Paul Morand avant 1925
un des pères du style moderne en littérature
Paul Morand, né le 13 mars 1888 dans le 8e arrondissement de Paris et mort le 23 juillet 1976 dans le 15e arrondissement, est un écrivain, diplomate et académicien français. Populaire durant l'entre-deux-guerres, il a produit environ 80 ouvrages couvrant tous les genres littéraires, dont des récits de voyage, romans brefs et nouvelles comme Ouvert la nuit et Lewis et Irène, caractérisés par un style sec, des formules brillantes et des descriptions vives de pays et de milieux bourgeois cosmopolites.
Entré au Quai d'Orsay en 1912 grâce à son oncle Abel Combarieu, il intègre le service du Protocole avec l'appui de Philippe Berthelot. Il fréquente les cercles littéraires, rencontre Jean Cocteau et Marcel Proust, à qui il dédie une ode. Pendant la Première Guerre mondiale, il est attaché à l'ambassade de Londres puis au cabinet du ministre des Affaires étrangères, avant des postes à Rome et Madrid. Dans les années 1920-1930, il effectue des missions diplomatiques à caractère littéraire, voyage beaucoup, pratique le journalisme pour *Le Figaro* et dirige chez Gallimard la collection « Renaissance de la nouvelle ».
Dès les années 1930, il adopte des positions ouvertement antisémites. Collaborationniste sous l'Occupation, il sert le régime de Vichy comme ministre à Bucarest en 1943 puis ambassadeur à Berne. Révoqué à la Libération par Charles de Gaulle, dont il subit longtemps l'inimitié, il est élu à l'Académie française en 1968 après quatre tentatives. Après 1945, son œuvre se tourne vers l'Histoire avec des novellas comme *Le Flagellant de Séville* et *Fouquet ou le Soleil offusqué*. Il inspire les Hussards.