En mai 1871, lors de la « Semaine sanglante » qui marque la fin de la Commune de Paris, des femmes sont accusées d’avoir incendié des bâtiments parisiens à l’aide de pétrole et sont qualifiées de « pétroleuses ». À l’adresse du 2 rue Ambroise Paré, devant l’hôpital Lariboisière, des exécutions sommaires de femmes dénoncées comme pétroleuses ont eu lieu. Ces femmes sont arrêtées, jugées et parfois exécutées ou condamnées à de lourdes peines, souvent sans preuves formelles de leur implication directe dans les incendies. Le mythe des pétroleuses est largement alimenté par la presse versaillaise et l’imaginaire collectif, mais les recherches historiques récentes montrent que la plupart des incendies furent commis par des soldats communards et que l’implication des femmes dans ces actes reste très minoritaire et souvent non prouvée. Les procès de pétroleuses, comme ceux de Joséphine Marchais ou Marie-Jeanne Moussu, illustrent la répression qui s’abat sur les femmes soupçonnées d’avoir participé à l’insurrection et aux destructions de mai 1871.
![[Frédéric Théodore Lix, Les séides de la Commune, Pétroleuses et enfants perdus, 1871|Pétroleuses.jpg]]
Frédéric Théodore Lix, Les séides de la Commune, Pétroleuses et enfants perdus, 1871