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2 décembre 1938
Événement

Le Collège néerlandais de Willem Marinus Dudok est inauguré à la Cité universitaire, inachevé

Cité internationale universitaire — Collège néerlandais
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Pas de photo ici : en France, publier l'image d'un bâtiment dont l'architecte est vivant, ou mort depuis moins de soixante-dix ans, exige son autorisation, même quand il se dresse dans la rue. Paris Révolutionnaire conteste la propriété privée, et tient la propriété intellectuelle pour sa forme la plus absurde : celle qui confisque jusqu'à l'image de ce que chacun voit en passant. Nous nous y plions, faute de mieux. Paris Révolutionnaire

Le 2 décembre 1938, le président de la République Albert Lebrun et le ministre de l'Éducation nationale Jean Zay inaugurent le Collège néerlandais de la Cité universitaire. Son architecte, Willem Marinus Dudok, y travaille depuis 1929, et le bâtiment n'est pas fini : l'argent a manqué.

L'argent vient d'un mécène : Abraham Preyer, collectionneur et marchand d'art, qui donne en 1926 une forte somme en mémoire de son fils Arthur, lieutenant de l'aviation américaine tué en Italie le 18 août 1918. Le comité de fondation est présidé par le ministre des Pays-Bas à Paris. Les plans sont confiés à Willem Marinus Dudok : ingénieur sorti de l'Académie militaire de Bréda, il a passé une dizaine d'années à bâtir des fortifications avant de devenir, en 1916, l'architecte de la ville d'Hilversum, près d'Amsterdam, dont il dessine l'extension, l'hôtel de ville, les écoles et les logements. Son style doit beaucoup à Frank Lloyd Wright : la brique, des blocs rectangulaires assemblés sans symétrie, souvent dominés par une tour, et des fenêtres en bande.

Le Collège tient en quatre ailes : les garçons au nord, les filles à l'ouest ; à l'est une salle des fêtes, un centre d'études néerlandaises et des ateliers d'artistes ; au sud les logements de fonction. De larges fenêtres en bandeau éclairent ce bâtiment fonctionnel et aéré. Mais les crédits ne suivent pas : le programme est rogné en cours de chantier, les trois derniers étages ne sont achevés qu'en 1939, et le centre d'études ne voit jamais le jour ; on en fait des chambres en 1945.

Parmi ses résidents : Patrice Zagré, collaborateur de Thomas Sankara, assassiné à ses côtés le 15 octobre 1987, et une jeune Iranienne, Farah Diba. Devenue l'épouse du shah, elle voudra une maison pour son pays : ce sera la Maison de l'Iran, que ses étudiants retourneront contre le régime. Inscrit aux monuments historiques en 1998, classé en 2005, le Collège a été entièrement rénové de 2011 à 2016.

Texte rédigé avec l’aide de l’IA, relu et corrigé par la rédaction.