La dernière “vespasienne” de Paris ; ces anciens urinoirs publics furent supprimés parce que devenus les lieux privilégiés de certaines perversions. L'affichage culturel initialement autorisé les avait fait surnommer "cabinets littéraires"
La dernière vespasienne de Paris, située au 86 boulevard Arago, est un vestige historique des anciens urinoirs publics introduits à Paris au XIXe siècle. Ces structures, initialement installées par le préfet Claude-Philibert de Rambuteau en 1834, visaient à améliorer l'hygiène publique. Elles servaient également de supports publicitaires jusqu'en 1860, date à partir de laquelle cette fonction fut transférée aux colonnes Morris. Les vespasiennes ont été progressivement supprimées au cours du XXe siècle, notamment en raison de leur association avec des activités illicites: elles étaient devenus les lieux privilégiés de certaines perversions. Depuis 1981 des nouvelles version des vespasiennes ont vu le jour et évolué depuis dans une version complètement automatique introduites en 2006 et surnommée "sanisette".
D'ailleurs, qui sait pourquoi elles s'appellent vespasiennes ? L'histoire remonte à l'époque de l'empereur Vespasien, qui introduit une taxe pour la vente de l'urine récoltée dans les urinoirs publics. Ce liquide naturel était utilisé dans différents procédés industriels. À son fils, Tite, qui protestait contre cette manière pas très propre de lever des impôts, Vespasien répondit avec une phrase restée célèbre: "pecunia non olet!"
Sources
- La dernière vespasienne de Paris - Brèves d'Histoire
- La dernière vespasienne de Paris - Cool Magazine
- Paris : Dernière vespasienne de Paris, vestige insolite - Paris La Douce
- FranceInfo![[La dernière vespasienne|Vespasienne.jpg]]
La dernière vespasienne