En mai 1871, pendant la Commune de Paris, une fabrique d'obus fut établie au 60 rue Saint-Maur sous la supervision d'Augustin Avrial. Ce syndicaliste et inventeur, né en 1840, organisa cette production d'armements au sein d'une coopérative ouvrière pour soutenir la défense du mouvement communard face aux troupes versaillaises.
Cette initiative s'inscrivait dans les efforts de la Commune pour produire des munitions et armements nécessaires à sa résistance. La rue Saint-Maur se situait dans un secteur stratégique de l'est parisien, zone qui devint un des derniers bastions de la résistance communarde durant la Semaine sanglante (21-28 mai 1871). Le quadrilatère final de résistance était notamment délimité par la rue du Faubourg-du-Temple, la rue Saint-Maur et le boulevard de Belleville.
Augustin Avrial participa activement aux combats sur les barricades pendant cette semaine décisive. La production d'armements dans des ateliers coopératifs témoignait de l'organisation populaire et ouvrière mise en place par la Commune pour assurer sa défense. Après la défaite de la Commune, Avrial survécut à la répression et poursuivit ses activités syndicalistes jusqu'à sa mort en 1904.
Sources