Georges Bernanos
Georges Bernanos, de son nom complet Louis Émile Clément Georges Bernanos, est un écrivain français né le 20 février 1888 dans le 9e arrondissement de Paris et mort le 5 juillet 1948 à Neuilly-sur-Seine. Catholique fervent, monarchiste et polémiste engagé, il est connu pour ses romans explorant le combat spirituel entre le bien et le mal, souvent à travers des figures de prêtres tourmentés.
Issu d'une famille modeste, il passe son enfance à Fressin, dans le Pas-de-Calais. Étudiant en lettres et droit à Paris, il adhère jeune à l'Action française de Charles Maurras, participe à des manifestations violentes et passe cinq jours en prison en 1909 pour avoir agressé un professeur jugé irrévérencieux envers Jeanne d'Arc. Il commence à publier des articles nationalistes et sa première nouvelle en 1922. Le succès arrive avec son premier roman, Sous le soleil de Satan (1926), salué unanimement, suivi de L'Imposture (1927), La Joie (1929) et La Grande Peur des bien-pensants (1931). Son chef-d'œuvre, Journal d'un curé de campagne, paraît en 1936 et lui vaut le Grand prix du roman de l'Académie française.
Blessé à la jambe lors de la Première Guerre mondiale, où il s'engage volontairement malgré une réforme initiale, Bernanos rompt en 1932 avec l'Action française après une polémique au Figaro. Installé à Majorque en Espagne de 1934 à 1936, il fuit la guerre civile en 1936, rédigeant Les Grands Cimetières sous la lune (1937), pamphlet contre les nationalistes franquistes qui lui vaut une hostilité durable de la droite. Indigné par la faiblesse européenne face au nazisme, il s'exile en 1938 au Paraguay puis au Brésil, où il vit de l'élevage tout en écrivant des essais comme Nous autres Français (1949) et Les Enfants humiliés (1944).
Après la défaite de 1940, il soutient activement la France libre de De Gaulle depuis Rio, qualifiant Pétain de traître dans des articles pour La Marseillaise et les bulletins de la Résistance. Rentré en France en 1945, déçu par l'absence de renouveau spirituel, il refuse un poste gouvernemental et publie La France contre les robots (1944), dénonçant l'aliénation par la technique et l'argent. Anti-conformiste, il revendique à la fois la Révolution de 1789 et la Commune, tout en fustigeant communisme et bourgeois.
France
Né à Paris (20 février 1888) – Mort à Neuilly-sur-Seine (5 juillet 1948)
Écrivain, pamphlétaire, romancier, essayiste, journaliste