Entre 1970 et 1971 plusieurs protestations et grèves de la faim, souvent organisés en collaboration avec le Secours Rouge, ont eu lieu en solidarité avec des détenus politiques. Le 3 février, une plusieurs enseignants de la Sorbonne entament une grève de la faim de solidarité dans les locaux de l'UER de philosophie de l'université de la Sorbonne. Onze personnes y participaient dont plusieurs enseignants de philosophie M. Teyssèdre, Mmes Clancy et Laudit et un assistant de psychologie de l’Université de Nanterre. Le 4 février dans l'après-midi, trois chercheurs de la faculté des sciences décidèrent d'aller poursuivre leur grève à la Halle-aux-Vins. Pars ailleurs, René Pleven fut interpellé à la Chambre par François Mitterrand. Un concert fut organisé le 6 février à la Halle aux vins, dans la faculté des sciences, par le Secours rouge. Le mouvement de solidarité avec les grévistes de la faim était beaucoup plus ample que lors de la première grève de la faim.
Lors d’une conférence de presse tenue le 8 février 1971 dans la chapelle Saint- Bernard, les avocats Henri Leclerc et Georges Kiejman annoncèrent la suspension de la grève de la faim, car les détenus avaient obtenu une amélioration de leur régime de détention. [Extrait de: Jean-Claude Vimont, Les emprisonnements des maoïstes et la détention politique en France (1970-1971),