François Champollion, déchiffreur des hiéroglyphes. C'est lui qui avait négocié l'acquisition de l'obélisque de Louqsor avec le pacha d'Égypte Mohamed Ali. Jean‑François Champollion meurt le 4 mars 1832, à s …

Mort de Jean-François Champollion, déchiffreur des hiéroglyphes. C'est lui qui avait négocié l'acquisition de l'obélisque de Louqsor avec le pacha d'Égypte Mohamed Ali.

Jean‑François Champollion meurt le 4 mars 1832, à seulement 41 ans, dans l’appartement parisien où il vit depuis son retour d’Égypte. Épuisé par des années de travail acharné sur les textes, les voyages et les classes qu’il donne au Collège de France, il succombe à une attaque, laissant inachevés ses grands projets d’édition des inscriptions pharaoniques. Sa dépouille est portée au Père‑Lachaise, où un petit obélisque, dressé sur sa tombe, rappelle le lien intime qu’il a noué avec l’Égypte antique.

C’est Champollion qui a rendu les hiéroglyphes à la parole en établissant, à partir de la pierre de Rosette et d’autres inscriptions bilingues, que ce système mêle signes phonétiques et idéogrammes, et en reconstruisant progressivement l’alphabet des pharaons. Nommé en 1826 conservateur chargé des antiquités égyptiennes au Louvre, il utilise cette position pour enrichir massivement les collections françaises.

À ce titre, il joue un rôle décisif dans « l’affaire » de l’obélisque de Louxor. En 1829, alors qu’il parcourt la vallée du Nil à la tête d’une mission franco‑toscane, le vice‑roi d’Égypte Méhémet Ali propose de donner à la France des obélisques, d’abord ceux d’Alexandrie, puis ceux du temple d’Amon à Louxor, en signe de rapprochement diplomatique. Champollion insiste pour que l’on choisisse ceux de Louxor, mieux conservés et couverts d’inscriptions qu’il juge capitales pour la compréhension de l’histoire de Ramsès II.

De retour en France, il convainc le roi et ses ministres de saisir cette occasion, allant jusqu’à proposer que la France prenne à sa charge le coût considérable du transport afin de sécuriser le don. C’est encore lui qui, en 1829, donne sa préférence à l’obélisque le plus occidental, celui qu’on abattra et qui, après un voyage de près de sept ans à bord du navire Louxor, sera finalement dressé au centre de la place de la Concorde en 1836, quatre ans après la mort du « père » de l’égyptologie.

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Événement
1791
2 avril 1791 — Demeure de Gabriel Honoré Riqueti de Mirabeau (chez Julie Careau)/Plaque de Chénier
t1 p 337-338
Le 2 avril 1791, Mirabeau meurt au 42 rue de la Chaussée d'Antin, chez l'actrice Julie Careau. Il a quarante-deux ans. Paris entre en deuil comme pour un roi. Gabriel Honoré Riquetti de Mirabeau avait été tout à la fois …

Le 2 avril 1791, Mirabeau meurt au 42 rue de la Chaussée d'Antin, chez l'actrice Julie Careau. Il a quarante-deux ans. Paris entre en deuil comme pour un roi.

Gabriel Honoré Riquetti de Mirabeau avait été tout à la fois : libertin scandaleux, fils emprisonné sur lettre de cachet par son propre père, publiciste génial, tribun de l'Assemblée nationale dont la voix faisait trembler les murs. Lorsqu'en 1789 le marquis de Dreux-Brézé était venu signifier aux députés du Tiers État l'ordre royal de se disperser, c'est Mirabeau qui avait répondu : "Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes." La formule avait fait le tour de l'Europe.

Ce que Paris ne savait pas, c'est que depuis des mois Mirabeau vendait ses services au roi — il percevait une pension secrète de la Cour en échange de conseils politiques. Il mourait au moment où cette double vie commençait à être soupçonnée. Sa corruption ne fut révélée qu'en 1793, quand on découvrit ses papiers dans l'armoire de fer de Louis XVI.

Le jour même de sa mort, l'Assemblée crée le Panthéon — l'église Sainte-Geneviève transformée en temple républicain pour abriter les grands hommes. Mirabeau en est le premier habitant. Il y restera jusqu'en 1793, quand la découverte de ses lettres au roi le fera expulser sans cérémonie.

Sur la façade du 42 rue de la Chaussée d'Antin, une plaque porta longtemps ces vers d'André Chénier : "L'âme de Mirabeau s'exhala dans ces lieux. Hommes libres, pleurez ! tyrans, baissez les yeux !"

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Événement
1870
13 mars 1870 — Impasse Valmy/Demeure de Charles Forbes de Montalembert
t1 p 131
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Événement
1829
29 janvier 1829 — Demeure de Paul Barras
t1 p 149
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Événement
1679
24 août 1679 — Hôtel de Lesdiguières
t1 p 289
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Événement
1804
1 décembre 1804 — Demeure de Philippe Lebon
t1 p 298
Mort de Philippe Lebon, inventeur de l'éclairage au gaz ; une légende veut qu'il ait été assassiné dans un fourré aux des Champs-Élysées le soir du sacre de Napoléon
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Événement
1827
3 mars 1827 — Demeure de Pierre Simon de Laplace
t1 p 133
Mort de Pierre-Simon de Laplace, astrophysicien qui travailla sur l'origine de l'Univers
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Événement
1864
2 mai 1864 — Demeure de Giacomo Meyerbeer
t1 p 677
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Événement
1869
8 mars 1869 — Demeure d'Hector Berlioz
t1 p 67
Au quatrième étage du 4 rue de Calais, dans le quartier de la Nouvelle-Athènes, Hector Berlioz s'éteint au petit matin du 8 mars 1869. Il a soixante-cinq ans. À son chevet, son fidèle compagnon Pierre-Guillaume Schumann …

Au quatrième étage du 4 rue de Calais, dans le quartier de la Nouvelle-Athènes, Hector Berlioz s'éteint au petit matin du 8 mars 1869. Il a soixante-cinq ans. À son chevet, son fidèle compagnon Pierre-Guillaume Schumann et son ami le compositeur Ernest Reyer. Aucune plainte ne s'échappe de ses lèvres — il perd connaissance dans les dernières heures, le visage traversé, dit-on, d'une expression de douleur vaincue.

Il habite cette adresse depuis octobre 1856 — treize ans, son plus long domicile parisien. C'est là qu'il a achevé Les Troyens, son opéra monumental que la scène n'a jamais pu accueillir en entier de son vivant, et Béatrice et Bénédict, sa dernière œuvre lyrique. C'est là aussi qu'il a mis le point final à ses Mémoires, ce testament littéraire d'un homme convaincu d'être mal aimé de son propre pays.

Le crépuscule avait été long et douloureux. La mort de sa seconde femme Marie Recio en 1862, puis celle de son fils Louis en 1866, l'avaient laissé seul et brisé. Ses derniers voyages — une tournée triomphale en Russie où il influença le jeune groupe des Cinq, un ultime passage à Grenoble en août 1868 — n'étaient déjà plus que des adieux.

Le service funèbre a lieu le 11 mars à l'église de la Sainte-Trinité, toute proche. Les chœurs et l'orchestre de l'Opéra jouent Cherubini, Mozart, Gluck — et Berlioz lui-même. Il est enterré au cimetière de Montmartre, avenue Berlioz, auprès de ses deux femmes qui l'y ont précédé. Un petit square porte son nom au bout de la rue de Calais. Paris l'avait souvent déçu ; Paris l'a quand même gardé.

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Événement
1675
27 octobre 1675 — Collège de Maître Gervais/Demeure de Gilles de Roberval
t1 p 236
Mort du mathématicien et physicien Gilles Personne de Roberval, inventeur de la fameuse balance
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Événement
1941
17 novembre 1941 — Demeure d'Edmond Haraucourt
t1 p 531
Mort du poète Edmond Haraucourt, auteur de "partir, c'est mourir un peu"
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Événement
1904
4 octobre 1904 — Demeure d'Auguste Bartholdi
t1 p 113
Mort du sculpteur du Lion de Belfort et de la statue de la Liberté
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Événement
1209
1209 — Enceinte de Philippe Auguste (vestiges)
t1 p 111
Mur de l'enceinte de Philippe Auguste qui suit l'inclinaison du terrain dans l'immeuble et le jardin
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Événement
Date imprécise — Music-hall des Folies Belleville
t1 p 173
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Événement
1739
15 février 1739 — Maison natale de Charles Sanson/Demeure de la famille Sanson (bourreaux de Paris)
t1 p 202
Le 15 février 1739 naît à Paris un enfant destiné à devenir l’un des personnages les plus redoutés – et les plus commentés – de la Révolution française : [[Charles‑Henri Sanson|doc:charles-henri-sanson.WebHome]], futur b …

Le 15 février 1739 naît à Paris un enfant destiné à devenir l’un des personnages les plus redoutés – et les plus commentés – de la Révolution française : Charles‑Henri Sanson, futur bourreau de Louis XVI. Il vient au monde dans une famille déjà solidement installée dans le « métier » : depuis la fin du XVIIᵉ siècle, les Sanson se transmettent la charge d’exécuteur des hautes œuvres de Paris, avec maison et privilèges associés.

Charles‑Henri est le fils de Charles‑Jean‑Baptiste Sanson et de Madeleine Tronson. En principe, tout le destine à succéder à son père, mais lui-même manifeste très tôt une aversion marquée pour cette fonction : envoyé enfant dans un couvent à Rouen, il doit en repartir dès que l’on découvre l’origine de sa famille, et ne retrouvera son rôle d’héritier que par contrainte. Cette impossibilité de s’extraire de sa lignée est au cœur de sa trajectoire.

Devenu officiellement exécuteur des hautes œuvres de Paris, il officie sous Louis XV puis Louis XVI, avant de servir, sans changement de poste, la Première République. Il participe à près de 3 000 exécutions, dont celles de Robert‑François Damiens, de Louis XVI, et de nombreuses figures de la Révolution, dont Danton, Desmoulins et Robespierre. Ce rôle central ne doit pas masquer le paradoxe du personnage : ni fervent royaliste, ni militant révolutionnaire, il accomplit une fonction publique dont il mesure la charge morale, attaché avant tout à la régularité du rituel et à l’exactitude des procédures.

Sa naissance dans ce Paris encore d’Ancien Régime, dans un quartier où la famille Sanson réside à l’écart, rappelle que la Révolution n’a pas fait surgir de nulle part le « bourreau de Louis XVI » : elle a simplement placé au centre de la scène un homme et un métier déjà bien enracinés dans la ville et ses marges.

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Événement
1807
2 février 1807 — Maison natale d'Alexandre Ledru-Rollin
t1 p 545
Le 2 février 1807, Alexandre Auguste Ledru-Rollin naît au 10 rue François-Miron, dans le quartier du Marais, à proximité de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais. Fils du docteur Paul-Jérôme Alexandre Ledru, médecin et an …

Le 2 février 1807, Alexandre Auguste Ledru-Rollin naît au 10 rue François-Miron, dans le quartier du Marais, à proximité de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais. Fils du docteur Paul-Jérôme Alexandre Ledru, médecin et antiquaire, et petit-fils du célèbre prestidigitateur Nicolas Philippe Ledru dit Comus, professeur de physique des enfants de France sous Louis XV, il grandit dans une famille de la bourgeoisie parisienne cultivée.

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Événement
1740
2 juin 1740 — Hôtel de Condé/Maison natale du marquis de Sade
t1 p 378
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Événement
1839
16 mars 1839 — Maison natale de Sully Prudhomme
t1 p 495
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Événement
320
320 — Nécropole gallo-romaine
t1 p 139
Nécropole gallo-romaine dans laquelle on a découvert des médailles à l'effigie de Constantin
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Événement
1365
1365
t1 p 316-317
Nom de rue rappelant l'emplacement des vignes de l'Hôtel St Paul
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Événement
1365
1365
t1 p 316-317
Nom de rue rappelant l'emplacement du verger de l'Hôtel St Paul
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Événement
1365
1365
t1 p 316-317
Nom de rue rappelant peut-être la ménagerie de l'Hôtel St Paul, ou les nombreux lions sculptés au fronton des Hôtels
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Événement
1840
1840 — Second Diorama de Bouton et Daguerre
t1 p 213
Nouvelle salle du Diorama, incendiée à son tour le 14 juillet 1849
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Événement
1647
23 septembre 1647 — Hôtel de Roannès ou Roannez
t1 p 243
Pascal présente sa machine arithmétique chez son ami le duc de Roannès
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Événement
1635
juin 1635 — Demeure de Blaise Pascal
t1 p 243
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Événement
1635
juin 1635 — Demeure de Blaise Pascal
t1 p 243
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Événement
1825
1825 — Passage du Grand Cerf
t1 p 595-596
Passage le plus haut de Paris ; anciennes Messageries royales de l'Est
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Événement
1825
1825 — Passage du Grand Cerf
t1 p 595-596
Passage le plus haut de Paris ; anciennes Messageries royales de l'Est
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Événement
1871
24 mai 1871 — Magasin "Au Tapis Rouge"
t1 p 512
Paul Antoine Brunel couvre sa retraite en incendiant le magasin Au Tapis Rouge
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Événement
1793
1793 — Maison de santé de Jacques Belhomme (fondée en 1768)
t1 p 480
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Événement
1871
1 août 1871 — Demeure d'Adolphe Clémence (chez son beau-père, Mr Oblet)
t1 p 518
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Événement
1628
1628 — Marché des Enfants Rouges/Marché de Beauce
t1 p 239
Petit marché du Marais, le plus vieux de Paris toujours existant
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Événement
1628
1628 — Marché des Enfants Rouges/Marché de Beauce
t1 p 322
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Événement
1673
12 janvier 1673 — Cimetière de Clamart
t1 p 540-541
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Événement
Événement
1793
1793 — Maison de santé de Jacques Belhomme (portail)
t1 p 325-326
Portail de la maison de santé reconstruit ici ; il porte deux numérotations rue de Charonne, le 32 et le 161 bis
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Événement
1550
1550 — Poterne de Nesle/Enceinte d'Henri II
t1 p 381-384
Porte à 30 m en retrait de la Tour de Nesle, à l'emplacement de l'entrée de la bibliothèque Mazarine
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Événement
1830
1830 — Barrière de la Réforme/Mur des Fermiers généraux
t1 p 156
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Événement
1854
1854 — Barrière de Montrouge//Mur des Fermiers généraux
t1 p 465
Poste d'octroi ouvert en 1854 et qui ne dura qu'une dizaine d'années : l'ouverture fait 6m de large pour permettre le passage de convois exceptionnel
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Événement
1854
1854 — Barrière de Montrouge//Mur des Fermiers généraux
t1 p 465
Poste d'octroi ouvert en 1854 et qui ne dura qu'une dizaine d'années : l'ouverture fait 6m de large pour permettre le passage de convois exceptionnel
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Événement
1765
1765 — Clôture des Petits Porcherons/Clôture de Pologne !!!
t1 p 338
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Événement
1732
Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Poterne de Flandre/Poterne Coquillière/Porte du Coquillier
t1 p 389
Poterne de Flandre de l'enceinte de Philippe Auguste, appelée de Béhaigne en 1337
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Événement
1783
26 octobre 1783 — Amphithéâtre d'Astley/Cirque Franconi
t1 p 493
Premier cirque permanent à Paris après celui de Londres ; il sera repris en 1817 par la famille Franconi
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Événement
1960
1960 — Premier gratte-ciel d'habitation à Paris
t1 p 403-404
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Événement
1789
12 septembre 1789 — Imprimerie de Marat/Imprimerie du journal "Le Publiciste parisien"/Imprimerie du journal "L'Ami du Peuple"
t1 p 373
Le 12 septembre 1789, moins de deux mois après la prise de la Bastille, Jean-Paul Marat publie le premier numéro de son journal dans une imprimerie de la cour du Commerce Saint-André, dans le 6e arrondissement. Le titre …

Le 12 septembre 1789, moins de deux mois après la prise de la Bastille, Jean-Paul Marat publie le premier numéro de son journal dans une imprimerie de la cour du Commerce Saint-André, dans le 6e arrondissement. Le titre initial: "Le Publiciste parisien", qui deviendra dès le quatrième numéro "L'Ami du Peuple, ou le Publiciste parisien". Ce titre sera celui du journal jusqu'à la mort de Marat, le 13 juillet 1793.

Marat a quarante-six ans. Médecin de formation, physicien contesté dont les théories sur la lumière ont été rejetées par l'Académie des sciences, pamphlétaire depuis les années 1770, il entre dans la Révolution avec la conviction que la trahison et la corruption sont au coeur du système: la Cour, les parlements, les ministres, les généraux, les aristocrates déguisés en patriotes. Son journal sera l'organe de cette conviction.

"L'Ami du Peuple" paraît en moyenne cinq fois par semaine, à deux mille exemplaires. Il est lu à voix haute dans les carrefours, les cafés, les assemblées de section. Marat dénonce, nomme, accuse: Lafayette qui surveille le roi sous prétexte de le protéger; les Girondins qui modèrent la Révolution quand elle devrait s'accélérer; les spéculateurs qui profitent de la pénurie de pain. Il exige des têtes, au sens littéral: il fixe des chiffres, propose des listes, et ses lecteurs le croient.

Il est forcé de fuir à plusieurs reprises pour échapper aux mandats d'arrêt: en Angleterre en 1790, dans les égouts et les caves de Paris dont il ressort la santé brisée. Sa dermatite chronique, aggravée par des années de clandestinité dans des endroits humides, le ronge. À la fin de sa vie, il travaille dans son bain.

Un détail: le futur maréchal d'Empire Guillaume Brune travaille à l'imprimerie de la cour du Commerce Saint-André au moment de la fondation du journal. Il y est typographe. Le même atelier abrite l'imprimerie de Marat et le début de carrière d'un futur maréchal: la Révolution a ses coïncidences.

Marat est assassiné par Charlotte Corday le 13 juillet 1793, dans sa baignoire, au 30 rue des Cordeliers. "L'Ami du Peuple" cesse le jour de sa mort. Il avait publié son journal pendant près de quatre ans, sans interruption ou presque.

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Événement
1870
1870 — Académie Julian/Académie de peinture
t1 p 535
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Événement
1785
1785 — Première Barrière de la Gare/Barrière d'Austerlitz/Mur des Fermiers généraux
t1 p 121
Première Barrière de la Gare ou d'Austerlitz du mur des Fermiers généraux
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Événement
1782
mai 1782 — Hôtel Lévis/Résidence de l'ambassadeur de Russie
t1 p 663
Première lecture publique clandestine de "La Folle Journée", qui prendra le titre de "Mariage de Figaro" chez l'ambassadeur de Russie
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Événement
1782
mai 1782 — Hôtel Lévis/Résidence de l'ambassadeur de Russie
t1 p 663
Première lecture publique clandestine de "La Folle Journée", qui prendra le titre de "Mariage de Figaro" chez l'ambassadeur de Russie
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Événement
1895
22 mars 1895 — Salle de la Société d'encouragement à l'industrie nationale
t1 p 266
Le 22 mars 1895, dans la salle de la Société d'encouragement à l'industrie nationale, place Saint-Germain-des-Prés, Louis Lumière présente pour la première fois en public le cinématographe. Le film projeté dure cinquante …

Le 22 mars 1895, dans la salle de la Société d'encouragement à l'industrie nationale, place Saint-Germain-des-Prés, Louis Lumière présente pour la première fois en public le cinématographe. Le film projeté dure cinquante secondes : des ouvriers sortant de l'usine Lumière à Lyon. L'assistance est composée d'industriels et de savants. Personne ne paye.

C'est cette date que les historiens retiennent comme la première projection publique du cinéma — non la plus célèbre, qui est celle du 28 décembre 1895 au Grand Café boulevard des Capucines, première séance payante. Mais c'est ici, place Saint-Germain-des-Prés, que le public voit pour la première fois des images animées projetées sur un écran.

Louis et Auguste Lumière avaient déposé leur brevet le 13 février 1895. Leur invention se distinguait de celles qui l'avaient précédée — notamment le Kinetoscope d'Edison, qui ne permettait qu'une vision individuelle dans une boîte — par la projection collective sur grand écran. C'est ce détail qui fait du cinématographe non seulement un appareil de curiosité scientifique mais un art de la salle, un spectacle partagé.

Ce que l'assistance de mars 1895 ne pouvait pas savoir, c'est qu'elle assistait à la naissance d'un siècle. Dans les décennies suivantes, Paris deviendrait l'une des capitales mondiales du cinéma — Méliès à Montreuil, Pathé à Vincennes, les avant-gardes des années 1920. Tout commence ce soir-là, dans une salle de conférences du 6e arrondissement, avec des ouvriers qui sortent d'une usine.

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Événement
1894
1894 — Concert de la Fauvette/Concert Pacra/Concert de l'Eden
t1 p 591
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Événement
Date imprécise — Pressoir sur le parvis de St Denis de la Chartre
t1 p 349-350
Pressoir dont la présence indique que Paris comptait alors un important vignoble
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Événement
Événement
Date imprécise
t1 p 349
Prison d'origine romaine dite de Glaucin, liée au palais du gouverneur, détruite par le grand incendie de 586
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Événement
1792
1792 — Prison de Ste Pélagie
t1 p 354-355
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Événement
1834
1834 — Prison de Clichy (prison pour dettes)
t1 p 360
Prison pour dettes après la fermeture du quartier réservé de Ste Pélagie
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Événement
1923
1923 — Cabaret Le Cri-Cri/Siège de la Principauté de Montparnasse
t1 p 467
Proclamation de la "principauté de Montparnasse", qui deviendra "République" en 1926
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Événement
1789
5 octobre 1789
t1 p 298
Rassemblement du cortège des femmes se rendant à Versailles pour réclamer du pain ; Théroigne de Méricourt est accusée à tort de vouloir tuer la reine
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Événement
1851
1851 — Hôtel de la Païva (modèle de l'Hôtel particulier de Nana dans le roman de Zola)
t1 p 300
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Événement
1796
1796
t1 p 662
Rendez vous sous le Directoire des émigrés de retour de Coblentz, et référence à l'exil de Louis XVIII, réfugié à Gand en Belgique, origine du mot "gandins" désignant la jeunesse dorée
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Événement
1737
1737 — Réservoir-chasse du Grand Égout
t1 p 78
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Événement
Date imprécise — Restaurant Dagneau
t1 p 81
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Événement
1830
27 juillet 1830 — Cabaret des Porcherons (ancien cabaret de Ramponneau, 600 places)
t1 p 480
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Événement
1847
1847 — Réunions des Républicains
t1 p 419
Réunions clandestines entre Blanqui, Marc Caussidière et Alexandre Ledru-Rollin ; la maison est repérée, mais Alexandre Ledru-Rollin parvient à s'enfuir à temps
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Événement
1795
1795 — Demeure de Jean-Louis Gibert des Molières/Club de Clichy
t1 p 360
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Événement
Événement
1870
1870 — Bal des Folies Belleville (124 réunions)
t1 p 173
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Événement
1786
1786 — Première Barrière de la Rapée/Mur des Fermiers généraux
t1 p 180
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Événement
1791
1791 — Hôtel de Rambouillet/Théâtre du Vaudeville
t1 p 264 & 279
Salle du Waux-hall d'Hiver, où s'installa le premier théâtre du Vaudeville ; nom issu de des origines de ce théâtre musical et un peu grivois né dans les "Vaux de Vire", en Normandie
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Événement
1919
1919 — Passage de l'Opéra/Théâtre Moderne
t1 p 662
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Événement
Événement
1910
1910 — Siège du journal "Gil Blas"
t1 p 663
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Événement
Événement
1896
février 1896 — Pension Orfila/Demeure d'August Strindberg
t1 p 113
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Événement
1790
21 mai 1790 — Chapelle St Nicolas du Roule/Section des Champs-Élysées/Club de la Montagne
t1 p 144
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Événement
1790
21 mai 1790 — Église St Marcel (collégiale)/Section des Gobelins/Section du Finistère
t1 p 640
Siège de la Section des Gobelins en 1790, puis du Finistère en août 1792. Le Comité révolutionnaire de la section rentra en conflit ouvert le 9 thermidor avec un membre de la Commune qui fut arrêté
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Événement
1790
21 mai 1790 — Église St Marcel/Section des Gobelins/Section du Finistère
t1 p 640
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Événement
1790
21 mai 1790 — Église St Lazare/Section du Faubourg Poissonnière
t1 p 500-501
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Événement
Événement
1790
1790 — Collège de Lisieux (de 1767)/Section du Club Ste Geneviève/Section du Panthéon français
t1 p 671-672
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Événement
1835
1835 — Siège du journal "Gil Blas"
t1 p 663
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Événement
Date imprécise — Siège du journal "Le Jour"
t1 p 301
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Événement
1836
1836 — Siège du journal "Le Siècle"
t1 p 401
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Événement
1910
1910 — Siège du journal "Le Soir"
t1 p 662
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Événement
1884
1884 — Siège du journal "Le Temps"
t1 p 662
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Événement
1794
1794 — Hôtel de Conti de la Marche/Télégraphe de Chappe
t1 p 609
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Événement
1798
1798 — Ministère de la Marine/Télégraphe de Chappe
t1 p 377
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Événement
Événement
1870
1870 — Cirque d'Été/Cirque National/Cirque de l'Impératrice
t1 p 299
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Événement
1870
1870 — Bal de la Reine Blanche/Club de la Reine Blanche
t1 p 359
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Événement
1854
1854 — Théâtre des Soirées Fantastiques/Théâtre Robert-Houdin
t1 p 662
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Événement
1868
1868 — Théâtre du Vaudeville/Cinéma Paramount/Caryatides remarquables
t1 p 264
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Événement
1840
16 mai 1840 — Théâtre du Vaudeville, ancien théâtre des Nouveautés
t1 p 264
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Événement
1851
1851 — Hôtel de Sourdéac/Mairie de l'ex 11ème arrondissement/Mairie du 6ème arrondissement
t1 p 211
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Événement
1190
Événement
1831
15 janvier 1831 — Quartier des politiques de la prison de Ste Pélagie
t1 p 354-355
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Événement
Date imprécise — Demeure de Nicolas Quinette
t1 p 133
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Événement
Événement
1667
1667 — Demeure de Molière (emplacement présumé, face à la maison de Racine)
t1 p 123
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Événement
1855
1855 — Demeure de Charles Baudelaire (dans une chambre mansardée)
t1 p 514
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Événement
1843
1843 — Pont de l'Europe (poutres métalliques de la Gare St Lazare)
t1 p 489
Vestige des poutres métalliques du Pont de l'Europe qui ont inspiré plusieurs peintres ; dont Monet pour ses "Gare St Lazare" et Caillebotte pour "le Pont de l'Europe"
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Événement
1190
1190
t1 p 316-317
Vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste dans ce qui fut les jardins de l'Hôtel St Pol de 1365 à 1422 ; marques personnelles des tailleurs de pierres
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Événement
276
276 — Enceinte gallo-romaine de Lutèce
t1 p 305
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Événement
1870
Événement
Date imprécise — Fontaine du Diable
t1 p 276 plan
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Événement
1778
1778 — Noviciat des jésuites/Loge des Neuf Sœurs/Grand Orient de France (dans ce local depuis le 12 août 1774)
t1 p 212
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Événement
1841
30 octobre 1841 — Demeure de Richard Wagner (avec sa femme)
t1 p 665
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Événement
1945
1945 — Hôtel Bochart de Saron/Siège de la maison d'édition Gallimard
t2 p 584
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Événement
1930
1930 — Siège de la maison d'édition Gallimard
t2 p 584
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Événement
1717
17 novembre 1717 — Maison de la nourrice de d'Alembert (et non au 21 comme l'indique un panneau erroné)
t2 p 128-129
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Événement
1658
1658 — Cabaret de l'Épée de Bois (une des origines de l'Opéra)
t2 p 312
Académie royale de danse, puis opéra ; lieu d'orgies mémorables sous Law, avec les "Mississippiens", possesseurs des actions du Mississippi. Premier bal public, mais en fait très fermé.
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Événement
1658
1658 — Cabaret de l'Épée de Bois (une des origines de l'Opéra)
t2 p 312
Académie royale de danse, puis opéra ; lieu d'orgies mémorables sous Law, avec les "Mississippiens", possesseurs des actions du Mississippi. Premier bal public, mais en fait très fermé
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Événement
1157
1157 — Archet St Merry/Enceinte du 11ème siècle/Les Vieux Murs
t2 p 465
Archet jouxtant l'église St Merri, vestige de l'enceinte du 11ème siècle
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Événement
1887
Événement
1851
2 décembre 1851 — Hôtel où fut arrêté le général Lamoricière
t2 p 23
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Événement
1791
14 octobre 1791
t2 p 646
Il a arraché un portefeuille dans une rue du quartier Bonne-Nouvelle ; six mois plus tard, son nom entre dans l'histoire pour une raison qui ne le concerne pas. Le 14 octobre 1791, rue de la Ville-Neuve, dans l'actuel 2e …

Il a arraché un portefeuille dans une rue du quartier Bonne-Nouvelle ; six mois plus tard, son nom entre dans l'histoire pour une raison qui ne le concerne pas.

Le 14 octobre 1791, rue de la Ville-Neuve, dans l'actuel 2e arrondissement, Nicolas Jacques Pelletier agresse un passant et tente de lui dérober son portefeuille contenant des assignats. Il est arrêté. Le fait est banal, l'homme est un voleur ordinaire.

Ce qui ne l'est pas, c'est ce qui se passe pendant que dure son procès. La Constituante a aboli les supplices d'Ancien Régime et posé le principe de l'égalité des peines : "Tout condamné à mort aura la tête tranchée." Décapitation pour tous, alors que la décollation à l'épée était jusque-là un privilège nobiliaire et la pendaison le sort des roturiers. Mais l'égalité proclamée bute sur la technique : les bourreaux ne savent pas trancher proprement au sabre, et les exécutions manquées sont des supplices.

Le docteur Joseph Ignace Guillotin, député et médecin, plaide pour une machine. Son intention est philanthropique : rendre la mort instantanée, identique pour tous, sans souffrance ni spectacle de boucherie. La machine est conçue par le docteur Antoine Louis, secrétaire de l'Académie de chirurgie, et construite par le facteur de clavecins allemand Tobias Schmidt. Elle est essayée sur des cadavres à Bicêtre.

Le 25 avril 1792, Nicolas Jacques Pelletier est exécuté place de Grève. C'est la première mise en œuvre de la guillotine. La foule, habituée depuis des siècles à des supplices longs et spectaculaires, est déçue par la rapidité de l'opération. Une chanson circule le lendemain : "Rendez-moi ma potence de bois."

Guillotin passera le reste de sa vie à tenter de faire oublier que son nom désignait une machine à tuer, et sa famille demandera vainement qu'elle change d'appellation. L'instrument conçu pour humaniser la peine de mort servira à décapiter seize mille personnes sous la Terreur, puis fonctionnera en France jusqu'au 10 septembre 1977. La peine de mort sera abolie en 1981.

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Événement
1851
2 décembre 1851 — Lieu de l'arrestation du général Bedeau
t2 p 585
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Événement
1871
18 mars 1871 — Lieu de l'arrestation du général Clément-Thomas
t2 p 355
Arrestation du général Clément-Thomas, massacreur de Juin 1848, reconnu alors qu'il observait les évènements, en civil, dans la foule
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Événement
1631
24 février 1631 — Château de Chaillot/Château de Beauregard/Demeure de François de Bassompierre
t2 p 179-180
Arrestation du maréchal de Bassompierre pour avoir conspiré contre Richelieu ; il sera emprisonné 12 ans à la Bastille
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Événement
1871
10 septembre 1871 — Demeure de Paul Verlaine (hébergé par ses beaux-parents Mauté)
t2 p 182
Il y a des rendez-vous manqués qui comptent davantage que ceux qu'on n'a pas ratés. Verlaine et Charles Cros sont sur le quai de la gare de l'Est, en ce matin du 10 septembre 1871. Ils attendent Arthur Rimbaud, seize ans …

Il y a des rendez-vous manqués qui comptent davantage que ceux qu'on n'a pas ratés.

Verlaine et Charles Cros sont sur le quai de la gare de l'Est, en ce matin du 10 septembre 1871. Ils attendent Arthur Rimbaud, seize ans, que Verlaine a invité à Paris après avoir reçu quelques poèmes dont "Le Bateau ivre". Le train de Charleville arrive, les voyageurs descendent. Rimbaud n'est pas parmi eux: il a pris un autre convoi, ou ils l'ont simplement manqué dans la foule. Verlaine et Cros rentrent bredouilles.

Rimbaud, lui, est allé directement au 14 rue Nicolet, dans le quartier de Clignancourt. C'est là que Verlaine vit provisoirement chez ses beaux-parents, la famille Mauté de Fleurville, avec sa jeune femme Mathilde, enceinte de leur premier enfant. Rimbaud sonne à la porte. On lui ouvre. Il a seize ans, un aspect fruste, des vêtements de province; et dans sa poche, "Le Bateau ivre", qu'il récitera ce soir-là dans le salon de la famille Mauté.

La Commune vient d'être massacrée. Verlaine, qui avait travaillé brièvement pour le gouvernement communard, se fait discret. Rimbaud, lui, a vécu le siège depuis Charleville, à distance et dans une fureur d'adolescent. "Paris se repeuple", écrit-il dans un poème de juillet 1871 qui décrit le retour des bourgeois dans une ville encore fumante. Pour ces deux hommes qui arrivent de bords différents du gouffre de 1871, la poésie est le seul territoire où la défaite n'a pas encore de nom.

Ce soir du 10 septembre, Verlaine comprend qu'il a affaire à quelqu'un d'exceptionnel. Il sera bientôt évident que cet adolescent va briser tout ce qu'il touche: la vie de Verlaine, son mariage, sa réputation, sa paix. Et lui donner, en échange, les vers des "Illuminations".

Mathilde Mauté accueille Rimbaud avec méfiance. Elle aura raison. En deux ans, les deux poètes forgeront une révolution poétique, fuiront à Bruxelles, se blesseront, se perdront. Le coup de revolver de Bruxelles (juillet 1873) mettra fin à tout. Rimbaud, à dix-neuf ans, cessera d'écrire de la poésie pour toujours.

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Événement
1407
23 novembre 1407 — Allée aux Arbalétriers/Hôtel Barbette/Hôtel de la Reine
t2 p 551
Assassinat du duc d'Orléans qui déclenche la guerre civile entre Bourguignons et Armagnacs. Elle durera une trentaine d'années Le 23 novembre 1407, Louis Ier d'Orléans, frère du roi Charles VI, est assassiné à Paris, à p …

Assassinat du duc d'Orléans qui déclenche la guerre civile entre Bourguignons et Armagnacs. Elle durera une trentaine d'années

Le 23 novembre 1407, Louis Ier d'Orléans, frère du roi Charles VI, est assassiné à Paris, à proximité du 38 rue des Francs-Bourgeois, alors qu’il rentre de l’Hôtel Barbette où il avait rendu visite à la reine Isabeau de Bavière. L’attaque, menée par une quinzaine d’hommes sous la direction de Raoul d’Anquetonville et orchestrée par Jean sans Peur, duc de Bourgogne, est soigneusement préparée. Thomas Courteheuse, valet du roi, joue un rôle dans la conspiration en prévenant le duc d’un faux appel du roi. Louis d’Orléans est tué à coups de hache après avoir été jeté à bas de sa monture. Cet assassinat marque le début d’une guerre civile entre les factions des Bourguignons, menés par Jean sans Peur, et des Armagnacs, partisans de la famille d’Orléans. Ce conflit, alimenté par la folie du roi Charles VI et la rivalité pour le contrôle du royaume, durera environ trente ans et déstabilisera profondément la France en pleine guerre de Cent Ans.

Sources

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Événement
1944
28 juin 1944 — Ministère de l'Information et de la Propagande
t2 p 525
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Événement
Événement
1892
10 mars 1892 — Domicile du juge Benoît
t2 p 410
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Événement
1765
1765 — Café du Musée
t2 p 64
Auberge qui arborait la devise en latin "Venite ad me, omnes qui stomacho laboratis, et ego restaurabo vos" : "Venez à moi, vous dont l’estomac crie misère, et je vous restaurerai" ; qui fut à l'origine de l'appellation …

Auberge qui arborait la devise en latin "Venite ad me, omnes qui stomacho laboratis, et ego restaurabo vos" : "Venez à moi, vous dont l’estomac crie misère, et je vous restaurerai" ; qui fut à l'origine de l'appellation "restaurant"

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Événement
1833
30 mars 1833 — Demeure d'Alexandre Dumas père/Phalanstère des arts
t2 p 203
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Événement
1795
1795 — Demeure de Paul Barras (la Montansier occupe le 1er étage)
t2 p 223
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Événement
1786
1786 — Barrière de la Chopinette/Mur des Fermiers généraux
t2 p 647
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Événement
1785
1785 — Barrière St Jacques/Barrière d'Arcueil/Barrière de la Fosse aux Lions/Mur des Fermiers généraux
t2 p 437
Barrière de la Fosse aux Lions du mur des Fermiers Généraux
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Événement
1785
1785 — Barrière des Fourneaux/Barrière de la Voirie/Barrière de Vanves/Mur des Fermiers généraux
t2 p 241
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Événement
1786
1786 — Barrière Poissonnière/Mur des Fermiers généraux
t2 p 354
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Événement
1786
1786 — Barrière de Rochechouart/Barrière du Télégraphe/Barrière de Clignancourt/Mur des Fermiers généraux
t2 p 354
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Événement
1799
6 novembre 1799 — Hôtel Chantereine/Hôtel Bonaparte/Demeure de Joséphine de Beauharnais
t2 p 628
Bonaparte a épousé Joséphine de Beauharnais le 9 mars 1796 ; il prépare le coup d'État du 18 Brumaire ; la rue a été rebaptisée en l'honneur de ses razzias en Italie
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Événement
1724
1724 — Borne milliaire d'une demi-lieue/Fleur de lys grattée pendant la Révolution
t2 p 605
Au 85 rue de Vaugirard, dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, se trouve une borne discrète mais singulière : elle marque la première demi-lieue, soit 500 toises, c’est-à-dire 2 kilomètres, depuis le parvis de Notre-Dame. C …

Au 85 rue de Vaugirard, dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, se trouve une borne discrète mais singulière : elle marque la première demi-lieue, soit 500 toises, c’est-à-dire 2 kilomètres, depuis le parvis de Notre-Dame. Cette borne, installée en 1724, témoigne d’un système de mesure hérité de l’Ancien Régime, où la lieue valait 2 000 toises, soit environ 3,9 kilomètres. Les bornes de ce type servaient à jalonner les routes royales et à indiquer les distances à partir d’un point zéro, ici la cathédrale Notre-Dame, qui fut longtemps le centre géographique officiel de Paris.

L’initiative de ces bornes s’inscrit dans la volonté de rationalisation et de modernisation du réseau routier sous le règne de Louis XIV. Le monarque, soucieux d’améliorer la circulation et le contrôle du territoire, encourage la pose de repères réguliers le long des grands axes. Ces bornes, souvent en pierre, étaient gravées d’indications précises sur la distance parcourue depuis le point d’origine. Celle de la rue de Vaugirard est l’une des rares à avoir subsisté dans la capitale, la plupart ayant disparu au fil des aménagements urbains.

La borne du 85 rue de Vaugirard rappelle ainsi l’importance des mesures anciennes dans l’organisation de l’espace parisien et la centralité de Notre-Dame dans la topographie de la ville. Elle constitue un vestige tangible de la manière dont Paris et ses routes étaient structurés avant l’introduction du système métrique à la Révolution.

Borne rue Vaugirard 85, Archives Paris révolutionnaire

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Événement
Événement
Date imprécise — Bureau central des chaises à porteurs
t2 p 157
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Événement
1789
12 juillet 1789 — Demeure et cabinet des figures de cire de Curtius
t2 p 221
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Événement
1793
1793 — Église St Louis des Jésuites
t2 p 381
Cœurs de Louis XIII et Louis XIV, achetés par Saint-Martin pour en faire de la "mummie" ; ils seront restitués à Louis XVIII ; reliquaires de Sarrazin et Coustou
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Événement
1881
1881 — Cabaret du Chat Noir (le premier)/Cabaret Louis XIII
t2 p 354
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Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
t2 p 201-202
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
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Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
t2 p 201-202
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
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Événement
Date imprécise — Cabaret fréquenté par Charles Baudelaire et Jeanne Duval/Cave
t2 p 374
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Événement
1407
23 novembre 1407
t2 p 551
Cachette des meurtriers de Louis 1er d'Orléans à l'instigation de Jean Sans Peur. Ils vont l'assassiner devant cet hôtel
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Événement
1885
1885 — Café Vachette (créé en 1855)/Café littéraire
t2 p 472
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Événement
1885
1885 — Café Vachette (créé en 1855)/Café littéraire
t2 p 472
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Événement
1842
1842 — Café du Luxembourg/Café Tabourey/Café littéraire
t2 p 366
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Événement
1865
Événement
1854
1854 — Caserne du Prince Eugène/Caserne Vérines
t2 p 336
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Événement
1780
1780 — Caserne de la Grande rue Verte/Caserne de gardes-françaises
t2 p 252
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Événement
1821
Événement
1714
1714 — Caserne de gardes-françaises
t2 p 164
Casernement de fusiliers des gardes-françaises, installés ici pour surveiller ce bouillant secteur
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Événement
1867
1867 — Caveau des Aveugles (au sous-sol)/Café Lemblin ou Lamblin (de 1813, au rez-de-chaussée)
t2 p 223
Caveau où jouait un orchestre d'aveugles, ancêtre du Caf'conc' ; des épées étaient tenues à la disposition des clients sous le comptoir
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Événement
1856
juillet 1856 — Hôtel Voltaire/Demeure de Charles Baudelaire
t2 p 661
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Événement
1793
13 juillet 1793 — Boutique du coutelier Badin
t2 p 224
Le 13 juillet 1793 au matin, dans le plus révolutionnaire des jardins de Paris, une inconnue marchande un couteau de cuisine à quarante sols. Vers huit heures, une jeune femme sort de l'hôtel de la Providence, rue des Vi …

Le 13 juillet 1793 au matin, dans le plus révolutionnaire des jardins de Paris, une inconnue marchande un couteau de cuisine à quarante sols.

Vers huit heures, une jeune femme sort de l'hôtel de la Providence, rue des Vieux-Augustins (aujourd'hui rue Hérold), où elle est descendue deux jours plus tôt en arrivant de Caen. Quelques pas la mènent au Palais-Royal — depuis un an le Palais-Égalité. Ce matin-là, les galeries grouillent : Paris s'est rempli de provinciaux montés pour les fêtes du 14 Juillet, et Charlotte Corday attend, comme tout le monde, que les boutiques ouvrent.

L'endroit ne pouvait être mieux choisi, ni plus ironique. Le Palais-Égalité est alors le cœur battant de la Révolution : cafés bruissants de nouvelles, colporteurs de pamphlets, joueurs, filles sous les arcades. C'est là, quatre ans plus tôt, que Camille Desmoulins avait sauté sur une table du café de Foy pour appeler Paris aux armes. Un bazar politique à ciel ouvert, où l'on trouve de tout. Sous la galerie de Valois, qui longe le côté est du jardin, au numéro 177, la boutique du coutelier Badin.

Elle y achète un simple couteau de cuisine, manche d'ébène et virole d'argent, pour quarante sols — deux livres. Rien d'un poignard : l'outil d'une ménagère, qu'elle glisse dans son corsage. La lame ne servira qu'une fois.

Le reste appartient à l'après-midi. Corday repasse la Seine, gagne la rue des Cordeliers ; éconduite deux fois, elle est enfin reçue le soir dans le cabinet de Marat, et le couteau de quarante sols entre sous la clavicule de l'Ami du peuple. La Révolution avait ainsi, sans le savoir, vendu elle-même l'arme qui abattit son journaliste le plus incendiaire, à l'étal d'un coutelier, entre un café et une maison de jeu.

La galerie de Valois longe toujours le côté est du jardin, sous ses arcades de pierre blonde, aujourd'hui bordées de boutiques de luxe. Au numéro 177, plus rien ne rappelle le coutelier Badin, ni la cliente pressée d'un matin de juillet.

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Événement
1794
25 mars 1794 — Charnier ou cimetière des Errancis
t2 p 305
À partir du 25 mars 1794, les corps des guillotinés de la place de la Révolution sont portés rue de Monceau, dans un terrain vague qu'on appelle le cimetière des Errancis. Ils y seront 1119 en tout, jusqu'en 1797. La lis …

À partir du 25 mars 1794, les corps des guillotinés de la place de la Révolution sont portés rue de Monceau, dans un terrain vague qu'on appelle le cimetière des Errancis. Ils y seront 1119 en tout, jusqu'en 1797.

La liste est vertigineuse. Les hébertistes d'abord, exécutés le 24 mars — Hébert, Ronsin, Vincent, Momoro, Cloots. Puis Danton, Desmoulins et leurs amis, en avril. Puis Lavoisier et les fermiers généraux, en mai. Puis Robespierre, Saint-Just et Couthon, en thermidor. Bourreaux et victimes finissent dans le même charnier, pêle-mêle, chaulés ensemble dans des fosses communes. La Terreur ne fait pas de distinction dans la mort.

Le cimetière des Errancis n'avait rien de solennel. Pas de pierre, pas de monument, pas de nom sur les tombes — juste la terre et la chaux. C'était le pendant discret de la guillotine publique : l'exécution se faisait en spectacle place de la Révolution, l'enfouissement se faisait en silence, la nuit, dans ce terrain à l'écart de la ville.

En 1797, le cimetière est fermé. Les ossements sont transférés aux Catacombes. Le terrain est progressivement absorbé par le tissu urbain, puis par le parc Monceau. Il n'en reste rien de visible aujourd'hui — pas de plaque, pas de mémorial. Quelque part sous les pelouses du 8e arrondissement, dans la terre, les révolutionnaires et leurs victimes reposent ensemble.

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Événement
1794
25 mars 1794 — Charnier ou cimetière des Errancis
t2 p 305
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Événement
998
998 — Château de Vauvert
t2 p 474
Château mystérieux, situé à l'écart de la ville et squatté par des bandits ; origine de l'expression "envoyer quelqu'un au diable Vauvert"
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Événement
1866
1866 — Cirque Impérial/Théâtre du Prince impérial/Théâtre du Château d'Eau/Alhambra
t2 p 94
Cirque Américain, de 5 000 places, le plus grand d'Europe à l'époque ; il deviendra le Théâtre du Château d'Eau, puis l'Alhambra
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Événement
1718
1718 — Cloche de la Bourse de Law
t2 p 313
Cloche annonçant la fin des séances de la Bourse de John Law
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Événement
1848
1848 — Salle Sax/Club des Amis de la Fraternité
t2 p 408
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Événement
1848
avril 1848 — Hippodrome (de 1845)/Comité des Ouvriers des Ateliers nationaux réunis
t2 p 296
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Événement
1871
1871 — Église St Jacques du Haut-Pas/Club Jacques du Haut-Pas
t2 p 442
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Événement
Événement
1794
28 juillet 1794 — Auberge du Cygne Rouge/Cachette de Jean-Baptiste Coffinhal-Dubail
t2 p 587 & 890
Coffinhal, qui a réussi à s'enfuit de l'Hôtel de Ville par une fenêtre, vient se réfugier dans une auberge après Thermidor ; mais il sera trahi, arrêté et exécuté le 5 août
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Événement
1663
1663 — Palais Brion/Capitainerie de Richelieu
t2 p 217-218
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Événement
1257
1257 — Collège de Cluny
t2 p 527
Collège des abbés de Cluny, dans une rue fréquentée par François Villon
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Événement
1645
1645 — Maison de la communauté des Frères cordonniers
t2 p 509
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Événement
1860
1860 — Salle de conférences de la rue de la Paix
t2 p 209
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Événement
1257
septembre 1257 — Petite Sorbonne/Collège de Calvy ou de Calvi (dont on peut voir le tracé dans la cour de la Sorbonne)
t2 p 526-528
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Événement
1670
3 mars 1670 — Jeu de paume de la Bouteille/Salle Guénégaud/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la première)
t2 p 116
Le 28 juin 1669, Louis XIV signe à Saint‑Germain les lettres patentes qui donnent au poète Pierre Perrin, dit l’abbé Perrin, un privilège exclusif de douze ans pour fonder à Paris une Académie d’Opéra où l’on chantera de …

Le 28 juin 1669, Louis XIV signe à Saint‑Germain les lettres patentes qui donnent au poète Pierre Perrin, dit l’abbé Perrin, un privilège exclusif de douze ans pour fonder à Paris une Académie d’Opéra où l’on chantera des « représentations en musique et en vers français pareilles et semblables à celles d’Italie ». Pour la première fois, un particulier est autorisé à établir un théâtre dédié à l’opéra en français, avec monopole sur ce type de spectacles dans tout le royaume.

Avec le compositeur Robert Cambert, Perrin cherche une salle : après quelques tentatives, ils s’installent dans un ancien jeu de paume, le Jeu de paume de la Bouteille, rue des Fossés‑de‑Nesle (actuelle rue Mazarine), transformé en théâtre avec machinerie, loges et amphithéâtre. C’est là que l’Académie d’Opéra donne sa première représentation publique le 3 mars 1671 : Pomone, pastorale en un prologue et cinq actes, musique de Cambert, livret de Perrin, considérée comme le premier véritable opéra français.

Pomone reprend ce que le public aime déjà dans les ballets de cour – danses, machines spectaculaires, décors changeants, costumes fastueux – mais remplace le dialogue parlé par un récitatif continu et développe des ensembles vocaux plus riches. Le succès est immense : l’œuvre tient l’affiche pendant près de dix‑huit mois et totalise environ 146 représentations, preuve qu’un opéra en langue française, sur un sujet pastoral, peut vivre de son public payant.

Mais l’abbé Perrin, mauvais gestionnaire, s’enlise vite dans les dettes et les conflits avec ses associés, le marquis de Sourdéac et Champeron ; il finit même en prison et doit céder son privilège à Lully en 1672. Sous la main de ce dernier, l’Académie d’Opéra devient Académie royale de Musique, future Opéra de Paris, tandis que la salle du Jeu de paume de la Bouteille puis la salle du Palais‑Royal inaugurent une longue histoire de maisons d’opéra qui, de Louis XIV à aujourd’hui, restent au cœur de la vie musicale et politique parisienne.

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Événement
1794
1 octobre 1794 — Muséum d'histoire naturelle (amphithéâtre)
t2 p 581 & 43
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Événement
Événement
Événement
1529
24 mars 1529 — Collège des Trois langues/Collège des Lecteurs royaux/Collège de France
t2 p 99
Le 24 mars 1529, François Ier crée le Collège des trois langues — grec, latin, hébreu. L'enseignement y est gratuit et public. C'est l'acte de naissance de ce qui deviendra, trois siècles plus tard, le Collège de France. …

Le 24 mars 1529, François Ier crée le Collège des trois langues — grec, latin, hébreu. L'enseignement y est gratuit et public. C'est l'acte de naissance de ce qui deviendra, trois siècles plus tard, le Collège de France.

L'initiative revient à Guillaume Budé, le plus grand humaniste français de son temps, qui convainc le roi depuis des années. L'enjeu est considérable : la Sorbonne, dominée par les théologiens, enseigne un latin scolastique figé et ignore le grec et l'hébreu — langues pourtant indispensables pour lire les textes antiques et les Écritures dans leur version originale. Les humanistes, qui veulent retourner aux sources, ad fontes, se heurtent depuis des décennies à cette muraille.

En créant des lecteurs royaux — des professeurs payés directement par le roi, hors de la tutelle universitaire — François Ier court-circuite la Sorbonne et place la philologie, la philosophie antique et la lecture critique au cœur de l'enseignement parisien. La Sorbonne répond par la condamnation des Évangiles annotés d'Érasme, par la méfiance envers tout ce qui ressemble à du libre examen.

Ce Collège des lecteurs royaux n'a pas de bâtiment propre au départ — les cours se tiennent où ils peuvent. Il faudra attendre 1610 pour que Henri IV lui consacre un édifice place Marcellin Berthelot, et 1778 pour que l'institution prenne officiellement le nom de Collège de France. Elle y est toujours.

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Événement
1785
1785 — Cabinet des figures de cire de Curtius
t2 p 222
Création du premier cabinet de figures de cire de Curtius, où il présentait des bustes de personnages politiques ; la future Mme Tussaud y fit son apprentissage
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Événement
1764
29 août 1764 — Waux-Hall de Torré (premier Waux-Hall, ou Wauxhall)/Waux-Hall d'Été
t2 p 333
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Événement
1724
24 septembre 1724 — Hôtel de Nevers/Galerie Mansart/Galerie Mazarine/Bourse des valeurs
t2 p 343-344
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Événement
1724
24 septembre 1724 — Hôtel de Nevers/Galerie Mansart/Galerie Mazarine/Bourse des valeurs
t2 p 343-344
En instituant le monopole des agents de change sur la Bourse, Louis XV ne crée pas seulement un marché : il crée une aristocratie financière qui durera jusqu'à la fin du XXe siècle. La spéculation financière n'attend pas …

En instituant le monopole des agents de change sur la Bourse, Louis XV ne crée pas seulement un marché : il crée une aristocratie financière qui durera jusqu'à la fin du XXe siècle.

La spéculation financière n'attend pas les institutions pour exister. Avant 1724, les opérations de bourse se tiennent à Paris dans les rues, les cafés et les galeries couvertes. Les affaires de Law — la banqueroute du Système en 1720, qui avait ruiné des dizaines de milliers de Français et ébranlé la confiance dans les finances du royaume — ont laissé des traces profondes. Le pouvoir veut encadrer, réguler, contrôler.

Le 24 septembre 1724, un arrêt du Conseil du roi crée officiellement la Bourse des valeurs de Paris. Elle s'installe dans les locaux de l'Hôtel de Nevers, rue Vivienne, dans l'actuel 2e arrondissement. L'arrêt institue le monopole des agents de change : seuls des officiers royaux assermentés et nommés par le roi peuvent effectuer des transactions sur les effets publics et les actions de compagnie. Tout opérateur non agréé est un colporteur illégal.

Ce monopole crée immédiatement une caste. Les agents de change sont à la fois fonctionnaires du roi et opérateurs du marché, rémunérés par des commissions sur chaque transaction. Leur nombre est fixé à soixante par l'arrêt fondateur. Ils sont propriétaires de leur charge, qu'ils peuvent revendre à prix d'or. Cette superposition d'une institution publique et d'intérêts privés constitue l'ADN de la finance parisienne pendant deux siècles et demi.

La Révolution suspend la Bourse en 1793, au moment même où la spéculation sur les assignats bat son plein hors de toute institution. Elle réouvre sous le Directoire. Napoléon lui offre son temple : le Palais Brongniart, commandé en 1808, achevé en 1825. Le monopole des agents de change ne sera aboli qu'en 1988, lors de la grande réforme libérale de la Bourse, qui transforme les opérateurs en sociétés commerciales concurrentes. La charge d'agent de change, trois siècles d'aristocratie financière, disparaît alors définitivement.

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Événement
1793
1793 — Premier Café de la Régence (souvent confondu avec le second, au 161)
t2 p 217
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Événement
1628
Événement
1644
1 janvier 1644 — Salle de Gallois du Mestayer (emplacement de l'entrée)/Salle des Métayers
t2 p 115
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Événement
1848
22 février 1848 — Demeure de Camille Odilon Barrot
t2 p 643
C'est le début de la Révolution de février 1848. Le 22 février 1848, tout commence presque calmement, dans un salon de la Chaussée d’Antin. Une délégation de l’opposition se rend chez Odilon Barrot, chef de file des réfo …

C'est le début de la Révolution de février 1848. Le 22 février 1848, tout commence presque calmement, dans un salon de la Chaussée d’Antin. Une délégation de l’opposition se rend chez Odilon Barrot, chef de file des réformistes, pour trancher la question qui met le feu aux poudres : maintenir ou non le grand banquet réformiste prévu à l’est de Paris, interdit par le gouvernement Guizot.

Barrot, Lamartine, Marrast et d’autres y pèsent le pour et le contre. Le banquet devait couronner la campagne des banquets, cette forme détournée de réunion politique par laquelle l’opposition réclame l’élargissement du suffrage. Mais le risque de heurts est réel, et la monarchie de Juillet a choisi la manière forte : interdiction pure et simple du cortège et du repas. Après discussion, Barrot obtient la résiliation de la manifestation, en échange de la promesse d’une mise en accusation des ministres à la Chambre.

Cette reculade des modérés ne calme rien. Dans la nuit, le banquet est officiellement annulé, mais, comme l’admettra Barrot lui‑même, « le char est lancé, et quoi que nous fassions le peuple sera demain dans la rue ». Le 22 février au matin, étudiants et ouvriers commencent à se rassembler, la Marseillaise aux lèvres, bien décidés à transformer l’interdiction d’un repas politique en ouverture d’une crise de régime.

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Événement
1829
1829 — Demeure d'Alexandre Dumas père
t2 p 203
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Événement
Événement
1864
1864 — Demeure d'Émile Zola (avec sa mère)
t2 p 447
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Événement
1827
1827 — Hôtel de Chatillon/Demeure de Hyacinthe Tabaud de Latouche/Demeure d'Honoré de Balzac
t2 p 571
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Événement
1785
septembre 1785 — Demeure de Jacques-Nicolas Billaud-Varenne
t2 p 374
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Événement
Date imprécise — Demeure d'Auguste Blanqui
t2 p 95
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Événement
1794
Événement
1790
1790 — Demeure de Nicolas de Condorcet
t2 p 47
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Événement
1824
1824 — Hôtel de Beaune/Demeure de François-René de Chateaubriand
t2 p 327
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Événement
1841
Événement
1864
1864 — Demeure de Jean-François Millet/Demeure d'Alexandre Cabanel
t2 p 22
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Événement
1792
1792 — Demeure de Jean-Nicolas Pache
t2 p 572
Demeure de Jean-Nicolas Pache, ministre de la Guerre, maire hébertiste de Paris, membre du club des Cordeliers, un des grands "désorganisateurs" de la Révolution française
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Événement
Événement
Événement
Événement
1852
1852 — Demeure de Félicité Robert de Lamennais
t2 p 222
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Événement
1699
1699 — Au Soleil d'Or/Demeure de Jean-François Regnard
t2 p 79
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Événement
1759
1759 — Demeure de Giacomo Casanova de Seingalt
t2 p 355
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Événement
Date imprécise — Demeure de Pierre Waldeck-Rousseau
t2 p 585
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Événement
1900
Événement
1429
1429 — Hôtel des évêques de Beauvais/Demeure de Pierre Cauchon
t2 p 169
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Événement
1849
1849 — Demeure de Jules Michelet
t2 p 647
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Événement
Événement
1738
8 janvier 1738 — Demeure de Mme de Pompadour
t2 p 343
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Événement
1838
1838 — Demeure de Marceline Desbordes-Valmore
t2 p 9
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Événement
1837
Événement
Événement
1792
1792
t2 p 423
Demeure de Maximin Isnard, un des plus droitiers des Girondins. Il échappera à l'arrestation de ceux-ci et reviendra aux affaires après Thermidor pour organiser la chasse aux Jacobins
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Événement
1816
Événement
Événement
Événement
1886
juin 1886 — Demeure de Vincent van Gogh/Demeure de Théo van Gogh
t2 p 38
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Événement
Date imprécise — Demeure de Cassini de Thury
t2 p 523
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Événement
1867
Événement
1840
1840 — Demeure d'Henri-Clément Sanson
t2 p 96
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Événement
Date imprécise — Villa des Ternes/Demeure de Théophile-Alexandre Steinlen
t2 p 551
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Événement
Événement
1803
Événement
Événement
Date imprécise — Demeure de Jean-Martin Charcot
t2 p 564
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Événement
1868
septembre 1868 — Demeure et atelier de William Bouguereau
t2 p 189
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Événement
1859
1859 — Demeure de Claude Bernard
t2 p 369
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Événement
Date imprécise — Demeure d'Émile de Girardin
t2 p 267
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Événement
Événement
Date imprécise — Demeure de Jean Bart (présumée à tort)
t2 p 545
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Événement
Événement
1851
4 décembre 1851 — Barricade en 1851
t2 p 157
Denis Dussoubs est abattu par la troupe, alors qu'il remplaçait son frère malade, le député Gaston Dussoubs, sur une barricade dressée contre le coup d'État de Badinguet
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Événement
1851
4 décembre 1851 — Barricade en 1851
t2 p 157
Denis Dussoubs est abattu par la troupe, alors qu'il remplaçait son frère malade, le député Gaston Dussoubs, sur une barricade dressée contre le coup d'État de Badinguet
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Événement
1826
1826 — Galeries de Bois (construites en 1784, détruites en 1826)/Camp des Tartares
t2 p 219-222
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Événement
Événement
1672
15 novembre 1672 — Jeu de paume du Bel-Air/Jeu de paume de Bécquet/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la seconde)
t2 p 601
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Événement
1789
12 juillet 1789 — Café de Foy/Jardin du Palais Royal ("Capitale de l'agitation")
t2 p 221
Un dimanche de juillet 1789, un jeune avocat sans causes saute sur une table de café, un pistolet à chaque main — et le jardin du Palais-Royal se met en marche vers la Bastille. Ce dimanche 12 juillet 1789, Paris sait de …

Un dimanche de juillet 1789, un jeune avocat sans causes saute sur une table de café, un pistolet à chaque main — et le jardin du Palais-Royal se met en marche vers la Bastille.

Ce dimanche 12 juillet 1789, Paris sait depuis le matin : le roi a renvoyé Necker. Le jardin du duc d'Orléans, seul coin de la ville où la police royale n'entre pas, grouille de pamphlétaires et de badauds sous les arcades. On l'appelle « la capitale de l'agitation ».

Au 57-60 de la galerie de Montpensier, le café de Foy déborde. Un jeune homme de vingt-neuf ans, avocat sans clients et journaliste sans journal, s'y impatiente : Camille Desmoulins. Il bégaie — un défaut qui lui a barré le barreau. Mais ce jour-là, dit la tradition, l'émotion emporte le bégaiement. Il grimpe sur une table, un pistolet à chaque main, et harangue la foule.

Le renvoi de Necker, lance-t-il, est « le tocsin d'une Saint-Barthélemy des patriotes » : ce soir même, les régiments suisses et allemands sortiront égorger Paris. « Aux armes ! » La menace n'a rien d'une invention : les troupes étrangères cernent la ville, et le soir venu, la cavalerie du prince de Lambesc chargera la foule aux Tuileries. Desmoulins propose le vert, « couleur de l'espérance ». La foule se rue sur les arbres du jardin, les dépouille de leurs feuilles, et s'en pique aux chapeaux. Desmoulins racontera plus tard qu'on lui glissa plutôt un ruban vert ; peu importe, la cocarde est née.

Ironie de la teinte : elle ne passera pas la semaine. Le vert est la livrée du comte d'Artois — couleur compromettante, aussitôt délaissée pour le bleu et le rouge de Paris, bientôt relevés de blanc pour former la cocarde tricolore. La couleur de l'espérance était celle de l'ennemi.

On a fait de cette scène l'étincelle de la Révolution. Étincelle, soit — mais la poudre était déjà répandue. Ce 12 juillet, les barrières de l'octroi flambaient au nord de la ville ; le pain touchait son prix le plus haut du siècle ; la peur des troupes courait les faubourgs. Les historiens, de Mathiez à Soboul, l'ont rappelé : le cri de Desmoulins n'a pas créé le mouvement, il l'a allumé. Deux jours plus tard, la Bastille tombait.

Reste l'ironie du lieu. Le café de Foy, berceau de l'insurrection, était tenu par la famille Jousserand. Deux ans plus tard, ces mêmes Jousserand en avaient fait un repaire d'aristocrates : le café où l'on avait crié « aux armes » penchait pour le roi. Il ferma en 1874. Mais les arcades de la galerie de Montpensier sont toujours là, aux numéros 57 à 60, où l'on prend aujourd'hui un café sans savoir qu'on foule l'endroit où un bègue, un dimanche, trouva sa voix.

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Événement
1794
1 juin 1794
t2 p 371-372
École militaire créée par la Convention pour de jeunes citoyens, âgés de 16 à 17 ans, fils de cultivateurs ou d'artisans et de volontaires blessés, à raison de 6 par district de la République, soit 3 500 hommes
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Événement
Événement
1791
3 mai 1791 — Cabinet des figures de cire de Curtius
t2 p 221
Effigie du Pape réalisée par Curtius brûlée dans le jardin du Palais Royal pour avoir condamné la constitution civile du clergé et la Déclaration des Droits de l'Homme
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Événement
1798
27 octobre 1798 — Église St Jacques du Haut-Pas/Temple de la Bienfaisance
t2 p 442
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Événement
1791
avril 1791 — Église du couvent des Théatins (archevêque de Théate)
t2 p 660-661
Église que l'on soupçonne d'être tenue par des prêtres "non-jureurs", ou "insermentés" ; les Jacobins apposent sur le portail des verges et un "Avis aux dévotes aristocrates, médecine purgative distribuée gratis le diman …

Église que l'on soupçonne d'être tenue par des prêtres "non-jureurs", ou "insermentés" ; les Jacobins apposent sur le portail des verges et un "Avis aux dévotes aristocrates, médecine purgative distribuée gratis le dimanche"

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Événement
1720
Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Porte Montmartre (vestiges)
t2 p 153
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Événement
1257
1257 — Enclos des Chartreux de Vauvert
t2 p 474-475
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Événement
1789
1789 — Couvent des Jacobins St Honoré (entrée en 1789)/Club des Jacobins
t2 p 102
Entrée par laquelle on accédait à la chapelle où se tenaient les réunions de la "société des Amis de la Constitution", qui prendra de ce fait le nom de "Club des Jacobins"
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Événement
1842
1842 — Ateliers Sax
t2 p 408
Entreprise de l'inventeur du saxophone, fabrique d'instruments à vent en bois et cuivre employant plus de 200 ouvriers
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Événement
Événement
Date imprécise — Fontaine de la Seraine (c'est-à-dire de la "sirène")/Fontaine de la Reine/Fontaine Greneta/Fontaine de la Trinité
t2 p 399 ?
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Événement
1849
17 octobre 1849 — Hôtel Baudard de Saint-James/Ambassade de Russie/Demeure de Frédéric Chopin
t2 p 615
Il avait quitté Varsovie prise par les Russes en 1831 ; il meurt à Paris en 1849, l'année où l'Europe des peuples est écrasée une seconde fois. Frédéric Chopin meurt le 17 octobre 1849 au 12 place Vendôme, dans l'apparte …

Il avait quitté Varsovie prise par les Russes en 1831 ; il meurt à Paris en 1849, l'année où l'Europe des peuples est écrasée une seconde fois.

Frédéric Chopin meurt le 17 octobre 1849 au 12 place Vendôme, dans l'appartement que ses amis lui ont trouvé pour ses derniers mois. Il a trente-neuf ans. La tuberculose le mine depuis des années ; il ne peut plus jouer, plus enseigner, plus gagner sa vie. Sa sœur Ludwika est venue de Varsovie pour l'assister.

Il était arrivé à Paris en septembre 1831, à vingt et un ans, après la chute de Varsovie devant les armées du tsar. Il faisait partie de la Grande Émigration polonaise, ces milliers de patriotes qui ont fait de Paris la capitale de la Pologne en exil. Il n'est jamais retourné dans son pays.

Sa vie parisienne fut celle d'un musicien admiré des salons, professeur des filles de l'aristocratie, ami de Delacroix qui le peignit, compagnon de George Sand pendant dix ans. Sa rupture avec elle en 1847 le laisse seul et sans force. En 1848, il donne son dernier concert public à Paris en février, quelques jours avant la révolution qui renverse Louis-Philippe. Il fuit ensuite les troubles vers Londres et l'Écosse, où le climat achève de le détruire.

L'année 1849 est celle de l'écrasement du printemps des peuples : la République romaine tombe sous les troupes françaises envoyées par Louis-Napoléon, la Hongrie de Kossuth est écrasée par les armées russes en août. Les Polonais de Paris, qui espéraient que 1848 leur rendrait leur pays, comprennent que rien ne viendra.

Ses funérailles ont lieu à la Madeleine le 30 octobre. On y joue le Requiem de Mozart, ce qui exige que les chanteuses soient dissimulées derrière un rideau noir, les femmes étant interdites de chœur dans cette église. Il est inhumé au Père-Lachaise. Son cœur, selon ses volontés, est retiré et transporté clandestinement à Varsovie par sa sœur, dans une urne. Il est scellé depuis dans un pilier de l'église Sainte-Croix.

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Événement
1680
22 octobre 1680 — Jeu de paume de la Bouteille/Théâtre de Guénégaud/Salle Guénégaud/Académie royale de Musique
t2 p 116
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Événement
1673
26 mai 1673 — Jeu de paume de la Bouteille/Théâtre Guénégaud
t2 p 116
Fusion des troupes de Molière et du Marais ; elles s'installent dans la salle Guénégaud ; leur réunion forme une des deux troupes qui deviendront les "Comédiens français"
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Événement
1786
1786 — Galeries de Bois/Camp des Tartares/Galerie d'Orléans
t2 p 219-222
Galerie marchande en bois, très mal famée, décrite par Balzac ; un stand présentait "ce que Dieu ne peut voir", c'est-à-dire un miroir, Dieu n'ayant pas d'image ; et un autre la belle Zulina, un mannequin de cire nu
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Événement
1841
1841 — Pavillon de chasse/Siège de la Revue des Indépendants
t2 p 158
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Événement
Événement
Événement
Événement
1594
27 décembre 1594 — Hôtel du Bouchage
t2 p 424
Henri IV est victime d'un attentat perpétré chez Gabrielle d'Estrée lors d'une audience par Jean Châtel, un ancien élève des jésuites. Il est blessé à la lèvre et perd une dent
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Événement
Date imprécise — Hôtel d'Isaac de Laffemas (fronton du portail remarquable)
t2 p 452
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Événement
Date imprécise — Hôtel de Louis-Philippe d'Orléans
t2 p 307
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Événement
1831
1831 — Hôtel de France/Demeure de George Sand et de Franz Liszt
t2 p 307
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Événement
Date imprécise — Demeure de Leandro Fernández de Moratín
t2 p 560
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Événement
1871
1871 — Hôtel de La Fare/Ambulance pendant la Commune
t2 p 615
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Événement
1900
1900 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau, sculptures de la façade)
t2 p 320
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Événement
1901
1901 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau, sculptures de la façade et du porche)
t2 p 319
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Événement
1871
24 mai 1871 — Ancienne préfecture de police
t2 p 200
Incendie de la préfecture de police. Elle déménagera dans la caserne de la Cité. 238 bâtiments sont incendiés en tout à Paris pendant la Semaine sanglante, dont certains par leur propriétaire, pour toucher les primes d'a …

Incendie de la préfecture de police. Elle déménagera dans la caserne de la Cité. 238 bâtiments sont incendiés en tout à Paris pendant la Semaine sanglante, dont certains par leur propriétaire, pour toucher les primes d'assurance

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Événement
1895
1 juillet 1895 — Ateliers de fournitures militaires Godillot (de 1876)
t2 p 355
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Événement
1830
12 décembre 1830 — Temple du Marais (en 1803)/Église réformée de France
t2 p 377
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Événement
1681
28 mars 1681 — Chapelle du couvent des filles de la Visitation Ste Marie
t2 p 377
Le 28 mars 1681, le corps de Nicolas Fouquet est inhumé dans la chapelle de la famille Fouquet du couvent de la Visitation, rue Saint-Antoine. Il est mort un an plus tôt, le 23 mars 1680 à Pignerol (Pinerolo en Italie), …

Le 28 mars 1681, le corps de Nicolas Fouquet est inhumé dans la chapelle de la famille Fouquet du couvent de la Visitation, rue Saint-Antoine. Il est mort un an plus tôt, le 23 mars 1680 à Pignerol (Pinerolo en Italie), dans sa prison des Alpes piémontaises, après dix-neuf ans de captivité. Il avait soixante-cinq ans.

L'histoire de Fouquet est celle d'une chute spectaculaire au sommet de l'État. Surintendant des finances de Louis XIV, il était l'homme le plus puissant de France après le roi — et peut-être, selon certains, trop conscient de l'être. En août 1661, il reçoit le roi à Vaux-le-Vicomte pour une fête d'un faste inouï : six mille invités, Molière joue, Le Brun a peint, Le Nôtre a dessiné les jardins. Louis XIV rentre à Versailles humilié par la splendeur de son ministre.

Trois semaines plus tard, d'Artagnan — le vrai, capitaine des mousquetaires — arrête Fouquet à Nantes sur ordre du roi. Colbert, qui convoitait sa place, avait instruit le dossier. Le procès dure trois ans. La chambre de justice le condamne au bannissement perpétuel. Louis XIV, trouvant la peine insuffisante, commue d'autorité en emprisonnement à vie.

Pignerol, forteresse alpine, inaccessible, où l'on mettait les prisonniers dont on ne voulait plus entendre parler. Fouquet y vécut sous surveillance permanente, ses courriers lus, ses visiteurs contrôlés. Sa femme et sa fille obtinrent, après des années de démarches, l'autorisation de le rejoindre. Il mourut entre leurs bras.

Son corps fut ramené à Paris et inhumé discrètement rue Saint-Antoine, loin de la gloire de Vaux-le-Vicomte. La chapelle de la Visitation a disparu, les ossement des Fouquets demeurent derrière le mur de la crypte de l'ancienne chapelle, devenue en 1802 le Temple protestant du Marais. Des plaques des tombes d'autres membres de la famille subsistent et sont conservées au Musée Carnavalet.

La Citadelle piémontaise de Pignerol / Pinerolo

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Événement
1634
1634 — Cimetière St Sauveur (appelé "le St Denis des rois de la farce")
t2 p 482 & 484
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Événement
1718
1718 — Hôtel de Beaufort/Banque de Law
t2 p 312-313
Installation de la banque générale de John Law, expert en agiotage ; l'Hôtel deviendra par la suite un bordel ; un lieu décidément voué à des activités peu honorables
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Événement
1832
6 juin 1832 — Maison des saint-simoniens (communauté exclusivement masculine)
t2 p 124-125
Installation de la communauté saint-simonienne composée de 40 "fils", détournement de la pensée de Saint-Simon ; elle sera vite dissoute pour atteinte aux bonnes mœurs
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Événement
1720
Événement
1429
8 septembre 1429 — Porte St Honoré/Enceinte de Charles V
t2 p 426-427
Le 8 septembre 1429, fête de la Nativité de la Vierge, Jeanne d'Arc lance l'assaut sur la porte Saint-Honoré, dans l'enceinte de Charles V qui ceint la rive droite de Paris. La ville est tenue par les Bourguignons et les …

Le 8 septembre 1429, fête de la Nativité de la Vierge, Jeanne d'Arc lance l'assaut sur la porte Saint-Honoré, dans l'enceinte de Charles V qui ceint la rive droite de Paris. La ville est tenue par les Bourguignons et les Anglais; le duc de Bedford, régent du roi Henri VI, en a fait le coeur du dispositif anglais en France. Depuis la victoire d'Orléans en mai et le sacre de Charles VII à Reims en juillet, Jeanne pousse vers la capitale; le roi la suit de loin, prudent, réticent.

Le 7 septembre, elle a campé à Monceau, village situé à l'emplacement de l'actuelle place de Lévis dans le 17e arrondissement. Le 8 au matin, accompagnée du duc d'Alençon, de Gilles de Rais et du maréchal de Boussac, elle porte ses troupes devant la porte Saint-Honoré, à l'emplacement approximatif de l'actuelle rue de l'Échelle. Des couleuvrines ont été installées sur la butte Saint-Roch pour appuyer l'assaut. Les fossés remplis d'eau qui protègent la porte sont larges et profonds; pour en mesurer la praticabilité, Jeanne s'avance elle-même jusqu'au bord et sonde la profondeur avec sa lance.

C'est là qu'un carreau d'arbalète la frappe à la cuisse. Elle refuse d'abord d'être emportée, continue d'exhorter ses troupes, ordonne de poursuivre l'assaut. Son porte-étendard est tué à ses côtés. Ce n'est qu'à la tombée du soir que ses capitaines la contraignent à se retirer; elle est soignée à la maison à l'enseigne des Genêts, près de l'actuelle place André Malraux, puis Gilles de Rais la ramène dans la nuit au village de La Chapelle, au nord de Paris, où elle avait établi son quartier général.

Le lendemain, Charles VII ordonne la retraite. Il refuse de recommencer l'assaut et rappelle ses troupes vers la Loire, faisant détruire le pont de bateaux pour ne pas laisser à Jeanne la possibilité d'agir seule. L'occasion de reprendre Paris est perdue. Jeanne, clouée au lit par sa blessure, ne peut qu'obéir au roi qu'elle a sacré deux mois plus tôt.

Paris restera sous domination anglaise et bourguignonne jusqu'en 1436, sept longues années après la blessure de la porte Saint-Honoré. Ce délai, Charles VII le devait à sa propre timidité. Il en fallait un peu moins pour comprendre ce que la prudence d'un roi peut coûter à ceux qui se battent pour lui.

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Événement
1429
8 septembre 1429 — Maison à l'enseigne des Genêts
t2 p 426-427
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Événement
1720
14 décembre 1720 — Hôtel de La Porte/Demeure et bureau général de la banque de John Law
t2 p 617
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Événement
1778
1778 — Hôtel de l'abbé Terray (comportant une galerie entièrement dorée)
t2 p 188
L'abbé Terray qui, ministre des finances de Louis XV, a provoqué la ruine de tant de gens, lègue son somptueux hôtel à une ancienne "favorite" du roi, devenue la sienne. Les voies du Seigneur...
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Événement
1792
30 juin 1792 — Cabinet des figures de cire de Curtius
t2 p 221
La veille, il n'était venu personne aux Champs-Élysées. Le lendemain, on le brûle en effigie au Palais-Royal. Philippe Curtius est médecin, alsacien de naissance, Parisien de vocation. Dans les années 1780, il a installé …

La veille, il n'était venu personne aux Champs-Élysées. Le lendemain, on le brûle en effigie au Palais-Royal.

Philippe Curtius est médecin, alsacien de naissance, Parisien de vocation. Dans les années 1780, il a installé au Palais-Royal un cabinet de figures de cire — les visages des grands du moment, modelés avec une précision troublante, changés selon l'actualité. C'est l'un des lieux les plus courus de Paris. En juillet 1789, c'est depuis son cabinet que la foule arrachera les bustes de Necker et du duc d'Orléans pour les porter en procession sur les boulevards, déclenchant l'émeute des 12 et 13 juillet qui précède la Bastille.

Curtius ne choisit pas ses sujets en fonction de leurs mérites : il choisit ceux qui font parler. En 1792, La Fayette est au cabinet, 17 galerie de Montpensier. Il y a quelques mois encore, c'était un héros — commandant de la Garde nationale parisienne, figure du constitutionnalisme bourgeois. Mais la figure s'est craquelée. La fusillade du Champ-de-Mars en juillet 1791, où sa Garde nationale a tiré sur des pétitionnaires républicains, lui a aliéné la gauche. Depuis, les Jacobins et les sections populaires n'ont pour lui que mépris.

Le 29 juin 1792, La Fayette a tenté de reconquérir Paris. Il a quitté son armée sans ordre pour se présenter à l'Assemblée nationale, dénoncer les Jacobins, proposer au roi de fuir sous sa protection. Puis il a convoqué ses partisans avenue des Champs-Élysées pour une démonstration de force. Il n'est venu presque personne.

Le 30 juin, au 17 galerie de Montpensier, le peuple du Palais-Royal prend sa revanche. L'effigie de cire de La Fayette est sortie du cabinet et brûlée dans le jardin. Ce n'est pas une émeute : c'est un verdict. Le Palais-Royal a toujours su avant les assemblées ce que Paris pense.

Curtius mourut le 26 septembre 1792, au lendemain de la proclamation de la République. Sa nièce et apprentie Marie Grosholtz allait encore passer dix ans à Paris — modelant les masques des guillotinés pendant la Terreur, dont ceux de Marie-Antoinette et de Robespierre — avant de s'installer définitivement à Londres, où elle ouvrit son propre musée sous le nom de Mme Tussaud.

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Événement
1791
1791 — Chapelle des Filles du Calvaire/Théâtre du Boudoir des Muses
t2 p 580
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Événement
1830
27 juillet 1830 — Imprimerie du premier journal "Le Temps"
t2 p 347
Le 27 juillet 1830, à l'aube, des gendarmes se présentèrent au 101 de la rue de Richelieu pour saisir les presses du journal Le Temps. La révolution commença là. Les ordonnances de Charles X, publiées la veille, suspenda …

Le 27 juillet 1830, à l'aube, des gendarmes se présentèrent au 101 de la rue de Richelieu pour saisir les presses du journal Le Temps. La révolution commença là.

Les ordonnances de Charles X, publiées la veille, suspendaient la liberté de la presse. Le Temps avait continué de paraître en défi. Jean-Jacques Baude, présent dans l'imprimerie, résista verbalement. Les ouvriers typographes et les passants virent les presses emportées. La nouvelle se propagea dans les quartiers.

Les insurgés coururent à l'armurerie Lepage, au 6 de la rue de Richelieu, pour s'armer. D'autres pillèrent le musée de l'Artillerie, place Saint-Thomas-d'Aquin. Cour du Dragon, rue du Dragon, des ferronniers distribuèrent des barres de fer et des piques. La première barricade fut érigée aux 157-159 de la rue Saint-Honoré. Les premiers morts tombèrent place de la Bourse.

Le maréchal Marmont, commandant les troupes royales, établit son quartier général à l'Hôtel Royal, rue des Pyramides. Un coup de feu parti de là déclencha la répression — qui tourna rapidement à la déroute : nombre de soldats refusaient de tirer sur les Parisiens.

Au 9 de la rue Coq-Héron, les députés libéraux de l'opposition se réunissaient chez Casimir Perier. Des jeunes gens venus les acclamer furent sabrés devant la porte sans que Perier ne bougât. La bourgeoisie libérale hésitait ; le peuple se battait. Au 71 de la rue du Temple, les frères Garnier-Pagès installèrent le quartier général d'une commune centrale républicaine.

Les combats de la rue Saint-Honoré restèrent dans les mémoires. Eugène Delacroix, qui observa sans se battre, y puisa l'image de La Liberté guidant le peuple, peint l'automne suivant et exposé au Salon de 1831.

Le 27 juillet fut le premier des Trois Glorieuses. Les deux suivants chassèrent Charles X.

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Événement
1629
1629 — Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne (salle créée en 1548)
t2 p 113
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Événement
1629
1629 — Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne (salle créée en 1548)
t2 p 113
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Événement
1629
1629 — Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne (salle créée en 1548)
t2 p 113
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Événement
Événement
1267
1267
t2 p 63
Le nom de la rue d'Autriche, puis d'Autruche, viendrait par déformation de "l'Hoste riche", le comte de Poitiers l'étant particulièrement
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Événement
1872
1872 — Enclos des Chartreux de Vauvert/Demeure de Charles Leconte de Lisle
t2 p 475
Leconte de Lisle habite la maison au fond derrière la serre
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Événement
Date imprécise — Café Le Dôme
t2 p 158
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Événement
1848
24 février 1848 — Mairie de l'ex 12ème arrondissement (de 1805 à 1850)
t2 p 443 & 445
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Événement
1640
1640 — Auberge Au Grand St Martin/Siège de la Compagnie des Fiacres
t2 p 406
Les voitures de place de Sauvage prennent le nom de l'auberge où elles sont remisées ; qui le tient elle même d'une image de St Fiacre voisine.
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Événement
1742
1742 — Hôtel Lambert de 1644 (donne sur le quai d'Anjou)
t2 p456
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Événement
1742
1742 — Hôtel Lambert (de 1644, donnant aussi sur la rue St Louis en l'Île)
t2 p456
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Événement
Date imprécise — Café du Caveau/Caveau du Sauvage
t2 p 223
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Événement
Date imprécise — Hôtel des Parlementaires
t2 p 48
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Événement
1310
1310 — Parvis de Notre-Dame (lieu traditionnel de repentance publique des condamnés à mort)
t2 p 232
Lieu où les condamnés devaient avouer leur crime et demander pardon avant leur exécution ; comme les Templiers qui refusaient de renier leur ordre
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Événement
1313
mars 1313
t2 p 51
Lieu possible de naissance de Boccace, fils d'un lombard de Florence
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Événement
1826
1826 — Maison de santé du docteur Philippe Pinel
t2 p 125
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Événement
Événement
1852
1852 — Demeure de Prosper Mérimée
t2 p 46
Maison du romancier, auteur de la fameuse dictée, agent secret de Napoléon III ; son incendie en 1871 fut attribué à des prétendues pétroleuses
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Événement
1685
1685 — Demeure de Jean de La Fontaine
t2 p 434
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Événement
1878
1878 — Bouillon Montesquieu (ancien établissement de bains)/Bouillon Duval
t2 p 148-149
Maison mère des Bouillons Duval, fondés en 1855 ; introduction du bonnet blanc pour les serveuses
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Événement
1899
20 août 1899 — Église St Joseph
t2 p 470-471
Manifestation appelée par le "Journal du Peuple" à l'occasion du second procès en révision de Dreyfus ; une bagarre entre anarchistes et extrême droite se termine par un saccage de l'église
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Événement
1950
22 avril 1950
t2 p 325
Manifestation des Jeunesses communistes, aux accents de "Ma Blonde", pour la restauration du billet SNCF collectif à 50%
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Événement
Date imprécise
t2 p 113
Marché où les clochards vendaient le tabac tiré des mégots, l'herbe à Nicot
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Événement
1848
25 juin 1848 — Petit bois voisin du passage Ronce (disparu)
t2 p 363
Massacre d'hommes sans armes sous prétexte que "leurs mains sentaient la poudre"
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Événement
Événement
1632
1632 — Jeu de paume de la Fontaine/Théâtre de Mondory
t2 p 129 & 641
Mondory quitte la salle du cul-de-sac Berthaud, qui subira un incendie en 1634
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Événement
1897
16 décembre 1897 — Demeure d'Alphonse Daudet
t2 p 585
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Événement
1778
1778 — Demeure d'Antoine Suard (secrétaire perpétuel de l'Académie française)
t2 p 369
Mort d'Antoine Suard ; censeur royal qui refusa la représentation du "Mariage de Figaro"
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Événement
1940
24 mars 1940 — Demeure d'Édouard Branly (à partir de 1928)
t2 p 475
Mort d'Édouard Branly, physicien et médecin, inventeur du principe de la TSF en 1890. Édouard Branly meurt le 24 mars 1940 au 87 boulevard Saint-Michel, à quatre-vingt-dix-sept ans. Paris est encore en drôle de guerre — …

Mort d'Édouard Branly, physicien et médecin, inventeur du principe de la TSF en 1890.

Édouard Branly meurt le 24 mars 1940 au 87 boulevard Saint-Michel, à quatre-vingt-dix-sept ans. Paris est encore en drôle de guerre — il mourra sans voir l'Occupation, de justesse.

Il avait inventé en 1890 ce qu'il appelait le cohéreur — un tube de limaille de fer dont la résistance électrique chutait brutalement en présence d'ondes électromagnétiques. Ce dispositif, apparemment anodin, était la clef qui manquait pour transformer les ondes de Hertz en signal utilisable à distance. C'est sur ce principe que Marconi construisit en 1895 sa première transmission radio, sans que Branly soit associé à la paternité de l'invention ni aux brevets qui en découlèrent.

La question de la priorité empoisonna une partie de sa vie. Branly avait publié ses travaux, démontré le phénomène, mais n'avait pas pensé à breveter. Marconi, lui, avait pensé à breveter — et à communiquer. La gloire industrielle alla à l'Italien ; la reconnaissance scientifique à Branly, plus tardivement et plus discrètement.

Catholique fervent, professeur à l'Institut Catholique de Paris pendant cinquante ans, il était aussi médecin et s'intéressait aux effets biologiques des ondes — ce qui en fait, rétrospectivement, un précurseur inattendu de questions très contemporaines.

Il est enterré au Père-Lachaise, 10e division, à quelques pas de la tombe de Nadar — un autre pionnier des communications, mort trente ans avant lui.

Plaque apposée au n°87 du boulevard Saint-Michel (Paris, 5e), où vécut le physicien et médecin Édouard Branly (1844-1944) de 1928 à sa mort, le 24 mars 1940.

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Événement
1662
19 août 1662 — Maison à l'enseigne du Lion d'Or/Demeure de Blaise Pascal (chez sa sœur)
t2 p 361
Quelqu'un déchire la doublure d'un vêtement et trouve un parchemin cousu là depuis huit ans. Blaise Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand. À seize ans, il avait rédigé un Essai sur les coniques qui stupéfia le …

Quelqu'un déchire la doublure d'un vêtement et trouve un parchemin cousu là depuis huit ans.

Blaise Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand. À seize ans, il avait rédigé un Essai sur les coniques qui stupéfia les mathématiciens. À dix-neuf ans, il construisit la Pascaline, première machine à calculer mécanique. À vingt-trois ans, il conduisit les expériences de Torricelli sur la pression atmosphérique et démontra l'existence du vide contre les aristotéliciens. À trente-neuf ans, il mourait dans la maison de sa sœur Gilberte Périer, au 67 rue du Cardinal Lemoine, dans le 5e arrondissement, après des semaines d'agonie.

L'autre Pascal, celui des Pensées et des Provinciales, avait commencé le soir du 23 novembre 1654. Ce soir-là, entre dix heures et minuit, il connut ce qu'il appellera simplement dans ses notes : « Feu. » Une expérience mystique dont il rédigea immédiatement le compte rendu sur un parchemin, qu'il transcrivit ensuite sur du papier, et qu'il cousit dans la doublure de son manteau pour le porter sur lui jusqu'à la mort. Ce parchemin, le « Mémorial », ne fut découvert qu'après son décès : ses serviteurs, dépliant ses habits, sentirent quelque chose de dur dans la doublure. Il commençait par le mot : « FEUX. »

À partir de cette nuit de 1654, Pascal abandonna progressivement les sciences et se consacra à la polémique religieuse et à la réflexion sur la condition humaine. Les Provinciales (1656-1657), dix-huit lettres satiriques contre la casuistique des jésuites, furent l'une des œuvres de prose française les plus lues du siècle. Les Pensées, fragments d'une apologétique du christianisme jamais achevée, furent publiées après sa mort : elles comptent parmi les grandes œuvres de la philosophie française.

Pascal est mort à trente-neuf ans. Les médecins avaient identifié une « vapeur » au cerveau, probablement un cancer ou une méningite tuberculeuse. Il était épuisé, douloureux, mais lucide. Il refusa les secours religieux pour lui-même tant qu'un pauvre n'en aurait pas bénéficié d'abord. La nuit du 18 au 19 août 1662, il dit : « Que Dieu ne m'abandonne jamais. » Il mourut quelques heures plus tard.

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Événement
1789
23 décembre 1789 — Demeure de l'abbé de l'Épée
t2 p 168
Mort de l'abbé de l'Épée, initiateur en 1760 de l'enseignement des jeunes sourds-muets
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Événement
1694
7 décembre 1694
t2 p 560
Mort de l'acteur de la Comédie Italienne qui créa le premier en France le personnage de Scaramouche
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Événement
1907
1907 — Demeure de Joris-Karl Huysmans
t2 p 518
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Événement
1923
1923 — Demeure de Sarah Bernhardt
t2 p 253
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Événement
1778
3 juillet 1778 — Demeure de Wolfgang Amadeus Mozart (accompagné de sa mère)
t2 p 512
Le 18 juin 1778, Mozart était acclamé au Concert Spirituel. Quinze jours plus tard, il était seul. Wolfgang a vingt-deux ans quand il arrive à Paris en mars 1778 avec sa mère, Anna Maria. Son père Leopold les a envoyés d …

Le 18 juin 1778, Mozart était acclamé au Concert Spirituel. Quinze jours plus tard, il était seul.

Wolfgang a vingt-deux ans quand il arrive à Paris en mars 1778 avec sa mère, Anna Maria. Son père Leopold les a envoyés depuis Salzbourg chercher un poste, des commandes, une percée. Paris est alors la capitale musicale de l'Europe — mais elle n'a rien prévu pour un prodige qui n'est plus un enfant et pas encore un nom.

Les protecteurs se défilent, les auditions ne donnent rien, l'argent fond. Pour économiser, ils abandonnent leur premier logement pour une chambre à l'auberge des Quatre Fils Aymon, rue du Gros-Chenet — l'actuel 8 rue du Sentier. C'est là que tout se passe.

Le 18 juin, la Symphonie n°31 — dite « Paris » — est créée au Concert Spirituel devant un parterre enthousiaste. Un succès. Mozart rentre satisfait. Sa mère, elle, décline depuis plusieurs semaines.

La chambre est sombre, la nourriture mauvaise, les médecins tardent. Anna Maria perd l'ouïe, puis la vue. Le 3 juillet 1778, à vingt-et-une heures, elle meurt. Elle avait cinquante-sept ans.

Ce soir-là, Mozart écrit deux lettres. La première est pour l'abbé Bullinger, ami de la famille à Salzbourg : il lui demande de préparer son père avant qu'une autre lettre n'arrive. La seconde est pour Leopold. Il y décrit la maladie, les derniers instants, le dernier soupir — avec une précision qui ne cache pas le chagrin mais le tient à distance, comme une main qui appuie sur une blessure. Il demande pardon d'apporter une nouvelle si douloureuse.

Leopold Mozart, à Salzbourg, est anéanti. Il avait épousé Anna Maria par amour, chose rare à l'époque. Ils ne s'étaient pas vus depuis deux ans.

Dans les semaines qui suivent, Mozart compose à Paris sa Sonate pour piano en la mineur, K. 310. C'est l'une des rares fois qu'il travaillera dans ce ton — grave, tendu, presque sans respiration. Il ne lui donnera pas de titre.

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Événement
1688
1688 — Hôpital des incurables/Demeure de Mme de La Sablière
t2 p 206
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Événement
1688
1688 — Hôpital des incurables/Demeure de Mme de La Sablière
t2 p 206
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Événement
1945
20 juillet 1945 — Demeure de Paul Valéry (à partir de 1902)
t2 p 246
Il vivait dans une rue à son nom depuis 1937 — distinction posthume accordée de son vivant, ce qui était déjà, peut-être, une façon de lui signifier qu'il était entré dans l'histoire. Au 40 de la rue Paul Valéry, dans le …

Il vivait dans une rue à son nom depuis 1937 — distinction posthume accordée de son vivant, ce qui était déjà, peut-être, une façon de lui signifier qu'il était entré dans l'histoire.

Au 40 de la rue Paul Valéry, dans le 16e arrondissement, Paul Valéry meurt le 20 juillet 1945. Il a soixante-treize ans. La rue s'appelait autrefois rue de Villejust ; elle fut rebaptisée en son honneur en 1937, alors qu'il y vivait encore. Valéry déclara ne pas savoir s'il devait s'en réjouir.

Il était né en 1871 à Sète, au bord de la Méditerranée. Paris l'avait pris très tôt : il y arriva dans les années 1890, fréquenta Mallarmé, travailla vingt ans dans le silence, puis publia en 1917 La Jeune Parque, long poème d'une difficulté voulue, salué comme un événement. Le Cimetière marin parut en 1920, Charmes en 1922. Académicien depuis 1925, professeur au Collège de France à partir de 1937, il était devenu l'une des figures tutélaires des lettres françaises.

La guerre le trouva à Paris, dans son appartement du 16e. Il n'émigra pas, n'écrivit rien de compromettant. À l'enterrement d'Henri Bergson en janvier 1941, il prononça un éloge que Vichy n'avait pas commandé et qui sonna, dans le silence de l'Occupation, comme une discréte résistance.

Il mourut deux mois après la capitulation de l'Allemagne. De Gaulle ordonna des obsèques nationales ; le cercueil traversa Paris en cortège. Paul Valéry fut enterré à Sète, dans le Cimetière marin qu'il avait immortalisé : « Ce toit tranquille, où marchent des colombes, / Entre les pins palpite, entre les tombes. »

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Événement
1845
26 août 1845 — Hôtel de Coislin/Demeure de Philippe de Girard (depuis 1810)
t2 p 369
Mort de Philippe de Girard, inventeur d'une machine à filer le lin révolutionnaire
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Événement
1838
1838 — Hôtel de Mirepoix/Demeure de Philippe-Antoine Merlin de Douai
t2 p 403
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Événement
1890
8 novembre 1890 — Demeure de César Franck (à partir de 1848 ou 1865 !!!)
t2 p 475
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Événement
1871
12 mai 1871 — Demeure de Daniel-François-Esprit Auber (à partir de 1839)
t2 p 408
Mort du compositeur Daniel-François-Esprit Auber, directeur du Conservatoire après Luigi Cherubini
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Événement
1842
13 juillet 1842 — Chapelle St Ferdinand/Chapelle Notre-Dame de la Compassion
t2 p 256
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Événement
1808
1808 — Grand Hôtel de Monaco/Hôtel de Sagan/Demeure du maréchal Davout
t2 p 404
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Événement
1853
12 mars 1853 — Demeure de Mathieu Orfila
t2 p 374
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Événement
1867
14 janvier 1867 — Hôtel Boulleau/Demeure de Jean-Auguste-Dominique Ingres
t2 p 660
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Événement
1916
6 juillet 1916 — Atelier d'Odilon Redon à partir de 1899)
t2 p 670
Odilon Redon meurt au 129 avenue de Wagram, La Vierge inachevée sur le chevalet Le 6 juillet 1916, Odilon Redon s'éteint en son domicile du 129 avenue de Wagram, dans le 17e arrondissement. Sur le chevalet, une huile sur …

Odilon Redon meurt au 129 avenue de Wagram, La Vierge inachevée sur le chevalet

Le 6 juillet 1916, Odilon Redon s'éteint en son domicile du 129 avenue de Wagram, dans le 17e arrondissement. Sur le chevalet, une huile sur toile représentant La Vierge reste inachevée. Son fils Arï, mobilisé, n'a pu arriver à temps du front.

Redon est né le 20 avril 1840 à Bordeaux, sous le nom de Bertrand Redon — le prénom vient de sa mère Odile, créole d'origine française née à La Nouvelle-Orléans. Pendant trente ans, il est le peintre de l'ombre. Ses « noirs » — fusains et lithographies aux formes oniriques, cyclopes flottants, araignées souriantes, têtes ailées — construisent une œuvre que Joris-Karl Huysmans, dans À rebours (1884), place entre les mains de son personnage des Esseintes comme l'exemple d'un art situé hors des catégories ordinaires. Mallarmé admire ses lithographies. Darwin et Lamarck traversent ses formes. Ce qui compte, c'est l'inconscient, la part sombre de l'âme humaine.

Dans les années 1890, quelque chose bascule. Après la mort de son premier fils, celle de son ami botaniste Armand Clavaud, et la perte du domaine familial de Peyrelebade, Redon traverse une crise mystique. Il abandonne le charbon. Il écrira en 1902 : « J'ai voulu faire un fusain comme autrefois, impossible, c'était une rupture avec le charbon. Au fond, nous ne survivons que grâce à des matières nouvelles. J'ai épousé la couleur depuis. » Ses pastels et ses huiles explosent. Les fleurs envahissent les toiles. Les bouddhas méditent dans des halos dorés.

En 1899, il s'installe avenue de Wagram. La même année, Maurice Denis le présente au groupe des nabis. En 1900, Denis le peint aux côtés de Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Ker-Xavier Roussel et Paul Sérusier dans L'Hommage à Cézanne— Redon debout devant une toile, figure de passage entre deux générations d'avant-garde. En 1904, une salle entière lui est consacrée au Salon d'automne, soixante-deux œuvres. En 1913, l'Armory Show de New York présente quarante de ses toiles — puis Chicago, puis Boston.

Juillet 1916. La bataille de Verdun dure depuis le 21 février. La bataille de la Somme a commencé le 1er juillet, cinq jours avant la mort de Redon. Arï est quelque part dans cette guerre. Le peintre du rêve et de la couleur meurt dans son appartement du 17e pendant que les fils de ses contemporains se font tuer.

Il est inhumé dans le petit cimetière de Bièvres, en Essonne, où il passait ses étés. Sur sa tombe, des fleurs — les vraies.

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Événement
1856
4 novembre 1856 — Demeure de Paul Delaroche (à partir de 1835)
t2 p 564
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Événement
1869
13 octobre 1869 — Demeure de Charles-Augustin Sainte-Beuve (à partir de 1850)
t2 p 159
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Événement
1856
17 février 1856 — Demeure d'Heinrich Heine
t2 p 111
Mort du poète socialiste allemand Heinrich Heine ; il s'était lié d'amitié avec Karl Marx. Le 17 février 1856, Heinrich Heine s’éteint à Paris, au 3 avenue Matignon, après près de huit années passées presque entièrement …

Mort du poète socialiste allemand Heinrich Heine ; il s'était lié d'amitié avec Karl Marx.

Le 17 février 1856, Heinrich Heine s’éteint à Paris, au 3 avenue Matignon, après près de huit années passées presque entièrement dans ce qu’il appelait ironiquement sa « tombe de matelas ». Installé dans la capitale française depuis 1831, l’écrivain allemand y vivait en exil, fuyant la censure et la répression politique en Prusse, mais refusant de renoncer à l’allemand, sa langue d’écriture et de combat.

Poète lyrique célébré pour le Livre des chants, journaliste mordant, Heine s’était rapproché dans les années 1840 des milieux socialistes et démocrates, jusqu’à compter parmi ses relations Karl Marx, avec lequel il partageait une critique acerbe de l’absolutisme, de la censure et de l’hypocrisie bourgeoise. Sans être marxiste au sens strict, il nourrissait un socialisme teinté d’ironie romantique, oscillant entre aspiration à l’émancipation et lucidité désabusée sur les violences révolutionnaires.

À Paris, son appartement de l’avenue Matignon est à la fois un lieu de retraite et un observatoire du siècle. Cloué au lit par une maladie chronique – longtemps attribuée à la syphilis, aujourd’hui plutôt à une affection neurologique ou à un empoisonnement au plomb –, Heine continue d’écrire presque jusqu’au bout : poèmes du Romanzero, proses de Lutèce, où il analyse avec une acuité mordante la société française, la question sociale et l’Europe des révolutions.

Sa mort, à 58 ans, clôt un itinéraire de passeur entre deux mondes : juif allemand baptisé, romantique devenu satiriste, exilé allemand célébré à Paris, socialiste ironique ami de Marx mais méfiant devant les dogmes. Inhumé au cimetière de Montmartre, Heine laisse une œuvre qui continue de nourrir à la fois la mémoire littéraire et la tradition socialiste européenne.

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Événement
1785
22 août 1785 — Demeure de Jean-Baptiste Pigalle (à partir de 1782)
t2 p 275
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Événement
1694
21 novembre 1694 — Ancienne préfecture de police
t2 p 200
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Événement
1808
22 mai 1808 — Maison natale de Gérard de Nerval
t2 p 464
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Événement
1622
15 janvier 1622 — Pavillon des singes/Maison natale de Molière
t2 p 423
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Événement
1871
10 juillet 1871 — Maison natale de Marcel Proust (appartenant à son oncle Louis Weil)
t2 p 14
À Auteuil, ce soir de juillet, on veille un nouveau-né qu'on croit à peine viable. Paris, lui, enterre encore ses morts. Il est près de onze heures et demie du soir, ce 10 juillet 1871, au 96 de la rue La Fontaine. C'est …

À Auteuil, ce soir de juillet, on veille un nouveau-né qu'on croit à peine viable. Paris, lui, enterre encore ses morts.

Il est près de onze heures et demie du soir, ce 10 juillet 1871, au 96 de la rue La Fontaine. C'est la résidence d'été de Louis Weil, grand-oncle maternel de l'enfant — à Auteuil, le quartier garde encore des airs de village. Jeanne Weil, épouse du docteur Adrien Proust, met au monde un garçon si faible que le père, médecin pourtant, craint qu'il ne passe pas la nuit. Il la passera, et cinquante et une années encore. Il s'appelle Marcel.

On oublie volontiers de quel Paris cet enfant hérite. Six semaines plus tôt s'achevait la Semaine sanglante : l'armée versaillaise avait repris la ville rue par rue et fusillé des milliers de communards, jusque contre le mur du Père-Lachaise. Quand Marcel naît, les cours martiales siègent encore, les Tuileries fument. Le futur poète du temps retrouvé vient au monde dans une ville qui vient de perdre le sien — et son œuvre sera l'élégie des salons du Faubourg Saint-Germain, ce monde-là même que les insurgés venaient de vouloir abolir.

Pourquoi Auteuil ? La tradition biographique a sa réponse : les Proust auraient fui les troubles pour se mettre à l'abri chez l'oncle Weil. On raconte que le docteur faillit être atteint par une balle pendant les combats, et que sa femme ne s'en remit jamais tout à fait — de quoi expliquer, dit-on, l'asthme qui rongera l'enfant.

L'histoire est belle ; elle demande prudence. L'historienne Michèle Audin l'a rappelé : les combats avaient cessé dans l'ouest parisien dès la fin mai, et Marcel naît un bon mois et demi plus tard, dans une Auteuil redevenue paisible. Quant à la mère, elle sortait d'une famille aisée qui n'avait guère manqué de pain. Le « refuge » tient sans doute autant du roman familial que du fait établi — ce qui, s'agissant de la naissance de Proust, ne manque pas de sel.

De la maison de Louis Weil, il ne reste rien. Vendue puis démolie en 1897, elle céda la place à des immeubles bientôt rasés pour percer l'avenue Mozart. Marcel y avait passé ses étés d'enfance, dans ce jardin d'Auteuil où l'on aime situer les premières sensations — l'aubépine, l'eau, les odeurs — qui feront la matière de la Recherche.

Aujourd'hui, une plaque au 96 rue Jean-de-La-Fontaine — la rue a changé de nom en 2004 — signale la naissance de l'écrivain à l'emplacement d'une maison qui n'existe plus, sur une façade qu'il n'a jamais vue, dans une rue qui ne porte plus le nom qu'il a connu. On ne saurait rêver hommage plus proustien : un lieu de mémoire dont l'objet s'est entièrement dérobé.

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Événement
1848
5 février 1848 — Maison natale de Joris-Karl Huysmans
t2 p 533
Huysmans naît le 5 février 1848 au 11 (actuel n^o^ 9), rue Suger dans le 6^e^ arrondissement de Paris dans une famille de la petite bourgeoisie, d'un père néerlandais du nom de Victor Godefridus Johannes Huysmans (1815-1 …

Huysmans naît le 5 février 1848 au 11 (actuel n^o^ 9), rue Suger dans le 6^e^ arrondissement de Paris dans une famille de la petite bourgeoisie, d'un père néerlandais du nom de Victor Godefridus Johannes Huysmans (1815-1856), frère de Constant Cornelis Huijsmans, lithographe, et d'une mère française, Malvina Badin, maîtresse d'école, petite-fille d'Antoine-François Gérard. Il passe toute son enfance dans cette maison.

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Événement
1636
1 novembre 1636 — Maison des chanoinesses/Maison natale de Nicolas Boileau Despréaux
t2 p 200
Naissance de Nicolas Boileau Despréaux, le futur poète et auteur satirique
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Événement
1780
19 août 1780 — Maison natale de Pierre-Jean de Béranger
t2 p 157
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Événement
1770
1770 — Passage de la Reine de Hongrie (de 1700)
t2 p 329-330
Nom venant d'une vendeuse des Halles remarquée par Marie-Antoinette pour sa ressemblance avec sa sœur, reine de Hongrie. Elle se prit si bien au jeu de sa "parenté" royale, qu'elle finit décapitée en 1794
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Événement
1893
3 juillet 1893 — Manifestation des Quat'z'Arts
t2 p 473
Nuger est tué par la police lors d'une manifestation contre la condamnation d'une danseuse nue qui s'était exhibée lors du Bal des Quat'z'Arts
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Événement
1805
4 février 1805 — Plaque de numérotation remarquable
t2 p 441
Numérotation des immeubles prescrite par le préfet Frochot ; en noir sur fond jaune
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Événement
1909
26 juin 1909
t2 p 246
Sous la Butte-aux-Cailles, une source d'eau chaude jaillit à vingt-huit degrés depuis 1866 : il aura fallu quarante-trois ans pour que Paris décide d'en faire profiter le quartier. En 1866, un forage artésien sur la Butt …

Sous la Butte-aux-Cailles, une source d'eau chaude jaillit à vingt-huit degrés depuis 1866 : il aura fallu quarante-trois ans pour que Paris décide d'en faire profiter le quartier.

En 1866, un forage artésien sur la Butte-aux-Cailles tombe sur une nappe d'eau chaude — 28 °C, jaillissant naturellement. Le quartier est alors un faubourg semi-rural du treizième arrondissement, fait de tanneries, de petites industries et de logements ouvriers. L'eau chaude coule, et personne ne sait qu'en faire.

Il faut attendre 1898 pour que la Ville de Paris envisage de construire un établissement de bains. En 1909, trente cabines de douches-bains ouvrent place Paul-Verlaine, au pied de la butte. L'enjeu est d'hygiène publique : dans les quartiers ouvriers, les logements n'ont ni salle de bains ni eau chaude. Les bains-douches municipaux sont l'instrument d'une politique hygiéniste portée par les républicains — donner aux travailleurs l'accès à l'eau que les bourgeois ont à domicile.

Mais les douches ne suffisent pas. Après la guerre, la Ville commande à Louis Bonnier l'agrandissement de l'établissement. Bonnier a soixante-cinq ans. Il est architecte-voyer de Paris, l'homme qui a dessiné le Salon de l'Art nouveau en 1895. Il conçoit un bassin de natation couvert d'une immense voûte en béton armé portée par sept arcs — un matériau moderne pour un programme social. La façade, en briques rouges, mêle rigueur géométrique et fantaisie ornementale dans un vocabulaire Art nouveau tardif. Les travaux durent trois ans. La piscine ouvre le 4 mai 1924 — l'une des toutes premières de Paris.

L'innovation est aussi technique : pour la première fois en France, les cabines sont séparées de l'accès au bassin par un « passage sanitaire » — le pédiluve que tout nageur parisien connaît encore. L'eau du bassin vient en partie du puits artésien, tiède et légèrement minérale.

L'ensemble est classé Monument Historique en 1990 — distinction rarissime pour un établissement de bains. Restauré en 2014, il fonctionne toujours. La fontaine de la place Paul-Verlaine coule encore à 28 degrés. Et les habitants du quartier se baignent dans la même eau chaude que celle qui a jailli sous les pieds des tanneurs de 1866.

Puit artésien, Paris 13, Eugène Atget, 1900 - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine

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Événement
1795
5 octobre 1795
t2 p 371-372
Parc où Joachim Murat vient chercher les canons qui vont permettre à Bonaparte de réprimer l'insurrection soi-disant royaliste du 13 Vendémiaire
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Événement
Date imprécise — Passage remarquable
t2 p 444
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Événement
1792
1792 — Passage de la Reine de Hongrie (de 1700)
t2 p 329-330
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Événement
1840
1840 — Pension Laveur (de 1840, déplacée plus tard au 20 rue Serpente)
t2 p 284
Pension de famille fréquentée à leurs débuts par de nombreuses célébrités
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Événement
1753
1753 — Pensionnat des Filles de Ste Aure
t2 p 565-566
Pensionnat dans lequel fut éduquée une des courtisanes les plus représentatives du pourrissement de l'ancien régime
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Événement
1854
1854 — Rue Transnonain (subsistent quelques numéros impairs)
t2 p 577-578
Percement des rues Beaubourg et Turbigo dans le but stratégique explicite de supprimer un "quartier des émeutes et des barricades"
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Événement
1717
16 novembre 1717 — Couvent des filles de la Conception/Demeure et salon de Mme de Tencin
t2 p 436
Peut-être le lieu de naissance de d'Alembert ; sinon chez le docteur Jacques Molin
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Événement
1795
1795 — Librairie de Jean-Baptiste Louvet de Couvray
t2 p 222
Pillage de la librairie du conventionnel girondin, revenu en France après son exil, par le parti réactionnaire
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Événement
Date imprécise
t2 p 50
Place fréquentée par les filous, dont le nom aurait donné le mot “matois”, synonyme de rusé
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Événement
1648
26 août 1648 — Carrefour de la Croix du Trahoir
t2 p 423-424
Point de départ de la Fronde, suite à l'arrestation de Pierre Broussel et de René Potier de Blancmesnil. 600 barricades vont être dressées dans Paris
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Événement
1648
27 août 1648
t2 p 423-424
Point de départ de la rébellion contre le pouvoir royal ; la Fronde. 1260 barricades sont élévées dans Paris
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Événement
1648
27 août 1648
t2 p 423-424
Point de départ de la rébellion contre le pouvoir royal ; la Fronde. 1260 barricades sont élévées dans Paris
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Événement
1796
9 septembre 1796 — Cabaret du Canon ci-devant royal/Conjuration des Égaux
t2 p 404
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Événement
Date imprécise — Escalier à vis à rampe moulurée
t2 p 139
Porte basse et escalier à vis à rampe moulurée ; devenue rarissime à Paris
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Événement
1593
1593
t2 p 576-577
Porte de la Conférence de l'enceinte de Louis XIII, ainsi nommée en souvenir de la première négociation entre Henri IV et la Ligue ; plan sur le mur de la terrasse du Bord de l'Eau
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Événement
1537
1537
t2 p 576-577
Porte neuve construite 40 m à l'ouest de l'enceinte de Charles V
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Événement
1270
1270 — Poterne du Comte d'Artois/Poterne de la Comtesse d'Artois/Enceinte de Philippe Auguste
t2 p 157
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Événement
1566
12 juin 1566
t2 p 577
Pose de la première pierre de l'enceinte de Louis XIII, près de la Porte Neuve
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Événement
1765
1765 — Clôture de Charonne/Croix Faubin
t2 p 35
Poste d'octroi remplacé par la barrière de Charonne ; lieu devant son nom à un calvaire
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Événement
1765
1765 — Clôture de Charonne/Croix Faubin
t2 p 35
Poste d'octroi remplacé par la barrière de Charonne ; lieu devant son nom à un calvaire
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Événement
1765
Événement
1722
1722 — Grille St Martin/Fausse porte St Martin
t2 p 529-530
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Événement
1824
7 mars 1824 — Théâtre Italien/Salle Ventadour
t2 p 119-120
Franz Liszt a douze ans — il en aura treize en octobre — lorsqu'il monte pour la première fois sur la scène du Théâtre-Italien, rue Méhul, ce 7 mars 1824. Son père Adam, régisseur reconverti en imprésario impitoyable, a …

Franz Liszt a douze ans — il en aura treize en octobre — lorsqu'il monte pour la première fois sur la scène du Théâtre-Italien, rue Méhul, ce 7 mars 1824. Son père Adam, régisseur reconverti en imprésario impitoyable, a tout manœuvré : la location de la salle, les conditions négociées avec le directeur Habeneck, la mise en scène d'un enfant prodige venu conquérir la capitale de la musique.

La famille est arrivée à Paris le 11 décembre 1823, avec de grandes ambitions et une première déconvenue : le directeur du Conservatoire, Cherubini, a refusé l'inscription de Franz au motif que le règlement interdit les étrangers. Qu'importe. La maison Érard a accueilli le jeune Hongrois dans ses salons de la rue du Mail, lui a offert un piano superbe, et le Tout-Paris des salons a déjà entendu parler de ce gamin qui peut tout jouer à la première lecture.

Le concert du Théâtre-Italien est, selon le mot des biographes, « un des tournants de sa carrière ». Le public parisien est conquis, la presse dithyrambique. Le critique Alphonse Martainville écrit : « Depuis hier, je crois à la métempsycose. Je suis convaincu que l'âme et le génie de Mozart sont passés dans le corps du jeune Liszt. » La comparaison avec Mozart — mort trente-trois ans plus tôt — dit tout de la fièvre qui s'empare de la salle.

Paris restera le centre de gravité de Liszt pendant vingt ans. C'est ici qu'il rencontrera Chopin, Berlioz, Paganini, Hugo et George Sand — et qu'il inventera le récital de piano tel que nous le connaissons encore.


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Événement
1867
1867
t2 p 578
Premier magasin du futur créateur de la Samaritaine, dans un hangar
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Événement
1911
1911 — Siège de la maison d'édition Gallimard
t2 p 584
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Événement
1902
15 mai 1902 — Théâtre du Château d'Eau/Alhambra
t2 p 94
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Événement
1811
1811
t2 p 336
Première fontaine installée ici, de 1811 à 1867 ; elle donna son nom à la place du Château d'Eau
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Événement
1213
1213 — Porte St Germain/Porte de Buci/Enceinte de Philippe Auguste
t2 p 375
Première porte St Germain, puis de Buci, de l'enceinte de Philippe Auguste. La porte de Buci, construite en 1209 lors de l'édification de l'enceinte de Philippe Auguste sur la rive gauche, représente l'une des portes maj …

Première porte St Germain, puis de Buci, de l'enceinte de Philippe Auguste.

La porte de Buci, construite en 1209 lors de l'édification de l'enceinte de Philippe Auguste sur la rive gauche, représente l'une des portes majeures de Paris médiéval. Située à l'angle actuel de la rue Saint-André-des-Arts et de la rue Mazet, cette porte fortifiée marquait l'entrée du faubourg Saint-Germain.

Offerte dès sa construction à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés par Philippe Auguste, la porte devait être entretenue par les religieux. Flanquée de deux tours imposantes d'environ quinze mètres de hauteur et huit mètres de diamètre, elle contrôlait le passage du chemin menant à l'abbaye, axe de circulation essentiel entre la rive gauche et la Cité. Cette voie portait alors le nom de "chemin de Saint-Germain-des-Prés".

Initialement nommée "porte Saint-Germain", elle changea de nom en 1350 lorsque Simon de Buci, chevalier et Premier Président du Parlement, l'acheta aux religieux moyennant une rente annuelle de vingt livres parisis. Cette acquisition comprenait également les logements des tours et le droit de percevoir certains péages. Dès lors, la porte et la rue adjacente prirent le nom de "Buci".

L'histoire de la porte bascula tragiquement dans la nuit du 28 au 29 mai 1418. Jean Perrinet Le Clerc, gardien des clefs, commit une trahison mémorable en ouvrant la porte aux troupes bourguignonnes du sire de L'Isle-Adam, alliées aux Anglais. Huit cents hommes d'armes pénétrèrent alors dans Paris, livrant la capitale au pillage. Dix-huit mille personnes furent massacrées dans les jours suivants.

Suite à ce drame, la porte fut murée et la rue abandonnée. La porte ne fut rouverte qu'en 1550 sur ordre d'Henri II, reconstruite à neuf et ornée d'un grand écusson aux armes de la ville. Elle fut finalement démolie vers 1672 lors du démantèlement progressif de l'enceinte médiévale, devenue obsolète face à l'expansion de la ville.

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Événement
1780
1 juillet 1780 — Demeure de Louise Contat
t2 p 501
Première rencontre de Talma et de sa future femme, chez la comédienne Louise Contat
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Événement
1803
9 août 1803 — Port Debilly ou de Billy
t2 p 179
Un engin fumant remontait la Seine à contre-courant, et l'homme qui allait remodeler l'Europe regardait passer l'avenir sans le reconnaître. Le 9 août 1803, au port de Billy, sur la rive droite de la Seine dans ce qui es …

Un engin fumant remontait la Seine à contre-courant, et l'homme qui allait remodeler l'Europe regardait passer l'avenir sans le reconnaître.

Le 9 août 1803, au port de Billy, sur la rive droite de la Seine dans ce qui est aujourd'hui le 16e arrondissement, Robert Fulton fit naviguer sur le fleuve un bateau propulsé par une machine à vapeur actionnant des roues à aubes. Les curieux rassemblés sur les quais assistaient à la première démonstration réussie de navigation à vapeur en France. La plaque commémorative posée plus tard au port Debilly devait retenir la formule du jour : "un chariot d'eau mû par le feu".

Fulton était à Paris depuis 1797. Né en 1765 en Pennsylvanie, ingénieur et peintre de formation, il avait d'abord proposé à Bonaparte un sous-marin, le Nautilus, dont les essais en mer avaient un moment intrigué puis refroidi les autorités militaires françaises. Il s'était ensuite consacré à la propulsion à vapeur. Bonaparte, premier consul, le tenait pour un charlatan et avait refusé de financer ses travaux.

L'essai du 9 août fut concluant dans son principe : le bateau avança, contre le courant. Mais la charpente de bois ne résistait pas aux vibrations de la machine, et l'embarcation sombra quelques jours plus tard. Sans soutien français, Fulton rentra aux États-Unis. En 1807, sur l'Hudson, son vapeur le Clermont inaugura le premier service régulier de navigation à vapeur au monde. Napoléon, qui avait eu l'occasion de soutenir cette révolution avant l'Angleterre, avait laissé passer le moment.

La plaque du port Debilly reste le seul témoignage parisien de ce choix manqué.

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Événement
1796
1796 — Château des Deux Girouettes
t2 p 29
Premiers essais en France, par le docteur François Colon, de la vaccination antivariolique, selon la méthode d'Edward Jenner
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Événement
1222
1222 — Prison du For l'Évêque/Prison de Fort-l'Évêque
t2 p 417-420
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Événement
1795
10 septembre 1795 — Lycée Louis-le-Grand/Maison d'arrêt du Plessis
t2 p 439
Prison où Gracchus Babeuf rencontre plusieurs futurs cadres de la Conjuration des Égaux
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Événement
Événement
1815
1815 — Café de Chartres
t2 p 223
Quartier général royaliste pendant la première Restauration ; il devient le "Grand Véfour" en 1820
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Événement
1835
1835 — Salle Molière/Classe de déclamation de Saint-Aulaire
t2 p 313
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Événement
1425
août 1425
t2 p 395
Réalisation de la “Danse macabre”, fresque célèbre du charnier des Saints-Innocents, commencée en août 1925 selon le "Bourgeois de Paris"
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Événement
1866
2 septembre 1866 — Café de la Rotonde
t2 p 158
Réintroduction de la bière à Paris par le café-brasserie de la Rotonde
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Événement
1650
1650 — Hôtel de Troyes/Demeure de Paul Scarron et de Françoise d'Aubigné
t2 p 475
Rencontre du poète Paul Scarron et de sa future femme Françoise d'Aubigné
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Événement
1795
1795 — Restaurant "Les Trois frères provençaux"
t2 p 223
Rencontres entre Paul Barras et Bonaparte ; restaurant fréquenté plus tard par le général Blücher
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Événement
1793
1793 — Café rue du Paon St André
t2 p 409
Rencontres secrètes entre les dirigeant de la Révolution selon Victor Hugo dans 93
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Événement
Événement
1787
1787 — Hôtel de Lionne-Pontchartrain
t2 p 119-120
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Événement
1836
1836 — Restaurant "Les Trois frères provençaux"
t2 p 223
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Événement
Événement
Date imprécise — Hôtel d'Humières/Club Constitutionnel
t2 p 47 & 414
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Événement
Événement
1870
1870 — Salle Rivoli (de 1842)/Salle de la Reine Blanche
t2 p 382-383
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Événement
1789
1789 — Café Corrazza (de 1887)/Quartier général des Jacobins puis des Enragés/Bal du Pince-cul
t2 p 222
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Événement
1900
Événement
1250
1250
t2 p 618
Rue la plus étroite de Paris, elle fait 2m de large ; ancienne rue Erembourg ou Hérambourg la Tréfilière, elle prend son nom actuel de l'enseigne d'un financier Lombard "à l'Écu de Venise", en 1501
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Événement
1626
1626 — Ruelle Sourdis (caniveau axial, maisons en encorbellement, bornes)
t2 p 529
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Événement
1626
1626 — Ruelle Sourdis (caniveau axial, maisons en encorbellement, bornes)
t2 p 529
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Événement
1661
décembre 1661 — Cabaret du Petit Maure/Enseigne remarquable
t2 p 511-512
![[Marc-AntoineGérarddeSaint-Amantplaque-26ruedeSeine,Paris6.jpg|Marc-AntoineGérarddeSaint-Amantplaque-26ruedeSeine,Paris6.jpg]]Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant; plaque avec inscription (en lettres majuscules) : Le poè …

Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant; plaque avec inscription (en lettres majuscules) : Le poète Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant né à Rouen en 1594 est mort dans cette maison le 29 décembre 1661, 26 rue de Seine, VIe arrondissement, Paris, France.

Saint-Amant meurt ici après avoir été roué de coups sur le Pont Neuf pour s'être moqué de Monsieur le Prince ; l'Académie l'avait chargé de répertorier les termes d'argot et du langage populaire.

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Événement
1842
1842 — Demeure de Mlle Mars
t2 p 384
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Événement
1717
1717 — Demeure et salon de Mme de Tencin (enclavée dans le couvent de la Conception)
t2 p 436
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Événement
1776
1776 — Hôtel de Lionne-Pontchartrain/Contrôle général des Finances/Demeure de Jacques Necker
t2 p 119
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Événement
Événement
1782
1782 — La Caverne des grands voleurs/Cabinet des figures de cire de Curtius/Boulevard du Crime
t2 p 222
Second cabinet de figures de cire de Curtius, présentant des reproductions de crimes fameux et une "chambre des horreurs" ; possible origine du surnom du boulevard
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Événement
1912
1912 — Siège de la maison d'édition Gallimard
t2 p 584
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Événement
1912
1912 — Siège de la maison d'édition Gallimard
t2 p 584
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Événement
1429
8 septembre 1429 — Village de La Chapelle/Basilique Jeanne d'Arc
t2 p 426-427
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Événement
1861
3 décembre 1861 — Hôtel Voltaire/Demeure de Richard Wagner
t2 p 661
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Événement
1170
1170 — Église St Julien le Pauvre
t2 p 450-451
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Événement
1790
21 mai 1790 — Église Notre-Dame de Nazareth (du couvent des pères de Nazareth)/Section du Temple
t2 p 549
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Événement
1790
21 mai 1790 — Chapelle du cimetière St Joseph/Section Fontaine-Montmorency/Section Molière et La Fontaine/Section de Brutus
t2 p 154
Siège de la Section Fontaine-Montmorency de 1790 à octobre 1792, puis Section Molière et La Fontaine jusqu'à septembre 1793, puis Section de Brutus de 1793 à 1795, dans la "ci-devant église St Joseph"
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Événement
1790
21 mai 1790 — Église St Jacques l'Hôpital/Section Mauconseil/Section Bon-Conseil
t2 p 398
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Événement
1790
1790 — Caserne de Popincourt/Caserne de gardes-françaises/Section de Popincourt
t2 p 242
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Événement
1848
1848 — Marché St Laurent/Club des Travailleurs
t2 p 87 & 453
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Événement
Date imprécise — Château des Brouillards d'Hiver/Club Républicain de Montmartre
t2 p 109
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Événement
1792
Événement
1844
1844 — Siège du journal "Le Constitutionnel"
t2 p 153
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Événement
Événement
1786
1786 — Barrière de Ramponneau/Barrière de Riom/Barrière de l'Orillon/Barrière des Moulins/Mur des Fermiers généraux
t2 p 201
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Événement
Date imprécise — Théâtre Italien/Salle Ventadour/Souterrain de sécurité pour Louis-Philippe
t2 p 120
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Événement
1515
1515 — Église St Merri (pointe ogivale du portail)
t2 p 464-465
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Événement
1828
1828 — Hôtel de Valois/Demeure de Stendhal
t2 p 345
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Événement
1834
31 décembre 1834 — Demeure de Pierre-François Lacenaire
t2 p 157
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Événement
Événement
1792
1792 — Théâtre de la Liberté et de l'Égalité/Théâtre de la République
t2 p 553
Théâtre de la Liberté et de l'Égalité puis de la République ; la Fraternité ne fut ajoutée que plus tard dans la devise républicaine ; dommage que l'on n'ait pas ajouté la "Propriété", ça aurait eu le mérite d'être plus …

Théâtre de la Liberté et de l'Égalité puis de la République ; la Fraternité ne fut ajoutée que plus tard dans la devise républicaine ; dommage que l'on n'ait pas ajouté la "Propriété", ça aurait eu le mérite d'être plus clair

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Événement
1885
1885 — Hôtel Stevens/Second cabaret du Chat Noir
t2 p 635
Transfert du cabaret du Chat Noir depuis le boulevard Rochechouart ; création d'un Théâtre d'ombres et édition d'une revue qui tirera à 17 000 exemplaires
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Événement
1636
décembre 1636 — Second Théâtre du Marais/Troupe du Roi du Maretz
t2 p 641
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Événement
Événement
1921
1921 — Siège de la maison d'édition Gallimard
t2 p 584
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Événement
1610
1610 — Jeu de Paume transformé en théâtre
t2 p 559
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Événement
Événement
1719
1719 — Hôtel Chenizot/Cadran solaire
t2 p 458-459
L’hôtel de Chenizot, situé au 51 rue Saint-Louis-en-l’Île à Paris, est un hôtel particulier acquis en 1719 par Jean-François Guyot de Chenizot, receveur général des finances à Rouen. Il fait alors appel à l’architecte Pi …

L’hôtel de Chenizot, situé au 51 rue Saint-Louis-en-l’Île à Paris, est un hôtel particulier acquis en 1719 par Jean-François Guyot de Chenizot, receveur général des finances à Rouen. Il fait alors appel à l’architecte Pierre Vigné de Vigny pour transformer la demeure, notamment en installant un balcon et en ornant les façades de décors de style rocaille, caractéristique du début du XVIIIe siècle. Ce style se distingue par des motifs asymétriques, des formes courbes et des éléments décoratifs inspirés de la nature. L’hôtel est également remarquable pour son cadran solaire situé dans la cour. Au fil du temps, l’édifice a connu divers usages, notamment comme résidence de l’archevêque de Paris au XIXe siècle, puis comme caserne de gendarmerie, avant d’être divisé en habitations particulières. L’hôtel de Chenizot est considéré comme l’un des plus beaux exemples de décor rocaille à Paris.

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Événement
1817
1817 — Hôtel de Seignelay/Demeure de Philippe Lebon
t2 p 404
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Événement
1844
1844 — Magasin "Au gagne-petit" (façade de 1878)
t2 p 197
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Événement
Événement
Événement
Événement
1785
1785 — Prison de la Petite Force (pan de mur au n° 22)
t2 p 247
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Événement
1791
4 juin 1791 — Théâtre Molière/Théâtre des Sans-culottes (1793)
t2 p 313
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Événement
1791
Événement
1745
1745 — Demeure de Voltaire (avec sa nièce, Mme Denis)
t2 p 132-133
Voltaire co-loue, avec les du Châtelet, une maison dans laquelle est aménagé un théâtre de 120 places ; il partage aussi Mme du Châtelet et rédige "Zadig"
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Événement
1871
18 mars 1871 — Caserne des Minimes (de 1823)
p 161
Pindy occupe la caserne de gendarmerie des Minimes avec deux bataillons de la 3ème légion de la Garde nationale
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Événement
Date imprécise — Cabaret de la Pomme de Pin
p 350
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