Portrait du roi Louis-Philippe Ier avec les joyaux de la Couronne, peint par Winterhalter (1839). Crédit : Wikimedia.
Louis-Philippe Ier, né le 6 octobre 1773 à Paris, est le fils aîné de Louis Philippe Joseph d'Orléans (Philippe Égalité) et d'Adélaïde de Bourbon-Penthièvre. Issu de la branche cadette des Bourbons, il reçoit une éducation libérale et s'engage dans les armées révolutionnaires françaises en 1791.
Proscrit après la défaite de Neerwinden en 1793, il s'exile en Suisse sous le pseudonyme de Chabaud-Latour, enseignant les mathématiques, puis voyage en Allemagne, Scandinavie, Amérique du Nord et s'installe en Angleterre en 1800. Il épouse Marie-Amélie de Bourbon-Siciles en 1809. Rentré en France en 1817 après réconciliation avec Louis XVIII, il hérite d'une fortune colossale, amplifiée par la loi du milliard des émigrés en 1825.
À la suite de la révolution des Trois Glorieuses en juillet 1830, il est nommé lieutenant général du royaume le 30 juillet, présenté aux Parisiens par Lafayette le 31, et élu roi des Français le 7 août. Il prête serment à la Charte constitutionnelle révisée, inaugurant la monarchie de Juillet (1830-1848), un régime parlementaire libéral s'appuyant sur la bourgeoisie.
Son règne marque une période de paix intérieure, de prospérité économique initiale, de développement industriel et de conquête de l'Algérie. Il restaure Versailles en musée de l'Histoire de France et rapatrie les cendres de Napoléon en 1840. Une crise économique et sociale, aggravée par le conservatisme de François Guizot, mène à la révolution de 1848. Abdiquant le 24 février, il s'exile en Angleterre où il meurt le 9 août 1850.