Jean-François Champollion


Jean-François Champollion, par Léon Cogniet, 1831, Louvre

dit Champollion le jeune

Jean-François Champollion, surnommé Champollion le Jeune, est un égyptologue français né le 23 décembre 1790 à Figeac, dans le Lot. Fils cadet d'une famille de libraires du Dauphiné comptant sept enfants, il manifeste dès l'enfance un talent exceptionnel pour les langues, éduqué initialement par des précepteurs prêtres en raison des troubles de la Révolution française.

En 1800, il rejoint son frère aîné Jacques-Joseph à Grenoble, qui supervise son instruction et l'inscrit au lycée. Passionné par les langues orientales et l'Égypte antique, il étudie le copte et découvre en 1808 l'absence de voyelles dans l'écriture hiéroglyphique. À 16 ans, il présente ses premiers travaux à l'Académie de Grenoble. En 1807, il obtient une copie de la Pierre de Rosette, pierre trilingue découverte en 1799, qui devient la clé de ses recherches.

À 18 ans, il est nommé professeur d'histoire ancienne au collège royal de Grenoble, poste qu'il occupe jusqu'en 1816. Malgré les vicissitudes politiques – il est emprisonné brièvement en 1816 pour ses sympathies bonapartistes –, il poursuit ses études au Collège de France. En 1821, il déchiffre des cartouches royaux ; le 14 septembre 1822, il annonce à son frère avoir percé le secret des hiéroglyphes phonétiques et idéographiques, confirmant leur nature mixte. Il présente ses découvertes à l'Académie des inscriptions et belles-lettres le 27 septembre et publie en 1824 son Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens.

Nommé conservateur des antiquités égyptiennes au Louvre en 1826, il convainc Charles X d'accueillir l'obélisque de Louxor, installé place de la Concorde en 1836. De 1825 à 1826, il voyage en Italie pour cataloguer des collections, notamment à Turin et Rome. En 1828, il dirige une expédition franco-toscane en Égypte et Nubie, durant un an et demi, rapportant une centaine d'objets au Louvre.

Épuisé par ses efforts, il meurt le 4 mars 1832 à Paris, à 41 ans. Considéré comme le fondateur de l'égyptologie, il laisse des ouvrages majeurs comme la Grammaire égyptienne (1836) et les Monuments de l'Égypte et de la Nubie (1835-1845). Sa maison natale à Figeac abrite un musée depuis 1986.

France  
Né à Figeac (23 décembre 1790) – Mort à Paris (4 mars 1832)  
Égyptologue, Philologue, Professeur d'histoire, Conservateur de musée

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