Le 9 février 1874, la comtesse de Ségur s’éteint à Paris, à l’âge de 74 ans, dans son appartement du 27 rue Casimir-Perier, dans le 7ᵉ arrondissement, entourée de ses enfants et de ses petits-enfants. Celle que des générations d’enfants ont appelée « la comtesse de Ségur, née Rostopchine » quitte ainsi la scène littéraire dans un quartier bourgeois, loin des héroïnes modestes qu’elle a mises en scène.
Depuis 1873, cette adresse est son dernier refuge parisien, où elle vit retirée, affaiblie, mais toujours entourée de sa famille. Sa mort ne donne pas lieu à de grandes cérémonies publiques : c’est d’abord un deuil familial, celui d’une grand-mère dont les histoires ont nourri l’imaginaire de la bourgeoisie catholique du Second Empire.
Elle est inhumée à Pluneret, dans le Morbihan, près de son fils Gaston de Ségur. Sur la croix de granit qui veille sa tombe, une devise simple résume sa vie : « Dieu et mes enfants ». Son cœur, embaumé, est transféré au 110 rue de Vaugirard, dans la chapelle du monastère de la Visitation, où était morte sa fille Sabine, religieuse dans cette communauté. Son corps a été inhumé dans le cimetière de Pluneret, dans le Morbihan, près de son fils Gaston de Ségur.![[Plaque de la demeure ou mourut la comtesse de Ségur|Rostopchine Sophie, plaque Comtesse_de_Ségur,_27_rue_Casimir-Périer,_Paris_7.jpeg]]
Plaque de la demeure ou mourut la comtesse de Ségur, Photo: MU, Wikimedia