Le 14 juillet 1953, à Paris, une manifestation organisée par le Parti communiste français (PCF), la Confédération générale du travail (CGT) et le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) réunit entre 10 000 et 15 000 personnes pour célébrer les valeurs républicaines et revendiquer la fin du régime colonial en Algérie. Le cortège, composé notamment de nombreux militants algériens du MTLD, défile de la Bastille à la Nation. À l’arrivée place de la Nation, la police ouvre le feu sur les manifestants, principalement des Algériens, sans sommation. Le bilan officiel fait état de 7 morts, dont 6 Algériens (Amar Tabadji, Abdallah Bacha, Daoui Larbi, Dranis Abdelkader, Isidore Illoul, Tahar Madjeb) et un Français (Maurice Lurot), ainsi que 126 blessés. Cet événement marque un tournant dans la mobilisation des militants indépendantistes algériens et est considéré comme un prélude à la lutte armée qui mènera à la guerre d’Algérie.
Sources
- Massacre du 14 juillet 1953 à Paris - Wikipédia
- 14 juillet 1953 : un massacre de manifestants algériens à Paris - histoirecoloniale.net
- Retour sur la manifestation du 14 juillet 1953 - CGT Finances Publiques 93![[Affiche du 14 juillet 1953|Affiche du 14 juillet 1953.jpg]]
Affiche du 14 juillet 1953![[Manifestation du 14 juillet 1953|Manif du 14 juillet 1953 L'Humanité_-Cortège_du_MTLD-_03.png]]
Manifestation du 14 juillet 1953 - Photo l'Humanité
Le 14 juillet 1953 à Paris, lors du traditionnel défilé de la fête nationale, une manifestation organisée par le Parti communiste français, la CGT et le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) réunit entre 10 000 et 15 000 personnes, dont un important cortège de militants algériens indépendantistes. À l’arrivée place de la Nation, la police parisienne intervient brutalement contre le cortège algérien, cherchant à arracher drapeaux et banderoles. La situation dégénère rapidement : la police ouvre le feu à balles réelles sans sommation sur les manifestants. Sept personnes sont tuées — six Algériens (Amar Tadjadit, Abdallah Bacha, Larbi Daoui, Draris Abdelkader, Mohamed Isidore (Mouhoub) Illoul, Tahar Madjène) et un syndicaliste français, Maurice Lurot, qui tentait de s’interposer. On compte également une centaine de blessés. Cet événement, longtemps occulté, s’inscrit dans un contexte de répression du nationalisme algérien, un an avant le début de la guerre d’Algérie. Il a marqué la fin des grands défilés populaires du 14 juillet à Paris jusqu’en 1968.