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novembre 1969
Événement

La Maison de l'Iran, payée par le shah, devient un foyer d'opposition à son régime

Cité internationale universitaire — Fondation Avicenne (ancienne Maison de l'Iran)
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Pas de photo ici : en France, publier l'image d'un bâtiment dont l'architecte est vivant, ou mort depuis moins de soixante-dix ans, exige son autorisation, même quand il se dresse dans la rue. Paris Révolutionnaire conteste la propriété privée, et tient la propriété intellectuelle pour sa forme la plus absurde : celle qui confisque jusqu'à l'image de ce que chacun voit en passant. Nous nous y plions, faute de mieux. Paris Révolutionnaire

En novembre 1969, la Cité universitaire inaugure la Maison de l'Iran. Le shah l'a payée ; ses étudiants en font très vite un foyer d'opposition à son régime.

Le vœu vient de la shahbanou, Farah Diba, ancienne pensionnaire du Collège néerlandais : son pays doit avoir sa maison dans le parc. L'État de Mohammad Reza Pahlavi finance. Deux architectes iraniens, Mohsen Foroughi, fils d'un ministre très proche de la cour et diplômé des Beaux-Arts de Paris, et Heydar Ghiai, s'associent à une équipe française : Claude Parent, Claude Colle, André Bloc et René Sarger. Il en sort un objet rare en France : un bâtiment suspendu à une ossature métallique. Claude Parent n'a pas de diplôme d'architecte, l'Ordre ne l'a admis qu'en 1966, sur dossier ; avec Paul Virilio, il vient de lancer la « fonction oblique », conquête du plan incliné.

Le shah n'en profite guère. Fermée, la maison est formellement abandonnée par l'Iran ; la Cité la reprend et la rouvre en 1972 sous le nom d'Avicenne, le médecin et philosophe persan. Vétuste, elle se vide de ses résidents en 2007 ; elle est inscrite aux monuments historiques en 2008, rénovée de 2021 à 2024, et loge de nouveau 111 étudiants.

Entre-temps, en 2019, Artcurial annonce la vente d'un lustre de Jean Royère venu de l'appartement du directeur, au profit de la chancellerie des universités de Paris, pour financer un prix d'excellence de thèse. L'association Sites et monuments dénonce la vente.

Texte rédigé avec l’aide de l’IA, relu et corrigé par la rédaction.