Jean Fréville


Jean Fréville, ca. 1938

Jean Fréville, de son vrai nom Eugène Schkaff, est né le 25 mai 1895 à Kharkov (Empire russe) et mort le 23 juin 1971 à Paris. Issu d’une famille aisée, il s’installe en France en 1903. Il fait ses études au lycée Janson-de-Sailly, puis à l’École libre des sciences politiques, obtenant deux doctorats en droit et la nationalité française en 1927. La même année, il se rend à Moscou pour le 10e anniversaire de la Révolution d’Octobre, rencontre Maurice Thorez et adhère au Parti communiste français. En 1931, il devient chroniqueur littéraire à l’Humanité sous le pseudonyme de Jean Fréville, contribuant à la diffusion en France des textes de Marx, Engels, Lénine et Plékhanov sur l’art et la littérature. Il participe à la fondation de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR) en 1932 et collabore à la revue Commune. Proche de Maurice Thorez, il rédige à sa demande sa biographie Fils du Peuple en 1937, à partir d’entretiens informels.

Mobilisé en 1940, il rejoint ensuite la Résistance intellectuelle via le journal clandestin Pensée et action. Après la guerre, il devient chef adjoint du cabinet de Thorez, puis poursuit une collaboration discrète avec lui après 1947, effectuant notamment des séjours en Union soviétique lors de la maladie de Thorez. Il siège au comité de rédaction de La Nouvelle Critique à partir de 1948 et préside l’Institut Maurice Thorez. Après la mort de Thorez en 1964, il reste membre du PCF jusqu’à sa propre disparition en 1971.

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