Henri Grégoire


Portrait de l'abbé Grégoire par Pierre Joseph Célestin François (1800), musée Lorrain, Nancy. Crédit : Wikipédia.

dit l'abbé Grégoire
dit l'abbé Grégoire, animateur de la Société des Amis des Noirs

Henri Grégoire, dit l'abbé Grégoire, naît le 4 décembre 1750 à Vého, en Meurthe-et-Moselle, dans une famille modeste. Il étudie chez les jésuites de Nancy et au séminaire de Metz, devient vicaire à Château-Salins et Marimont-lès-Bénestroff, puis curé d'Emberménil et Vaucourt en 1782.

Élu député du clergé aux États généraux de 1789 pour le bailliage de Nancy, il rejoint le Tiers État et contribue à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, dont il initie l'article premier affirmant l'égalité en droits. Il soutient la Constitution civile du clergé, prêtant le premier serment en 1790, et est élu évêque constitutionnel de Blois, puis du Loir-et-Cher.

À la Convention nationale, il vote l'abolition de la royauté et contribue au décret d'abolition de l'esclavage du 4 février 1794. Président de la Société des amis des Noirs dès 1790, il défend les droits des gens de couleur, des Juifs – obtenant leur citoyenneté en 1791 – et s'oppose au rétablissement de l'esclavage en 1802. Il invente le terme « vandalisme » pour protéger le patrimoine, fonde le Conservatoire national des arts et métiers et le Bureau des longitudes.

Sous le Directoire, le Consulat et l'Empire, il siège au Conseil des Cinq-Cents, au Corps législatif et au Sénat, s'opposant à Napoléon. Exclu de l'Institut en 1816, il reste fidèle à ses principes jusqu'à sa mort à Paris le 28 mai 1831. Ses funérailles attirent vingt mille personnes.

Sources

spinner.loading