Ses oncles ont tué ses deux frères pour se partager leur royaume. Le plus jeune, Clodoald, en réchappe, renonce au trône et vient se mettre à l’école d’un ermite, aux portes de Paris.
En 511, à la mort de Clovis, ses quatre fils se partagent le royaume. L’un d’eux, Clodomir, roi à Orléans, est tué en 524 à la bataille de Vézeronce, contre les Burgondes. Il laisse trois garçons, Thibaut, Gonthier et Clodoald, le cadet, né vers 522. Leur grand-mère, la reine Clotilde, veuve de Clovis, les recueille et les élève dans la foi chrétienne, en attendant qu’ils soient en âge de se partager les terres de leur père.
Leurs oncles ne l’entendent pas ainsi. Childebert, roi à Paris, et Clotaire, roi à Soissons, convoitent l’héritage. Vers 525, selon un récit, ils font demander à Clotilde de leur envoyer les enfants, pour qu’ils soient proclamés successeurs de leur père ; elle les habille de leurs plus beaux vêtements et les laisse partir. Une autre version rapporte le choix qu’ils lui soumettent : chez les Francs, les cheveux longs sont le signe de la royauté ; faut-il tondre les enfants, ou les tuer ? Elle aurait répondu qu’elle préférait les voir morts que tondus. Gonthier est tué le premier ; Thibaut se jette aux pieds de Childebert, qui hésite, mais Clotaire lui rappelle que l’idée venait de lui. Les deux aînés, âgés de dix et sept ans, sont mis à mort.
Seul Clodoald en réchappe, sauvé par « le secours de braves guerriers », écrit Grégoire de Tours. On le cache dans un monastère, où il échappe aux recherches de ses oncles. Quelques années plus tard, il se coupe lui-même les cheveux, renonçant à tout droit au trône, distribue aux églises et aux pauvres les biens qu’on n’a pu lui prendre, et vient se placer auprès d’un saint homme, Séverin, qui vit enfermé dans une cellule, au bord de la Seine, aux portes de Paris. Son exemple attire de nombreux Parisiens, qui se font ses disciples. Le petit-fils de Clovis devient l’un d’eux et reçoit de ses mains l’habit religieux.
À vingt ans, Clodoald se présente devant l’évêque de Paris, entouré de clercs, de notables et de membres de la famille royale ; l’évêque coupe ses longs cheveux de prince. Ses oncles savent qui il est, mais, le voyant sans ambition, ils le laissent en paix et lui donnent même de quoi vivre. Après la mort de Séverin, vers 540, le jeune homme part pour la Provence, puis revient ; l’évêque Eusèbe l’ordonne prêtre vers 551. Fuyant les honneurs, il se retire sur une colline au bord de la Seine, à deux lieues en aval de Paris, au lieu-dit Novigentum, et y fonde un monastère. Il y meurt le 7 septembre 560, à trente-huit ans. Honoré comme saint — c’est le premier prince franc à recevoir un culte public —, il donne son nom au village : Saint-Cloud.
L’ermitage de Séverin, lui, est devenu une église. L’ermite a été enterré sur le lieu même de sa retraite, et c’est là que s’élève aujourd’hui l’église Saint-Séverin, au cœur du Quartier latin, à deux pas de la Seine : c’est entre ces murs, ou presque, que le dernier fils de Clodomir avait trouvé refuge.
Texte rédigé avec l’aide de l’IA, relu et corrigé par la rédaction.