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Couverture — Balades littéraires dans Paris (1848-Affaire Dreyfus)
Bibliographie

Balades littéraires dans Paris (1848-Affaire Dreyfus)

SARROT Jean-Christophe
Terres d'écrivains - Nouveau monde, 2006.
Livre
267 Fiches citant cet ouvrage
2006 Édition

Fiches citant cet ouvrage

267 fiches
Événement
Événement
1848
1848 — Hôtel de Poulpry/Comité de la rue de Poitiers (parti de "l'Ordre")
p 20 & 28
Rassemblement conservateur des orléanistes et légitimistes ; ils se rallieront à Louis-Napoléon Bonaparte, l'essentiel étant de "conserver"
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Événement
1848
27 février 1848
p 24
Le 27 février 1848, trois jours après la chute de Louis‑Philippe, Louis‑Napoléon Bonaparte rentre discrètement à Paris après des années d’exil à Londres. Il ne s’installe pas dans un palais, mais chez un ami, l’ancien dé …

Le 27 février 1848, trois jours après la chute de Louis‑Philippe, Louis‑Napoléon Bonaparte rentre discrètement à Paris après des années d’exil à Londres. Il ne s’installe pas dans un palais, mais chez un ami, l’ancien député et journaliste Philippe‑Antoine Vieillard, qui l’héberge dans son appartement de la rue du Sentier, au cœur d’un quartier déjà très commerçant. De cette adresse modeste, le neveu de Napoléon observe la Révolution de Février, encore incertaine, et commence à prendre la mesure de ce que pourrait lui offrir la nouvelle République.

À ce moment‑là, Louis‑Napoléon est loin d’être une figure centrale de la vie politique française. Il traîne la réputation de conspirateur maladroit depuis ses tentatives ratées de Strasbourg (1836) et de Boulogne (1840), et vient seulement d’être amnistié. Mais l’effondrement de la monarchie de Juillet, l’aura toujours vive du nom Bonaparte et le suffrage universel fraîchement proclamé ouvrent un jeu nouveau. Dans le petit appartement de la rue du Sentier, il reçoit quelques visiteurs, écrit, sonde l’atmosphère, tandis qu’une partie de la presse commence déjà à spéculer sur un possible « retour napoléonien ».

Le gouvernement provisoire, lui, se méfie : pas question de laisser ce prétendant potentiel se constituer trop vite un point d’appui à Paris. On lui fait comprendre qu’il serait plus prudent de repartir ; il obtempère, sans renoncer à ses ambitions. Quelques mois plus tard, il sera pourtant élu député, puis, en décembre, président de la République au suffrage universel.

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Événement
1848
23 février 1848 — Ministère des Affaires étrangères
p 24
Répression par le 14ème de ligne d'une manifestation boulevard des Capucines vers 22 heures ; ce sera le déclencheur de la Révolution de 1848, on relèvera 52 morts et quantité de blessés Le 23 février 1848, vers 22 heure …

Répression par le 14ème de ligne d'une manifestation boulevard des Capucines vers 22 heures ; ce sera le déclencheur de la Révolution de 1848, on relèvera 52 morts et quantité de blessés

Le 23 février 1848, vers 22 heures, le boulevard des Capucines devient l’épicentre d’un basculement politique que personne ne maîtrise plus. Toute la journée, les manifestations se sont multipliées après l’interdiction du banquet réformiste : on chante, on fraternise parfois avec la Garde nationale, on démonte quelques pavés, mais beaucoup croient encore la situation rattrapable.

Devant le ministère des Affaires étrangères, la foule se masse pour acclamer la chute annoncée du ministère Guizot. Des torches, des drapeaux, des cris de « Vive la réforme ! ». Des compagnies du 14ᵉ de ligne sont déployées en travers du boulevard, théoriquement pour contenir la manifestation. Un mouvement de foule, un attelage qui s’engage, des manifestants qui veulent forcer le passage : la confusion s’installe au pied des baïonnettes.

Un coup de feu part – tir isolé ou geste d’un sous‑officier paniqué –, immédiatement suivi d’une décharge en règle contre la foule tassée le long des trottoirs. Quand le silence retombe, on relève 52 morts, des dizaines de blessés. Des corps sont chargés sur des tombereaux et promenés à la lueur des torches vers le centre de Paris : les cadavres deviennent argument politique.

Ce massacre de nuit brise net la stratégie de « réforme encadrée » de Louis‑Philippe et de Guizot. Aux yeux des Parisiens, le régime a tiré sur le peuple désarmé. Dès lors, l’abdication du roi, le 24, n’apparaîtra plus comme une simple crise ministérielle, mais comme la réponse tardive à une révolution déjà déclenchée sur le pavé des Capucines.

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Événement
1848
1848 — Demeure du général Louis Eugène Cavaignac
p 25
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Événement
1848
1848 — Demeure d'Alexandre Martin dit l'ouvrier Albert
p 25
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Événement
1848
mars 1848 — Demeure de Karl Marx
p 26 & 34
En mars 1848, à l’invitation de [[Ferdinand Flocon|doc:ferdinand-flocon.WebHome]], [[Karl Marx|doc:karl-marx.WebHome]] revient à Paris et installe le siège de la Ligue des Communistes allemands à son domicile, situé au 1 …

En mars 1848, à l’invitation de Ferdinand Flocon, Karl Marx revient à Paris et installe le siège de la Ligue des Communistes allemands à son domicile, situé au 10 rue Commines. La Ligue des Communistes, fondée en 1847 à Londres, est la première organisation politique marxiste, regroupant des exilés allemands et des militants socialistes, dont Friedrich Engels, Ferdinand Freiligrath et Flocon. Marx et Engels y jouent un rôle central, rédigeant notamment le Manifeste du Parti communiste à la demande de la Ligue. L’installation du siège à Paris intervient dans le contexte des révolutions européennes de 1848, alors que la Ligue cherche à coordonner l’action révolutionnaire des ouvriers allemands et à diffuser ses idées. Ce lieu devient un centre d’activité politique et de rédaction, avant que la répression ne contraigne Marx et ses proches à quitter la France quelques mois plus tard.

Sources

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Événement
1848
1848 — Siège du journal "L'Organisateur du Travail"
p 26
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Événement
1848
10 mars 1848 — Siège du journal "La Voix des Femmes, organe des intérêts de toutes et tous"
p 27
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Événement
Événement
Événement
Événement
1843
29 juillet 1843 — Bureau d'Alexandre Ledru-Rollin/Siège du journal "La Réforme"
p 29
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Événement
1847
Événement
Événement
1844
octobre 1844 — Demeure de Pierre-Joseph Proudhon
p 29
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Événement
1871
18 avril 1871 — Siège du journal "La Liberté"
p 30
Le 18 avril 1871, cinq journaux hostiles à la Commune cessent de paraître. Personne ne leur a encore donné l'ordre. Depuis le 18 mars, la Commune n'a pas touché à la presse. C'est l'un de ses principes les plus affirmés …

Le 18 avril 1871, cinq journaux hostiles à la Commune cessent de paraître. Personne ne leur a encore donné l'ordre.

Depuis le 18 mars, la Commune n'a pas touché à la presse. C'est l'un de ses principes les plus affirmés — et l'un de ses paradoxes les plus aigus. Tandis que les troupes versaillaises bombardent les forts du sud de Paris et que Thiers refuse toute négociation, une dizaine de journaux parisiens continuent de publier des éditoriaux qui appellent les soldats de Versailles « nos troupes », qualifient les Communards de brigands, et relaient jour après jour la propagande de l'Assemblée réfugiée à Versailles. La Commune les laisse faire. Un mois entier.

Le 18 avril, Raoul Rigault monte à la tribune du Conseil de la Commune. Il a vingt-quatre ans, il est délégué à la Sûreté générale depuis le 29 mars, et sa patience — s'il en a jamais eu — est épuisée. Il lit à haute voix des passages extraits du Bien public et de La Cloche, où les troupes versaillaises sont explicitement soutenues. Il pose la question : peut-on tolérer, en pleine guerre civile, des journaux qui servent ouvertement les intérêts de l'armée ennemie ?

Le débat est vif. Jules Vallès, fondateur du Cri du peuple, défend une position radicale mais logique : ou l'on supprime tous les journaux hostiles, ou l'on n'en supprime aucun — la liberté ne se découpe pas. La Commune, ce jour-là, ne vote pas de décret de suppression. Elle se contente de reconnaître, pour la première fois, que la liberté de la presse a une limite : celle de la survie de la Commune elle-même.

Mais le signal est compris. Le jour même, cinq journaux cessent volontairement de paraître. La Liberté, dont le siège est ici, au 8 rue Bergère dans le 9e arrondissement. Le Français. Le Pays. Le Monde — le premier journal à porter ce nom, bien avant celui que l'on connaît. Le Peuple français. Aucun décret ne les vise encore. Ils se sabordent d'eux-mêmes — par calcul (ne pas offrir de prétexte à une saisie), par prudence (Rigault n'est pas un homme dont on teste la patience deux fois), ou peut-être par une forme de protestation silencieuse : cesser de paraître pour mieux dénoncer l'arbitraire annoncé.

Les décrets formels de suppression ne viendront que plus tard — le 5 mai pour le Petit Journal, Le Temps, La France et d'autres ; le 11 mai pour le Moniteur universel et L'Univers. Mais le 18 avril est le jour charnière : celui où la Commune admet, à contrecœur, que la guerre civile et la liberté de la presse ne font pas bon ménage.

Marx, dans La Guerre civile en France, saluera de nombreuses mesures de la Commune — mais pointera aussi, implicitement, ses hésitations fatales. La question de la presse en est une : un mois de tolérance envers des journaux qui coordonnaient ouvertement le moral versaillais, avant un demi-geste le 18 avril et des décrets tardifs en mai. La tradition de la gauche communiste y verra l'un des signes de la faiblesse constitutive de la Commune : un excès de respect pour la légalité bourgeoise au moment même où cette légalité servait d'arme à l'ennemi.

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Événement
1848
1848 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 31
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Événement
1804
1er juillet 1804 — Maison natale de George Sand
p 32
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Événement
1848
25 juin 1848 — Immeuble face à la rue du Pont aux Choux (balcon au 4ème étage)
p 33
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Événement
1848
26 février 1848 — Dispensaire des pauvres
p 34
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Événement
1848
26 juin 1848 — Grenier où sont réfugiés des Insurgés
p 34
Au numéro 12, entre les murs d'une maison qu'il connaît mieux que personne, quatre hommes attendent qu'on vienne les fusiller — ou les sauver. Le 26 juin 1848, les barricades du Marais sont tombées. Celles de la rue du P …

Au numéro 12, entre les murs d'une maison qu'il connaît mieux que personne, quatre hommes attendent qu'on vienne les fusiller — ou les sauver.

Le 26 juin 1848, les barricades du Marais sont tombées. Celles de la rue du Pont-aux-Choux, de la rue Saint-Claude, de la rue Saint-Louis ont cédé sous les assauts de la Garde nationale et de la Mobile. La bataille est finie. La chasse commence. Les soldats fouillent les maisons, les caves, les greniers. Ils cherchent les insurgés, et quand ils les trouvent, la procédure est expéditive.

Quatre hommes qui ont tenu les barricades du quartier ont réussi à s'échapper. Ils se sont réfugiés au 12 rue Sainte-Anastase, à deux cents mètres de la place Royale, dans un grenier où une femme les cache au péril de sa vie. Les gardes nationaux et les mobiles rôdent dans la rue. C'est une question d'heures.

Hugo apprend leur situation. Il est représentant du peuple — élu député de Paris trois semaines plus tôt, le 4 juin. Il fait partie des soixante parlementaires que l'Assemblée constituante a envoyés sur les barricades avec mission de « porter partout des paroles de paix, prévenir l'effusion du sang et arrêter la guerre civile ». Depuis trois jours, il parcourt les rues du Marais sous les balles. Le 25, boulevard Beaumarchais, il a tenté de faire cesser le feu à l'angle de la rue d'Angoulême — une fusillade l'a accueilli, criblant de balles une tourelle derrière lui.

Le 12 rue Sainte-Anastase n'est pas un immeuble quelconque pour Victor Hugo. C'est là que vit, depuis 1845, Juliette Drouet — sa maîtresse, sa confidente, la femme qui recopie ses manuscrits et à qui il rend visite chaque jour depuis la place Royale toute proche. Il connaît l'escalier, la cour, les étages. La « femme courageuse » qui cache les quatre insurgés — Hugo ne la nomme pas dans ses écrits — vit dans le même bâtiment que Juliette.

Hugo intervient. Il use de son écharpe de représentant, de son nom, de son autorité naissante. Les quatre hommes sont sauvés.

Autour de lui, le quartier est un champ de ruines. Sa propre maison de la place Royale a été incendiée — sa famille s'est réfugiée chez un voisin, sous les arcades. Quatorze balles ont frappé sa porte cochère. Un soldat de la ligne a été tué dans sa cour. Hugo le note dans Choses vues avec la précision sèche du témoin : « On voit encore la traînée de sang sur les pavés. »

La répression fait entre trois et cinq mille morts. Les survivants seront déportés en Algérie par milliers. Hugo, qui a combattu du côté de l'ordre pendant ces trois journées, en sortira changé. C'est juin 1848 qui fait de lui l'adversaire irréconciliable de la peine de mort, de la misère et de la raison d'État — celui qui prononcera, un an plus tard, le grand discours sur la misère à l'Assemblée nationale, et qui paiera de vingt ans d'exil son refus du coup d'État de décembre 1851.

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Événement
1848
26 février 1848 — Caserne de la garde républicaine/Siège des "Montagnards de Caussidière"
p 35
Fin février 1848, Paris vient à peine de basculer dans la République quand Michel Bakounine s’installe dans une caserne de la garde républicaine, devenue le quartier général des « Montagnards » d’Étienne Arago et de Marc …

Fin février 1848, Paris vient à peine de basculer dans la République quand Michel Bakounine s’installe dans une caserne de la garde républicaine, devenue le quartier général des « Montagnards » d’Étienne Arago et de Marc Caussidière. Révolutionnaire russe en exil, déjà passé par les milieux démocrates allemands et polonais, Bakounine se retrouve au cœur du bouillonnement parisien : clubs, comités, projets d’insurrections européennes s’entrecroisent dans ce bâtiment soudain transformé en ruche politique.

La caserne sert à la fois de lieu de cantonnement et de maison commune pour une nébuleuse de militants radicaux. Caussidière, nouveau préfet de police issu de l’opposition républicaine, y protège volontiers étrangers révolutionnaires et Français « trop » remuants aux yeux des modérés. Bakounine y fréquente des socialistes, des démocrates, des républicains avancés, discute de la situation en Pologne, en Allemagne, en Italie, et rêve d’une chaîne de soulèvements qui partirait de Paris pour embraser l’Europe. Son logement dans ces murs n’a rien d’une retraite universitaire : c’est un poste d’observation et de liaison, au plus près des foyers de décision et des rumeurs d’émeute.

Ce court séjour parisien a pour lui valeur de laboratoire. Il y mesure à la fois la force explosive des insurrections urbaines et les limites des républiques bourgeoises fraîchement installées, déjà soucieuses de rétablir l’ordre. Ces tensions nourriront plus tard sa critique du pouvoir centralisé et sa méfiance envers les partis qui prétendent parler au nom du peuple tout en le contrôlant. Dans le Paris de février–mars 1848, la caserne où loge Bakounine condense ainsi un moment très particulier : celui où la nouvelle République française ouvre, pour quelques semaines, un espace aux révolutionnaires sans frontières, avant de se refermer sur eux.

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Événement
1848
1848 — Demeure de Félicité Robert de Lamennais
p 36-37
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Événement
1848
1848 — Demeure de François Arago
p 37
Arago est membre du Gouvernement provisoire ; il fut un des promoteurs de l'abolition de l'esclavage mais participa activement à la répression de l'insurrection de Juin 1878
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Événement
Événement
Événement
1850
1850 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 38
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Événement
1849
1849 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 38
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Événement
1853
12 septembre 1853 — Maison Dorée/Siège du journal "Le Mousquetaire" (local dans la cour)
p 39
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Événement
1805
29 juillet 1805 — Maison natale d'Alexis de Tocqueville
p 45-46
La mère d'Alexis de Tocqueville avait passé la Terreur en prison, terrifiée. Son arrière-grand-père Malesherbes avait défendu Louis XVI avant d'être guillotiné. Quand Alexis naquit, rue Saint-Dominique, le 29 juillet 180 …

La mère d'Alexis de Tocqueville avait passé la Terreur en prison, terrifiée. Son arrière-grand-père Malesherbes avait défendu Louis XVI avant d'être guillotiné. Quand Alexis naquit, rue Saint-Dominique, le 29 juillet 1805, la France était sous Bonaparte. Il allait devenir le plus grand théoricien de la démocratie que le XIXe siècle français ait produit.

Alexis de Tocqueville naquit au 77 de la rue Saint-Dominique, dans le faubourg Saint-Germain, au sein d'une des plus vieilles familles aristocratiques de France. Son arrière-grand-père maternel était Guillaume de Malesherbes — avocat de Louis XVI, guillotiné en avril 1794 avec sa fille, son gendre et d'autres membres de sa famille. Sa mère, Louise Le Peletier de Rosanbo, et son père, Hervé de Tocqueville, avaient survécu à la Terreur de peu. Son père, dit-on, vit ses cheveux blanchir en une nuit à l'annonce des exécutions. Sa mère ne s'en remit jamais tout à fait.

Ce passé — à la fois noblesse, trauma et deuil — forma profondément l'esprit du jeune Alexis. Il le rendit attentif, comme peu l'étaient en France, aux transformations que la Révolution avait opérées dans les structures sociales et politiques du pays.

En 1831, il traversa l'Atlantique avec son ami Gustave de Beaumont pour étudier le système pénitentiaire américain. Il en revint avec les matériaux d'une œuvre bien plus vaste : De la démocratie en Amérique (1835 et 1840), dans laquelle il analysa comment une société d'égaux pouvait simultanément être libre et céder à un despotisme doux — non pas celui d'un tyran, mais celui de l'opinion majoritaire et de l'État administratif centralisé.

Élu député de la Manche en 1839, brièvement ministre des Affaires étrangères en 1849, il fut arrêté lors du coup d'État du 2 décembre 1851 et se retira de la vie politique. Il consacra ses dernières années à L'Ancien Régime et la Révolution(1856), dans lequel il montra que la Révolution n'avait pas brisé la France de l'Ancien Régime mais accéléré sa centralisation administrative — que Napoléon avait parachevée, et que tous les régimes suivants avaient maintenue.

Tocqueville mourut le 16 avril 1859 à Cannes, à cinquante-trois ans, de tuberculose. Il est enterré à Tocqueville, en Normandie.

Né rue Saint-Dominique, dans la ville qui avait guillotiné sa famille, il avait passé sa vie à comprendre pourquoi les révolutions produisent si rarement la liberté qu'elles promettent.

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Événement
1835
1835 — Demeure d'Alexis de Tocqueville
p 45-46
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Événement
1831
1831 — Demeure d'Alfred de Vigny
p 47
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Événement
Événement
1828
1828 — Demeure d'Alfred de Vigny
p 47
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Événement
1833
1833 — Demeure d'Alfred de Vigny
p 47
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Événement
1827
1827 — Demeure d'Alfred de Vigny
p 47
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Événement
1832
1832 — Demeure d'Alfred de Vigny
p 47
Pied-à-terre d'Alfred de Vigny, où il entretient une liaison avec l'actrice Marie Dorval
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Événement
1870
31 octobre 1870
p 59
Occupation de la mairie du 19ème arrondissement par les insurgés de l'Hôtel de Ville
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Événement
1871
6 janvier 1871 — Comité central révolutionnaire de la Corderie
p 59
Publication de la "seconde affiche rouge", portée par 140 signataires, réclamant la Commune et la poursuite de la guerre
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Événement
Événement
1870
23 septembre 1870
p 68-69
Dans Paris cerné depuis quatre jours, une seule route reste ouverte vers la France libre : le ciel ; et c'est depuis la butte Montmartre que le premier ballon postal s'envole le 23 septembre 1870. Paris est encerclée dep …

Dans Paris cerné depuis quatre jours, une seule route reste ouverte vers la France libre : le ciel ; et c'est depuis la butte Montmartre que le premier ballon postal s'envole le 23 septembre 1870.

Paris est encerclée depuis le 19 septembre. Les Prussiens ont bouclé tous les accès terrestres. Le gouvernement de la Défense nationale est enfermé avec deux millions de Parisiens. Les courriers ne passent plus. Les nouvelles du reste de la France n'arrivent plus.

L'idée vient de Gaspard-Félix Tournachon, dit Nadar : photographe, caricaturiste et aéronaute, pionnier de la photographie aérienne depuis les ballons depuis 1858. Il convainc le directeur des Postes, Germain Rampont, d'organiser un service de ballons postaux pour rompre le blocus. Des ateliers de construction et de gonflement seront aménagés dans les deux grandes gares : la gare du Nord et la gare d'Orléans (l'actuelle gare d'Austerlitz).

Le premier ballon, le Neptune, est un vieux ballon captif d'observation amarré depuis plusieurs jours place Saint-Pierre à Montmartre. Le pilote est Jules Duruof, aéronaute professionnel. Dans la nacelle : deux sacs de dépêches, cent vingt-cinq kilogrammes de courrier adressé à toute la France. Le 23 septembre 1870, le Neptune décolle et passe au-dessus des lignes prussiennes. Duruof atterrit après trois heures de vol, sans incident, en zone non occupée. L'expérience est concluante.

Entre septembre 1870 et janvier 1871, soixante-six ballons s'envoleront depuis Paris. Cinquante-huit atterriront hors du siège, dont certains en Norvège, en Espagne ou aux Pays-Bas, emportés par des vents contraires. Deux seront capturés par les Prussiens. Deux se perdront en mer. Plus de deux millions de lettres traverseront le blocus par les airs. Le service sera complété par les pigeons voyageurs : portés à l'aller par les ballons jusqu'en zone libre, ils reviendront à Paris avec des microfilms de dépêches miniaturisées sur film de soie, technique mise au point par le photographe René Dagron.

La poste aérienne du siège de Paris est une prouesse technique improvisée dans l'urgence, sur fond de désastre militaire. Elle annonce, à sa façon très XIXe siècle, l'aviation postale du siècle suivant.

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Événement
1837
3 mai 1837 — Mairie de Montmartre
p 69
Mariage de Paul Verlaine avec Mathilde Mauté le 11 août 1870
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Événement
1871
1871 — Demeure de Mlle Accard/Cachette de Paschal Grousset
p 70
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Événement
1856
1856 — Demeure d'Ernest Renan/Musée de la Vie romantique
p 70
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Événement
Événement
1861
1861 — Demeure de Jules Verne
p 71
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Événement
1871
24 mai 1871 — Square St Jacques la Boucherie
p 74
Charnier de 1 200 Fédérés fusillés sans jugement à la caserne Lobau, dont certains enterrés vivants. Les corps seront recouverts de chaux vive
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Événement
1871
1871 — Boutique d'Alphonse Lemerre (éditeur de nombreux poètes)
p 75-76
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Événement
1867
1867 — Hôtel d'Angoulême/Hôtel de Lamoignon/Demeure d'Alphonse Daudet
p 77
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Événement
1871
avril 1871
p 77
Edmond de Goncourt, fuyant les bombardements versaillais débutés le 2 avril sur Paris et qui menacent sa maison rue d'Auteuil, se réfugie chez un cousin
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Événement
1871
18 mars 1871 — Cimetière du Père Lachaise/Tombe de la famille Hugo
p 78
Le général Léopold Hugo, père de Victor Hugo, meurt à Paris le 29 janvier 1828 et il est inhumé au Père-Lachaise, dans la 27e division. Son petit-fils Charles, journaliste, fils aîné vivant de l'écrivain, meurt foudroyé …

Le général Léopold Hugo, père de Victor Hugo, meurt à Paris le 29 janvier 1828 et il est inhumé au Père-Lachaise, dans la 27e division. Son petit-fils Charles, journaliste, fils aîné vivant de l'écrivain, meurt foudroyé par une apoplexie le 13 mars 1871 à Bordeaux, dans le fiacre qui le conduit au restaurant où l'attend son père. Ses obsèques ont lieu le 18 mars 1871 : le cortège traverse Paris de la gare d'Orléans au Père-Lachaise le jour même où éclate l'insurrection de la Commune.

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Événement
1870
Événement
1870
1870 — Bal des Folies Belleville (124 réunions)
p 79
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Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite barricade du Château d'Eau)
p 80
Charles Delescluze se fait tuer volontairement sur la barricade ; trois volontaires seront abattus en tentant de le secourir. Benoît Malon parle de la "barricade Bataclan", qui est située plus haut sur le boulevard, mais …

Charles Delescluze se fait tuer volontairement sur la barricade ; trois volontaires seront abattus en tentant de le secourir. Benoît Malon parle de la "barricade Bataclan", qui est située plus haut sur le boulevard, mais sans doute à tort

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Événement
1870
1870 — Théâtre de la Porte St Martin
p 80
Lectures publiques des "Châtiments" dont la recette sert à financer des canons
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Événement
1871
1871 — Demeure de Félix Pyat
p 81
Demeure du journaliste Félix Pyat, membre de la Commune, personnage très controversé ; le "mauvais génie de la révolution du 18 mars" selon Benoît Malon, jugement repris par Marx
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Événement
1871
25 mai 1871 — Mairie du 11ème arrondissement (dans la bibliothèque)
p 81
Dernière réunion du Comité de Salut public de la Commune. La proposition est faite que les membres de la Commune se sacrifient en se rendant pour arrêter les combats, mais elle est jugée impratiquable. La mairie est évac …

Dernière réunion du Comité de Salut public de la Commune. La proposition est faite que les membres de la Commune se sacrifient en se rendant pour arrêter les combats, mais elle est jugée impratiquable. La mairie est évacuée à minuit

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Événement
1860
1860 — Quartier des politiques de la prison de Ste Pélagie
p 82
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Événement
1831
15 janvier 1831 — Quartier des politiques de la prison de Ste Pélagie
p 82
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Événement
1870
septembre 1870 — Séjour de Charles Hugo/Séjour de Julilette Drouet
p 84
Charles Hugo rentre à Paris après son exil à Bruxelles ; Juliette Drouet également
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Événement
1870
septembre 1870 — Pavillon de Rohan/Demeure de Charles Hugo/Demeure de Juliette Drouet
p 84
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Événement
1874
9 février 1874 — Demeure de Mme de Ségur (à partir de 1873)
p 84
Le 9 février 1874, la comtesse de Ségur s’éteint à Paris, à l’âge de 74 ans, dans son appartement du 27 rue Casimir-Perier, dans le 7ᵉ arrondissement, entourée de ses enfants et de ses petits-enfants. Celle que des génér …

Le 9 février 1874, la comtesse de Ségur s’éteint à Paris, à l’âge de 74 ans, dans son appartement du 27 rue Casimir-Perier, dans le 7ᵉ arrondissement, entourée de ses enfants et de ses petits-enfants. Celle que des générations d’enfants ont appelée « la comtesse de Ségur, née Rostopchine » quitte ainsi la scène littéraire dans un quartier bourgeois, loin des héroïnes modestes qu’elle a mises en scène.​

Depuis 1873, cette adresse est son dernier refuge parisien, où elle vit retirée, affaiblie, mais toujours entourée de sa famille. Sa mort ne donne pas lieu à de grandes cérémonies publiques : c’est d’abord un deuil familial, celui d’une grand-mère dont les histoires ont nourri l’imaginaire de la bourgeoisie catholique du Second Empire.​

Elle est inhumée à Pluneret, dans le Morbihan, près de son fils Gaston de Ségur. Sur la croix de granit qui veille sa tombe, une devise simple résume sa vie : « Dieu et mes enfants ». Son cœur, embaumé, est transféré au 110 rue de Vaugirard, dans la chapelle du monastère de la Visitation, où était morte sa fille Sabine, religieuse dans cette communauté. Son corps a été inhumé dans le cimetière de Pluneret, dans le Morbihan, près de son fils Gaston de Ségur.

Plaque de la demeure ou mourut la comtesse de Ségur, Photo: MU, Wikimedia

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Événement
1865
15 janvier 1865 — Salle du Casino Cadet
p 85
Conférence de Jules Vallès sur Balzac ; il est renvoyé de son poste à la mairie de Vaugirard pour avoir critiqué l'Empire
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Événement
1853
16 juillet 1853 — Prison de Mazas
p 85
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Événement
1864
1864 — Boutique d'Alphonse Lemerre (maison d'édition fondée en 1862)
p 90 & 100
Maison d'édition et lieu de rencontres de poètes ; édite les premières œuvres de Verlaine
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Événement
1866
1866 — Boutique de Lemerre (éditeur des poètes parnassiens)
p 90 & 100
Naissance du mouvement du Parnasse ; siège de la revue "l'Art"
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Événement
1875
1875 — Demeure de Stéphane Mallarmé
p 92
Chapelle salon de Stéphane Mallarmé ; il y organise "les mardis de Stéphane Mallarmé"
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Événement
Événement
Date imprécise — Demeure de Lucie Delarue-Mardrus et de Joseph-Charles Mardrus
p 94
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Événement
Événement
Événement
1842
mars 1842 — Hôtel Lefebvre la Malmaison/Demeure de Charles Baudelaire
p 94
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Événement
Événement
1873
1873 — Demeure de Jean-Louis Forain (boîte aux lettres de Verlaine et Rimbaud)
p 95
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Événement
1872
juin 1872 — Hôtel de Cluny/Demeure d'Arthur Rimbaud
p 96
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Événement
Événement
1888
Événement
Événement
Événement
Événement
1882
Événement
1889
mars 1889 — Hôtel Lisbonne (devenu Hôtel Fontaines du Luxembourg)
p 97
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Événement
1894
5 avril 1894 — Restaurant Foyot
p 98
Le 5 avril 1894, une bombe explose au restaurant Foyot, 33 rue de Tournon, établissement bourgeois face au Sénat où se retrouvent parlementaires et gens de lettres. Plusieurs clients sont blessés. L'un d'eux, le poète sy …

Le 5 avril 1894, une bombe explose au restaurant Foyot, 33 rue de Tournon, établissement bourgeois face au Sénat où se retrouvent parlementaires et gens de lettres. Plusieurs clients sont blessés. L'un d'eux, le poète symboliste Laurent Tailhade, perd un œil.

L'ironie est cruelle. Un an plus tôt, le 9 décembre 1893, l'anarchiste Auguste Vaillant avait lancé une bombe dans l'hémicycle de la Chambre des députés — sans faire de morts. Tailhade avait alors déclaré à un dîner : "Qu'importent les victimes si le geste est beau !" La formule avait fait le tour de Paris.

Le voilà maintenant victime du geste beau. La presse s'empressa de noter la coïncidence. Tailhade, lui, ne renia pas ses convictions anarchisantes — mais perdit effectivement un œil dans l'explosion, dont l'auteur ne fut jamais identifié avec certitude.

Le Foyot était l'un des restaurants les plus fréquentés du quartier latin depuis le Second Empire. Zweig y dînera plus tard, Radiguet aussi — ce lieu qui sentait le Sénat et le pouvoir, juste en face du Luxembourg, attirait autant les politiques que les écrivains qui les observaient.

L'attentat du Foyot survient dans le contexte des années anarchistes : depuis 1892, Ravachol, puis Vaillant, puis Émile Henry ont ensanglanté Paris de leurs bombes. En juin 1894, le président Carnot sera assassiné à Lyon. La série prendra fin avec les lois scélérates qui musèlent la presse anarchiste.

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Événement
1876
Événement
1871
18 mai 1871 — Siège de la revue "La Revue des Deux Mondes"
p 99
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Événement
1889
18 août 1889 — Hospice des frères St Jean de Dieu/Les Incurables
p 99
Mort de l'écrivain Auguste Villiers de l'Isle-Adam, à l'hospice des Incurables
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Événement
Événement
Événement
1871
août 1871 — Café des Mille Colonnes/Réunions des Vilains bonshommes
p 100
Reprise des dîners des Vilains bonshommes après la Commune ; rupture avec les Parnassiens
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Événement
1892
1892 — Bureaux du journal "Le Gaulois"
p 101
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Événement
Événement
1894
31 mai 1894 — Demeure de Pierre Louÿs
p 101
Présentation de la première partie de "Pelléas et Mélisande" de Debussy
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Événement
1872
1872 — Demeure et atelier d'Édouard Manet
p 102
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Événement
Événement
1871
1871 — Demeure de Stéphane Mallarmé
p 102
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Événement
1890
1890 — Salon d'Augustine Bulteau, chroniqueuse au Gaulois et au Figaro
p 102
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Événement
1890
1890 — Demeure de Guy de Maupassant
p 103
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Événement
1945
20 juillet 1945 — Demeure de Paul Valéry (à partir de 1902)
p 103 & 170
Il vivait dans une rue à son nom depuis 1937 — distinction posthume accordée de son vivant, ce qui était déjà, peut-être, une façon de lui signifier qu'il était entré dans l'histoire. Au 40 de la rue Paul Valéry, dans le …

Il vivait dans une rue à son nom depuis 1937 — distinction posthume accordée de son vivant, ce qui était déjà, peut-être, une façon de lui signifier qu'il était entré dans l'histoire.

Au 40 de la rue Paul Valéry, dans le 16e arrondissement, Paul Valéry meurt le 20 juillet 1945. Il a soixante-treize ans. La rue s'appelait autrefois rue de Villejust ; elle fut rebaptisée en son honneur en 1937, alors qu'il y vivait encore. Valéry déclara ne pas savoir s'il devait s'en réjouir.

Il était né en 1871 à Sète, au bord de la Méditerranée. Paris l'avait pris très tôt : il y arriva dans les années 1890, fréquenta Mallarmé, travailla vingt ans dans le silence, puis publia en 1917 La Jeune Parque, long poème d'une difficulté voulue, salué comme un événement. Le Cimetière marin parut en 1920, Charmes en 1922. Académicien depuis 1925, professeur au Collège de France à partir de 1937, il était devenu l'une des figures tutélaires des lettres françaises.

La guerre le trouva à Paris, dans son appartement du 16e. Il n'émigra pas, n'écrivit rien de compromettant. À l'enterrement d'Henri Bergson en janvier 1941, il prononça un éloge que Vichy n'avait pas commandé et qui sonna, dans le silence de l'Occupation, comme une discréte résistance.

Il mourut deux mois après la capitulation de l'Allemagne. De Gaulle ordonna des obsèques nationales ; le cercueil traversa Paris en cortège. Paul Valéry fut enterré à Sète, dans le Cimetière marin qu'il avait immortalisé : « Ce toit tranquille, où marchent des colombes, / Entre les pins palpite, entre les tombes. »

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Événement
1876
1876 — Maison d'enfance d'Anna de Noailles
p 104
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Événement
1918
25 mars 1918 — Demeure de Claude Debussy
p 104
Claude Debussy meurt le 25 mars 1918 au 24 square de l'avenue Foch, d'un cancer du rectum diagnostiqué depuis 1909. Il a cinquante-cinq ans. Paris est bombardé depuis deux jours par la Grosse Bertha — le canon allemand d …

Claude Debussy meurt le 25 mars 1918 au 24 square de l'avenue Foch, d'un cancer du rectum diagnostiqué depuis 1909. Il a cinquante-cinq ans. Paris est bombardé depuis deux jours par la Grosse Bertha — le canon allemand dont les obus traversent la stratosphère depuis 126 kilomètres. Les habitants fuient la ville. Debussy, lui, ne peut plus bouger.

Il avait passé ses dernières années à composer malgré la maladie, la guerre, et la douleur physique qui rendait le travail de plus en plus difficile. Ses dernières œuvres — les trois sonates pour différentes combinaisons d'instruments — portent la signature d'un homme qui sait qu'il n'a plus beaucoup de temps et qui s'y mesure. Il avait aussi entamé une série de six sonates dont seules trois furent achevées.

La guerre l'avait ébranlé profondément. Patriote sincère, il avait voulu s'engager mais son état de santé le lui interdisait. Il signait ses dernières partitions Claude Debussy, musicien français — geste d'affirmation identitaire dans un contexte où la musique allemande dominait encore l'Europe.

Les funérailles ont lieu dans une ville à moitié vide, sous les obus. Le cortège emprunte des rues désertes pour rejoindre le cimetière de Passy, où il est enterré. Pas de grande cérémonie — la guerre ne le permettait pas.

Il est toujours au cimetière de Passy, 14e division, à deux pas de l'avenue Foch où il avait vécu ses dernières années.

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Événement
Date imprécise — Demeure et premier salon de la comtesse de Loynes
p 104
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Événement
1872
1872 — Demeure de Judith Gautier
p 104
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Événement
1880
1880 — Salon de Mme Potocka (aujourd'hui siège de la Chambre de commerce et de l'Industrie de Paris)
p 104
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Événement
1868
1868 — Demeure de Mathilde-Létizia Wilhelmine Bonaparte (dîners du mercredi)
p 104 & 174
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Événement
1871
10 septembre 1871 — Demeure de Paul Verlaine (hébergé par ses beaux-parents Mauté)
p 105
Il y a des rendez-vous manqués qui comptent davantage que ceux qu'on n'a pas ratés. Verlaine et Charles Cros sont sur le quai de la gare de l'Est, en ce matin du 10 septembre 1871. Ils attendent Arthur Rimbaud, seize ans …

Il y a des rendez-vous manqués qui comptent davantage que ceux qu'on n'a pas ratés.

Verlaine et Charles Cros sont sur le quai de la gare de l'Est, en ce matin du 10 septembre 1871. Ils attendent Arthur Rimbaud, seize ans, que Verlaine a invité à Paris après avoir reçu quelques poèmes dont "Le Bateau ivre". Le train de Charleville arrive, les voyageurs descendent. Rimbaud n'est pas parmi eux: il a pris un autre convoi, ou ils l'ont simplement manqué dans la foule. Verlaine et Cros rentrent bredouilles.

Rimbaud, lui, est allé directement au 14 rue Nicolet, dans le quartier de Clignancourt. C'est là que Verlaine vit provisoirement chez ses beaux-parents, la famille Mauté de Fleurville, avec sa jeune femme Mathilde, enceinte de leur premier enfant. Rimbaud sonne à la porte. On lui ouvre. Il a seize ans, un aspect fruste, des vêtements de province; et dans sa poche, "Le Bateau ivre", qu'il récitera ce soir-là dans le salon de la famille Mauté.

La Commune vient d'être massacrée. Verlaine, qui avait travaillé brièvement pour le gouvernement communard, se fait discret. Rimbaud, lui, a vécu le siège depuis Charleville, à distance et dans une fureur d'adolescent. "Paris se repeuple", écrit-il dans un poème de juillet 1871 qui décrit le retour des bourgeois dans une ville encore fumante. Pour ces deux hommes qui arrivent de bords différents du gouffre de 1871, la poésie est le seul territoire où la défaite n'a pas encore de nom.

Ce soir du 10 septembre, Verlaine comprend qu'il a affaire à quelqu'un d'exceptionnel. Il sera bientôt évident que cet adolescent va briser tout ce qu'il touche: la vie de Verlaine, son mariage, sa réputation, sa paix. Et lui donner, en échange, les vers des "Illuminations".

Mathilde Mauté accueille Rimbaud avec méfiance. Elle aura raison. En deux ans, les deux poètes forgeront une révolution poétique, fuiront à Bruxelles, se blesseront, se perdront. Le coup de revolver de Bruxelles (juillet 1873) mettra fin à tout. Rimbaud, à dix-neuf ans, cessera d'écrire de la poésie pour toujours.

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Événement
1860
1860 — Brasserie des Martyrs (tenue par Monsieur Bourgeois)
p 105
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Événement
Événement
1870
11 août 1870 — Église Notre-Dame de Clignancourt
p 105
Louise Michel avait envoyé un poème à la mariée ; la guerre couvrait déjà les routes de France ; et le poète ignorait que la femme qu'il épousait ce jour-là le quitterait à cause de la Commune. Le mariage devait avoir li …

Louise Michel avait envoyé un poème à la mariée ; la guerre couvrait déjà les routes de France ; et le poète ignorait que la femme qu'il épousait ce jour-là le quitterait à cause de la Commune.

Le mariage devait avoir lieu le 29 juin 1870. Mathilde Mauté avait contracté la variole, et la cérémonie fut reportée à six semaines. Entre les deux dates, la France avait déclaré la guerre à la Prusse. Le 11 août 1870, Paul Verlaine et Mathilde Mauté se marièrent à l'église Notre-Dame de Clignancourt, place Jules Joffrin dans le 18e arrondissement. Peu d'invités : la ville était en état de guerre.

Verlaine avait vingt-six ans, Mathilde venait d'en avoir dix-sept. Il avait passé les mois précédents à composer des poèmes qui lui étaient dédiés : ils formeraient le recueil La Bonne Chanson, publié cette année-là. Louise Michel, institutrice de Montmartre et amie de la famille Mauté, envoya un poème à la mariée.

La paix de ce mariage fut brève. Le siège de Paris commença le 19 septembre, six semaines après la noce. La Commune éclata en mars 1871. Verlaine y participa comme employé du Comité de Sûreté Générale. Mathilde, qui avait fui Paris avec leur fils, ne lui pardonnerait pas. Ils divorcèrent en 1885.

Louise Michel, qui avait chanté le mariage, devint "la Vierge Rouge" de la Commune : enseignante et combattante sur les barricades, déportée en Nouvelle-Calédonie, figure de la résistance populaire.

En 1871, Verlaine rencontra Arthur Rimbaud, et sa vie recommença autrement.

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Événement
1885
Événement
Événement
1869
1869 — Atelier d'Étienne Carjat
p 106
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Événement
1866
1866 — Atelier d'Étienne Carjat
p 106
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Événement
1861
1861 — Atelier d'Étienne Carjat
p 106
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Événement
Événement
1888
1888 — Demeure d'Auguste Villiers de l'Isle-Adam
p 106
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Événement
1886
novembre 1886 — Second Siège de la revue "La Revue indépendante"/Réunions Symbolistes
p 106 & 120
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Événement
1853
1853 — Pension Landry
p 106
Le jeune Paul Verlaine est placé en pension par ses parents
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Événement
1866
1866 — Café Guerbois
p 106
Rencontres entre Zola et Cézanne dans ce qui deviendra le "café Baudequin" dans "l'Œuvre"
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Événement
1890
1890 — Hôtel Biot/Séjour de Paul Verlaine
p 106
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Événement
1866
Événement
Événement
1858
Événement
1866
1866 — Salon de Mme de Ricard
p 107
Les poètes parnassiens se rencontrent dans le salon de la Marquise de Ricard
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Événement
1865
1865 — Demeure de Paul Verlaine
p 107
Mort du père de Paul Verlaine ; lui et sa mère déménagent au 26
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Événement
1871
1871 — Demeure de Stéphane Mallarmé
p 117
En 1871, le poète Stéphane Mallarmé s'installe à Paris au 3 rue Vivienne, à l’Hôtel des Étrangers. Il y réside après avoir quitté ses postes d’enseignant en province pour devenir professeur d’anglais à Paris. Ce logement …

En 1871, le poète Stéphane Mallarmé s'installe à Paris au 3 rue Vivienne, à l’Hôtel des Étrangers. Il y réside après avoir quitté ses postes d’enseignant en province pour devenir professeur d’anglais à Paris. Ce logement marque le début de sa vie parisienne, période durant laquelle il s’intègre dans les milieux littéraires et commence à se faire connaître comme figure du symbolisme. Mallarmé y séjourne quelques années avant de déménager en 1875 au 87 rue de Rome, où il organisera plus tard ses célèbres « mardis » littéraires. L’adresse du 3 rue Vivienne est donc associée à ses premiers pas dans la capitale, à une époque charnière de sa carrière et de l’histoire littéraire française.

Sources

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Événement
Événement
1884
mai 1884 — Premier Siège de la revue "La Revue indépendante"
p 120
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Événement
1877
1877 — École Alsacienne (école privée laïque)
p 121
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Événement
1883
1883 — Demeure d'André Gide
p 121-122
Maison d'enfance d'André Gide avec sa mère ; il l'habitera plus tard avec sa femme; il rédige "Si le grain ne meurt"
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Événement
1951
19 février 1951 — Demeure d'André Gide (depuis 1928)
p 122
Mort d'André Gide ; il avait accueilli Klaus Mann et Albert Camus Le 19 février 1951, André Gide s’éteint dans son appartement parisien de la rue Vaneau, qu’il occupait depuis l’entre‑deux‑guerres. Malade depuis plusieur …

Mort d'André Gide ; il avait accueilli Klaus Mann et Albert Camus

Le 19 février 1951, André Gide s’éteint dans son appartement parisien de la rue Vaneau, qu’il occupait depuis l’entre‑deux‑guerres. Malade depuis plusieurs mois, il meurt à 81 ans, déjà reconnu de son vivant comme l’une des grandes consciences littéraires du XXᵉ siècle, prix Nobel de littérature en 1947.

Sa demeure est un lieu de passage pour plusieurs générations d’écrivains et d’exilés. Dans les années 1930, Gide y accueille Klaus Mann, fils de Thomas Mann, romancier antifasciste contraint à l’exil, qu’il soutient moralement et intellectuellement. Après la guerre, c’est Albert Camus, d’abord son éditeur chez Gallimard puis son ami, qui vient régulièrement lui rendre visite. Entre eux, s’invente un dialogue fécond entre deux morales de la révolte : celle, introspective et exigeante, de Gide, et celle, plus tragique, de l’auteur de La Peste et L’Homme révolté.

La mort de Gide clôt un itinéraire marqué par la remise en question permanente : critique du colonialisme après Voyage au Congo, rupture avec le communisme après son retour d’URSS, exploration impitoyable des hypocrisies bourgeoises et religieuses dans Les Faux‑Monnayeurs, La Symphonie pastorale ou L’Immoraliste. Son appartement de la rue Vaneau, discret et sans ostentation, a été le théâtre de ces conversations, de ces ruptures et de ces fidélités.

En disparaissant, Gide laisse une œuvre qui a profondément influencé aussi bien les écrivains de sa génération que ceux d’après‑guerre. La présence, à un moment ou à un autre, de Klaus Mann et d’Albert Camus dans ce lieu dit assez combien cette adresse parisienne fut un nœud de rencontres entre l’Europe frappée par les totalitarismes et la littérature qui cherchait, contre eux, une voie de vérité.

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Événement
Événement
1866
1866
p 123
Demeure du poète Parnassien Charles Leconte de Lisle. Un des pires vilipendeurs des Communards, en particulier de Gustave Courbet, alors que lui-même avait été quarante-huitard
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Événement
1872
1872 — Enclos des Chartreux de Vauvert/Demeure de Charles Leconte de Lisle
p 123
Leconte de Lisle habite la maison au fond derrière la serre
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Événement
1904
1904 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1890
1890 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1879
mars 1879 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1885
1885 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1903
1903 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1876
1876 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1872
Événement
1881
1881 — Demeure de Germain Nouveau avec Ernest Delahaye
p 124
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Événement
1879
1879 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1907
1907 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1878
1878 — Demeure de Germain Nouveau et de Jean Richepin
p 124
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Événement
1883
1883 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1906
1906 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1889
1889 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1886
1886 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1891
1891 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1882
1882 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1875
1875 — Demeure de Germain Nouveau
p 124
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Événement
1900
30 novembre 1900 — Hôtel d'Alsace/Séjour d'Oscar Wilde
p 125
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Événement
Événement
1919
Événement
Événement
1898
26 février 1898 — Ancien Parc des Princes (stade cycliste aménagé en 1897)/Affaire Dreyfus
p 146
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Événement
1933
1933 — Demeure d'Anna de Noailles (à partir de 1910)
p 146 & 172
Mort d'Anna de Noailles, qui avait milité pour la réhabilitation de Dreyfus
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Événement
Événement
1904
1904 — Demeure de Ludovic Trarieux
p 147-148
Mort de Ludovic Trarieux, l'un des fondateurs de la Ligue des Droits de l'Homme en 1898, mort en 1904
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Événement
1884
Événement
1890
1890 — Demeure de Maurice Barrès
p 148
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Événement
1894
Événement
1896
mars 1896 — Demeure du commandant Ferdinand Walsin Esterházy/Affaire Dreyfus
p 148
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Événement
1894
1894 — Demeure du commandant Louis Cuignet/Affaire Dreyfus
p 149
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Événement
1894
1894 — Demeure d'Armand du Paty de Clam/Affaire Dreyfus
p 149
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Événement
1893
Événement
1899
1899 — Demeure de Jean Jaurès
p 152
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Événement
1899
1899 — Demeure de Jean Jaurès
p 152
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Événement
1894
24 décembre 1894 — Prison militaire du Cherche-Midi/Affaire Dreyfus
p 152
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Événement
1898
4 juin 1898 — Ligue de Défense des Droits de l'Homme
p 152
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Événement
1898
1898 — Bibliothèque de l'École Normale Supérieure
p 153
Lévy-Bruhl convainc Lucien Herr qui convainc Jean Jaurès de l'innocence de Dreyfus
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Événement
1917
15 novembre 1917 — Demeure d'Émile Durkheim (à partir de 1902)
p 153
Mort du sociologue Émile Durkheim, de tristesse suite à la mort de son fils au front
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Événement
1898
1898
p 153
Rencontre de Jaurès et de Léon Blum chez Lucien Herr, les fondateurs du journal l'Humanité
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Événement
Événement
1902
1902 — Demeure d'Alexandrine Zola
p 156
Après le décès d'Émile Zola le 29 septembre 1902, sa veuve Alexandrine Zola réside au 62 rue de Rome, dans le 17e arrondissement de Paris. Cette demeure abrite la veuve jusqu'à sa propre mort en 1925. Alexandrine Zola, n …

Après le décès d'Émile Zola le 29 septembre 1902, sa veuve Alexandrine Zola réside au 62 rue de Rome, dans le 17e arrondissement de Paris. Cette demeure abrite la veuve jusqu'à sa propre mort en 1925.

Alexandrine Zola, née Meley, avait épousé l'écrivain en 1870. De 1889 à 1902, le couple occupe un appartement au 21 bis rue de Bruxelles, dans le 9e arrondissement, où Zola meurt asphyxié par les fumées d'un poêle défectueux. Peu après, Alexandrine Zola emménage rue de Rome.

Depuis cette adresse, elle agit pour la succession de son mari. En 1905, elle fait don de la propriété de Médan, acquise par Zola en 1878, à l'Assistance publique de Paris. Cet établissement devient une pouponnière pour enfants convalescents, active jusqu'en 1967. Elle reconnaît aussi les deux enfants naturels de Zola avec Jeanne Rozerot.

La rue de Rome, voie rectiligne du quartier des Batignolles, relie la place de Clichy à l'avenue de Clichy. Le 62 rue de Rome est un immeuble bourgeois typique de la fin du XIXe siècle.

Sources

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Événement
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1902
29 septembre 1902 — Demeure d'Émile Zola (à partir de septembre 1889)
p 156
Une cheminée bouchée, un homme mort dans son lit, une femme qui survit : quatre ans après avoir sauvé Dreyfus, Zola meurt d'un accident que personne n'a jamais pu vraiment expliquer. Émile Zola meurt dans la nuit du 28 a …

Une cheminée bouchée, un homme mort dans son lit, une femme qui survit : quatre ans après avoir sauvé Dreyfus, Zola meurt d'un accident que personne n'a jamais pu vraiment expliquer.

Émile Zola meurt dans la nuit du 28 au 29 septembre 1902 au 21 bis de la rue de Bruxelles, dans le 9e arrondissement, où il vit depuis 1889. Il a soixante-deux ans. La cause officielle est l'asphyxie par oxyde de carbone : le conduit de la cheminée de la chambre était obstrué. Sa femme Alexandrine, dans le même lit, survit de justesse.

L'enquête conclut à l'accident. Les experts vérifient la cheminée et constatent l'obstruction. Ils ne parviennent pas à expliquer comment elle s'est produite. Des expériences sont conduites avec des cobayes, qui ne meurent pas. Le doute s'installe immédiatement.

Zola était devenu, quatre ans plus tôt, l'homme le plus haï de France par les milieux nationalistes et antisémites. Le 13 janvier 1898, il avait publié dans L'Aurore une lettre ouverte au président Félix Faure : "J'accuse." Le texte, écrit en une nuit, accusait nommément les officiers de l'état-major d'avoir sciemment condamné un innocent, le capitaine Dreyfus, et couvert le vrai coupable. Il valut à Zola un procès, une condamnation, un exil en Angleterre. Il fit basculer l'Affaire : la révision devint inévitable, et Dreyfus sera réhabilité en 1906.

Les nationalistes ne le lui pardonnèrent jamais. Sa maison fut menacée, ses livres brûlés, sa personne insultée quotidiennement dans la presse de droite. En 1953, cinquante et un ans après sa mort, le journal Libération publia le témoignage recueilli auprès d'un fumiste parisien nommé Henri Buronfosse, militant d'extrême droite, qui aurait avoué avant de mourir avoir bouché la cheminée de Zola par vengeance politique. Le témoignage est indirect et n'a jamais pu être vérifié. Il n'a jamais été réfuté non plus.

Ses obsèques ont lieu au cimetière de Montmartre. Anatole France prononce l'éloge funèbre : "Il fut un moment de la conscience humaine." Dreyfus, encore officiellement coupable, y assiste. Zola sera transféré au Panthéon en 1908 ; le jour de la cérémonie, un journaliste nationaliste tirera deux coups de revolver sur Dreyfus, le blessant au bras.

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1899
1899 — Ligue antisémite de Drumont
p 156
Premier siège de la Ligue antisémite d'Édouard Drumont à ses débuts
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1898
11 octobre 1898 — Demeure d'Émile Zola
p 156
Zola doit s'exiler en Angleterre suite à sa condamnation dans l'affaire Dreyfus ; ses biens sont mis aux enchères : Octave Mirbeau fait racheter un meuble par Fasquelle pour payer les dommages et intérêts et arrêter la s …

Zola doit s'exiler en Angleterre suite à sa condamnation dans l'affaire Dreyfus ; ses biens sont mis aux enchères : Octave Mirbeau fait racheter un meuble par Fasquelle pour payer les dommages et intérêts et arrêter la saisie

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1901
1901 — Locaux de "La Revue Blanche"/Affaire Dreyfus
p 157-158
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1898
1898 — Siège du journal "La Petite république" (socialiste républicain)
p 160
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1840
2 avril 1840 — Maison natale d'Émile Zola
p 160
Émile Zola naît le 2 avril 1840 au 10 rue Saint-Joseph, au quatrième étage, dans un quartier de petits commerçants et d'artisans du 2e arrondissement. Son père, Francesco Zola, est un ingénieur d'origine vénitienne qui m …

Émile Zola naît le 2 avril 1840 au 10 rue Saint-Joseph, au quatrième étage, dans un quartier de petits commerçants et d'artisans du 2e arrondissement. Son père, Francesco Zola, est un ingénieur d'origine vénitienne qui mourra trois ans plus tard en laissant la famille dans une situation précaire. Sa mère, Émilie Aubert, est française. Il a le double sang de l'observateur — étranger et natif à la fois.

Il grandit à Aix-en-Provence, revient à Paris à dix-huit ans, y connaît la misère, les greniers froids, la faim. Il entre chez Hachette comme employé, commence à écrire. En 1871, il est journaliste pendant la Commune, témoin des barricades et du feu. Ce Paris-là — ses chantiers haussmanniens, ses marchés, ses mines, ses cafés, ses bouges, ses grands magasins — il en fait la matière de vingt romans.

Les Rougon-Macquart, cette fresque en vingt volumes sur "l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire", est une entreprise sans précédent dans la littérature française : cartographier la société entière, des mines du Nord aux Halles de Paris, du monde paysan aux coulisses de la Bourse, en suivant les ramifications d'une hérédité à travers les classes sociales. Germinal, Nana, L'Assommoir, Au Bonheur des Dames — Paris est à la fois décor et personnage.

En 1898, il publie J'Accuse dans L'Aurore — lettre ouverte au président de la République pour défendre Dreyfus. Il risque sa liberté. Il choisit quand même.

Plaque apposée sur la maison natale d'Émile Zola (1840-1902) au n° 10 de la rue Saint-Joseph, Mu - Wikimedia

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Date imprécise — Demeure de Léon Blum/Cité d'artistes
p 163
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1897
1897 — École Normale Supérieure
p 163
Léon Blum fait la connaissance de Lucien Herr, bibliothécaire de Normale Sup ; cela détermine son engagement dans l'affaire Dreyfus
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Date imprécise — Maison d'enfance de Léon Blum
p 163
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1906
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1871
10 juillet 1871 — Maison natale de Marcel Proust (appartenant à son oncle Louis Weil)
p 168
À Auteuil, ce soir de juillet, on veille un nouveau-né qu'on croit à peine viable. Paris, lui, enterre encore ses morts. Il est près de onze heures et demie du soir, ce 10 juillet 1871, au 96 de la rue La Fontaine. C'est …

À Auteuil, ce soir de juillet, on veille un nouveau-né qu'on croit à peine viable. Paris, lui, enterre encore ses morts.

Il est près de onze heures et demie du soir, ce 10 juillet 1871, au 96 de la rue La Fontaine. C'est la résidence d'été de Louis Weil, grand-oncle maternel de l'enfant — à Auteuil, le quartier garde encore des airs de village. Jeanne Weil, épouse du docteur Adrien Proust, met au monde un garçon si faible que le père, médecin pourtant, craint qu'il ne passe pas la nuit. Il la passera, et cinquante et une années encore. Il s'appelle Marcel.

On oublie volontiers de quel Paris cet enfant hérite. Six semaines plus tôt s'achevait la Semaine sanglante : l'armée versaillaise avait repris la ville rue par rue et fusillé des milliers de communards, jusque contre le mur du Père-Lachaise. Quand Marcel naît, les cours martiales siègent encore, les Tuileries fument. Le futur poète du temps retrouvé vient au monde dans une ville qui vient de perdre le sien — et son œuvre sera l'élégie des salons du Faubourg Saint-Germain, ce monde-là même que les insurgés venaient de vouloir abolir.

Pourquoi Auteuil ? La tradition biographique a sa réponse : les Proust auraient fui les troubles pour se mettre à l'abri chez l'oncle Weil. On raconte que le docteur faillit être atteint par une balle pendant les combats, et que sa femme ne s'en remit jamais tout à fait — de quoi expliquer, dit-on, l'asthme qui rongera l'enfant.

L'histoire est belle ; elle demande prudence. L'historienne Michèle Audin l'a rappelé : les combats avaient cessé dans l'ouest parisien dès la fin mai, et Marcel naît un bon mois et demi plus tard, dans une Auteuil redevenue paisible. Quant à la mère, elle sortait d'une famille aisée qui n'avait guère manqué de pain. Le « refuge » tient sans doute autant du roman familial que du fait établi — ce qui, s'agissant de la naissance de Proust, ne manque pas de sel.

De la maison de Louis Weil, il ne reste rien. Vendue puis démolie en 1897, elle céda la place à des immeubles bientôt rasés pour percer l'avenue Mozart. Marcel y avait passé ses étés d'enfance, dans ce jardin d'Auteuil où l'on aime situer les premières sensations — l'aubépine, l'eau, les odeurs — qui feront la matière de la Recherche.

Aujourd'hui, une plaque au 96 rue Jean-de-La-Fontaine — la rue a changé de nom en 2004 — signale la naissance de l'écrivain à l'emplacement d'une maison qui n'existe plus, sur une façade qu'il n'a jamais vue, dans une rue qui ne porte plus le nom qu'il a connu. On ne saurait rêver hommage plus proustien : un lieu de mémoire dont l'objet s'est entièrement dérobé.

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Événement
Date imprécise — Hôtel d'Anna Gould (réquisitionné par les nazis)/Résidence d'Otto von Stülpnagel
p 170
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1919
juin 1919 — Demeure de Marcel Proust (hébergé chez Réjane par le fils de cette dernière)
p 170 & 185
Marcel Proust est hébergé quelques mois chez Réjane avant d'emménager rue Hamelin
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1890
1890 — Demeure de Francis Vielé-Griffin
p 171
Le poète symboliste Francis Vielé-Griffin reçoit ses amis André Gide et Henri de Régnier
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1922
18 novembre 1922 — Demeure de Marcel Proust (à partir de 1919)
p 171
Refuge de Marcel Proust, chassé du boulevard Haussmann ; il mourra ici
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1880
1880 — Demeure de Mme de Saint-Marceaux
p 172
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1900
1900 — Demeure de Marcel Proust
p 173-174
Marcel Proust habite avec ses parents, puis avec sa mère seule ; ce sera le modèle de l'Hôtel de Guermantes
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1870
septembre 1870 — Demeure de la famille Proust
p 174
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Date imprécise — Demeure de Sophie de Beaulaincourt
p 174
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1897
1897 — Demeure de Reynaldo Hahn (avec sa mère)
p 176
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1878
1878 — Maison d'enfance de Reynaldo Hahn
p 176
Maison d'enfance du compositeur Reynaldo Hahn, né à Caracas au Venezuela
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Date imprécise — Demeure d'Élisabeth de Greffulhe
p 176-177
Modèle principale de la duchesse de Guermantes, dans le roman de Marcel Proust
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1947
28 janvier 1947 — Demeure de Reynaldo Hahn
p 176
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1873
1873 — Demeure de la famille Proust
p 177
Maison d'enfance de Marcel Proust où il demeure encore à 30 ans
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1862
1862 — Pâtisserie salon de thé Ladurée (décor de 1871)
p 178
Pâtisserie au décor typique ; fréquentée par Marcel Proust, et par les personnages de ses romans
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Date imprécise — Restaurant Larue
p 178
Restaurant fréquenté par Marcel Proust puis par Malraux et ses amis
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1907
1907 — Hôtel Ritz
p 179 & 185
Marcel Proust reçoit ses amis au Ritz ; il y organise un dîner en l'honneur de Gaston Calmette
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Date imprécise — Restaurant Prunier/Bananas Mambo
p 179
Restaurant fréquenté par les personnages de Marcel Proust, et plus tard par Ernest et Hadley Hemingway
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Date imprécise — Hôtel de Béthune/Demeure de Robert de Montesquiou-Fézensac
p 183
Modèle de plusieurs personnages de romans dont le baron de Chalus dans Marcel Proust
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1912
1912 — Siège de la maison d'édition Gallimard
p 183
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