Éliphas Lévi


Alphonse Louis Constant, dit Éliphas Lévi, naît le 8 février 1810 à Paris, fils d'un cordonnier. Orphelin tôt, il entre en 1832 au séminaire de Saint-Sulpice pour devenir prêtre catholique, où il est ordonné diacre. Il abandonne cette voie dans les années 1840 après avoir écrit des pamphlets anticléricaux comme La Bible de la liberté (1841), qui lui vaut huit mois de prison à Sainte-Pélagie.

Libéré, il vit de dessins, peintures et chansons, tout en s'engageant politiquement. Durant la Révolution de 1848, il dirige Le Tribun du peuple, fonde le Club de la montagne et participe aux événements, mais se désillusionne après les journées de Juin. Emprisonné en 1855 pour une chanson contre Napoléon III, il approfondit ses études ésotériques, influencé par Swedenborg, Wronski, Saint-Martin et Böhme.

Adoptant le pseudonyme Éliphas Lévi en 1852, il rejoint l'Ordre Hermétique de la Rose-Croix Universelle à Lausanne en 1843 et publie ses œuvres majeures sur la magie, la Kabbale et l'occultisme : Dogme et Rituel de la Haute Magie (1854-1856), Histoire de la magie (1860) et La Clef des grands mystères (1861). Il fonde en 1855 la Revue philosophique et religieuse avec Fauvety et Lemonnier, y diffusant ses idées kabbalistiques.

Marié brièvement à Marie-Noémi Cadiot en 1846, père d'une fille, il vit modestement jusqu'à sa mort le 31 mai 1875 à Paris, des suites d'une maladie de cœur. Il laisse une vingtaine d'ouvrages codifiant l'occultisme moderne.

Sources

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