Nina Berberova dans les années 1930
Nina Berberova est née le 26 juillet 1901 à Saint-Pétersbourg, dans un milieu bourgeois, de père arménien et de mère russe. Dès l'enfance, elle se passionne pour la poésie et publie ses premiers vers avant la Révolution d'Octobre 1917, qu'elle vit adolescente. En 1922, à 21 ans, elle quitte la Russie bolchevique avec son compagnon, le poète Vladislav Khodassievitch, plus âgé qu'elle de quinze ans, pour une errance en Europe – Allemagne, Italie –, croisant des figures comme Maxime Gorki ou Marina Tsvetaïeva.
Le couple s'installe à Paris en 1925, où Berberova vit dans la précarité parmi les exilés russes. Elle exerce divers métiers – journaliste, brodeuse – et publie dans la presse émigrée des chroniques comme celles de Billancourt, évoquant les Russes autour des usines Renault. Ses premiers récits paraissent dans les années 1930 : *L'Accompagnatrice*, *Le Laquais et la Putain*, *La Souveraine*. Elle se sépare de Khodassievitch, traverse l'Occupation à Longchêne (Yvelines), puis, après la Libération et la disparition de ses cercles, émigre aux États-Unis en 1950.
À New York, elle survit de petits emplois avant d'enseigner la littérature russe à Yale et Princeton. Elle achève en 1965 son autobiographie *C'est moi qui souligne*, fresque de son exil et de l'Histoire. Reconnaissance tardive : en 1985, Hubert Nyssen (Actes Sud) publie *L'Accompagnatrice*, déclenchant un succès mondial. Nina Berberova meurt le 27 septembre 1993 à Philadelphie, citoyenne américaine, après un bref retour en Russie.
Russie
Né(e) à Saint-Pétersbourg (26 juillet 1901) – Mort(e) à Philadelphie (27 septembre 1993)
Écrivaine, poétesse, journaliste, professeure de littérature