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Couverture — Connaissance du vieux Paris
Bibliographie

Connaissance du vieux Paris

HILLAIRET Jacques
Éditions Princesse, 1956.
Livre
1526 Fiches citant cet ouvrage
1956 Édition

Fiches citant cet ouvrage

1526 fiches
Événement
1717
17 novembre 1717 — Maison de la nourrice de d'Alembert (et non au 21 comme l'indique un panneau erroné)
t1 p 154
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Événement
1658
1658 — Cabaret de l'Épée de Bois (une des origines de l'Opéra)
t1 p 96
Académie royale de danse, puis opéra ; lieu d'orgies mémorables sous Law, avec les "Mississippiens", possesseurs des actions du Mississippi. Premier bal public, mais en fait très fermé
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Événement
Événement
1840
1840 — Jardin d'Hiver (salle de bals et de concerts)
t1 p 279
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Événement
1833
30 mars 1833 — Demeure d'Alexandre Dumas
t1 p 314
Le 30 mars 1833, Alexandre Dumas père, alors au sommet de sa gloire après le succès de ses pièces de théâtre, organise un bal costumé mémorable à Paris, au 32–36 rue Saint-Lazare. Cet événement rassemble l’élite artistiq …

Le 30 mars 1833, Alexandre Dumas père, alors au sommet de sa gloire après le succès de ses pièces de théâtre, organise un bal costumé mémorable à Paris, au 32–36 rue Saint-Lazare. Cet événement rassemble l’élite artistique, littéraire et théâtrale de la capitale, attirant une foule de personnalités du monde des arts et des lettres. Le bal, somptueusement décoré, devient rapidement célèbre pour son faste et son originalité, marquant l’apogée de la vie mondaine de Dumas à cette époque. L’adresse exacte, 32–36 rue Saint-Lazare, correspond à un immeuble situé dans le quartier de la Nouvelle Athènes, alors en plein essor culturel. L’événement est resté dans les mémoires comme un symbole de l’effervescence artistique du Paris romantique des années 1830.

Sources

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Événement
1851
3 décembre 1851 — Barricade en 1851
t1 p 354-355
Alphonse Baudin, député de l'Ain, se fait tuer sur une barricade. Il aurait dit aux ouvriers qui lui reprochaient son salaire de député : "Vous allez voir comment on meurt pour 25 Francs par jour !"
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Événement
1674
1674 — Nouvelle Porte St Martin (arc de triomphe)
t1 p 330
Arc de triomphe dressé sur le Nouveau cours en l'honneur du roi mégalo-soleil pour célébrer la prise de Besançon
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Événement
1672
1672 — Nouvelle Porte St Denis (arc de triomphe)
t1 p 259
Arc de triomphe érigé sur le Nouveau Cours à la gloire du roi mégalo-soleil ; bas-reliefs représentant la victoire de Maastricht et le passage du Rhin
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Événement
1851
2 décembre 1851 — Demeure du Nicolas Changarnier (général)
t1 p 284
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Événement
1820
13 février 1820 — Arcade de la rue Colbert (près de la salle Louvois)
t1 p 239
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Événement
1791
14 octobre 1791
t1 p 258
Il a arraché un portefeuille dans une rue du quartier Bonne-Nouvelle ; six mois plus tard, son nom entre dans l'histoire pour une raison qui ne le concerne pas. Le 14 octobre 1791, rue de la Ville-Neuve, dans l'actuel 2e …

Il a arraché un portefeuille dans une rue du quartier Bonne-Nouvelle ; six mois plus tard, son nom entre dans l'histoire pour une raison qui ne le concerne pas.

Le 14 octobre 1791, rue de la Ville-Neuve, dans l'actuel 2e arrondissement, Nicolas Jacques Pelletier agresse un passant et tente de lui dérober son portefeuille contenant des assignats. Il est arrêté. Le fait est banal, l'homme est un voleur ordinaire.

Ce qui ne l'est pas, c'est ce qui se passe pendant que dure son procès. La Constituante a aboli les supplices d'Ancien Régime et posé le principe de l'égalité des peines : "Tout condamné à mort aura la tête tranchée." Décapitation pour tous, alors que la décollation à l'épée était jusque-là un privilège nobiliaire et la pendaison le sort des roturiers. Mais l'égalité proclamée bute sur la technique : les bourreaux ne savent pas trancher proprement au sabre, et les exécutions manquées sont des supplices.

Le docteur Joseph Ignace Guillotin, député et médecin, plaide pour une machine. Son intention est philanthropique : rendre la mort instantanée, identique pour tous, sans souffrance ni spectacle de boucherie. La machine est conçue par le docteur Antoine Louis, secrétaire de l'Académie de chirurgie, et construite par le facteur de clavecins allemand Tobias Schmidt. Elle est essayée sur des cadavres à Bicêtre.

Le 25 avril 1792, Nicolas Jacques Pelletier est exécuté place de Grève. C'est la première mise en œuvre de la guillotine. La foule, habituée depuis des siècles à des supplices longs et spectaculaires, est déçue par la rapidité de l'opération. Une chanson circule le lendemain : "Rendez-moi ma potence de bois."

Guillotin passera le reste de sa vie à tenter de faire oublier que son nom désignait une machine à tuer, et sa famille demandera vainement qu'elle change d'appellation. L'instrument conçu pour humaniser la peine de mort servira à décapiter seize mille personnes sous la Terreur, puis fonctionnera en France jusqu'au 10 septembre 1977. La peine de mort sera abolie en 1981.

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Événement
1804
27 février 1804 — Lieu de l'arrestation du général Pichegru
t1 p 237
Arrestation de Pichegru, impliqué dans la conjuration de Cadoudal, dénoncé par un indicateur infiltré dans le complot qui l'hébergeait
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Événement
1650
18 janvier 1650 — Palais Royal
t1 p 186
Arrestation des princes de Condé et de Conti et du duc de Longueville décidée par Mazarin
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Événement
1793
7 avril 1793 — Palais Royal/Palais Cardinal (1636)
t1 p 193
Ce 7 avril 1793, les gendarmes n'ont pas eu loin à chercher. Louis-Philippe-Joseph d'Orléans, dit Philippe Égalité depuis qu'il a embrassé la cause révolutionnaire, est arrêté dans le jardin du Palais-Royal — son propre …

Ce 7 avril 1793, les gendarmes n'ont pas eu loin à chercher. Louis-Philippe-Joseph d'Orléans, dit Philippe Égalité depuis qu'il a embrassé la cause révolutionnaire, est arrêté dans le jardin du Palais-Royal — son propre jardin, celui qu'il a lui-même ouvert au commerce, aux promeneurs, aux pamphlets et aux harangues, et qui est devenu, dès 1789, l'un des foyers les plus ardents de la Révolution.

L'ironie est cruelle. C'est sous ses galeries qu'ont circulé les nouvelles qui ont mis Paris en mouvement avant la prise de la Bastille. C'est dans ses cafés que se sont formés les clubs, les opinions, les fureurs. Philippe a cru que sa générosité politique, sa haine affichée pour son cousin le roi, son vote pour la mort de Louis XVI en janvier, lui vaudraient la protection de la Montagne. Il s'est trompé.

La défection de son fils, le duc de Chartres, qui vient de passer à l'ennemi avec le général Dumouriez, a tout emporté. On ne peut plus faire confiance à un Bourbon, fût-il régicide et jacobin. Philippe est conduit à l'Abbaye, puis transféré à Marseille, puis ramené à Paris pour y être jugé et guillotiné le 6 novembre 1793, à cinquante-six ans.

Son destin illustre une des logiques implacables de la Terreur : avoir trahi sa caste ne suffisait pas à prouver sa fidélité à la Révolution. Il avait tout sacrifié — son titre, ses pairs, son cousin — sans convaincre personne de sa sincérité. Il mourut sans appartenir à aucun camp.


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Événement
1812
23 octobre 1812 — Quartier général de l'état-major
t1 p 220
Arrestation du général Malet par Doucet et Laborde lors de sa tentative de prise du pouvoir
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Événement
1815
2 août 1815 — Demeure de Charles Angélique François Huchet de La Bédoyère
t1 p 323
Arrestation du général de La Bédoyère, rétrogradé colonel, dans le cadre de la "Terreur blanche" qui suit la restauration de la royauté
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Événement
1785
6 août 1785 — Demeure de la comtesse de la Motte-Valois
t1 p 40
Arrestation du personnage central de l'affaire dite du collier de la reine, en 1782
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Événement
1407
23 novembre 1407 — Allée aux Arbalétriers/Hôtel Barbette/Hôtel de la Reine
t1 p 47-48
Assassinat du duc d'Orléans qui déclenche la guerre civile entre Bourguignons et Armagnacs. Elle durera une trentaine d'années Le 23 novembre 1407, Louis Ier d'Orléans, frère du roi Charles VI, est assassiné à Paris, à p …

Assassinat du duc d'Orléans qui déclenche la guerre civile entre Bourguignons et Armagnacs. Elle durera une trentaine d'années

Le 23 novembre 1407, Louis Ier d'Orléans, frère du roi Charles VI, est assassiné à Paris, à proximité du 38 rue des Francs-Bourgeois, alors qu’il rentre de l’Hôtel Barbette où il avait rendu visite à la reine Isabeau de Bavière. L’attaque, menée par une quinzaine d’hommes sous la direction de Raoul d’Anquetonville et orchestrée par Jean sans Peur, duc de Bourgogne, est soigneusement préparée. Thomas Courteheuse, valet du roi, joue un rôle dans la conspiration en prévenant le duc d’un faux appel du roi. Louis d’Orléans est tué à coups de hache après avoir été jeté à bas de sa monture. Cet assassinat marque le début d’une guerre civile entre les factions des Bourguignons, menés par Jean sans Peur, et des Armagnacs, partisans de la famille d’Orléans. Ce conflit, alimenté par la folie du roi Charles VI et la rivalité pour le contrôle du royaume, durera environ trente ans et déstabilisera profondément la France en pleine guerre de Cent Ans.

Sources

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Événement
1794
9 novembre 1794 — Chapelle du couvent des Jacobins/Bibliothèque du couvent des Jacobins
t1 p 207
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Événement
1858
14 janvier 1858 — Salle Le Peletier/Opéra Le Peletier/Opéra de Paris
t1 p 316
Attentat du patriote italien Felice Orsini contre Napoléon III ; il lance deux bombes qui font 12 morts et 156 blessés ; mais Badinguet est indemne. Il en profite pour imposer une loi de sûreté générale. Ça ne vous évoqu …

Attentat du patriote italien Felice Orsini contre Napoléon III ; il lance deux bombes qui font 12 morts et 156 blessés ; mais Badinguet est indemne. Il en profite pour imposer une loi de sûreté générale. Ça ne vous évoque rien ?

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Événement
1835
28 juillet 1835 — Appartement loué par Giuseppe Fieschi
t1 p 341-342
Attentat manqué de Fieschi contre Louis-Philippe à l'aide d'une machine infernale ; il fait 19 morts. Fieschi avait travaillé comme indicateur pour le préfet Baude
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Événement
1932
Événement
Événement
1765
1765 — Café du Musée
t1 p 125
Auberge qui arborait la devise en latin "Venite ad me, omnes qui stomacho laboratis, et ego restaurabo vos" : "Venez à moi, vous dont l’estomac crie misère, et je vous restaurerai" ; qui fut à l'origine de l'appellation …

Auberge qui arborait la devise en latin "Venite ad me, omnes qui stomacho laboratis, et ego restaurabo vos" : "Venez à moi, vous dont l’estomac crie misère, et je vous restaurerai" ; qui fut à l'origine de l'appellation "restaurant"

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Événement
Événement
1795
1795 — Demeure de Paul Barras (la Montansier occupe le 1er étage)
t1 p 197
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Événement
1786
1786 — Barrière de Charenton/Barrière de Marengo/Mur des Fermiers généraux
t1 p 359
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Événement
1786
1786 — Barrière de Monceau/Mur des Fermiers généraux
t1 p 297
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Événement
1726
février 1726 — Hôtel de Sully
t1 p 27
Bastonnade de Voltaire par les sbires du chevalier de Rohan-Chabot, pour avoir répondu à ce dernier, qui lui avait demandé : "Arouet ? Voltaire ? Enfin, avez-vous un nom ?", "Mon nom, je le commence, vous finissez le vôt …

Bastonnade de Voltaire par les sbires du chevalier de Rohan-Chabot, pour avoir répondu à ce dernier, qui lui avait demandé : "Arouet ? Voltaire ? Enfin, avez-vous un nom ?", "Mon nom, je le commence, vous finissez le vôtre !"

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Événement
1776
9 octobre 1776 — Hôtel Amelot de Bisseuil/Hôtel des Ambassadeurs de Hollande/Demeure de Beaumarchais
t1 p 45
L'auteur du Barbier de Séville monte une entreprise fictive au nom portugais pour livrer des canons français à des républicains américains, sans que le roi de France n'ait à en répondre. Pierre-Augustin Caron de Beaumarc …

L'auteur du Barbier de Séville monte une entreprise fictive au nom portugais pour livrer des canons français à des républicains américains, sans que le roi de France n'ait à en répondre.

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais a quarante-quatre ans en 1776. Horloger de formation, musicien, spéculateur, agent secret, dramaturge, il est l'un des personnages les plus insaisissables du siècle. Il a écrit Le Barbier de Séville, joué l'année précédente ; il écrira Le Mariage de Figaro, dont la représentation en 1784 fera dire à Napoléon qu'elle fut "la Révolution déjà en action."

En 1775 et 1776, il est en mission à Londres pour Louis XVI. Il y rencontre des émissaires des colonies américaines révoltées et devient un partisan enthousiaste de leur cause. Il bombarde Vergennes, ministre des Affaires étrangères, de mémoires expliquant que la France a tout intérêt à soutenir les insurgés pour affaiblir l'Angleterre.

Le problème est diplomatique. La France n'est pas en guerre contre l'Angleterre et ne veut pas l'être encore. Un soutien officiel serait un casus belli. Il faut donc un montage.

Beaumarchais obtient un million de livres du Trésor français, auquel s'ajoute un million espagnol. Il crée une société commerciale entièrement fictive quant à son objet réel, sous le nom portugais de Roderigue Hortalez et Compagnie, et en installe les bureaux dans sa demeure de l'hôtel Amelot de Bisseuil, dit hôtel des Ambassadeurs de Hollande, 47 rue Vieille-du-Temple dans le 4e arrondissement.

L'entreprise achète officiellement des marchandises et livre en réalité des fusils, des canons, de la poudre, des uniformes, sortis des arsenaux royaux. Le premier convoi part du Havre en décembre 1776 ; seul l'Amphitrite parvient à appareiller, avec quarante-neuf militaires à bord.

L'aide de Hortalez et Cie sera décisive pour la victoire américaine de Saratoga en 1777, qui déterminera l'entrée officielle de la France dans la guerre. Beaumarchais ne sera jamais remboursé de son avance. Ses héritiers la réclameront encore à Washington au XIXe siècle. Le monarque le plus absolu d'Europe avait financé une république.

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Événement
1800
2 juillet 1800 — Barrière de Charenton/Barrière de Marengo
t1 p 359
Il revient en vainqueur. Ce qu'il tait, c'est que la victoire n'était pas la sienne. Le 2 juillet 1800, Bonaparte entre dans Paris sous les acclamations. Deux mois qu'il est parti : les Alpes franchies par le Grand-Saint …

Il revient en vainqueur. Ce qu'il tait, c'est que la victoire n'était pas la sienne.

Le 2 juillet 1800, Bonaparte entre dans Paris sous les acclamations. Deux mois qu'il est parti : les Alpes franchies par le Grand-Saint-Bernard en mai, l'Italie du Nord traversée, les Autrichiens bousculés. Et le 14 juin, à Marengo, une bataille qui change tout.

Sauf que Marengo, ce matin-là, tourne mal. Les Autrichiens enfoncent les lignes françaises dès l'aube. À quinze heures, le général Mélas est convaincu d'avoir gagné — il dicte déjà son rapport à Vienne. C'est Desaix qui sauve la mise : rappelé en urgence, il lance une contre-attaque qui retourne le cours de la journée. Les Autrichiens cèdent. La victoire est là. Desaix, lui, est mort — une balle dans la poitrine au moment exact où ses hommes perçaient.

Bonaparte recueille les lauriers. Dans les semaines qui suivent, les bulletins officiels sont soigneusement retravaillés : le rôle de Desaix s'efface, le récit se resserre sur le Premier Consul, stratège infaillible qui avait tout prévu.

Le même 14 juin, à six mille kilomètres de là, le général Kléber est assassiné au Caire par un étudiant syrien. La nouvelle met quelques jours à parvenir à Paris. Une victoire éclatante en Italie, un désastre discret en Égypte — et un seul nom dans toutes les bouches.

Paris est épuisée. Dix ans de révolution, de journées, de têtes coupées, de coups d'État. La foule qui acclame Bonaparte ce 2 juillet n'acclame pas seulement un général : elle acclame la fin du désordre. Quatre ans plus tard, il se fera couronner Empereur à Notre-Dame. La fatigue d'un peuple peut construire bien des trônes.

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Événement
1696
1696 — Hôtel du maréchal de l'Hospital/Demeure de Jacques Bénigne Bossuet
t1 p 249
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Événement
Événement
Événement
1785
1 février 1785 — Joaillerie Bœhmer et Bassange
t1 p 149
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Événement
1601
Événement
Événement
1789
Événement
1786
1786
t1 p 357
Bureaux d'octroi du mur des Fermiers généraux. Pavillons d'octroi place des Antilles et place de la Réunion. Statues de Louis IX et de Philippe II Auguste de 1843 sur les colonnes du Trône
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Événement
1673
1673 — Hôtel Séguier/Hôtel de Bellegarde
t1 p 126
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Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
t1 p 338
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
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Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
t1 p 338
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
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Événement
1780
1780 — Café Turc
t1 p 342
Café en vogue jusqu'au règne de Louis-Philippe; cité par Balzac. Célèbre pour sa crème glacée
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Événement
1792
10 septembre 1792 — Hôtel des États de Béarn/Demeure de Jean-Jacques Régis de Cambacérès
t1 p 242
Cambacérès s'installe à l'hôtel de Béarn lors de son arrivée à Paris
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Événement
885
885
t1 p 164
Camp Normand près de St Germain le Rond appelé "lower", qui aurait donné le "Louvre"
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Événement
1786
1786
t1 p 194
Canon miniature sur le méridien de Paris, muni d'un dispositif optique qui le faisait tonner à midi
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Événement
1780
1780 — Caserne de la Grande rue Verte/Caserne de gardes-françaises
t1 p 294
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Événement
1704
Événement
1794
8 juin 1794
t1 p 181
Célébration de la Fête de l'Être Suprême, apothéose de Robespierre ; les bancs de marbre en sont des vestiges
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Événement
1829
1829 — Hôtel de Novilos (de 1760)/Cénacle romantique d'Alfred Tattet
t1 p 321
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Événement
1792
1792 — Cimetière de la Madeleine
t1 p 287
Chapelle expiatoire de 1816, sur l'emplacement du charnier des exécutions de la Concorde
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Événement
1630
1630 — Oratoire du Louvre
t1 p 106
Chapelle Royale du Louvre où prêcha Malebranche ; temple du culte réformé depuis 1811
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Événement
1824
1824 — Bibliothèque de l'Arsenal/Appartement de fonction de Charles Nodier
t1 p 17
Charles Nodier, conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal, réunit chez lui les auteurs romantiques
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Événement
1793
13 juillet 1793 — Boutique du coutelier Badin
t1 p 198
Le 13 juillet 1793 au matin, dans le plus révolutionnaire des jardins de Paris, une inconnue marchande un couteau de cuisine à quarante sols. Vers huit heures, une jeune femme sort de l'hôtel de la Providence, rue des Vi …

Le 13 juillet 1793 au matin, dans le plus révolutionnaire des jardins de Paris, une inconnue marchande un couteau de cuisine à quarante sols.

Vers huit heures, une jeune femme sort de l'hôtel de la Providence, rue des Vieux-Augustins (aujourd'hui rue Hérold), où elle est descendue deux jours plus tôt en arrivant de Caen. Quelques pas la mènent au Palais-Royal — depuis un an le Palais-Égalité. Ce matin-là, les galeries grouillent : Paris s'est rempli de provinciaux montés pour les fêtes du 14 Juillet, et Charlotte Corday attend, comme tout le monde, que les boutiques ouvrent.

L'endroit ne pouvait être mieux choisi, ni plus ironique. Le Palais-Égalité est alors le cœur battant de la Révolution : cafés bruissants de nouvelles, colporteurs de pamphlets, joueurs, filles sous les arcades. C'est là, quatre ans plus tôt, que Camille Desmoulins avait sauté sur une table du café de Foy pour appeler Paris aux armes. Un bazar politique à ciel ouvert, où l'on trouve de tout. Sous la galerie de Valois, qui longe le côté est du jardin, au numéro 177, la boutique du coutelier Badin.

Elle y achète un simple couteau de cuisine, manche d'ébène et virole d'argent, pour quarante sols — deux livres. Rien d'un poignard : l'outil d'une ménagère, qu'elle glisse dans son corsage. La lame ne servira qu'une fois.

Le reste appartient à l'après-midi. Corday repasse la Seine, gagne la rue des Cordeliers ; éconduite deux fois, elle est enfin reçue le soir dans le cabinet de Marat, et le couteau de quarante sols entre sous la clavicule de l'Ami du peuple. La Révolution avait ainsi, sans le savoir, vendu elle-même l'arme qui abattit son journaliste le plus incendiaire, à l'étal d'un coutelier, entre un café et une maison de jeu.

La galerie de Valois longe toujours le côté est du jardin, sous ses arcades de pierre blonde, aujourd'hui bordées de boutiques de luxe. Au numéro 177, plus rien ne rappelle le coutelier Badin, ni la cliente pressée d'un matin de juillet.

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Événement
1794
25 mars 1794 — Charnier ou cimetière des Errancis
t1 p 297-298
À partir du 25 mars 1794, les corps des guillotinés de la place de la Révolution sont portés rue de Monceau, dans un terrain vague qu'on appelle le cimetière des Errancis. Ils y seront 1119 en tout, jusqu'en 1797. La lis …

À partir du 25 mars 1794, les corps des guillotinés de la place de la Révolution sont portés rue de Monceau, dans un terrain vague qu'on appelle le cimetière des Errancis. Ils y seront 1119 en tout, jusqu'en 1797.

La liste est vertigineuse. Les hébertistes d'abord, exécutés le 24 mars — Hébert, Ronsin, Vincent, Momoro, Cloots. Puis Danton, Desmoulins et leurs amis, en avril. Puis Lavoisier et les fermiers généraux, en mai. Puis Robespierre, Saint-Just et Couthon, en thermidor. Bourreaux et victimes finissent dans le même charnier, pêle-mêle, chaulés ensemble dans des fosses communes. La Terreur ne fait pas de distinction dans la mort.

Le cimetière des Errancis n'avait rien de solennel. Pas de pierre, pas de monument, pas de nom sur les tombes — juste la terre et la chaux. C'était le pendant discret de la guillotine publique : l'exécution se faisait en spectacle place de la Révolution, l'enfouissement se faisait en silence, la nuit, dans ce terrain à l'écart de la ville.

En 1797, le cimetière est fermé. Les ossements sont transférés aux Catacombes. Le terrain est progressivement absorbé par le tissu urbain, puis par le parc Monceau. Il n'en reste rien de visible aujourd'hui — pas de plaque, pas de mémorial. Quelque part sous les pelouses du 8e arrondissement, dans la terre, les révolutionnaires et leurs victimes reposent ensemble.

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Événement
1794
25 mars 1794 — Charnier ou cimetière des Errancis
t1 p 297-298
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Événement
1450
1450
t1 p 351
Chemin menant de l'abbaye de St Antoine à la Courtille du Temple
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Événement
1672
1672
t1 p 351
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
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Événement
1672
1672
t1 p 361
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
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Événement
1672
1672
t1 p 361
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
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Événement
1672
1672
t1 p 361
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
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Événement
1672
1672
t1 p 334
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
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Événement
1792
1792 — Cimetière protestant
t1 p 334
Cimetière réservé aux protestant depuis de 1762, où fut inhumé John Paul Jones
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Événement
1866
1866 — Cirque Impérial/Théâtre du Prince impérial/Théâtre du Château d'Eau/Alhambra
t1 p 338
Cirque Américain, de 5 000 places, le plus grand d'Europe à l'époque ; il deviendra le Théâtre du Château d'Eau, puis l'Alhambra
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Événement
1718
1718 — Cloche de la Bourse de Law
t1 p 98
Cloche annonçant la fin des séances de la Bourse de John Law
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Événement
1793
1793 — Chapelle du couvent des filles de la Visitation/Club de femmes
t1 p 15
Club républicain ; bonnet phrygien sculpté au dessus de la porte latérale intérieure
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Événement
1663
1663 — Palais Brion/Capitainerie de Richelieu
t1 p 186-187
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Événement
1572
1572 — Hôtel de la Reine/Hôtel de Soissons/Colonne Médicis
t1 p 103
Colonne supposée d'observation astrologique érigée pour Catherine de Médicis à l'usage de son astrologue et "parfumeur" Cosimo Ruggieri
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Événement
1792
1792 — Siège de la Compagnie des Indes
t1 p 222
Comités de l'Assemblée Constituante puis siège de la Compagnie des Indes
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Événement
1684
1684 — Hôtel des Chevaliers de l'Arbalète
t1 p 346
Compagnie royale des Chevaliers de l'Arbalète et de l'Arquebuse, milice bourgeoise pour la défense de Paris ; ils étaient 180 en 1108
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Événement
Événement
Événement
1356
1356 — Porte St Martin/Enceinte de Charles V
t1 p 2 & 330
Construction 2ème porte St Martin, faisant partie de l'enceinte de Charles V
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Événement
1356
1356 — Porte St Denis/Bastide St Denis/Enceinte de Charles V
t1 p 134
Construction de la 2ème porte St Denis, faisant partie de l'enceinte de Charles V
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Événement
1635
1635 — Porte Montmartre/Enceinte de Louis XIII
t1 p 242 & 251
Construction de la 3ème porte Montmartre de l'enceinte dite des Fossés Jaunes
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Événement
1356
1356 — Porte St Antoine/Enceinte de Charles V
t1 p 2
Construction de la 3ème porte St Antoine, faisant partie de l'enceinte de Charles V
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Événement
1634
1634 — Porte St Honoré/Enceinte de Louis XIII
t1 p 2 & 213
Construction de la 3ème porte St Honoré, élément de l'enceinte de Louis XIII
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Événement
1633
1633 — Porte Gaillon/Enceinte de Louis XIII
t1 p 224-225
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Événement
1209
1209 — Porte St Marcel/Porte Bordet/Porte Bordelles/Porte Bourdelle/Enceinte de Philippe Auguste
t1 p 1-2
Construction de la Porte St Marcel de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1782
janvier 1782 — Prison de la Force
t1 p 34-51
Construction de la prison royale de la Force ; vestiges du mur d'enceinte au fond de la cour
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Événement
1852
1852 — Cirque Napoléon/Cirque National/Cirque d'Hiver
t1 p 343
Construction du cirque Napoléon, qui deviendra la salle des Concerts Pasdeloup
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Événement
1643
11 octobre 1643 — Palais Mazarin/Bibliothèque Mazarin
t1 p 238
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Événement
1643
11 octobre 1643 — Palais Mazarin/Bibliothèque Mazarin
t1 p 238
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Événement
1781
Événement
1800
19 février 1800 — Passage des Panoramas
t1 p 242
Construit par l'américain Thayer ; les deux premiers panoramas représentaient le Palais Royal et la prise de Toulon par les armées de la République
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Événement
1800
19 février 1800 — Passage des Panoramas
t1 p 242
Construit par l'américain Thayer ; les deux premiers panoramas représentaient le Palais Royal et la prise de Toulon par les armées de la République
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Événement
1793
24 août 1793 — Demeure de Joseph Cambon
t1 p 211
Conventionnel, membre du Comité de Salut public, auteur du Grand livre de la dette publique ; "camboniser" était devenu synonyme de désorganiser les finances de l'État
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Événement
Date imprécise — Cour de la Grâce de Dieu/Cabaret Desnoyers
t1 p 336
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Événement
Événement
Événement
Événement
1784
1784 — École royale de chant et de déclamation/École nationale de musique
t1 p 321
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Événement
1785
1785 — Cabinet des figures de cire de Curtius
t1 p 194
Création du premier cabinet de figures de cire de Curtius, où il présentait des bustes de personnages politiques ; la future Mme Tussaud y fit son apprentissage
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Événement
1764
Événement
1724
24 septembre 1724 — Hôtel de Nevers/Galerie Mansart/Galerie Mazarine/Bourse des valeurs
t1 p 239
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Événement
1724
24 septembre 1724 — Hôtel de Nevers/Galerie Mansart/Galerie Mazarine/Bourse des valeurs
t1 p 239
En instituant le monopole des agents de change sur la Bourse, Louis XV ne crée pas seulement un marché : il crée une aristocratie financière qui durera jusqu'à la fin du XXe siècle. La spéculation financière n'attend pas …

En instituant le monopole des agents de change sur la Bourse, Louis XV ne crée pas seulement un marché : il crée une aristocratie financière qui durera jusqu'à la fin du XXe siècle.

La spéculation financière n'attend pas les institutions pour exister. Avant 1724, les opérations de bourse se tiennent à Paris dans les rues, les cafés et les galeries couvertes. Les affaires de Law — la banqueroute du Système en 1720, qui avait ruiné des dizaines de milliers de Français et ébranlé la confiance dans les finances du royaume — ont laissé des traces profondes. Le pouvoir veut encadrer, réguler, contrôler.

Le 24 septembre 1724, un arrêt du Conseil du roi crée officiellement la Bourse des valeurs de Paris. Elle s'installe dans les locaux de l'Hôtel de Nevers, rue Vivienne, dans l'actuel 2e arrondissement. L'arrêt institue le monopole des agents de change : seuls des officiers royaux assermentés et nommés par le roi peuvent effectuer des transactions sur les effets publics et les actions de compagnie. Tout opérateur non agréé est un colporteur illégal.

Ce monopole crée immédiatement une caste. Les agents de change sont à la fois fonctionnaires du roi et opérateurs du marché, rémunérés par des commissions sur chaque transaction. Leur nombre est fixé à soixante par l'arrêt fondateur. Ils sont propriétaires de leur charge, qu'ils peuvent revendre à prix d'or. Cette superposition d'une institution publique et d'intérêts privés constitue l'ADN de la finance parisienne pendant deux siècles et demi.

La Révolution suspend la Bourse en 1793, au moment même où la spéculation sur les assignats bat son plein hors de toute institution. Elle réouvre sous le Directoire. Napoléon lui offre son temple : le Palais Brongniart, commandé en 1808, achevé en 1825. Le monopole des agents de change ne sera aboli qu'en 1988, lors de la grande réforme libérale de la Bourse, qui transforme les opérateurs en sociétés commerciales concurrentes. La charge d'agent de change, trois siècles d'aristocratie financière, disparaît alors définitivement.

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Événement
1792
14 août 1792 — Ministère de la Justice/Demeure de Georges Jacques Danton
t1 p 220
Danton, nommé ministre de la Justice, détourne des fonds. Un des grands corrompus de la Révolution ; il roule un temps pour Philippe d'Orléans qui le "subventionne". La Troisième République en fera son "grand homme", fau …

Danton, nommé ministre de la Justice, détourne des fonds. Un des grands corrompus de la Révolution ; il roule un temps pour Philippe d'Orléans qui le "subventionne". La Troisième République en fera son "grand homme", faute de mieux

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Événement
1795
5 octobre 1795 — Batterie de canons le 13 Vendémiaire
t1 p 205
Barras cherche un général disponible ; il tombe sur un Corse de vingt-six ans sans emploi, qui fait tirer au canon dans la rue Saint-Honoré : la carrière de Napoléon commence là. L'automne 1795 est le moment où la Révolu …

Barras cherche un général disponible ; il tombe sur un Corse de vingt-six ans sans emploi, qui fait tirer au canon dans la rue Saint-Honoré : la carrière de Napoléon commence là.

L'automne 1795 est le moment où la Révolution se referme. La Convention thermidorienne a écrasé les sans-culottes en germinal et en prairial an III. Elle a voté une nouvelle Constitution, celle de l'an III, et le décret des deux tiers, qui impose que les deux tiers des membres des futurs Conseils soient choisis parmi les conventionnels sortants. La droite royaliste et modérée, qui espérait reprendre le pouvoir par les urnes, se voit confisquer sa victoire annoncée.

Les sections parisiennes se soulèvent. Le noyau de l'insurrection est la section Le Peletier, autour de la Bourse, milieu de banquiers et de rentiers, noyautée par des agents royalistes dont le baron de Batz. Le mouvement rassemble une trentaine de milliers d'hommes des sections bourgeoises de l'Ouest et du centre.

La Convention n'a que cinq mille hommes. Barras est nommé commandant des forces de l'intérieur. Il cherche un officier capable ; Joubert, son premier choix, vient d'être tué. Il fait appeler un général corse de vingt-six ans, sans affectation depuis sa disgrâce post-thermidorienne : Napoléon Bonaparte, qui loge à l'auberge du Cadran Bleu, rue de la Huchette.

Bonaparte agit vite. Il envoie Murat chercher au camp des Sablons quarante canons, qu'il fait mettre en batterie aux abords des Tuileries : rue Saint-Honoré, rue Saint-Roch, rue de l'Échelle, rue de Rohan, place du Palais-Royal.

Le 5 octobre 1795, 13 Vendémiaire an IV, les colonnes insurgées avancent. Bonaparte fait tirer à la mitraille dans les rues étroites. Les marches de l'église Saint-Roch, où les insurgés se sont retranchés, portent encore aujourd'hui des impacts. Le combat dure quelques heures. Environ deux cents morts dans chaque camp. Le Palais-Royal et le Théâtre Français sont pris d'assaut à la tombée de la nuit.

Bonaparte est nommé général de division, puis commandant de l'armée d'Italie six mois plus tard. Le régime a été sauvé par un militaire : il vient d'apprendre qu'il dépend de lui. Quatre ans plus tard, le 18 Brumaire, il n'y aura plus besoin de canons.

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Événement
1793
1793 — Demeure d'André Chénier (présumée mais contestée)
t1 p 133
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Événement
1867
1867 — Hôtel d'Angoulême/Hôtel de Lamoignon/Demeure d'Alphonse Daudet
t1 p 50
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Événement
Événement
Événement
1840
1840 — Café Frascati (puis maison de rapport)/Demeure d'Honoré de Balzac
t1 p 263
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Événement
1789
1789 — Hôtel Delahaye/Hôtel Radix de Sainte Foy/Demeure de Gabriel Honoré Riqueti de Mirabeau
t1 p 305
Demeure d'Honoré-Gabriel-Riqueti de Mirabeau, surnommé "l'Orateur du peuple" ; il touche une pension pour son soutien secret à la royauté : 200 000 livres pour payer ses dettes, 6 000 livres par mois et 1 millon à la fer …

Demeure d'Honoré-Gabriel-Riqueti de Mirabeau, surnommé "l'Orateur du peuple" ; il touche une pension pour son soutien secret à la royauté : 200 000 livres pour payer ses dettes, 6 000 livres par mois et 1 millon à la fermeture de l'Assemblée

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Événement
Événement
Événement
1651
1 décembre 1651 — Demeure de Blaise Pascal
t1 p 155
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Événement
1795
1795 — Hôtel de la Colonnade/Hôtel de la Division militaire/Demeure de Napoléon Bonaparte
t1 p 224
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Événement
1789
Événement
1780
1780 — Demeure d'Étienne François de Choiseul
t1 p 318
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Événement
1792
Événement
1704
12 avril 1704 — Hôtel de Louvois/Demeure de Louvois/Séjour de Jacques Bénigne Bossuet
t1 p 228
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Événement
1704
12 avril 1704 — Hôtel de Louvois/Demeure de Louvois/Séjour de Jacques Bénigne Bossuet
t1 p 228
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Événement
1805
1805 — Hôtel de Coislin/Demeure de François-René de Chateaubriand
t1 p 271
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Événement
1836
septembre 1836 — Demeure de Frédéric Chopin
t1 p 300
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Événement
1696
1696 — Demeure de Jean-François Regnard
t1 p 241
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Événement
Événement
Date imprécise — Demeure de Frédérick Lemaître
t1 p 329
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Événement
1775
Événement
Événement
1765
1765 — Demeure de Joseph de Lalande
t1 p 54
Auteur d'une célèbre carte astronomique ; il calcula la distance Terre-Lune.
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Événement
1794
1794 — Demeure de Jean Anthelme Brillat-Savarin
t1 p 106
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Événement
1852
Événement
1699
1699 — Au Soleil d'Or/Demeure de Jean-François Regnard
t1 p 258
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Événement
1792
Événement
1777
1777 — Demeure de Jean-François Marmontel
t1 p 211
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Événement
1738
8 janvier 1738 — Demeure de Mme de Pompadour
t1 p 236
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Événement
1741
1741 — Demeure de Mme de Pompadour
t1 p 254
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Événement
1672
18 août 1672 — Hôtel d'Aubray/Demeure de la Brinvilliers/Affaire des poisons
t1 p 22-23
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Événement
Événement
1802
1802 — Hôtel de Noailles/Demeure de Charles-François Lebrun
t1 p 207
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Événement
1785
1785 — Hôtel Lepeletier de Saint-Fargeau/Demeure de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau
t1 p 41
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Événement
1744
1744 — Petit hôtel de Noailles/Demeure de Marivaux
t1 p 207
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Événement
1669
1669 — Demeure de Mme de Sévigné
t1 p 141
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Événement
1816
Événement
1795
1795 — Demeure de Mme Récamier et de François-Joseph Talma
t1 p 252
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Événement
Événement
1651
1651 — Hôtel de Montmorency/Demeure de Nicolas Fouquet
t1 p 154
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Événement
Date imprécise — Demeure d'Alexandre Cabanel/Demeure de Charles Gounod
t1 p 310
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Événement
Événement
1812
1812 — Hôtel Vaupalière/Demeure de Pierre-Louis Rœderer
t1 p 293-294
Demeure de Rœderer, qui permit à Louis XVI de sortir des Tuileries le 10 août ; il participa par la suite au coup d'État du 18 Brumaire an VIII, bel itinéraire d'opportuniste
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Événement
1839
17 septembre 1839 — Demeure de Richard Wagner
t1 p 104
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Événement
1792
9 août 1792 — Demeure de Maurice Duplay/Demeure de Maximilien de Robespierre
t1 p 212
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Événement
Événement
1785
1785 — Hôtel de Langeac/Demeure de Thomas Jefferson
t1 p 281
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Événement
1785
1785 — Hôtel de Langeac/Demeure de Thomas Jefferson
t1 p 281
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Événement
1871
1 octobre 1871 — Hôtel Rousseau/Demeure de Victor Hugo
t1 p 311
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Événement
1815
1815 — Hôtel Grimod de la Reynière
t1 p 285
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Événement
1669
1669 — Demeure de la famille Couperin
t1 p 63
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Événement
1633
1633 — Hôtel Séguier/Hôtel de Bellegarde
t1 p 126
En 1633‑1634, Pierre Séguier, déjà l’un des plus puissants magistrats du royaume, s’offre une vitrine à la hauteur de sa charge. Il achète l’hôtel de Bellegarde, vaste demeure située entre la rue du Bouloi et l’actuelle …

En 1633‑1634, Pierre Séguier, déjà l’un des plus puissants magistrats du royaume, s’offre une vitrine à la hauteur de sa charge. Il achète l’hôtel de Bellegarde, vaste demeure située entre la rue du Bouloi et l’actuelle rue Jean‑Jacques‑Rousseau, que le duc de Bellegarde avait fait rebâtir « le plus galamment du monde » par un Du Cerceau.

Le nouveau propriétaire ne se contente pas d’habiter les lieux : il les transforme. Il fait remanier les distributions intérieures, ajoute une double galerie décorée par le peintre Simon Vouet et confie à Charles Le Brun le dessin du jardin, créant un ensemble où se mêlent représentation sociale, piété (chapelle richement ornée) et goût pour les arts. L’hôtel de Bellegarde devient alors l’« hôtel Séguier », véritable maison‑palais de robe, au cœur du Paris politique et administratif.

C’est là que, quelques années plus tard, il accueillera régulièrement l’Académie française, renforçant le lien entre pouvoir royal, haute magistrature et monde des lettres. L’achat puis l’agrandissement de cet hôtel disent bien l’ambition de Séguier : inscrire son nom et sa fonction dans la pierre, tout en se dotant d’un cadre prestigieux pour ses réseaux intellectuels et politiques.

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Événement
1643
16 février 1643 — Hôtel Séguier/Hôtel de Bellegarde
t1 p 126
[[Pierre Séguier|doc:pierre-seguier.WebHome]] entre dans l’histoire de l’Académie française en deux temps : d’abord comme simple académicien, puis comme son puissant protecteur. Admis en janvier 1635, il rejoint alors un …

[[Pierre Séguier|doc:pierre-seguier.WebHome]] entre dans l’histoire de l’Académie française en deux temps : d’abord comme simple académicien, puis comme son puissant protecteur. Admis en janvier 1635, il rejoint alors une compagnie encore jeune, qui tient séance chez Conrart, Boisrobert ou d’autres membres, sans lieu fixe ni grand appui politique durable.

Tout change après la mort de [[Richelieu|doc:richelieu.WebHome]]. En 1642‑1643, les académiciens choisissent Séguier pour lui succéder comme protecteur. Début 1643, il accepte et met à leur disposition son hôtel particulier, situé entre la [[rue du Bouloi|doc:rue-du-bouloi.WebHome]] et l’actuelle rue [[Jean‑Jacques‑Rousseau|doc:jean-jacques-rousseau.WebHome]], future « hôtel des Fermes ». Dès lors, et pendant environ trente ans (1643‑1672/73), l’Académie tient régulièrement ses séances chez lui. C’est cette adresse – l’ancien hôtel Séguier / Bellegarde, entre rue du Bouloi et 35‑51 rue Jean‑Jacques‑Rousseau – qu’il faut retenir pour la période.

Sous ce protectorat, plusieurs éléments structurants se consolident :

  • La Compagnie dispose enfin d’un siège stable et prestigieux, avec bibliothèque et cabinet de curiosités, au cœur du quartier des Halles.
  • Le travail sur le Dictionnaire se poursuit : le plan élaboré dès 1638 par Chapelain et confié à Vaugelas progresse lentement, mais l’objectif – fixer et « perfectionner » la langue – s’enracine comme mission centrale.
  • L’Académie gagne en visibilité : elle accueille des souverains ou des hôtes prestigieux (comme [[Christine de Suède|doc:christine-de-suede.WebHome]] en 1658) et s’affirme comme lieu de référence du monde lettré.

Séguier, qui assiste souvent aux séances, refuse ostensiblement les marques de courtisanerie (« Monseigneur ») mais impose par sa présence le lien étroit entre Académie, haute magistrature et pouvoir royal. À sa mort en 1672, [[Louis XIV|doc:louis-xiv.WebHome]] devient protecteur et installe la Compagnie au Louvre, mais c’est bien la période de l’hôtel Séguier qui aura donné à l’Académie son premier véritable ancrage institutionnel.

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Événement
1794
1794 — Demeure de Jean Baptiste Camille de Canclaux
t1 p 24
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1829
1829 — Demeure de Ferdinand Hérold
t1 p 263
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Événement
1840
Événement
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1818
1818 — Demeure de Jules Michelet (chez son père)
t1 p 347
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Événement
1808
1808 — Demeure d'Alexandre Gousse, chevalier de Rougeville
t1 p 324
La demeure située au 6 rue du Faubourg Poissonnière à Paris était la résidence d'Alexandre Gonsse en 1808, ancien garde du corps de Marie-Antoinette d'Autriche. Cette adresse témoigne des liens personnels qui persistaien …

La demeure située au 6 rue du Faubourg Poissonnière à Paris était la résidence d'Alexandre Gonsse en 1808, ancien garde du corps de Marie-Antoinette d'Autriche. Cette adresse témoigne des liens personnels qui persistaient entre d'anciens serviteurs de la monarchie et la mémoire de la reine exécutée en 1793.

Marie-Antoinette, dernière reine de France sous l'Ancien Régime, fut emprisonnée à la Conciergerie du 2 août au 16 octobre 1793. Transférée seule depuis la prison du Temple, elle y passa 76 jours dans des conditions de détention strictes, surveillée jour et nuit par deux gendarmes. Sa cellule était divisée par un paravent séparant la prisonnière de ses gardiens.

Le procès de Marie-Antoinette s'ouvrit le 14 octobre 1793. Accusée de trahison, de dilapidation des fonds publics et d'inceste avec son fils, elle fut condamnée à mort après 20 heures de débats ininterrompus. L'exécution eut lieu le 16 octobre 1793 à 12h15 sur la place de la Révolution.

Sous la Restauration, une chapelle expiatoire fut érigée dans l'ancienne cellule de la reine à la Conciergerie, transformant ce lieu en sanctuaire de mémoire royaliste.

Sources

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Événement
Événement
1806
1806 — Demeure du maréchal Berthier
t1 p 289-290
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1791
1791 — Demeure de François Claude de Bouillé
t1 p 287
Demeure du marquis de Bouillé, organisateur de la fuite de la famille royale vers... Varennes ; il avait réprimé la mutinerie des Suisses de Nancy ; il est cité dans la Marseillaise comme le parangon du réactionnaire
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Événement
1641
1641 — Hôtel de Saint-Aignan/Demeure de Claude de Mesmes
t1 p 152
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Événement
Date imprécise — Demeure de Louis Antoine de Bougainville
t1 p 310
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Événement
1675
1675 — Résidence du Champ l'Évêque/Folie Regnault de Wandonne
t1 p 344
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Événement
1606
1606 — Demeure de François de Malherbe
t1 p 106
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Événement
1852
1852 — Demeure de Gérard de Nerval
t1 p 251
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Événement
1866
1866
t1 p 242
Demeure du poète Parnassien Charles Leconte de Lisle. Un des pires vilipendeurs des Communards, en particulier de Gustave Courbet, alors que lui-même avait été quarante-huitard
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Événement
Date imprécise — Presbytère de l'église St Paul-St Louis
t1 p 21
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Événement
1844
15 octobre 1844 — Demeure et atelier d'Eugène Delacroix
t1 p 313
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Événement
1747
1747 — Hôtel de Lisieux (ancien Hôtel de Ponthieu)
t1 p 79
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Événement
1774
11 avril 1774 — Hôtel de Noailles
t1 p 207
Le 11 avril 1774, dans la chapelle de l'Hôtel de Noailles, Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier de La Fayette épouse Adrienne de Noailles. Il a seize ans. Elle en a quatorze. C'est un mariage arrangé entre deux …

Le 11 avril 1774, dans la chapelle de l'Hôtel de Noailles, Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier de La Fayette épouse Adrienne de Noailles. Il a seize ans. Elle en a quatorze. C'est un mariage arrangé entre deux grandes familles — les Noailles sont l'une des plus puissantes de France, proches du roi. La Fayette, lui, est un orphelin auvergnat très riche dont la fortune impressionne davantage que les manières à la Cour.

Une plaque rappelle aujourd'hui l'événement au 211 rue Saint-Honoré, là où se trouve aussi un panneau Histoire de Paris. Mais l'Hôtel de Noailles proprement dit s'étendait un peu plus à l'est, aux actuels 219-223 de la même rue — un ensemble de bâtiments et de jardins qui descendait jusqu'à la rue de Rivoli. Il a été démoli après 1830, et c'est à son emplacement qu'a été percée la rue d'Alger.

La Fayette s'installe chez ses beaux-parents et y vit jusqu'en 1783. C'est là qu'il rentre triomphalement le 15 février 1779 après son premier séjour américain — Marie-Antoinette se déplace en personne pour le recevoir. Car entre-temps tout a changé. En garnison à Metz en août 1775, il avait assisté à un dîner où le duc de Gloucester, frère du roi d'Angleterre, avait évoqué la révolte des colonies américaines. Sa décision fut prise ce soir-là. En avril 1777, à dix-neuf ans, il quittait clandestinement la France à bord d'un navire acheté de sa fortune, La Victoire, sans l'autorisation de Louis XVI.

Ce qu'il trouva en Amérique, c'est Washington, dont il devint l'un des lieutenants les plus fidèles, major général à vingt ans. Adrienne, restée rue Saint-Honoré, l'attendit. Elle sera arrêtée sous la Terreur, emprisonnée, sauvée de justesse. Leur mariage arrangé était devenu une histoire d'amour.

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Événement
Date imprécise — Demeure de Jean Bart (présumée à tort)
t1 p 137
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Événement
1789
15 juillet 1789 — Prison de la Bastille
t1 p 11-12
Il n'a pas pris la Bastille : il l'a vendue, pierre par pierre. Dès le lendemain de la prise, un entrepreneur en bâtiment de trente-quatre ans s'installe sur le chantier le plus convoité de Paris. Pierre-François Palloy …

Il n'a pas pris la Bastille : il l'a vendue, pierre par pierre.

Dès le lendemain de la prise, un entrepreneur en bâtiment de trente-quatre ans s'installe sur le chantier le plus convoité de Paris. Pierre-François Palloy n'a pas attendu qu'on le lui demande : il a lancé ses hommes sur les tours dès le soir du 14 juillet, et se fait confirmer l'adjudication deux jours plus tard. Jusqu'à sept cents ouvriers y travailleront, quatre-vingt-seize semaines durant — la démolition ne s'achèvera qu'au printemps 1791.

Palloy a compris avant tout le monde ce que vaut un tas de gravats chargé de symbole. Il se rebaptise « Palloy le Patriote » et transforme le chantier en entreprise. On visite, contre paiement, les cachots qu'il a garnis de chaînes et d'ossements ; on repart avec un souvenir. Surtout, il fait tailler dans les blocs de la forteresse des Bastilles miniatures — de véritables maquettes de pierre — qu'il expédie à chacun des quatre-vingt-trois départements, ne réclamant, dit-il, que le remboursement du port. À l'automne 1790, deux cent quarante-six caisses de reliques patriotiques partent sillonner la France.

Le reste des pierres se disperse dans Paris. Les meilleurs blocs prennent le chemin des quais : on les emploie aux parties hautes du pont Louis XVI, qu'on achève en 1791. L'intention, alors, est affichée : que le peuple, en le franchissant, « foule aux pieds » chaque jour l'ancienne forteresse.

Quant au Patriote, sa légende résiste mal à l'examen. En 1794, on l'emprisonne deux mois pour malversations. En 1814, quand les Bourbons reprennent le trône, Palloy accepte leur décoration royale — la Décoration du Lys. Le démolisseur de la Bastille finit décoré par les rois.

Le pont, lui, est toujours là — rebaptisé pont de la Concorde. Chaque jour, les députés qui gagnent le Palais-Bourbon le franchissent sans y penser : sous leurs pas, les dernières pierres de la Bastille.

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Événement
Événement
Date imprécise — Auberge Au Compas d'Or
t1 p 124
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Événement
1789
13 juillet 1789 — Demeure d'Edmond Louis Alexis Dubois-Crancé (de 1784 à 1799)
t1 p 154
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Événement
Événement
1792
16 août 1792
t1 p 223
La statue est à terre, et dans la poussière de bronze, une femme du peuple gît écrasée. Six jours après la journée du 10 août 1792, la foule parisienne est encore ivre de sa victoire. Le roi est prisonnier au Temple, la …

La statue est à terre, et dans la poussière de bronze, une femme du peuple gît écrasée.

Six jours après la journée du 10 août 1792, la foule parisienne est encore ivre de sa victoire. Le roi est prisonnier au Temple, la monarchie abolie de fait, la République en train de naître. Dans les semaines qui suivent la prise des Tuileries, les symboles royaux tombent les uns après les autres : dans Paris et dans toute la France, le peuple fait le vide autour de ce qu'il vient de renverser. Le 16 août 1792, c'est le tour de la statue équestre de Louis XIV qui trône sur la place des Piques, l'ancienne place Louis-le-Grand.

La statue est là depuis 1699. Elle a été sculptée par François Girardon sur commande du maréchal de La Feuillade, puis fondue en bronze par Jean-Balthazar Keller. Haute, dorée, monumentale, elle représente le Roi-Soleil à cheval dominant une place dont la symétrie imposante avait été voulue pour écraser le regard et rappeler à qui entrait dans la capitale la puissance d'un seul homme. C'est précisément cette splendeur que les sans-culottes entendent abattre. On noue des cordes, on tire, on travaille les scellements. La statue vacille, puis s'abat dans un fracas de métal.

Dans la cohue des spectateurs et des participants, une femme est écrasée sous le poids de la chute. Elle s'appelle Rose Viollet. Elle est colporteuse, vendeuse ambulante de journaux. Elle distribue L'Ami du Peuple, l'hebdomadaire de Jean-Paul Marat qui est depuis 1789 la voix des sections populaires de Paris, celle qui réclame la tête des aristocrates et la justice pour les miséreux. Elle meurt des suites de ses blessures. Le nom de Rose Viollet reste l'un des rares témoignages directs de la présence des femmes anonymes dans ces journées : mortes non sous les balles, mais dans l'enthousiasme d'un acte dont elles étaient parties prenantes.

Sur la place désormais vide de son monarque de bronze, on érige une figure de la Liberté. La place des Piques, successivement place des Conquêtes, place Louis-le-Grand, puis place de la Révolution, ne retrouve le nom de place Vendôme qu'avec le Directoire. L'Empire y dressera en 1810 la colonne Austerlitz, fondue à partir des canons pris à l'ennemi à Austerlitz : un autre conquérant remplace l'autre.

La destruction des statues royales à l'été 1792 n'est pas seulement symbolique : c'est une rupture matérielle avec l'ordre de représentation monarchique, un geste pour dépeupler l'espace public de ses anciens maîtres de pierre et de bronze. Rose Viollet n'avait pas prévu de mourir ce matin-là.

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Événement
1672
15 novembre 1672 — Jeu de paume du Bel-Air/Jeu de paume de Bécquet/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la seconde)
t1 p 240
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Événement
1643
Événement
1832
5 juin 1832 — Hôtel de Laborde/Demeure de Jacques Laffitte (à partir de 1822)
t1 p 316
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1644
Événement
1644
Événement
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Événement
Événement
1772
1772 — Poste de gardes-françaises
t1 p 330
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Événement
1781
1781 — Manufacture de porcelaine
t1 p 329
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Événement
Événement
Événement
1650
30 juin 1650 — Demeure de Marion Delorme
t1 p 141
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Événement
Événement
Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Porte Montmartre (vestiges)
t1 p 115
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Événement
1772
Événement
1791
25 juin 1791 — Barrière de Monceau
t1 p 297
Entrée dans Paris du cortège qui ramène Louis XVI de Varennes. Un marché de dupes va s'établir entre l'Assemblée, s'engageant sur une royauté constitutionnelle, et Marie-Antoinette et Louis XVI, ne pensant qu'à gagner du …

Entrée dans Paris du cortège qui ramène Louis XVI de Varennes. Un marché de dupes va s'établir entre l'Assemblée, s'engageant sur une royauté constitutionnelle, et Marie-Antoinette et Louis XVI, ne pensant qu'à gagner du temps...

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Événement
1794
1794 — Atelier de menuiserie ou travaille Eugène de Beauharnais
t1 p 79
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Événement
1310
12 mai 1310 — Moulin de St Antoine/Moulin à vent (appartenant aux moines cisterciens)
t1 p 158
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Événement
1871
24 mai 1871 — Prison de la Grande Roquette (de 1836 à 1900)
t1 p 348
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Événement
1794
28 juillet 1794
t1 P 270-271
Robespierre avait la mâchoire fracassée par une balle. Au Pavillon de Flore, des chirurgiens le pansèrent sommairement. Il fallait qu'il pût monter à la charrette. À l'aube du 10 thermidor, les forces de Barras avaient i …

Robespierre avait la mâchoire fracassée par une balle. Au Pavillon de Flore, des chirurgiens le pansèrent sommairement. Il fallait qu'il pût monter à la charrette.

À l'aube du 10 thermidor, les forces de Barras avaient investi l'Hôtel de Ville. Augustin Robespierre avait sauté d'une corniche pour fuir et s'était fracturé les jambes. Couthon avait été retrouvé blessé dans un escalier. Saint-Just s'était rendu sans résister. Le Bas, lui, s'était tiré une balle dans la tête plutôt que d'être pris.

Les survivants furent conduits au Pavillon de Flore, siège du Comité de Salut public. Les thermidoriens répandirent le bruit que Robespierre avait tenté de se suicider ; le pistolet retrouvé sur lui n'était pas déchargé. Peu importait la vérité : il s'agissait de l'avilir avant de le tuer.

Mis hors la loi la veille par la Convention, les condamnés n'avaient pas droit à un procès. La simple identification de leur personne suffisait. Dans la matinée, ils furent transférés à la Conciergerie, quai de l'Horloge. Dans l'après-midi, la charrette traversa Paris.

Vingt-deux personnes furent guillotinées ce jour-là, place de la Révolution : Robespierre, Saint-Just, Couthon, Augustin Robespierre, le général Hanriot, le maire de Paris Fleuriot-Lescot, le président du Tribunal révolutionnaire Dumas, et quinze autres membres de la Commune ou des sections. On dit que la foule les hua. Les témoignages furent aussitôt réécrits par les vainqueurs.

Robespierre fut le dernier de la charrette à passer sous la lame. Son bandage à la mâchoire fut arraché avant l'exécution.

La place de la Révolution porte aujourd'hui le nom de place de la Concorde. La guillotine y avait fait, entre 1792 et 1794, un millier cent dix-neuf victimes.

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Événement
1794
25 juillet 1794
t1 p 357
Le 25 juillet 1794 — 7 thermidor an II —, André Chénier monta à l'échafaud place du Trône renversé. Il avait trente et un ans. Quarante-huit heures plus tard, Robespierre tombait. André Chénier est né en 1762 à Constanti …

Le 25 juillet 1794 — 7 thermidor an II —, André Chénier monta à l'échafaud place du Trône renversé. Il avait trente et un ans. Quarante-huit heures plus tard, Robespierre tombait.

André Chénier est né en 1762 à Constantinople d'un père français et d'une mère grecque. Il grandit à Paris, fut élève au Collège de Navarre, et devint le plus grand poète français de son siècle — un siècle qui ne le lut qu'après sa mort.

La Révolution le trouva enthousiaste, puis horrifié. Il avait d'abord salué 1789 ; il se détourna de la Terreur et rédigea pour le Journal de Paris des articles qui attaquaient les excès jacobins. En mars 1794, il fut arrêté près de Passy et emprisonné à Saint-Lazare — l'ancien hospice du 107 rue du Faubourg Saint-Denis, converti en prison. Il y écrivit les Iambes, poèmes de la colère froide d'un homme qui sait ce qui l'attend.

Le 7 thermidor, il fut conduit à la guillotine avec une cinquantaine d'autres condamnés. Selon une anecdote transmise par ses contemporains — peut-être apocryphe, certainement vraie dans son esprit —, il frappa son front du poing avant de monter à l'échafaud en disant : Il y avait quelque chose là.

Le 9 thermidor — le 27 juillet —, Robespierre était arrêté. La Terreur prenait fin.

Ses poèmes ne furent publiés qu'en 1819. Les Romantiques le découvrirent et en furent bouleversés. Il repose dans la fosse commune du cimetière de Picpus, avec les autres victimes de la place du Trône renversé.

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Événement
1314
19 mars 1314
t1 p 158
L'île est petite, coincée entre la pointe de la Cité et la rive gauche, à l'endroit où le Pont Neuf prendra place trois siècles plus tard. On l'appelle l'île aux Juifs. C'est là, le 19 mars 1314, que Philippe IV le Bel f …

L'île est petite, coincée entre la pointe de la Cité et la rive gauche, à l'endroit où le Pont Neuf prendra place trois siècles plus tard. On l'appelle l'île aux Juifs. C'est là, le 19 mars 1314, que Philippe IV le Bel fait dresser le bûcher.

Les deux hommes qu'on y conduit ont passé sept ans dans les geôles royales. Jacques de Molay, grand maître de l'ordre du Temple, et Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie, ont avoué sous la torture les crimes dont on les accuse — hérésie, sodomie, reniement du Christ — puis s'y sont rétractés, puis ont avoué de nouveau, au gré des pressions et des procédures. Leur sort est réglé depuis longtemps. Le pape Clément V a dissous l'ordre au concile de Vienne en 1312. Il ne reste plus qu'à en finir.

Le légat du pape les condamne à la prison perpétuelle. Mais de Molay, à l'énoncé du jugement, fait quelque chose d'inattendu : il se lève et nie tout. Hérésie, trahison, imposture — rien de tout cela n'est vrai. L'ordre du Temple est pur. Geoffroy de Charnay l'imite aussitôt. Les deux hommes viennent de signer leur arrêt de mort en se rétractant une dernière fois.

Philippe IV n'attend pas le lendemain. Le soir même, le bûcher est allumé sur l'île aux Juifs. De Molay y monte, dit-on, avec calme. La légende lui prête une malédiction lancée depuis les flammes contre le roi et le pape, promis à le rejoindre avant l'année. Clément V mourra le 20 avril. Philippe IV le 29 novembre.

Le Temple, dont la puissance financière et militaire avait inquiété les têtes couronnées d'Europe, disparaît avec ses derniers chefs. Ses archives sont dispersées, ses commanderies confisquées, ses membres absous ou condamnés selon les royaumes. Sur l'île aux Juifs, il ne reste que des cendres.

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Événement
1190
1190 — Tour de Billi/Porte Barbelle ou Barbeel sur l'Yaue/Tour Barbeau/Enceinte de Philippe Auguste
t1 p 75
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Événement
Événement
1636
1636 — Vieille porte du Roule/Fausse porte St Honoré/Enceinte de Louis XIII
t1 p 293
Il s'agissait en réalité de la barrière du Roule ou vieille Porte du Roule, qui ne faisait pas partie de l'enceinte de Louis XIII.
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Événement
856
856 — Ferme de la Grange Batelière (Granchia batiliaca, granche bataillée, donnent grange Batelière)
t1 p 317
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Événement
1794
Événement
1774
1774 — Pharmacie de la rue St Honoré (de 1715)
t1 p 103
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1719
Événement
1788
Événement
1867
1867 — Place du Château dEau/Fontaine dite le Château d''Eau/Fontaine aux Lions de Nubie
t1 p 341
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Événement
Événement
1842
1842 — Demeure de Frédéric Chopin/Square d'Orléans
t1 p 314
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Événement
1849
17 octobre 1849 — Hôtel Baudard de Saint-James/Ambassade de Russie/Demeure de Frédéric Chopin
t1 p 221
Il avait quitté Varsovie prise par les Russes en 1831 ; il meurt à Paris en 1849, l'année où l'Europe des peuples est écrasée une seconde fois. Frédéric Chopin meurt le 17 octobre 1849 au 12 place Vendôme, dans l'apparte …

Il avait quitté Varsovie prise par les Russes en 1831 ; il meurt à Paris en 1849, l'année où l'Europe des peuples est écrasée une seconde fois.

Frédéric Chopin meurt le 17 octobre 1849 au 12 place Vendôme, dans l'appartement que ses amis lui ont trouvé pour ses derniers mois. Il a trente-neuf ans. La tuberculose le mine depuis des années ; il ne peut plus jouer, plus enseigner, plus gagner sa vie. Sa sœur Ludwika est venue de Varsovie pour l'assister.

Il était arrivé à Paris en septembre 1831, à vingt et un ans, après la chute de Varsovie devant les armées du tsar. Il faisait partie de la Grande Émigration polonaise, ces milliers de patriotes qui ont fait de Paris la capitale de la Pologne en exil. Il n'est jamais retourné dans son pays.

Sa vie parisienne fut celle d'un musicien admiré des salons, professeur des filles de l'aristocratie, ami de Delacroix qui le peignit, compagnon de George Sand pendant dix ans. Sa rupture avec elle en 1847 le laisse seul et sans force. En 1848, il donne son dernier concert public à Paris en février, quelques jours avant la révolution qui renverse Louis-Philippe. Il fuit ensuite les troubles vers Londres et l'Écosse, où le climat achève de le détruire.

L'année 1849 est celle de l'écrasement du printemps des peuples : la République romaine tombe sous les troupes françaises envoyées par Louis-Napoléon, la Hongrie de Kossuth est écrasée par les armées russes en août. Les Polonais de Paris, qui espéraient que 1848 leur rendrait leur pays, comprennent que rien ne viendra.

Ses funérailles ont lieu à la Madeleine le 30 octobre. On y joue le Requiem de Mozart, ce qui exige que les chanteuses soient dissimulées derrière un rideau noir, les femmes étant interdites de chœur dans cette église. Il est inhumé au Père-Lachaise. Son cœur, selon ses volontés, est retiré et transporté clandestinement à Varsovie par sa sœur, dans une urne. Il est scellé depuis dans un pilier de l'église Sainte-Croix.

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Événement
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1786
1786 — Galeries de Bois/Camp des Tartares/Galerie d'Orléans
t1 p 190
Galerie marchande en bois, très mal famée, décrite par Balzac ; un stand présentait "ce que Dieu ne peut voir", c'est-à-dire un miroir, Dieu n'ayant pas d'image ; et un autre la belle Zulina, un mannequin de cire nu
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1674
1674 — Hospice des Enfants Trouvés
t1 p 355
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Événement
1802
1802 — Couvent des Récollets (de 1614)/Hôpital Villemin
t1 p 333
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1372
1372 — Hôtel de Bertrand du Guesclin
t1 p 56
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1795
1795 — Hôtel de la Liberté
t1 p 250
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1802
1802 — Hôtel meublé d'Orsay/Demeure de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
t1 p 303
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Événement
1794
1794 — Hôtel meublé de la Tranquillité/Salon de Mme Permon/Demeure de Cristofano Saliceti
t1 p 244-245
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Événement
1831
1831 — Hôtel de France/Demeure de George Sand et de Franz Liszt
t1 p 302
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1793
11 juillet 1793 — Hôtel de la Providence (chambre n° 7, au n° 17 selon certains)
t1 p 128
Le 11 juillet 1793, une voyageuse descend de la diligence de Caen et retient une chambre pour cinq nuits. Elle n'en occupera que deux. Il est environ midi, ce jeudi 11 juillet 1793, quand la voiture des Messageries s'arr …

Le 11 juillet 1793, une voyageuse descend de la diligence de Caen et retient une chambre pour cinq nuits. Elle n'en occupera que deux.

Il est environ midi, ce jeudi 11 juillet 1793, quand la voiture des Messageries s'arrête rue Notre-Dame-des-Victoires. En descend une jeune femme de vingt-quatre ans, arrivée de Caen. Elle s'appelle Marie-Anne Charlotte de Corday d'Armont. Un employé des Messageries lui glisse une adresse toute proche : « Mme Grollier tient l'hôtel de la Providence, rue des Vieux-Augustins, 19. »

Quelques centaines de mètres à pied, et la voici devant la maison. C'est aujourd'hui la rue Hérold, une courte voie du 1er arrondissement ; sous la Révolution, elle porte encore le vieux nom de rue des Vieux-Augustins. La tenancière lui donne la chambre n° 7, au premier étage, sur la rue : une pièce assez vaste, un lit, un secrétaire, des rideaux blancs et rouges. Corday y pose son maigre bagage et ne prévient personne de sa présence dans Paris.

Elle est venue avec une idée fixe. Girondine de cœur, révoltée par la chute de la Gironde, elle a fait le voyage pour frapper l'homme qu'elle tient pour responsable des massacres : Jean-Paul Marat, député à la Convention, la plume de L'Ami du peuple. De sa chambre, elle rayonne dans le quartier. Elle porte à Lauze Duperret les lettres dont l'a chargée Barbaroux ; elle tente d'approcher Marat une première fois sans y parvenir.

Le samedi 13 juillet au matin, elle sort. Sous les galeries de bois du Palais-Royal, chez un coutelier, elle achète un couteau à manche noir — une lame de cuisine, pour quelques dizaines de sous. Elle revient chambre n° 7, attend, écrit. Le soir, elle se fait conduire chez Marat, rue des Cordeliers — l'actuelle rue de l'École-de-Médecine. Éconduite deux fois, elle insiste : elle apporte, dit-elle, des nouvelles de Caen. Marat, malade, la reçoit dans sa baignoire. Elle le frappe une seule fois, en pleine poitrine. Il meurt presque aussitôt. On l'arrête sur place.

Charlotte Corday ne reverra jamais la chambre n° 7. Le 17 juillet, elle monte à l'échafaud. Ses cinq nuits réservées rue des Vieux-Augustins se seront réduites à deux.

La maison, elle, a survécu un siècle à la scène. La rue des Vieux-Augustins fut redécoupée et rebaptisée rue Hérold en 1881 ; l'ancien n° 19 devint le n° 14. L'hôtel de la Providence n'accueillait plus de voyageurs — il servait, dit-on, d'entrepôt d'archives de la Caisse d'épargne — quand on le démolit en 1893. La chambre d'où une jeune femme de Caen avait rêvé d'infléchir le cours de la Révolution avait fini en réserve de paperasses — puis en rien du tout.

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Événement
1792
décembre 1792 — Imprimerie de Jacques-René Hébert
t1 p 132
Au cœur du quartier Bonne-Nouvelle, la rue de Damiette borde ce qui fut l'une des dernières Cours des Miracles de Paris — un dédale de ruelles et de masures insalubres rasé par la police en 1667, dont il ne reste en 1793 …

Au cœur du quartier Bonne-Nouvelle, la rue de Damiette borde ce qui fut l'une des dernières Cours des Miracles de Paris — un dédale de ruelles et de masures insalubres rasé par la police en 1667, dont il ne reste en 1793 que le souvenir et la topographie tourmentée. C'est dans cet espace résiduel, rebaptisé « cour des Miracles » sur l'impressum du journal, qu'Hébert installe l'imprimerie du Père Duchesne entre les mois de décembre 1792 et d'octobre 1793. L'adresse officielle : « rue Neuve-de-l'Égalité, cour des Miracles ».

Le choix n'est pas anodin. Ce quartier populaire, dense, difficile à surveiller, est le terrain naturel d'un journal qui se veut la voix des sans-culottes. C'est ici que s'impriment, tout au long de l'année 1793, les grandes colères et les grandes joies du Père Duchesne — les numéros 171 à 312, soit près de la moitié de la série. Les crieurs les écoulent ensuite dans les sections, les cafés et les marchés, jusqu'à des tirages qui atteignent parfois 70 000 exemplaires.

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Événement
1794
14 mars 1794 — Imprimerie de Jacques-René Hébert
t1 p 132
Dans la nuit du 13 au 14 mars 1794, les gendarmes du Comité de sûreté générale se présentent au 9 rue des Forges, dans la cour des Forges de Bonne-Nouvelle. C'est ici, dans un lacis de ruelles héritées de l'ancienne Cour …

Dans la nuit du 13 au 14 mars 1794, les gendarmes du Comité de sûreté générale se présentent au 9 rue des Forges, dans la cour des Forges de Bonne-Nouvelle. C'est ici, dans un lacis de ruelles héritées de l'ancienne Cour des Miracles, qu'Hébert a installé depuis quelques mois l'imprimerie du Père Duchesne. Depuis le numéro 313, la feuille ne porte plus l'adresse de la rue Neuve-de-l'Égalité : elle s'est déplacée de quelques pas vers cette cour plus discrète, sans quitter le quartier Bonne-Nouvelle où ses crieurs l'écoulent à des dizaines de milliers d'exemplaires.

Cette nuit-là, c'est fini. Hébert et Ronsin sont arrêtés. Dix jours plus tôt, le 4 mars, les Cordeliers avaient voilé de noir la Déclaration des droits et appelé à l'insurrection contre la Convention — un geste théâtral qui n'avait pas été suivi d'actes. Robespierre et Saint-Just n'ont pas attendu davantage. L'arrestation est l'aboutissement d'un amalgame soigneusement préparé par Fouquier-Tinville : chefs cordeliers, militants de sections et suspects étrangers sont mêlés en une seule et même « conspiration ».

Le procès s'ouvre le 21 mars. Le 24, au soir, dix-neuf condamnés montent sur la charrette. Hébert, qui avait accompagné tant d'autres à l'échafaud avec ses grandes colères imprimées, doit être traîné de force jusqu'à la guillotine. Les presses de la rue des Forges se taisent avec lui — le numéro 358 sera le dernier.

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Événement
1810
15 août 1810
t1 p 223
Inauguration de la colonne aux vainqueurs d'Austerlitz, sur laquelle Napoléon se fait représenter en empereur romain, une victoire ailée dans la main droite. Mégalomanie, quand tu nous tiens...
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Événement
1811
7 juillet 1811 — Conservatoire national de Musique
t1 p 322
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Événement
1883
14 juillet 1883
t1 p 341
Inauguration de la statue de la République, remplacée par un modèle en plâtre depuis 1880 ; entourée de bas-reliefs sur l'histoire de son instauration, faussement attribués à Dalou
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Événement
1763
6 avril 1763 — Académie royale de Musique
t1 p 107
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Événement
1781
Événement
Événement
1673
21 février 1673 — Cimetière St Joseph
t1 p 250
Dans la nuit du 21 février 1673, Paris accompagne Molière à sa dernière demeure… à reculons. Mort le 17, le comédien a aussitôt posé un problème au clergé : acteur, donc réputé pécheur public, il n’a pas reçu les sacreme …

Dans la nuit du 21 février 1673, Paris accompagne Molière à sa dernière demeure… à reculons. Mort le 17, le comédien a aussitôt posé un problème au clergé : acteur, donc réputé pécheur public, il n’a pas reçu les sacrements dans les formes. Le curé refuse d’abord la sépulture chrétienne. Armande, sa veuve, multiplie démarches et supplications, et l’archevêque finit par accepter un compromis : Molière sera enterré, mais de nuit, sans pompe, au cimetière Saint‑Joseph, près de sa maison.

La scène principale de ce 21 février, c’est donc ce convoi réduit, presque à la sauvette, pour l’un des plus grands auteurs du royaume. Quelques proches, quelques torches, une cérémonie minimale : on rit de Molière dans tout Paris, mais on hésite encore à lui ouvrir les portes du cimetière comme à n’importe quel bon chrétien. L’humiliation frappe les esprits : la gloire littéraire ne protège pas de la méfiance des dévots.

La leçon n’échappe pas à Jean de La Fontaine. Ami de Molière, lui aussi réputé peu fervent, volontiers libertin, il comprend qu’un écrivain peut finir discuté jusqu’au bord de la fosse. Dans les jours qui suivent, il se rapproche de l’Église, accepte direction de conscience et gestes de pénitence : une manière de s’assurer, le moment venu, des obsèques moins problématiques que celles de son ami.

Ainsi, autour de ce 21 février 1673, deux destins se croisent : Molière, emportant avec lui l’image de l’artiste en marge, et La Fontaine, qui choisit de composer avec l’ordre religieux. Au Grand Siècle, on peut se moquer des hommes… mais il vaut mieux éviter de mourir en querelle ouverte avec le curé.![[Lettre manuscrite au Père Boyvin concernant l'enterrement nocturne de Molière|Lettre manuscrite au Père Boyvin concernant l'enterrement nocturne de Molière.jpg]]

Lettre manuscrite au Père Boyvin concernant l'enterrement nocturne de Molière

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Événement
1770
31 mai 1770 — Cimetière de la Madeleine
t1 p 270
Inhumation des victimes de la panique provoquée par un incendie, lors des fêtes du mariage du futur Louis XVI avec Marie-Antoinette, qui fit 132 morts. Certains y virent un funeste présage...
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Événement
1794
7 août 1794 — Théâtre des Arts/Théâtre National/Salle Richelieu/Salle de l'Opéra de Paris (la huitième)/Théâtre de l'Opéra du Peuple (en 1802)
t1 p 239
L'institution avait survécu à la Terreur. Elle venait de survivre à Robespierre. Elle mourut d'un coup de couteau en 1820. Le 7 août 1794, soit dix jours après la chute de Robespierre, l'Opéra de Paris s'installa dans la …

L'institution avait survécu à la Terreur. Elle venait de survivre à Robespierre. Elle mourut d'un coup de couteau en 1820.

Le 7 août 1794, soit dix jours après la chute de Robespierre, l'Opéra de Paris s'installa dans la salle du 69-71 rue de Richelieu, dans le 2e arrondissement, sous le nom de Théâtre des Arts. Le moment n'était pas anodin : on était en pleine réaction thermidorienne, les prisons s'ouvraient, les fêtes de la Terreur prenaient fin, et la vie culturelle reprenait ses droits dans un Paris encore sous le choc.

Sous la Terreur, les théâtres avaient été placés sous étroite surveillance. Pierre-Gaspard Chaumette, procureur de la Commune, et Jacques-René Hébert avaient encadré la politique culturelle révolutionnaire avec une sévérité qui mêlait patriotisme républicain et méfiance des arts jugés aristocratiques. Marguerite Brunet, dite la Montansier, grande entrepreneuse de spectacles qui avait fait fortune sous l'Ancien Régime, avait même été emprisonnée en 1793 : Hébert l'accusait d'avoir ouvert un théâtre voisin de la Convention pour espionner les députés. Chaumette et Hébert furent guillotinés au printemps 1794. La Montansier sortit de prison après thermidor.

Le Théâtre des Arts changea plusieurs fois de nom : Théâtre de l'Opéra, Théâtre National, Académie Nationale de Musique. Il resta au 69-71 rue de Richelieu pendant vingt-six ans, au cœur de la vie parisienne, traversant le Directoire, le Consulat, l'Empire et le début de la Restauration.

Le 13 février 1820, à la sortie d'une représentation, le duc de Berry, second fils du futur Charles X et dernier espoir de la lignée directe des Bourbon, fut poignardé par Louvel, un sellier bonapartiste. Il mourut dans la nuit. Les Ultras exploitèrent l'assassinat pour faire passer des lois réactionnaires. Et l'on rasa la salle, comme si le bâtiment portait le malheur.

L'Opéra de Paris, né dans la révolution, périt dans la réaction. L'édifice suivant fut l'Opéra Le Peletier, rue Le Peletier, qui brûla en 1873. Celui de Garnier n'ouvrit qu'en 1875.

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Événement
1718
1718 — Hôtel de Beaufort/Banque de Law
t1 p 96
Installation de la banque générale de John Law, expert en agiotage ; l'Hôtel deviendra par la suite un bordel ; un lieu décidément voué à des activités peu honorables
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Événement
1724
1724 — Hôtel de Nevers/Bibliothèque du Roi (donnant aussi 6 rue Vivienne)
t1 p 238
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Événement
Événement
1857
Événement
1580
1580 — Hôtel de La Rochepot/Église St Paul-St Louis
t1 p 19
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Événement
Événement
1794
28 juillet 1794 — Hôtel des Barres/Hôtel de Charny
t1 p 63
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Événement
1651
9 février 1651 — Palais Royal
t1 p 186
Le 9 février 1651, en pleine Fronde, une foule parisienne envahit le Palais-Royal à la suite d’un bruit alarmant : la famille royale aurait de nouveau quitté Paris. Cette rumeur, dans une capitale déjà exaspérée par l’in …

Le 9 février 1651, en pleine Fronde, une foule parisienne envahit le Palais-Royal à la suite d’un bruit alarmant : la famille royale aurait de nouveau quitté Paris. Cette rumeur, dans une capitale déjà exaspérée par l’instabilité politique et la défiance envers le pouvoir, provoque un mouvement spontané vers la résidence royale.

Depuis 1648, Paris est le cœur battant de la Fronde, révolte multiforme mêlant opposition parlementaire, soulèvements populaires et luttes de factions nobiliaires. Le souvenir encore vif de la fuite de la cour à Saint-Germain en janvier 1649 nourrit la colère et la peur : quitter Paris, pour le peuple, c’est trahir la ville et préparer une répression future. La rumeur d’un nouveau départ agit donc comme un détonateur.

La foule se masse dans le jardin du Palais-Royal, pénètre dans le palais et exige de voir le roi. Anne d’Autriche, régente, se trouve confrontée à cette irruption populaire tandis que Mazarin, honni par une large partie des Parisiens, cristallise toutes les haines. Pour apaiser les esprits, le jeune Louis XIV, alors âgé de douze ans, est montré à la foule : preuve tangible que la monarchie est toujours présente à Paris.

L’épisode illustre la fragilité du pouvoir royal face à la pression populaire et l’importance symbolique de Paris comme capitale politique. Le Palais-Royal, résidence du pouvoir, devient le théâtre d’un rapport de force inédit entre la monarchie et la rue.

Cet événement, souvent relégué au rang d’anecdote, annonce pourtant une méfiance durable du futur Louis XIV envers Paris. Quelques années plus tard, cette mémoire de l’intrusion populaire nourrira le choix d’un pouvoir monarchique éloigné de la capitale, prélude à l’installation de la cour à Versailles.

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Événement
1766
1766 — Hôtel d'Hallwyll/Banque Thellusson Vernet et Necker/Demeure de Jacques Necker/Maison natale Mme de Staël
t1 p 155
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Événement
1720
14 décembre 1720 — Hôtel de La Porte/Demeure et bureau général de la banque de John Law
t1 p 218
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Événement
Événement
1789
19 octobre 1789
t1 p 182
Treize jours après que le peuple eut ramené le roi de Versailles, les députés le suivent : le pouvoir législatif rentre lui aussi dans Paris. Les 5 et 6 octobre 1789, les femmes de Paris ont marché sur Versailles et rame …

Treize jours après que le peuple eut ramené le roi de Versailles, les députés le suivent : le pouvoir législatif rentre lui aussi dans Paris.

Les 5 et 6 octobre 1789, les femmes de Paris ont marché sur Versailles et ramené la famille royale aux Tuileries. L'Assemblée nationale constituante ne peut pas rester seule dans un château vide, à vingt kilomètres de la ville qui fait la Révolution. Elle vote son transfert.

Le 19 octobre 1789, elle tient sa première séance parisienne dans la salle synodale du palais épiscopal, l'Archevêché, adossé au flanc sud de Notre-Dame, sur l'actuelle place du Parvis dans le 4e arrondissement. L'installation est improvisée, la salle trop petite, mal disposée pour un débat. Le 26 octobre, une tribune surchargée de spectateurs s'effondre.

L'Assemblée n'y restera que jusqu'au 8 novembre, avant de gagner la salle du Manège des Tuileries, longue bâtisse où elle siégera pendant toute la Révolution et où la royauté sera abolie en 1792.

Ces vingt jours à l'Archevêché ne sont pas anodins. C'est dans cette salle que sont discutés les décrets qui nationalisent les biens du clergé, adoptés le 2 novembre sur la proposition de Talleyrand, évêque d'Autun : "Tous les biens ecclésiastiques sont à la disposition de la Nation." Les députés votent la confiscation de l'Église dans le palais de l'archevêque de Paris.

Le déménagement de l'Assemblée à Paris a une conséquence politique durable que les modérés mesureront trop tard. À Versailles, les députés délibéraient à l'écart. À Paris, ils siègent au milieu d'une population armée, organisée en sections et en clubs, qui remplit les tribunes, hue, applaudit, et vient parfois en armes. L'Assemblée est désormais sous la surveillance directe du peuple parisien. Cette proximité fera toute la dynamique révolutionnaire, et fera dire aux provinces que Paris confisque la Révolution.

L'ancien palais archiépiscopal sera saccagé lors de l'émeute anticléricale de février 1831 puis démoli.

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Événement
1680
1680 — Demeure de Catherine Deshayes dite la Voisin/Affaire des poisons
t1 p 256
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Événement
1763
1763 — Palais des Tuileries/Salle des Machines/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la quatrième)
t1 p 240
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Événement
1781
27 octobre 1781 — Théâtre de l'Opéra (1791)/Théâtre des Arts (1793)/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la 7ème)
t1 p 240
L'Opéra s'installe à la Porte St Martin ; la salle est construite en 65 jours pour satisfaire un caprice de Marie-Antoinette ; une des origines de son surnom : "Madame Déficit". Futur théâtre de la Porte St Martin
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Événement
1918
29 mars 1918 — Église St Gervais-St Protais/Bombardement aérien de la première guerre mondiale
t1 p 62
La chute d'un obus allemand de la "Grosse Bertha" fait 200 victimes, dont 91 morts, surtout des femmes et des enfants ; le poète Saint-Pol Roux en réchappe. Le 29 mars 1918 est un Vendredi saint. À l'église Saint-Gervais …

La chute d'un obus allemand de la "Grosse Bertha" fait 200 victimes, dont 91 morts, surtout des femmes et des enfants ; le poète Saint-Pol Roux en réchappe.

Le 29 mars 1918 est un Vendredi saint. À l'église Saint-Gervais-Saint-Protais, rue des Barres, l'office de l'après-midi bat son plein. Des centaines de fidèles sont rassemblés sous les voûtes gothiques — en majorité des femmes et des enfants, les hommes étant au front.

À 16h30, un obus de la Grosse Bertha frappe la clé de voûte de la nef. La pierre s'effondre sur l'assemblée. On dénombre 91 morts et plus de 200 blessés. C'est le bilan le plus lourd d'un seul obus dans tout le bombardement de Paris.

Six jours plus tôt, le 23 mars, les premiers obus avaient surpris la ville. Paris avait appris depuis à se méfier, à ne pas s'attarder dans les lieux publics, à guetter le son de la sirène. Mais on ne ferme pas une église le Vendredi saint.

Le poète symboliste Saint-Pol Roux se trouvait dans l'église ce jour-là. Il en réchappa. Dans ses carnets, il décrit la stupeur des survivants, la poussière blanche qui recouvre tout, les corps sous les pierres. Ce n'est pas la guerre telle qu'il l'avait imaginée — pas de tranchées, pas de champ de bataille. Un lieu de prière, un jour saint, un obus tiré depuis une forêt à 120 kilomètres.

L'église Saint-Gervais fut restaurée après la guerre. Une plaque commémorative rappelle le drame. La voûte reconstruite porte encore, si l'on sait regarder, les cicatrices du 29 mars 1918.

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Événement
1250
1250
t1 p 131
La Cour des miracles de la rue Neuve St Sauveur, appelée le "royaume d'Argot", était dominée par le grand Coësre, ou le Ragot sous Henri II. Elle est démantelée par La Reynie en 1667
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Événement
1250
1250
t1 p 131
La Cour des miracles de la rue Neuve St Sauveur, appelée le "royaume d'Argot", était dominée par le grand Coësre, ou le Ragot sous Henri II. Elle est démantelée par La Reynie en 1667
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Événement
1793
20 janvier 1793
t1 p 221
La dépouille de Lepeletier de Saint-Fargeau est exposée sur le piédestal de la statue de Louis XIV abattue ; la cérémonie est mise en scène par le peintre David
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Événement
1826
14 mai 1826 — Folie Bouëxière ou Bouxière/Troisième Tivoli
t1 p 308
La Folie Bouxière est transformée en troisième Tivoli ; un des premiers parcs d'attractions, qui propose entre autres des ascensions aéronautiques et un tir au pigeon ; il est fréquenté par Charles Fourier
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Événement
1794
13 juin 1794
t1 p 357
La guillotine est installée ici du 25 prairial au 28 juillet 1794 : 1306 exécutions, dont les carmélites de Compiègne qui ont servi de modèle à Bernanos pour ses "Dialogues"
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Événement
1770
30 mai 1770
t1 p 270
La panique provoquée par un incendie lors du mariage royal fait 132 morts ; ils sont inhumés au cimetière de la Madeleine ; un très mauvais présage, diront certains... Le 30 mai 1770, un drame survient à Paris lors des f …

La panique provoquée par un incendie lors du mariage royal fait 132 morts ; ils sont inhumés au cimetière de la Madeleine ; un très mauvais présage, diront certains...

Le 30 mai 1770, un drame survient à Paris lors des festivités organisées pour célébrer le mariage du dauphin Louis-Auguste (futur Louis XVI) et de Marie-Antoinette d’Autriche. Un grand feu d’artifice est tiré sur la place Louis XV (actuelle place de la Concorde), conçu notamment par le pyrotechnicien Petronio Ruggieri. Lors du bouquet final, une fusée dévie et provoque un incendie, embrasant la structure centrale, le Temple de l’Hymen, et la paille disposée pour le spectacle.

La panique s’empare de la foule, estimée à plusieurs centaines de milliers de personnes. Beaucoup cherchent à fuir par la rue Royale, alors étroite et encombrée de carrosses et de fossés dus à des travaux. La bousculade devient meurtrière : 132 morts sont officiellement recensés, principalement écrasés ou piétinés, et plusieurs centaines de blessés. Les victimes sont inhumées au cimetière de la Madeleine. Cet événement, survenu sous le règne de Louis XV, est perçu par certains contemporains comme un mauvais présage pour le nouveau couple royal.

Sources

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Événement
1770
1770
t1 p 248
La rue Vide Gousset est rebaptisée par les parisiens "rue Terray", du nom d'un ministre des finances qu'ils y pendirent en effigie pour protester contre l'augmentation des impôts ; référence ironique à "Vide Gousset"
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Événement
1792
11 août 1792
t1 P 270
La monarchie avait péri la veille dans les jardins des Tuileries ; le lendemain, ses images de bronze et de pierre tombèrent sur toutes les places de Paris. Le 10 août avait mis fin à la monarchie dans les faits. Le 11 a …

La monarchie avait péri la veille dans les jardins des Tuileries ; le lendemain, ses images de bronze et de pierre tombèrent sur toutes les places de Paris.

Le 10 août avait mis fin à la monarchie dans les faits. Le 11 août la défit dans l'espace de la ville.

Dans les heures qui suivirent la prise des Tuileries, les insurgés s'attaquèrent systématiquement aux statues royales qui ornaient les grandes places. Place de la Concorde, rebaptisée "place de la Révolution" ce même jour, la statue équestre de Louis XV, oeuvre de Bouchardon et Pigalle, fut abattue : elle serait remplacée par une statue de la Liberté. Place des Victoires, la statue de Louis XIV fut renversée et envoyée à la fonte pour y fabriquer des canons. Son socle portait les représentations symboliques de l'Allemagne, de l'Espagne, de la Hollande et du Piémont vaincus sous le Roi-Soleil : toutes ces gloires furent fondues avec lui. Une seconde statue de Louis XIV disparut le même jour place Vendôme. Place des Vosges, la statue équestre de Louis XIII, en bronze depuis 1639, fut détruite. Pont Neuf, la statue d'Henri IV fut abattue à son tour.

En quelques heures, Paris vidait ses places publiques d'un siècle et demi de statuaire royale. Le mouvement n'était pas coordonné depuis un centre : il était simultané, dans plusieurs quartiers à la fois, conduit par des groupes d'insurgés, de fédérés et de sans-culottes agissant de leur propre initiative.

Ces destructions n'étaient pas un accident. La statue royale, depuis Louis XIV, était un instrument politique précis : elle occupait l'espace public pour y affirmer la permanence et la gloire d'un pouvoir personnel qui se voulait l'État même. L'abattre, c'était prendre l'espace, retirer à la monarchie sa présence visible dans la ville. La République n'était pas encore proclamée, mais elle commençait à occuper le terrain.

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Événement
1615
Événement
1834
1834 — Impasse de la Boule Rouge
t1 p 320
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Événement
1791
5 mai 1791 — Jardin du Palais Royal
t1 p 193
Le buste de cire du pape du cabinet de Curtius est brûlé en effigie ; il s'opposait à la constitution civile du clergé et réclamait des droits sur Avignon et le Comtat Venaissin
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Événement
1733
1733 — Cabaret de Magny/Cabaret de la Grande Pinte/Cabaret des Porcherons
t1 p 306
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Événement
1820
13 février 1820 — Hôtel d'Évreux/Palais de l'Élysée
t1 p 292
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Événement
1804
21 mai 1804 — Domaine de Mont Louis (propriété des jésuites)/Cimetière de l'Est/Cimetière du Père Lachaise
t1 p 345
Le domaine des jésuites devient le Grand cimetière de l'Est, futur Père Lachaise
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Événement
1572
24 août 1572 — Massacre de la St Barthélemy
t1 p 246-247
Le duc de la Force, compagnon d'Henri IV alors enfant, échappe à la St Barthélemy
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Événement
1812
23 octobre 1812 — Demeure du général Hulin
t1 p 220
Le général Hulin est blessé à la mâchoire en déjouant la tentative de putsch du général Malet
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Événement
1812
23 octobre 1812 — Maison de santé du docteur Dubuisson
t1 p 357
Un général en résidence surveillée dans une maison de santé annonce que l'Empereur est mort en Russie ; en quelques heures, Paris obéit à ce mort et l'Empire tient à rien. Claude-François de Malet est un général républic …

Un général en résidence surveillée dans une maison de santé annonce que l'Empereur est mort en Russie ; en quelques heures, Paris obéit à ce mort et l'Empire tient à rien.

Claude-François de Malet est un général républicain, hostile à l'Empire depuis le Consulat. Déjà compromis dans un complot en 1808, il est détenu sans jugement depuis des années, puis transféré pour raisons de santé dans la maison du docteur Dubuisson, 303 rue du Faubourg-Saint-Antoine, où il vit sous une surveillance très relâchée. Il y prépare son affaire avec l'abbé Lafon et quelques complices royalistes.

Napoléon est en Russie depuis juin 1812. Moscou a été prise en septembre, incendiée, évacuée. La Grande Armée a entamé sa retraite. Les nouvelles mettent des semaines à parvenir à Paris, et le régime repose entièrement sur la personne d'un homme absent à deux mille lieues.

Dans la nuit du 22 au 23 octobre 1812, Malet passe à l'action. Il sort de la maison de santé en uniforme de général, muni de faux documents fabriqués par ses soins : un prétendu sénatus-consulte annonçant la mort de l'Empereur sous les murs de Moscou, l'abolition de l'Empire et l'établissement d'un gouvernement provisoire.

Il se présente à la caserne Popincourt, dans l'actuel 11e arrondissement, lit son décret devant les officiers de la 10e cohorte de la garde nationale. Personne ne vérifie. La troupe le suit. Il fait libérer de la prison de la Force les généraux Lahorie et Guidal, également détenus pour opposition. Lahorie va arrêter le ministre de la Police Savary et le préfet de police Pasquier, qui se laissent prendre sans résistance. Un nommé Boccheciampe est installé préfet de Paris.

L'affaire s'effondre place Vendôme. Malet se présente au quartier général de l'état-major pour destituer le général Hulin, gouverneur de Paris, celui-là même qui avait pris la Bastille en 1789. Hulin demande à voir les ordres. Malet lui tire au visage et lui fracasse la mâchoire. Les colonels Doucet et Laborde reconnaissent alors l'imposture et l'arrêtent.

Douze hommes sont fusillés le 29 octobre à la plaine de Grenelle. Napoléon, apprenant l'affaire, sera surtout frappé qu'aucun de ses fonctionnaires n'ait songé à proclamer son fils. L'Empire n'avait aucune légitimité en dehors de lui.

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Événement
1643
1643 — Hôtel Tubeuf/Palais Mazarin/Bibliothèque Nationale
t1 p 237
Le palais Mazarin, loué puis acheté à Tubeuf, devient la première bibliothèque publique
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Événement
1789
1789
t1 p 331
Le passage du Puits devient le passage du Désir ; nom donné par ses habitants en 1789
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Événement
1848
23 février 1848 — Ministère des Affaires étrangères (1820-1853)
t1 p 224
Le sergent Giacomoni tire sur un manifestant qui voulait forcer le passage vers la Madeleine ; coup de feu qui déclenche la fusillade contre la foule, d'où la version officielle prétendra qu'il est parti
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Événement
1147
1147 — Maladrerie St Ladre
t1 p 327
Léproserie visitée par Louis VII avant son départ pour la croisade
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Événement
1814
31 mars 1814 — Campement des cosaques
t1 p 278
Le 31 mars 1814, les cosaques campent sur les Champs-Élysées. Leurs feux de bivouac brûlent entre les arbres. Leurs chevaux paissent là où les Parisiens se promenaient la veille. Alexandre Ier de Russie, Frédéric-Guillau …

Le 31 mars 1814, les cosaques campent sur les Champs-Élysées. Leurs feux de bivouac brûlent entre les arbres. Leurs chevaux paissent là où les Parisiens se promenaient la veille. Alexandre Ier de Russie, Frédéric-Guillaume III de Prusse et le prince de Schwarzenberg, commandant des armées coalisées, font leur entrée dans Paris en vainqueurs.

La veille, Joseph Bonaparte avait signé la capitulation au Château Rouge à Montmartre. Paris n'avait pas eu à subir un assaut en règle — les défenseurs, polytechniciens et gardes nationaux en tête, avaient résisté aux barrières du Trône et de Clichy, mais la partie était jouée depuis le matin. Marmont avait commis sa ragusade — cet armistice honteux qui lui vaudra d'être maudit par les bonapartistes et de donner son titre de duc de Raguse à la langue française comme synonyme de traîtrise.

C'est la première fois depuis Henri IV, en 1594, qu'une armée étrangère occupe Paris. Napoléon était à Fontainebleau, à moins de cent kilomètres, avec des troupes. Il avait refusé de croire que la capitale capitulerait aussi vite.

Les cosaques resteront plusieurs semaines. Ils se baigneront dans la Seine, boiront le vin des caves parisiennes, et crieront bystro ! dans les cafés de Montmartre — si l'on en croit la légende. Napoléon abdiquera le 6 avril. Louis XVIII entrera dans Paris le 3 mai. L'Empire est fini.

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Événement
1783
1783 — Théâtre des Italiens/Opéra Comique
t1 p 227
Les "Italiens", troupe de la Comédie Italienne, quittent l'Hôtel de Bourgogne pour s'installer dans une salle qui tourne le dos au boulevard
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Événement
1783
1783
t1 p 227
Les "Italiens", troupe de la Comédie Italienne, quittent l'Hôtel de Bourgogne pour s'installer dans une salle qui tourne le dos au boulevard
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Événement
1640
1640 — Auberge Au Grand St Martin/Siège de la Compagnie des Fiacres
t1 p 93
Les voitures de place de Sauvage prennent le nom de l'auberge où elles sont remisées ; qui le tient elle même d'une image de St Fiacre voisine.
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Événement
1822
1822 — Café de Paris/Taverne Kronenbourg
t1 p 264
Lieu à la mode dans la première moitié du 19ème siècle
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Événement
1822
1822 — Café de Paris/Taverne Kronenbourg
t1 p 264
Lieu à la mode dans la première moitié du 19ème siècle
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Événement
1822
1822 — Café Anglais
t1 p 264
Lieu à la mode et de réunions pendant la période romantique
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Événement
1765
1765 — Folie Richelieu/Second Tivoli/Salon de Fortunée Hamelin
t1 p 307
Lieu de débauche sous le règne de Louis XV ; transformé en Tivoli en 1811, puis propriété de Fortunée Hamelin qui y tient un salon en 1821
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Événement
1301
1301 — Lieu patibulaire (l'arbre "Sech" évoquant la potence)
t1 p 78-105
Lieu de pendaisons où l'on coupait également les oreilles des serviteurs “indélicats”
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Événement
Événement
1760
1760 — Maison de rendez-vous des fermiers généraux
t1 p 254
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Événement
1642
1642
t1 p 180
Lieu de rencontres et de divertissements de la cour ; théâtre d'affrontements politiques pendant la Fronde
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Événement
1794
1794 — Hôtel d'Augny ou d'Ogny/Salon des Étrangers/Bal des victimes
t1 p 317
Lieu de rendez-vous élégant où se tenaient des bals réservés à ceux qui avaient perdu un parent sur l'échafaud pendant la Terreur
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Événement
1792
9 août 1792 — Cabaret du Cadran Bleu/Lieu de réunions du Comité insurrecteur qui donna le signal de l'insurrection du 10 août 1792
t1 p 342
Lieu de réunions du Comité insurrecteur composé de représentants des bataillons fédérés de province et de délégués des Sections révolutionnaires parisiennes. Constitué de 5 membres à l'origine, il en compta jusqu'à une q …

Lieu de réunions du Comité insurrecteur composé de représentants des bataillons fédérés de province et de délégués des Sections révolutionnaires parisiennes. Constitué de 5 membres à l'origine, il en compta jusqu'à une quarantaine

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Événement
1851
1851
t1 p 348
Lieu des exécutions devant la Roquette sur cinq dalles toujours présentes ; ce qui fit donner à l'échafaud un de ses surnoms "l'Abbaye de Cinq-Pierres", référence au "gardien du Paradis"
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Événement
1648
1648 — Tour St Jacques (clocher de l'église St Jacques la Boucherie démolie)
t1 p 86
Lieu erroné des expériences barométriques et du "crève-tonneau" ; Pascal les effectue en fait du clocher de St Jacques du Haut-Pas
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Événement
1313
mars 1313
t1 p 95
Lieu possible de naissance de Boccace, fils d'un lombard de Florence
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Événement
Événement
1789
1789 — Demeure d'Antoine de Sartine
t1 p 227
Lieutenant de police qui introduisit les réverbères à Paris ; il dut fuir en Espagne
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Événement
Événement
1787
1787 — Loge des Amis Réunis
t1 p 311
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Événement
1610
Événement
1060
1060
t1 p 84
Logettes d'écrivains publics autour de l'église St Jacques la Boucherie, dont celle d'écrivain-juré de Nicolas Flamel
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Événement
1810
1 juillet 1810 — Cité d'Antin/Hôtel de Montesson/Ambassade d'Autriche (tentes installées 5-7 rue La Fayette)
t1 p 302
Il avait épousé une archiduchesse pour consolider son empire. Le bal donné en leur honneur tua plusieurs dizaines d'invités. En décembre 1809, Napoléon avait divorcé de Joséphine — stérile, selon lui. En avril 1810, il é …

Il avait épousé une archiduchesse pour consolider son empire. Le bal donné en leur honneur tua plusieurs dizaines d'invités.

En décembre 1809, Napoléon avait divorcé de Joséphine — stérile, selon lui. En avril 1810, il épousait Marie-Louise d'Autriche, fille de l'Empereur François Ier d'Autriche, son ennemi d'hier. Mariage dynastique : il s'agissait de légitimer l'Empire en s'alliant à la plus vieille maison régnante d'Europe. L'Autriche venait d'être battue à Wagram. Elle offrait sa fille.

Le prince Karl von Schwarzenberg, ambassadeur d'Autriche à Paris, donne le 1er juillet 1810 un grand bal en l'honneur du couple impérial. On a construit dans les jardins de l'hôtel de Montesson — rue du Mont-Blanc, aujourd'hui rue de la Chaussée-d'Antin — de vastes tentes provisoires dessinées par l'architecte Bénard : lambrissées, tendues de mousseline blanche, éclairées par des centaines de bougies. Douze cents invités. L'élite de l'Empire, les ambassadeurs des cours alliées, la famille des maréchaux.

Vers onze heures du soir, une tenture prend feu au contact d'un candélabre. Le tissu s'embrase, les mâts s'effondrent, la toile brûlante retombe sur les invités. La panique est immédiate. Les portes étroites ne permettent pas d'évacuer rapidement une foule de cette densité. On se piétine. On brûle.

Napoléon était présent ; il put s'échapper. Le bilan est difficile à établir : Marie-Louise écrit à son père qu'il y eut « une vingtaine de morts » ; Léonce Grasilier nota qu'on dénombra au moins quatre-vingt-dix convois funèbres quittant l'ambassade dans les jours suivants. Parmi les victimes identifiées : la princesse Pauline d'Arenberg, belle-sœur de Schwarzenberg, brûlée vive. Napoléon fit tenir la presse pour minimiser l'ampleur de la catastrophe — il craignait qu'on y voie un présage.

L'incendie eut une conséquence durable : par décret impérial du 18 septembre 1811, Napoléon créa le bataillon des sapeurs-pompiers de Paris, troupe militaire spécialisée dans la lutte contre les incendies. Elle existe encore.

Schwarzenberg lui-même commanda en 1813 les forces de la coalition alliée. À Leipzig, en octobre, ses armées infligèrent à Napoléon la défaite qui scella sa chute. L'ambassadeur du bal avait fini chef de guerre.

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Événement
1793
20 janvier 1793 — Hôtel de Chimay (appartenant à la famille Le Peletier)
t1 p 220-221
Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau meurt ici, assassiné par Pâris pour avoir voté la mort de Louis XVI
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Événement
1474
20 avril 1474
t1 p 354
Un roi qui ne guerroie guère en personne fait défiler Paris en armes — pour que d'autres y regardent à deux fois. Le 20 avril 1474, Louis XI convoque les Parisiens en armes dans le faubourg Saint-Antoine. Le spectacle es …

Un roi qui ne guerroie guère en personne fait défiler Paris en armes — pour que d'autres y regardent à deux fois.

Le 20 avril 1474, Louis XI convoque les Parisiens en armes dans le faubourg Saint-Antoine. Le spectacle est destiné aux ambassadeurs du roi d'Aragon, Jean II, avec qui les relations sont tendues depuis une décennie autour du Roussillon et de la Cerdagne. Le roi de France n'a aucune intention de livrer bataille — ce n'est pas son style. Mais il tient à ce que ses interlocuteurs repartent avec une image précise de ce que Paris peut mettre sur pied.

Plusieurs dizaines de milliers d'hommes défilent le long de la grande rue qui mène à la porte Saint-Antoine. Bourgeois, artisans, marchands — la milice parisienne n'est pas une armée de métier, mais sa masse impressionne. Louis XI connaît l'effet de la démonstration de force : celui qui montre ses griffes n'a pas toujours besoin de s'en servir.

Le choix du faubourg Saint-Antoine n'est pas anodin. Hors les murs, l'artère est assez large et dégagée pour accueillir un tel déploiement — et elle le restera : c'est par cette même voie que les cortèges royaux feront leur entrée solennelle dans Paris pendant encore deux siècles. En 1474, le faubourg n'est encore qu'un ruban de maisons et d'ateliers qui s'étire depuis la bastille Saint-Antoine vers l'abbaye du même nom. Louis XI, trois ans plus tôt, a d'ailleurs accordé aux artisans du domaine de l'abbaye une exemption des jurandes parisiennes — un privilège qui transformera le quartier en capitale du meuble et du bois ouvré.

Quant aux ambassadeurs d'Aragon, ils ont de quoi méditer. Le Roussillon, que Jean II avait engagé à la France par le traité de Bayonne en 1462, reste une pomme de discorde. Louis XI ne le rendra pas de bon gré — et la revue du faubourg vient le rappeler sans qu'un seul mot soit échangé sur le sujet. La diplomatie de l'Universelle Aragne passe aussi par la mise en scène.

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Événement
1778
1778 — Demeure de Mme Denis (dans une maison ayant appartenu à Voltaire)
t1 p 241
Maison achetée par Voltaire juste avant sa mort et léguée à sa nièce
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Événement
1370
1370 — Le Séjour du Roi
t1 p 113
Maison champêtre de Charles V, au pied des remparts qu'il avait fait construire
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Événement
1797
Événement
1407
1407 — Maison de Nicolas Flamel/Plus vieille maison de Paris
t1 p 118
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Événement
1794
1794 — Maison de santé d'Eugène Coignard (ancien couvent)
t1 p 361
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Événement
1685
Événement
Date imprécise — Maison du directeur de la Gabelle
t1 p 81
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Événement
1823
1823 — Maison dite de François 1er
t1 p 274
Maison ramenée pierre par pierre de Moret sur Loing pour Mlle Mars ; quand on aime, on ne copte pas !
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Événement
482
482 — Manoir de Reuilly
t1 p 360
Manoir champêtre des rois mérovingiens dans le hameau de Reuilly, vers 628
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Événement
1800
1800 — Demeure de Pierre-Jean de Béranger
t1 p 329
Mansarde habitée par le chansonnier Pierre-Jean de Béranger à 20 ans
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Événement
1634
1634 — Manufacture royale des glaces/Manufacture des glaces à miroirs
t1 p 360
Manufacture royale des glaces, concurrente de Venise, transférée ensuite à St Gobain
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Événement
1796
9 mars 1796 — Hôtel de Mondragon/Ancienne mairie du 2ème arrondissement
t1 p 215
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Événement
1771
1771 — Chapelle Notre-Dame de Lorette
t1 p 313
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Événement
1794
26 décembre 1794 — La Chaumière/Demeure de Jean-Lambert et Thérésa Tallien
t1 p 275
Mariage de Tallien avec Thérésa Cabarrus ; la Chaumière devint guinguette en 1817
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Événement
1802
1802 — Hôtel Benoît de Ste Paulle (de la fin du 18ème siècle)
t1 p 324
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Événement
1779
Événement
1834
14 avril 1834 — Rue Transnonain
t1 p 119
Au 12, rue Transnonain (aujourd'hui 62, rue Beaubourg, IIIe arr.), l'armée massacres des civils dans leur sommeil. Daumier en fera l'une des images les plus puissantes de l'histoire de la presse. Dans la nuit du 13 au 14 …

Au 12, rue Transnonain (aujourd'hui 62, rue Beaubourg, IIIe arr.), l'armée massacres des civils dans leur sommeil. Daumier en fera l'une des images les plus puissantes de l'histoire de la presse.

Dans la nuit du 13 au 14 avril 1834, Paris est quadrillé par 40 000 soldats. L'insurrection républicaine, partie de Lyon le 9, a gagné la capitale. Des barricades se dressent dans le quartier Sainte-Avoye, autour de la rue Beaubourg et du cloître Saint-Merri. Thiers, ministre de l'Intérieur, a donné des ordres clairs : écraser la révolte sans ménagement.

À l'aube du 14, les troupes du général Bugeaud investissent le quartier. Un coup de feu — on ne saura jamais d'où — aurait été tiré depuis le 12 rue Transnonain. C'est le prétexte. Les soldats enfoncent les portes et massacrent les habitants dans leurs lits. Douze morts, dont des femmes, un vieillard, un enfant. Aucun n'était armé.

L'affaire fait scandale, mais la répression continue. Thiers fait arrêter des milliers de républicains dans toute la France. Le procès monstre qui s'ensuit, devant la Chambre des pairs, tourne à la farce judiciaire.

C'est Honoré Daumier qui fixe la mémoire du massacre. Sa lithographie, publiée en juillet 1834, montre un homme en chemise étendu sur le dos, un enfant écrasé sous son corps, du sang sur les draps. L'image est d'une frontalité insoutenable. Le gouvernement fait saisir la pierre et traquer les épreuves. Trop tard : l'image est déjà entrée dans l'histoire. L'immeuble, lui, sera rasé par Haussmann. Mais au 79 rue Beaubourg, une inscription murale rappelle encore l'ancien nom de la rue.

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Événement
1418
12 juin 1418 — Grange St Éloi (transformée en prison)
t1 p 21
Massacre des Armagnacs capturés à l'entrée des Bourguignons dans Paris. Villiers de l'Isle-Adam et Guy de Bar tentent en vain de s'interposer
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Événement
1776
1776 — Folie Genlis/Demeure de Pierre Marie Auguste Broussonnet
t1 p 344
Médecin naturaliste qui introduisit en France le mouton mérinos et la chèvre angora, ainsi que de la classification zoologique de Linné, soutenu par Parmentier
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Événement
1779
1779 — Auberge du Cheval Blanc
t1 p 122
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Événement
1778
1778 — Demeure d'Olympe de Gouges
t1 p 251
Militante féministe, contre l'esclavage et pour le divorce, proche des Girondins
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Événement
1793
Événement
1814
1814 — Hôtel du baron Louis
t1 p 324
Ministre des finances ; ex diacre lors de la Fête de la Fédération
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Événement
1750
1750 — Premier Café de la Régence (situé sur l'itinéraire des charrettes vers l'échafaud)
t1 p 201-203
Mise au point de l'édition de l'Encyclopédie avec les imprimeurs Le Breton et Briasson
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Événement
Événement
1849
4 juillet 1849 — Hôtel Tubeuf/Palais Mazarin
t1 p 237
Mme Récamier meurt du choléra chez sa nièce et fille adoptive
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Événement
1849
4 juillet 1849 — Hôtel Tubeuf/Palais Mazarin
t1 p 237
Mme Récamier meurt du choléra chez sa nièce et fille adoptive
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Événement
1793
8 novembre 1793
t1 P 270
Mme Roland, au moment de son exécution, aurait prononcé ces paroles : "Liberté, que de crimes on commet en ton nom !"
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Événement
1673
17 février 1673 — Théâtre du Petit Cardinal (créé par Richelieu en 1639)
t1 p 106
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Événement
1666
1666 — Hôtel de Montmor/Demeure de Louis de Montmor/Académie des Sciences
t1 p 153
Molière fait la lecture de son Tartuffe ; Pierre Gassendi, dit Gassendi, est mort ici le 24 octobre 1655
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Événement
1632
1632 — Jeu de paume de la Fontaine/Théâtre de Mondory
t1 p 154
Mondory quitte la salle du cul-de-sac Berthaud, qui subira un incendie en 1634
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Événement
1705
17 octobre 1705 — Demeure de Ninon de Lenclos
t1 p 38
Mort d'Anne de Lenclos dite Ninon ; elle tenait ici un salon célèbre depuis 1667
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Événement
1813
17 décembre 1813 — Folie Genlis/Demeure d'Antoine Augustin Parmentier (en 1808)
t1 p 344
Mort d'Antoine Parmentier, qui introduisit en France la consommation des pommes de terre
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Événement
1778
1778 — Demeure d'Antoine Suard (secrétaire perpétuel de l'Académie française)
t1 p 268
Mort d'Antoine Suard ; censeur royal qui refusa la représentation du "Mariage de Figaro"
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Événement
1817
18 octobre 1817 — Demeure d'Étienne Méhul
t1 p 326
Mort d'Étienne Méhul, compositeur du Chant du Départ ; les paroles sont de Marie-Joseph Chénier
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Événement
1861
20 février 1861 — Demeure d'Eugène Scribe/Théâtre Pigalle
t1 p 311
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Événement
1559
Événement
1830
8 décembre 1830 — Demeure de Benjamin Constant de Rebecque (en 1819)
t1 p 287
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Événement
1793
27 novembre 1793 — Demeure de Goldoni
t1 p 124
Mort de Carlo Goldoni, à 86 ans ; appelé le "Molière italien", il avait réformé la commedia dell'arte en supprimant les masques
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Événement
1857
22 septembre 1857 — Demeure de Daniele Manin
t1 p 309
Mort de Daniele Manin, ancien président de l'éphémère République de Venise
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Événement
1784
31 juillet 1784 — Hôtel de Bezons/Demeure de Denis Diderot (14 jours avant sa mort)
t1 p 234
Catherine II, la tsarine de Russie lui avait loué un appartement plus accessible pour lui épargner l'escalier de la rue Taranne. Il y mourut quatorze jours après s'y être installé. L'auteur de l'Encyclopédie finissait sa …

Catherine II, la tsarine de Russie lui avait loué un appartement plus accessible pour lui épargner l'escalier de la rue Taranne. Il y mourut quatorze jours après s'y être installé. L'auteur de l'Encyclopédie finissait sa vie dans une location payée par un despote éclairé.

Denis Diderot était arrivé à Paris en 1728, fils d'un coutelier de Langres, pour y suivre des études de philosophie. En 1784, il en était à sa cinquante-sixième année de vie parisienne. Il avait coordonné vingt-huit volumes de l'Encyclopédie, passé trois mois à Vincennes sous les verrous, rompu avec Rousseau, correspondu avec Voltaire, Grimm et d'Alembert. Les portes de l'Académie française lui étaient restées fermées, bloquées par les dévots qui n'avaient pas pardonné l'Encyclopédie.

En 1765, Catherine II de Russie avait racheté sa bibliothèque pour quinze mille livres, lui laissant la charge d'en rester le conservateur jusqu'à sa mort, avec un traitement de bibliothécaire. Diderot était allé la remercier à Saint-Pétersbourg en 1773-1774. À son retour, il vivait rue Taranne, dans ce qui est aujourd'hui le 6e arrondissement, dans un appartement dont les escaliers devenaient difficiles à gravir pour le vieux philosophe.

Le baron Grimm, représentant de Catherine à Paris, fit louer à l'été 1784 un appartement de plain-pied plus commode, au 39 rue de Richelieu, non loin de la Bibliothèque royale. L'hôtel de Bezons, comme on l'appelait, était dans l'actuel 1er arrondissement. Diderot s'y installa autour du 17 juillet 1784.

Le 31 juillet, à table, il mourut. Il avait soixante-dix ans.

Il fut inhumé en l'église Saint-Roch, rue Saint-Honoré. Ses restes furent dispersés à la Révolution. L'Encyclopédie, elle, survécut.

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Événement
1763
10 novembre 1763 — Hôtel de la Colonnade/Demeure de Joseph-François Dupleix
t1 p 224
Mort de Dupleix, gouverneur de Pondichéry et commandant général des établissements français de l'Inde. Désavoué, ce grand nom de l'impérialisme français meurt dans la misère
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Événement
1854
27 février 1854 — Demeure de Félicité Robert de Lamennais
t1 p 147
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Événement
1553
9 avril 1553 — Demeure de François Rabelais
t1 p 21-74
Le 9 avril 1553, dans une petite rue du quartier Saint-Paul, s'éteint le plus grand rieur de la littérature française. Le 8 rue des Jardins Saint-Paul ne paie pas de mine. Une rue calme du 4e, entre les vestiges de l'enc …

Le 9 avril 1553, dans une petite rue du quartier Saint-Paul, s'éteint le plus grand rieur de la littérature française.

Le 8 rue des Jardins Saint-Paul ne paie pas de mine. Une rue calme du 4e, entre les vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste et le Village Saint-Paul. C'est pourtant ici que François Rabelais a passé ses derniers mois — et qu'il est mort, le 9 avril 1553.

Rabelais n'a pas toujours vécu à Paris, mais c'est à Paris qu'il finit sa vie. Après des années entre Montpellier, Lyon, Rome et le Piémont, après Pantagruel et Gargantua, après avoir jonglé entre la protection des puissants et les censures de la Sorbonne, il s'installe dans ce quartier encore marqué par le souvenir de l'Hôtel royal de Saint-Paul, résidence de Charles V deux siècles plus tôt. Un coin de jardins enclos et de demeures discrètes.

On sait peu de chose sur ses derniers jours. La légende lui attribue cette phrase au moment de mourir : « Je vais quérir un grand peut-être. » Probablement apocryphe. Mais elle lui va bien.

Il est inhumé au cimetière de l'église Saint-Paul, à quelques pas de chez lui, rue de l'Hôtel Saint-Paul. L'église et le cimetière ont disparu — il ne reste rien de sa sépulture. La rue, elle, est toujours là.

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Événement
Événement
1599
10 avril 1599 — Hôtel de Sourdis
t1 p 78
Gabrielle d'Estrée meurt le 10 avril 1599 à l'Hôtel de Sourdis, rue Perrault, à vingt-six ans. Elle était enceinte de son quatrième enfant d'Henri IV. Leur mariage était prévu pour la semaine suivante — le roi venait d'o …

Gabrielle d'Estrée meurt le 10 avril 1599 à l'Hôtel de Sourdis, rue Perrault, à vingt-six ans. Elle était enceinte de son quatrième enfant d'Henri IV. Leur mariage était prévu pour la semaine suivante — le roi venait d'obtenir l'annulation de son union avec Marguerite de Valois.

La mort est soudaine et terrible. Après un dîner chez un financier florentin, Sébastien Zamet, elle est prise de convulsions violentes. Elle agonise plusieurs jours, défigurée, méconnaissable. Le diagnostic officiel est l'éclampsie — une complication grave de la grossesse. Mais le bruit court aussitôt qu'elle a été empoisonnée, peut-être par une orange offerte lors du dîner. Les suspects ne manquent pas : les ennemis d'Henri IV, les partisans du duc de Guise, les agents de Marie de Médicis qu'on s'apprête à lui faire épouser à la place.

L'affaire n'a jamais été élucidée. Les historiens penchent aujourd'hui pour l'éclampsie, mais le doute subsiste. Ce qui est certain, c'est que sa mort arrangeait beaucoup de monde.

Henri IV fut anéanti. Il écrivit à Gabrielle les plus belles lettres d'amour de son règne, et la porta en deuil plusieurs semaines — ce qui était extraordinaire pour un roi de France. Six mois plus tard, il épousait Marie de Médicis.

Gabrielle d'Estrée est immortalisée par un tableau célèbre conservé au Louvre — deux femmes nues dans un bain, l'une pinçant le sein de l'autre, allusion à sa grossesse royale. Son identité exacte dans ce portrait reste discutée.

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Événement
1834
20 mai 1834 — Demeure de Gilbert du Motier de La Fayette
t1 p 286
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Événement
1826
1826 — Hôtel de Brouilly/Demeure de Jean Anthelme Brillat-Savarin
t1 p 240
Mort de Jean Anthelme Brillat-Savarin, l'auteur de la "Physiologie du goût"
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Événement
1687
22 mars 1687 — Demeure de Jean-Baptiste Lully (à partir de 1684)
t1 p 229
Jean-Baptiste Lully meurt le 22 mars 1687 au 28 rue Boissy d'Anglas, d'une gangrène qu'il s'est lui-même causée. L'histoire de cette mort est l'une des plus étranges de la musique occidentale. Le 8 janvier 1687, Lully di …

Jean-Baptiste Lully meurt le 22 mars 1687 au 28 rue Boissy d'Anglas, d'une gangrène qu'il s'est lui-même causée. L'histoire de cette mort est l'une des plus étranges de la musique occidentale.

Le 8 janvier 1687, Lully dirige au couvent des Feuillants une exécution solennelle de son Te Deum pour célébrer la guérison de Louis XIV. Il bat la mesure à sa manière habituelle — non avec une baguette mais avec une longue canne ferrée qu'il frappe contre le sol. Dans l'élan de la direction, il se frappe violemment le bout du pied. La blessure paraît bénigne. Elle ne l'est pas.

La gangrène s'installe. Les médecins conseillent l'amputation de l'orteil, puis du pied. Lully refuse. Il est au sommet de sa puissance — surintendant de la musique du roi, créateur de l'opéra français, maître absolu de la vie musicale de Versailles depuis vingt ans — et il ne veut pas mourir manchot. Un moine lui prédit qu'il mourra s'il ne se laisse pas amputer. Lully brûle ostensiblement la partition de son dernier opéra pour prouver qu'il se repent de ses péchés — et refuse quand même l'amputation.

La gangrène gagne la jambe, puis le corps. Il agonise deux mois et demi rue Boissy d'Anglas. On dit qu'à la fin, convaincu de mourir, il redemanda sa partition pour en recopier une autre copie.

Florentin d'origine, naturalisé français, anobli par Louis XIV, Lully avait incarné pendant trois décennies la grandeur musicale du règne. Il mourut comme il avait vécu — par excès.

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Événement
1695
13 avril 1695 — Hôtel d'Hervart/Hôtel Pagevin
t1 p 206
Jean de La Fontaine meurt le 13 avril 1695 à l'Hôtel d'Hervart, rue Plâtrière — aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau, dans le 1er arrondissement. Une plaque au numéro 61 rappelle l'événement, avec en dessous la mention …

Jean de La Fontaine meurt le 13 avril 1695 à l'Hôtel d'Hervart, rue Plâtrière — aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau, dans le 1er arrondissement. Une plaque au numéro 61 rappelle l'événement, avec en dessous la mention « Ancienne rue Plâtrière ». La fiche indique le 63 — les deux numéros se jouxtent, l'hôtel devait s'étendre sur plusieurs parcelles. Il avait soixante-treize ans.

La Fontaine avait vécu vingt ans chez Mme de La Sablière, sa protectrice, rue Neuve-des-Petits-Champs. À la mort de celle-ci en janvier 1693, il se retrouva sans toit. C'est Barthélemy d'Hervart, riche financier d'origine suisse, qui le recueillit. La phrase qu'on prête à Hervart — « J'allais vous chercher » — dit la réputation de La Fontaine : un homme que tout le monde voulait héberger, parce que sa conversation valait un loyer.

Il était arrivé à Paris vers 1657, champenois sans fortune, avec des vers dans la poche et l'art de se faire inviter. Fouquet fut son premier protecteur — il lui dédia Le Songe de Vaux, et ne le renia jamais après sa disgrâce, ce qui lui valut la défaveur de Louis XIV pour le restant de ses jours. Les Fables, publiées en trois recueils entre 1668 et 1694, firent de lui le plus lu des poètes français — mais jamais le mieux payé. Les Contes licencieux lui valurent la censure et une conversion tardive à la dévotion, qu'on dit sincère.

On l'enterra le lendemain au cimetière des Saints-Innocents. Ses restes furent transférés au Père-Lachaise en 1817, où il repose aux côtés de Molière — deux hommes qui ne s'étaient guère fréquentés de leur vivant.

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Événement
1842
25 avril 1842 — Folie de Jean-François Boursault-Malherbe
t1 p 309
Mort de Jean-François Boursault, homme de théâtre et politique ambigu, conventionnel, membre du Conseil des Cinq-Cents, représentant en mission accusé d'enrichissement personnel, un des fondateurs de la Société royale d' …

Mort de Jean-François Boursault, homme de théâtre et politique ambigu, conventionnel, membre du Conseil des Cinq-Cents, représentant en mission accusé d'enrichissement personnel, un des fondateurs de la Société royale d'horticulture de Paris

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Événement
1789
23 décembre 1789 — Demeure de l'abbé de l'Épée
t1 p 229
Mort de l'abbé de l'Épée, initiateur en 1760 de l'enseignement des jeunes sourds-muets
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Événement
1876
1876 — Demeure de Frédérick Lemaître
t1 p 329
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Événement
1848
25 juin 1848 — Barricade à l'entrée du faubourg St Antoine/Barricade en Juin 1848
t1 p 354
Un rameau vert à la main, l'archevêque de Paris escalade la plus grande barricade de juin 1848 : il veut arrêter le massacre. Le massacre ne l'a pas attendu. Paris est en guerre civile depuis trois jours. Le 22 juin 1848 …

Un rameau vert à la main, l'archevêque de Paris escalade la plus grande barricade de juin 1848 : il veut arrêter le massacre. Le massacre ne l'a pas attendu.

Paris est en guerre civile depuis trois jours. Le 22 juin 1848, les ouvriers des Ateliers nationaux — ces chantiers créés par la République en février pour donner du travail aux chômeurs — apprennent que le gouvernement les ferme. Cent mille hommes jetés à la rue, sans travail, sans indemnité, avec pour seule proposition l'enrôlement dans l'armée ou le départ vers les marais de Sologne. Le 23, les barricades se lèvent dans tout l'est parisien.

Le général Cavaignac, investi des pleins pouvoirs par l'Assemblée, mène la répression avec méthode. L'artillerie pilonne les quartiers ouvriers. Le faubourg Saint-Antoine, cœur de l'insurrection, résiste. À son entrée, face à la place de la Bastille, une immense barricade barre la rue — la plus grande, la plus symbolique, la dernière à tomber.

C'est devant cette barricade que le général François de Négrier est tué d'une balle au front le 25 juin, en menant l'assaut. Et c'est sur cette même barricade que, quelques heures plus tard, Mgr Denys Affre, archevêque de Paris, décide de monter.

Affre a cinquante-quatre ans. Encouragé par Frédéric Ozanam, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, il s'est convaincu que son intervention personnelle peut ramener la paix. Cavaignac tente de l'en dissuader. L'archevêque insiste. Il part à pied vers le faubourg, accompagné de quelques fidèles, un rameau vert à la main en signe de paix, porteur d'une proclamation gouvernementale promettant le pardon aux insurgés qui déposeront les armes.

Il monte sur la barricade. Les tirs cessent. Le silence se fait — un silence improbable dans ce faubourg qui tonne depuis trois jours. Affre commence à parler. Mais un coup de feu claque. D'où ? La question n'a jamais été tranchée. L'opinion dominante veut que le premier tir soit venu des lignes de la Garde nationale. Les insurgés, croyant à un piège, ripostent. La fusillade reprend, chaotique. Au milieu de la confusion, une balle frappe l'archevêque dans les reins. Il s'effondre.

Les insurgés le portent au presbytère de Saint-Antoine sur un brancard de fortune. On le ramène le lendemain au palais épiscopal. Il meurt le 27 juin au matin. Ses derniers mots, entrés dans la légende : « Puisse mon sang être le dernier versé ! »

Il ne l'est pas. La répression de Cavaignac fera entre trois et cinq mille morts parmi les insurgés, auxquels s'ajoutent les déportations massives vers l'Algérie. L'insurrection de juin 1848 est, pour Marx, le moment de vérité de la révolution : dans Les Luttes de classes en France (1850), il y voit le premier affrontement ouvert entre le prolétariat et la bourgeoisie républicaine — la « fraternité » de février démasquée en « guerre civile sous sa forme la plus effroyable, la guerre du travail contre le capital ». La République avait promis du travail ; elle envoie l'artillerie. L'archevêque, entre les deux camps, tombe du côté où personne ne l'attendait.

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Événement
1762
17 juin 1762 — Hôtel de Rohan Guéménée/Demeure de Crébillon père
t1 p 40
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Événement
1778
3 juillet 1778 — Demeure de Wolfgang Amadeus Mozart (accompagné de sa mère)
t1 p 254
Le 18 juin 1778, Mozart était acclamé au Concert Spirituel. Quinze jours plus tard, il était seul. Wolfgang a vingt-deux ans quand il arrive à Paris en mars 1778 avec sa mère, Anna Maria. Son père Leopold les a envoyés d …

Le 18 juin 1778, Mozart était acclamé au Concert Spirituel. Quinze jours plus tard, il était seul.

Wolfgang a vingt-deux ans quand il arrive à Paris en mars 1778 avec sa mère, Anna Maria. Son père Leopold les a envoyés depuis Salzbourg chercher un poste, des commandes, une percée. Paris est alors la capitale musicale de l'Europe — mais elle n'a rien prévu pour un prodige qui n'est plus un enfant et pas encore un nom.

Les protecteurs se défilent, les auditions ne donnent rien, l'argent fond. Pour économiser, ils abandonnent leur premier logement pour une chambre à l'auberge des Quatre Fils Aymon, rue du Gros-Chenet — l'actuel 8 rue du Sentier. C'est là que tout se passe.

Le 18 juin, la Symphonie n°31 — dite « Paris » — est créée au Concert Spirituel devant un parterre enthousiaste. Un succès. Mozart rentre satisfait. Sa mère, elle, décline depuis plusieurs semaines.

La chambre est sombre, la nourriture mauvaise, les médecins tardent. Anna Maria perd l'ouïe, puis la vue. Le 3 juillet 1778, à vingt-et-une heures, elle meurt. Elle avait cinquante-sept ans.

Ce soir-là, Mozart écrit deux lettres. La première est pour l'abbé Bullinger, ami de la famille à Salzbourg : il lui demande de préparer son père avant qu'une autre lettre n'arrive. La seconde est pour Leopold. Il y décrit la maladie, les derniers instants, le dernier soupir — avec une précision qui ne cache pas le chagrin mais le tient à distance, comme une main qui appuie sur une blessure. Il demande pardon d'apporter une nouvelle si douloureuse.

Leopold Mozart, à Salzbourg, est anéanti. Il avait épousé Anna Maria par amour, chose rare à l'époque. Ils ne s'étaient pas vus depuis deux ans.

Dans les semaines qui suivent, Mozart compose à Paris sa Sonate pour piano en la mineur, K. 310. C'est l'une des rares fois qu'il travaillera dans ce ton — grave, tendu, presque sans respiration. Il ne lui donnera pas de titre.

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Événement
1845
14 février 1845 — Demeure de Joseph Lakanal (à partir de 1794)
t1 p 28
Mort de Lakanal, député Montagnard qui créa en 1795 les écoles centrales ; les actuels lycées. Joseph Lakanal meurt à Paris le 14 février 1845, loin du fracas révolutionnaire qui avait fait de son nom un repère dans l’hi …

Mort de Lakanal, député Montagnard qui créa en 1795 les écoles centrales ; les actuels lycées.

Joseph Lakanal meurt à Paris le 14 février 1845, loin du fracas révolutionnaire qui avait fait de son nom un repère dans l’histoire de l’instruction publique. Ancien député montagnard à la Convention, il avait voté la mort de Louis XVI avant de se consacrer surtout aux questions d’éducation et de savoir.

Membre du Comité d’instruction publique, Lakanal joue un rôle central dans la refondation de l’enseignement pendant la Révolution. En 1794, il fait adopter la création de 24 000 écoles primaires, puis contribue à l’organisation des écoles centrales et des Écoles normales, conçues comme des instruments de diffusion des Lumières dans tout le pays. Il participe aussi à la mise en place de l’Institut national (futur Institut de France), dont il devient membre de la classe des sciences morales et politiques.

À sa mort, Lakanal laisse l’image d’un révolutionnaire qui aura déplacé le combat politique sur le terrain de l’école, persuadé que l’égalité des droits suppose une égalité devant le savoir. Sa biographie détaillée, publiée séparément, permet de suivre ce parcours singulier, depuis les bancs de la Montagne jusqu’aux grands chantiers de l’instruction publique.

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Événement
1791
2 avril 1791 — Demeure de Gabriel Honoré Riqueti de Mirabeau (chez Julie Careau)/Plaque de Chénier
t1 p 300
Le 2 avril 1791, Mirabeau meurt au 42 rue de la Chaussée d'Antin, chez l'actrice Julie Careau. Il a quarante-deux ans. Paris entre en deuil comme pour un roi. Gabriel Honoré Riquetti de Mirabeau avait été tout à la fois …

Le 2 avril 1791, Mirabeau meurt au 42 rue de la Chaussée d'Antin, chez l'actrice Julie Careau. Il a quarante-deux ans. Paris entre en deuil comme pour un roi.

Gabriel Honoré Riquetti de Mirabeau avait été tout à la fois : libertin scandaleux, fils emprisonné sur lettre de cachet par son propre père, publiciste génial, tribun de l'Assemblée nationale dont la voix faisait trembler les murs. Lorsqu'en 1789 le marquis de Dreux-Brézé était venu signifier aux députés du Tiers État l'ordre royal de se disperser, c'est Mirabeau qui avait répondu : "Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes." La formule avait fait le tour de l'Europe.

Ce que Paris ne savait pas, c'est que depuis des mois Mirabeau vendait ses services au roi — il percevait une pension secrète de la Cour en échange de conseils politiques. Il mourait au moment où cette double vie commençait à être soupçonnée. Sa corruption ne fut révélée qu'en 1793, quand on découvrit ses papiers dans l'armoire de fer de Louis XVI.

Le jour même de sa mort, l'Assemblée crée le Panthéon — l'église Sainte-Geneviève transformée en temple républicain pour abriter les grands hommes. Mirabeau en est le premier habitant. Il y restera jusqu'en 1793, quand la découverte de ses lettres au roi le fera expulser sans cérémonie.

Sur la façade du 42 rue de la Chaussée d'Antin, une plaque porta longtemps ces vers d'André Chénier : "L'âme de Mirabeau s'exhala dans ces lieux. Hommes libres, pleurez ! tyrans, baissez les yeux !"

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Événement
1673
17 février 1673 — Maison du tailleur Baudelet/Demeure de Molière (à partir de 1672)
t1 p 236
Mort de Molière après une attaque survenue au Petit Cardinal, lors de la 4ème représentation du "Malade imaginaire" Le 17 février 1673, Molière vit une de ces soirées où la scène et la vie se confondent dangereusement. I …

Mort de Molière après une attaque survenue au Petit Cardinal, lors de la 4ème représentation du "Malade imaginaire"

Le 17 février 1673, Molière vit une de ces soirées où la scène et la vie se confondent dangereusement. Il joue pour la quatrième fois Le Malade imaginaire au théâtre du Palais‑Royal, dans le rôle d’Argan, alors qu’il est lui‑même miné par une affection pulmonaire, amaigri, épuisé. Au cours de la représentation, pris de violentes quintes de toux et de crachements de sang, il vacille mais insiste pour terminer la pièce, refusant qu’on interrompe le spectacle.

Ce n’est donc pas « sur scène » qu’il meurt, mais peu après, dans sa maison de la rue de Richelieu, au 40 actuel, anciennement maison du tailleur Baudelet, qu’il occupe depuis 1672. Transporté du Petit‑Cardinal (salle du Palais‑Royal) à sa demeure, il y succombe vers dix heures du soir, entouré de quelques proches, avant même que puisse être appelée une assistance médicale efficace.

La bâtisse, issue des lotissements du Palais‑Cardinal de Richelieu, est alors une maison de rapport relativement récente, dont Baudelet, maître tailleur, a été un propriétaire notable avant Molière. Située « vis‑à‑vis de la fontaine, du côté qui donne sur le jardin du Palais‑Royal », elle offre au dramaturge un logement commode, à quelques pas seulement de son théâtre.

La mort de Molière dans cette maison nourrit très tôt la légende : on imagine le comédien expirant en costume, confondant son agonie avec celle d’Argan. Les recherches érudites du XIXᵉ siècle, notamment celles d’Auguste Vitu sur la « maison mortuaire », permettent de préciser l’adresse, l’histoire du bâtiment et son intégration dans le tissu issu des opérations immobilières de Richelieu. Aujourd’hui encore, la façade et l’escalier de l’immeuble, classés monuments historiques, rappellent ce dernier domicile où s’achève la vie de Jean‑Baptiste Poquelin, devenu Molière.

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Événement
1871
29 août 1871 — Cabinet de travail de Paul de Kock (il demeure alors aux Lilas)
t1 p 329
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Événement
1871
29 août 1871 — Cabinet de travail de Paul de Kock (il demeure alors aux Lilas)
t1 p 329
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Événement
1845
26 août 1845 — Hôtel de Coislin/Demeure de Philippe de Girard (depuis 1810)
t1 p 269
Mort de Philippe de Girard, inventeur d'une machine à filer le lin révolutionnaire
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Événement
1804
1 décembre 1804 — Demeure de Philippe Lebon
t1 p 278
Mort de Philippe Lebon, inventeur de l'éclairage au gaz ; une légende veut qu'il ait été assassiné dans un fourré aux des Champs-Élysées le soir du sacre de Napoléon
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Événement
1684
1 octobre 1684 — Demeure de Pierre Corneille (en 1682)
t1 p 214
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Événement
1842
22 mars 1842 — Hôtel meublé de Nantes/Demeure de Stendhal
t1 p 216
Mort de Stendhal ; victime d'une attaque d'apoplexie rue des Capucines Le 22 mars 1842, vers sept heures du soir, Henri Beyle — dit Stendhal — s'effondre sur le trottoir de la rue des Capucines. Apoplexie foudroyante. Il …

Mort de Stendhal ; victime d'une attaque d'apoplexie rue des Capucines

Le 22 mars 1842, vers sept heures du soir, Henri Beyle — dit Stendhal — s'effondre sur le trottoir de la rue des Capucines. Apoplexie foudroyante. Il est transporté inconscient à son domicile de la rue Danielle Casanova, alors rue Neuve-des-Petits-Champs, dans l'hôtel meublé de Nantes où il logeait. Il meurt dans la nuit, à cinquante-neuf ans, sans avoir repris connaissance.

La veille encore, il dînait en ville et parlait avec entrain. C'est la mort qu'il avait toujours annoncée pour lui-même — soudaine, sans agonie, dans la rue. Il avait écrit un jour qu'il ne voulait pas mourir dans son lit, entouré de médecins et de prêtres. Il fut exaucé à moitié : il mourut dans la rue, mais transporté dans son lit.

Stendhal n'était pas reconnu de son vivant à la hauteur de ce qu'il méritait. Le Rouge et le Noir (1830) et La Chartreuse de Parme (1839) avaient été lus par quelques-uns, admirés par Balzac, ignorés du grand public. Il l'avait prévu lui aussi, avec cette lucidité caractéristique : il écrivait pour les happy few, pour une postérité qui ne lirait ses livres qu'en 1880 ou 1900. Il avait sous-estimé — ce sera plutôt 1870, et depuis lors on ne l'a plus lâché.

Son épitaphe, qu'il avait rédigée lui-même en italien : Arrigo Beyle, Milanese. Visse, scrisse, amò. Henri Beyle, Milanais. Il vécut, écrivit, aima.

Il est enterré au cimetière de Montmartre.

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Événement
1838
17 mai 1838 — Hôtel Saint-Florentin/Demeure de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
t1 p 213
Mort de Talleyrand. Pour une fois d'accord avec l'ogre Bonaparte : "de la merde dans un bas de soie"
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Événement
1707
30 mars 1707 — Demeure de Sébastien Le Prestre de Vauban
t1 p 206
Mort de Vauban, architecte militaire, auteur d'un essai sur la "Dîme royale" qui sera mis au pilori par Louis XIV, ce qui entraînera sa mort, de chagrin. Sébastien Le Prestre de Vauban meurt le 30 mars 1707 au 1 rue Sain …

Mort de Vauban, architecte militaire, auteur d'un essai sur la "Dîme royale" qui sera mis au pilori par Louis XIV, ce qui entraînera sa mort, de chagrin.

Sébastien Le Prestre de Vauban meurt le 30 mars 1707 au 1 rue Saint-Roch, à soixante-treize ans. La cause officielle est une pleurésie. La cause réelle, selon ceux qui l'ont connu, est le chagrin.

Vauban avait passé sa vie au service de Louis XIV. Ingénieur militaire de génie, il avait conçu ou renforcé plus de trois cents places fortes, conduit cinquante-trois sièges, réformé l'art de la guerre défensive au point que ses fortifications sont encore debout trois siècles plus tard. Maréchal de France depuis 1703, il était l'un des hommes les plus respectés du royaume.

En 1707, il publie la Dîme royale — un traité d'économie politique dans lequel il propose de remplacer le système fiscal chaotique et inégalitaire de l'Ancien Régime par un impôt unique et proportionnel, frappant tous les revenus sans exception, y compris ceux des nobles et du clergé. Le raisonnement est rigoureux, les chiffres précis, la conclusion implacable : la France saigne ses paysans pour épargner les privilégiés, et cela la ruine.

Louis XIV fait saisir et détruire le livre. Il le condamne comme subversif. Vauban, qui avait soumis son texte au roi avant publication par respect et fidélité, est disqualifié, ignoré, écarté de la cour. Pour un homme qui avait voué sa vie entière au service de son souverain, la désapprobation royale est insupportable.

Il meurt deux mois après la condamnation. En 1808, Napoléon fera transférer son cœur aux Invalides.![[Paris Ier rue Saint-Roch n°1 plaque Vauban, Mbzt, Wikimedia|Paris Ier rue Saint-Roch n°1 plaque Vauban, Mbzt, Wikimedia.jpeg]]

Paris, rue Saint-Roch n°1 plaque Vauban, Mbzt, Wikimedia

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Événement
1844
26 mai 1844 — Hôtel de Laborde/Demeure de Jacques Laffitte (à partir de 1822)
t1 p 316
Mort du banquier Jacques Laffitte ruiné ; ses obsèques sont financés par souscription nationale
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Événement
1809
6 février 1809 — Maison du fils d'Antoine-Joseph Santerre
t1 p 325
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Événement
1642
4 décembre 1642 — Palais Cardinal/Galerie des proues (seul vestige subsistant du palais d'origine)
t1 p 185
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Événement
1871
12 mai 1871 — Demeure de Daniel-François-Esprit Auber (à partir de 1839)
t1 p 313
Mort du compositeur Daniel-François-Esprit Auber, directeur du Conservatoire après Luigi Cherubini
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Événement
1864
2 mai 1864 — Demeure de Giacomo Meyerbeer
t1 p 294
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Événement
1869
8 mars 1869 — Demeure d'Hector Berlioz
t1 p 308
Au quatrième étage du 4 rue de Calais, dans le quartier de la Nouvelle-Athènes, Hector Berlioz s'éteint au petit matin du 8 mars 1869. Il a soixante-cinq ans. À son chevet, son fidèle compagnon Pierre-Guillaume Schumann …

Au quatrième étage du 4 rue de Calais, dans le quartier de la Nouvelle-Athènes, Hector Berlioz s'éteint au petit matin du 8 mars 1869. Il a soixante-cinq ans. À son chevet, son fidèle compagnon Pierre-Guillaume Schumann et son ami le compositeur Ernest Reyer. Aucune plainte ne s'échappe de ses lèvres — il perd connaissance dans les dernières heures, le visage traversé, dit-on, d'une expression de douleur vaincue.

Il habite cette adresse depuis octobre 1856 — treize ans, son plus long domicile parisien. C'est là qu'il a achevé Les Troyens, son opéra monumental que la scène n'a jamais pu accueillir en entier de son vivant, et Béatrice et Bénédict, sa dernière œuvre lyrique. C'est là aussi qu'il a mis le point final à ses Mémoires, ce testament littéraire d'un homme convaincu d'être mal aimé de son propre pays.

Le crépuscule avait été long et douloureux. La mort de sa seconde femme Marie Recio en 1862, puis celle de son fils Louis en 1866, l'avaient laissé seul et brisé. Ses derniers voyages — une tournée triomphale en Russie où il influença le jeune groupe des Cinq, un ultime passage à Grenoble en août 1868 — n'étaient déjà plus que des adieux.

Le service funèbre a lieu le 11 mars à l'église de la Sainte-Trinité, toute proche. Les chœurs et l'orchestre de l'Opéra jouent Cherubini, Mozart, Gluck — et Berlioz lui-même. Il est enterré au cimetière de Montmartre, avenue Berlioz, auprès de ses deux femmes qui l'y ont précédé. Un petit square porte son nom au bout de la rue de Calais. Paris l'avait souvent déçu ; Paris l'a quand même gardé.

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Événement
1567
12 novembre 1567 — Passage Sainte Avoye/Hôtel de Montmorency/Demeure du connétable Anne de Montmorency
t1 p 152
Mort du connétable Anne de Montmorency, après le combat de St Denis contre les huguenots
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Événement
1736
1736 — Hôtel de Grancey
t1 p 241
Mort du corsaire puis lieutenant général des armées navales René Duguay Trouin
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Événement
1851
1851 — Demeure de Guillaume Dode de la Brunerie
t1 p 305
Mort du directeur des travaux des fortifications dites de Thiers ; les "Fortifs"
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Événement
1814
26 mars 1814 — Demeure et cabinet médical de Joseph Ignace Guillotin
t1 p 206
Mort du docteur Guillotin dans son cabinet médical ; il se trouvait sur le trajet des convois vers l'instrument qui, à son grand désespoir, portait son nom, alors qu'il ne l'avait promu que pour soulager les souffrances …

Mort du docteur Guillotin dans son cabinet médical ; il se trouvait sur le trajet des convois vers l'instrument qui, à son grand désespoir, portait son nom, alors qu'il ne l'avait promu que pour soulager les souffrances des condamnés.

Joseph Ignace Guillotin meurt le 26 mars 1814 dans son cabinet médical du 209 rue Saint-Honoré, à soixante-quinze ans, de causes naturelles — ironie supplémentaire pour un homme dont le nom est devenu synonyme de décapitation.

Ce qu'on oublie souvent : Guillotin n'a pas inventé la guillotine. Il a plaidé, devant l'Assemblée constituante en 1789, pour que tous les condamnés à mort soient exécutés de la même façon — une machine rapide et indolore, sans égard pour la naissance ou la fortune. Jusqu'alors, les nobles avaient droit à la décapitation par l'épée, les roturiers à la potence ou à la roue. Guillotin voulait l'égalité jusque dans la mort. C'était un geste humaniste.

La machine fut mise au point par le docteur Louis — on l'appela d'abord la louisette. Puis l'usage fit le reste, et le nom de Guillotin s'imposa. Il ne s'en remit jamais. Sa famille, après sa mort, demanda sans succès que l'instrument soit rebaptisé. Faute d'obtenir satisfaction, ses descendants changèrent leur propre nom.

La cruelle particularité de son adresse rue Saint-Honoré — que Philippe avait relevée dans sa fiche — est que son cabinet se trouvait sur le trajet des charrettes conduisant les condamnés depuis la Conciergerie jusqu'à la place de la Révolution. Guillotin voyait passer, depuis ses fenêtres, les convois vers l'instrument qui portait son nom.

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Événement
1782
21 novembre 1782 — Hôtel de Mortagne/Demeure de Jacques Vaucanson (en 1746)
t1 p 353
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Événement
1825
28 novembre 1825 — Hôtel Le Riche de la Pouplinière/Demeure du général Foy
t1 p 303
Mort du général Foy, député de l'opposition libérale ; ses obsèques sont l'occasion d'une manifestation libérale
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Événement
Événement
1645
1645 — Demeure de Mme de Sévigné
t1 p 25
Mort du mari et naissance de la fille de Mme de Sévigné
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Événement
1813
10 avril 1813 — Demeure de Joseph-Louis de Lagrange
t1 p 294
Mort du mathématicien et astronome italien, naturalisé français, Joseph-Louis Lagrange, promoteur du système métrique et fondateur du Bureau des longitudes. Joseph-Louis Lagrange meurt le 10 avril 1813 au 134 rue du Faub …

Mort du mathématicien et astronome italien, naturalisé français, Joseph-Louis Lagrange, promoteur du système métrique et fondateur du Bureau des longitudes.

Joseph-Louis Lagrange meurt le 10 avril 1813 au 134 rue du Faubourg-Saint-Honoré, à soixante-dix-sept ans. Napoléon l'avait fait comte et sénateur. Il mourut dans la France qu'il avait contribué à mesurer.

Né à Turin en 1736, Lagrange était l'un des plus grands mathématiciens de son siècle — contemporain et correspondant d'Euler et d'Alembert, il avait révolutionné la mécanique analytique et le calcul des variations. À vingt ans, il avait fondé par lettre une société mathématique à Turin qui deviendra l'Académie des sciences de cette ville. À trente ans, Frédéric II de Prusse l'avait invité à Berlin pour succéder à Euler à la tête de l'Académie royale, où il restera vingt ans.

À la mort de Frédéric II en 1786, Louis XVI l'attire à Paris. La Révolution ne le chasse pas — au contraire, elle le met au travail. En 1795, il fonde avec Laplace, Monge et d'autres le Bureau des longitudes, chargé de coordonner les observations astronomiques et de perfectionner la navigation. Surtout, il préside la commission de l'Académie des sciences qui élabore le système métrique — cette tentative extraordinaire de donner à l'humanité entière un système de mesure universel fondé sur la nature plutôt que sur l'arbitraire des rois.

Le mètre, le kilogramme, le litre — Lagrange est parmi ceux qui les ont définis. Son nom est gravé sur la Tour Eiffel parmi les soixante-douze savants français célébrés là.![[Le 134 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, Google Maps|134 rue du Faubourg-Saint-Honoré Google.jpg]]

Le 134 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, Google Maps

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Événement
Date imprécise — Demeure d'Alphonsine Plessis
t1 p 274
Mort du modèle de "La Dame aux Camélias" de Dumas fils, et donc de la "Traviata" de Verdi
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Événement
1847
3 février 1847 — Demeure d'Alphonsine Plessis (immeuble de 1845, ex n° 11, au 17 pour Hillairet)
t1 p 266
Mort du modèle de "La Dame aux Camélias" de Dumas fils, et donc de la "Traviata" de Verdi
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Événement
1811
31 août 1811 — Demeure de Louis Antoine de Bougainville
t1 p 237
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Événement
Événement
1875
22 février 1875 — Demeure de Camille Corot
t1 p 325
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Événement
1695
30 mai 1695 — Demeure de Pierre Mignard
t1 p 233
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Événement
1824
26 janvier 1824 — Demeure de Théodore Géricault
t1 p 312
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Événement
1855
1855 — Demeure de François Magendie
t1 p 286
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Événement
1863
17 mars 1863 — Demeure d'Alfred de Vigny (à partir de 1838)
t1 p 281
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Événement
1660
1660 — Demeure de Paul Scarron (à partir de 1654)
t1 p 40
Mort du poète et dramaturge Paul Scarron, auteur du "Roman comique"
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Événement
1660
1660 — Demeure de Paul Scarron (à partir de 1654)
t1 p 40
Mort du poète et dramaturge Paul Scarron, auteur du "Roman comique"
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Événement
1674
1674 — Demeure de Jean Chapelain
t1 p 93
Mort du poète Jean Chapelain, chargé par Richelieu de dresser le plan du dictionnaire ; il organisa le dictionnaire par ordre de racines, ce qui le rendait inutilisable
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Événement
1743
29 décembre 1743 — Demeure de Hyacinthe Rigaud
t1 p 215
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Événement
1932
6 mai 1932 — Hôpital Beaujon
t1 p 296
Mort du président Paul Doumer, suite à un attentat russe blanc, du fait d'erreurs médicales commises lors du traitement de ses blessures
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Événement
1785
22 août 1785 — Demeure de Jean-Baptiste Pigalle (à partir de 1782)
t1 p 310
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Événement
1826
19 septembre 1826 — Demeure de François-Joseph Talma (à partir de 1824, décorée par Delacroix)
t1 p 309
Mort du tragédien François-Joseph Talma, qui réforma le costume des comédiens en les adaptant à l'époque et au lieu évoqués ; il nomma ses enfants Henri-Castor et Charles-Pollux
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Événement
1651
1 février 1651 — Folie de Ninon de Lenclos
t1 p 361
Mort en duel du marquis de Sévigné chez Ninon de Lenclos ; elle y reçoit la reine Christine de Suède
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Événement
1591
1591
t1 p 256
Moulins détruits par la Ligue lors du siège qu'Henri IV fit de Paris, pour dégager l'enceinte
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Événement
1140
1140 — Prieuré St Martin des Champs
t1 p 162
Mur crénelé et échauguette de l'enceinte du prieuré intégré aux bâtiments des Arts et Métiers
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Événement
1804
1 juillet 1804 — Maison natale de George Sand
t1 p 161
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Événement
1781
3 septembre 1781 — Demeure des Beauharnais
t1 p 131
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Événement
1619
6 août 1619
t1 p 108
Naissance d'Hercule Savinien Cyrano, dit Cyrano de Bergerac ; le vrai
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Événement
1739
15 février 1739 — Maison natale de Charles Sanson/Demeure de la famille Sanson (bourreaux de Paris)
t1 p 319
Le 15 février 1739 naît à Paris un enfant destiné à devenir l’un des personnages les plus redoutés – et les plus commentés – de la Révolution française : [[Charles‑Henri Sanson|doc:charles-henri-sanson.WebHome]], futur b …

Le 15 février 1739 naît à Paris un enfant destiné à devenir l’un des personnages les plus redoutés – et les plus commentés – de la Révolution française : [[Charles‑Henri Sanson|doc:charles-henri-sanson.WebHome]], futur bourreau de [[Louis XVI|doc:louis-xvi.WebHome]]. Il vient au monde dans une famille déjà solidement installée dans le « métier » : depuis la fin du XVIIᵉ siècle, les Sanson se transmettent la charge d’exécuteur des hautes œuvres de Paris, avec maison et privilèges associés.

Charles‑Henri est le fils de Charles‑Jean‑Baptiste Sanson et de Madeleine Tronson. En principe, tout le destine à succéder à son père, mais lui-même manifeste très tôt une aversion marquée pour cette fonction : envoyé enfant dans un couvent à Rouen, il doit en repartir dès que l’on découvre l’origine de sa famille, et ne retrouvera son rôle d’héritier que par contrainte. Cette impossibilité de s’extraire de sa lignée est au cœur de sa trajectoire.

Devenu officiellement exécuteur des hautes œuvres de Paris, il officie sous [[Louis XV|doc:louis-xv.WebHome]] puis [[Louis XVI|doc:louis-xvi.WebHome]], avant de servir, sans changement de poste, la Première République. Il participe à près de 3 000 exécutions, dont celles de [[Robert‑François Damiens|doc:robert-francois-damiens.WebHome]], de Louis XVI, et de nombreuses figures de la Révolution, dont [[Danton|doc:georges-danton.WebHome]], [[Desmoulins|doc:camille-desmoulins.WebHome]] et [[Robespierre|doc:maximilien-robespierre.WebHome]]. Ce rôle central ne doit pas masquer le paradoxe du personnage : ni fervent royaliste, ni militant révolutionnaire, il accomplit une fonction publique dont il mesure la charge morale, attaché avant tout à la régularité du rituel et à l’exactitude des procédures.

Sa naissance dans ce Paris encore d’Ancien Régime, dans un quartier où la famille Sanson réside à l’écart, rappelle que la Révolution n’a pas fait surgir de nulle part le « bourreau de Louis XVI » : elle a simplement placé au centre de la scène un homme et un métier déjà bien enracinés dans la ville et ses marges.

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Événement
1791
28 janvier 1791 — Maison natale de Ferdinand Hérold
t1 p 126
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Événement
Événement
1799
4 juillet 1799 — Demeure de Jean-Baptiste Jules Bernadotte
t1 p 296
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Événement
1808
20 avril 1808
t1 p 314
Dans la nuit du 20 au 21 avril 1808, un enfant naît dans un hôtel particulier du quartier de la Chaussée-d'Antin. Son oncle règne sur l'Europe. Lui finira à Chislehurst, dans le Kent. L'hôtel Bollioud de Saint-Julien, ru …

Dans la nuit du 20 au 21 avril 1808, un enfant naît dans un hôtel particulier du quartier de la Chaussée-d'Antin. Son oncle règne sur l'Europe. Lui finira à Chislehurst, dans le Kent.

L'hôtel Bollioud de Saint-Julien, rue Cerutti — c'est le nom que porte alors la rue Laffitte — est une demeure cossue bâtie vers 1772 par l'architecte Moreau-Desproux pour un fermier général. Louis Bonaparte, frère cadet de Napoléon et roi de Hollande depuis 1806, l'a acquis quatre ans plus tôt. C'est là que son épouse Hortense de Beauharnais, fille de Joséphine, met au monde leur troisième fils dans la nuit du 20 avril. L'enfant est prénommé Charles-Louis-Napoléon.

L'Empire est alors à son zénith. Napoléon prépare l'entrevue d'Erfurt avec le tsar Alexandre, l'Espagne va s'embraser, l'Europe plie sous les aigles. Rue Cerutti, dans la douceur d'un salon de la Chaussée-d'Antin, personne ne se doute que ce nouveau-né traversera l'exil, la prison, un coup d'État, un sacre, une guerre désastreuse et une chute — le tout en l'espace d'une vie qui calquera, en accéléré et en mineur, la trajectoire de l'oncle.

Le couple parental, lui, est déjà en ruine. Louis, ombrageux et possessif, supporte mal Hortense, que Napoléon lui a pour ainsi dire imposée. Le mariage, scellé en 1802 pour consolider l'alliance entre Bonaparte et Beauharnais, est un désastre intime. Hortense tiendra l'hôtel de la rue Cerutti comme un petit royaume à elle — les Parisiens le connaîtront bientôt sous le nom d'« hôtel de la Reine Hortense ».

L'enfant grandira loin de Paris, entre la Suisse, l'Italie et l'Angleterre. Il y reviendra en 1848, porté par la magie du nom — élu président de la République au suffrage universel, puis empereur par le coup d'État du 2 décembre 1851. Le neveu refait le geste de l'oncle, mais en farce, écrira Marx dans une formule devenue proverbiale : « Tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois — la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. » C'est l'ouverture du 18 Brumaire de Louis Bonaparte, et c'est l'acte de naissance littéraire de l'enfant de la rue Cerutti.

L'hôtel a été démoli en 1899. La rue Pillet-Will, percée sur son emplacement, en a effacé la dernière trace. Une plaque, apposée bien plus tard, rappelle la naissance. Du quartier de la Chaussée-d'Antin tel que le connaissait Hortense — salons, hôtels entre cour et jardin, vie mondaine du Premier Empire — il ne reste à peu près rien. Les banques ont remplacé les boudoirs.

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Événement
1839
16 mars 1839 — Maison natale de Sully Prudhomme
t1 p 324
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Événement
1815
22 juin 1815 — Palais de l'Élysée (rebaptisé Élysée-Napoléon sous l'Empire)
t1 p 292
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Événement
1659
1659 — Hôtel Salé
t1 p 141
Nom donné à l'Hôtel du fait de la fonction de son propriétaire, fermier de la Gabelle, c'est-à-dire collecteur de l'impôt sur le sel ; aujourd'hui musée Picasso
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Événement
1770
1770 — Passage de la Reine de Hongrie (de 1700)
t1 p 115
Nom venant d'une vendeuse des Halles remarquée par Marie-Antoinette pour sa ressemblance avec sa sœur, reine de Hongrie. Elle se prit si bien au jeu de sa "parenté" royale, qu'elle finit décapitée en 1794
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Événement
1650
6 janvier 1650 — Palais Royal
t1 p 186
Nouvelle fuite de la famille royale vers St Germain en Laye pendant la Fronde
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Événement
1821
16 août 1821 — Académie royale de Musique/Salle Le Peletier/Salle de l'Opéra de Paris (la onzième)/Opéra-Théâtre de la Nation (en 1848)
t1 p 316-317
Nouvelle salle de l'Opéra de Paris incendiée le 28 octobre 1873
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Événement
1407
24 novembre 1407 — Église du couvent des Célestins
t1 p 15-16
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1407
24 novembre 1407 — Église du couvent des Célestins
t1 p 15-16
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Événement
1471
1471 — Abbaye St Antoine des Champs
t1 p 346 & 354
Octroi par Louis XI d'une charte accordant privilèges, franchises et exemptions aux artisans dans l'enceinte de l'abbaye ; origine du développement industriel de quartier
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Événement
1680
1680 — Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne/Salle des Confrères de la Passion (reconstruite en 1548)
t1 p 117
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Événement
1694
1694
t1 p 60
Orme remarquable sous lequel se traitaient les affaires privées et les créances ; peut-être à l'origine de l'expression "Rendez-vous sous l'orme !" pour un rendez-vous auquel on ne compte pas se rendre L'orme occupait un …

Orme remarquable sous lequel se traitaient les affaires privées et les créances ; peut-être à l'origine de l'expression "Rendez-vous sous l'orme !" pour un rendez-vous auquel on ne compte pas se rendre

L'orme occupait une place centrale dans la vie publique française, particulièrement au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime. Ces arbres majestueux ornaient fréquemment les places de villages et servaient de lieux de rassemblement pour diverses activités communautaires : mariages, danses, fêtes et assemblées. Les justices seigneuriales se tenaient régulièrement sous ces ormes plantés aux portes des châteaux ou sur les places publiques.

Les juges locaux y rendaient la justice et traitaient les affaires privées, notamment les questions de créances. Cependant, ces magistrats avaient souvent une réputation de médiocrité et d'incompétence. Les plaideurs, peu confiants dans leurs capacités, manquaient fréquemment les rendez-vous fixés, laissant les juges attendre en vain sous l'arbre.

Cette pratique donna naissance à l'expression "attendre sous l'orme", popularisée par la pièce de Jean-François Regnard "Attendez-moi sous l'orme" en 1694. L'expression prit alors un sens ironique : donner un rendez-vous avec l'intention délibérée de ne pas s'y rendre, ou attendre longuement et en vain. Elle devint proverbiale dès le XVIIe siècle et symbolisa la promesse non tenue.

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Événement
1763
20 juin 1763
t1 p 269
Pancarte : "Les Vertus sont à pied, le Vice est à cheval"
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Événement
1780
1780 — Parc aux huitres
t1 p 124
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Événement
1647
23 septembre 1647 — Hôtel de Roannès ou Roannez
t1 p 92
Pascal présente sa machine arithmétique chez son ami le duc de Roannès
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Événement
Date imprécise — Hospice des Enfants Bleus
t1 p 123
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Événement
Date imprécise — Hospice des Enfants Bleus
t1 p 123
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Événement
1792
1792 — Passage de la Reine de Hongrie (de 1700)
t1 p 115
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Événement
1644
1644 — Maison à colombages
t1 p 120
Pastiche de maison moyenâgeuse, que l'on croyait être de 1292, prise longtemps et encore par certains pour la plus vieille maison de Paris
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste (tour)
t1 p 44
Pavage marquant l'emplacement d'une tour de l'enceinte de Philippe Auguste, près de la Poterne Barbette
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Événement
1793
1793 — Maison de santé de Jacques Belhomme (fondée en 1768)
t1 p 350
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Événement
1715
1715 — Palais Royal/Palais Cardinal (1636)
t1 p 187
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Événement
1704
1704 — Cour du Bel-Air/Escalier des Mousquetaires Noirs (escalier D)
t1 p 355
Pierre dite des mousquetaires noirs, sur laquelle ils étaient censés jouer aux dés, et bel escalier style Louis XIII
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Événement
1830
27 juillet 1830 — Magasin de l'armurier Lepage
t1 p 232
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Événement
1795
1795 — Librairie de Jean-Baptiste Louvet de Couvray
t1 p 194
Pillage de la librairie du conventionnel girondin, revenu en France après son exil, par le parti réactionnaire
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Événement
1789
28 avril 1789 — Manufacture de papiers-peints Jean-Baptiste Réveillon
t1 p 354
Pillage et incendie de la manufacture de Réveillon, candidat aux états généraux qui aurait déclaré que 15 sous de salaire par jour suffisaient si les ouvriers n'allaient pas les boire à la taverne. La répression fait 100 …

Pillage et incendie de la manufacture de Réveillon, candidat aux états généraux qui aurait déclaré que 15 sous de salaire par jour suffisaient si les ouvriers n'allaient pas les boire à la taverne. La répression fait 100 morts et 300 blessés

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Événement
1792
10 août 1792 — Demeure de Jean-Joseph de Laborde (à partir de 1772)
t1 p 316
Pillage, le soir du 10 août, de l'Hôtel du fermier général Laborde, enrichi entre autres dans la traite des esclaves, conseiller financier de Louis XV et de Voltaire ; il sera guillotiné en 1794
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Événement
1250
1250 — Pilori des Halles/Pilori du Roi (pilori rotatif qui donna son nom à la rue "Pirouette")
t1 p 100
Pilori où étaient exposés marchands véreux et escrocs ; il était rotatif, d'où le nom de "pirouette", pour un tour complet, que prit la rue qui y débouchait ; détruit en 1786
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Événement
1793
1793
t1 p 218
Place des Piques pendant la Révolution ; entre temps la statue équestre de Louis XIV avait été détruite
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Événement
1826
1826 — Place Louis XVI/Hôtel de Crillon
t1 p 272
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Événement
1823
1823 — Demeure de la famille Érard (qui comporte une salle de concerts)
t1 p 251
Plusieurs séjours de Franz Liszt, hébergé par les Érard, célèbre famille de luthiers
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Événement
1832
5 juin 1832 — Demeure du général Lamarque
t1 p 209
Point de départ du cortège funèbre du général Lamarque, mort du choléra, épidémie consécutive à l'éruption du volcan Tambora en Indonésie en 1815
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Événement
1832
5 juin 1832 — Chapelle du couvent des Dames de l'Assomption
t1 p 211
Point de départ du cortège funèbre lors des obsèques du général Lamarque
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Événement
1749
1749 — Pont des Porcherons/Grand Égout
t1 p 318
Pont qui franchissait le Grand Égout, aujourd'hui les rues de Provence et Richer
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Poterne Barbette
t1 p 46
Porte de l'enceinte de Philippe Auguste ; elle en comportait 13, et 70 tours
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Événement
1593
1593
t1 p 2 & 272
Porte de la Conférence de l'enceinte de Louis XIII, ainsi nommée en souvenir de la première négociation entre Henri IV et la Ligue ; plan sur le mur de la terrasse du Bord de l'Eau
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Événement
1372
1372 — Manoir du connétable de Clisson/Archives nationales
t1 p 151
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Événement
1364
1364 — Deuxième porte du Temple/Enceinte de Charles V
t1 p 149
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Événement
1364
1364 — Deuxième porte du Temple/Enceinte de Charles V
t1 p 149
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Événement
1648
1648 — Maison du 17ème siècle
t1 p 143
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Événement
1380
1380 — Porte Montmartre/Enceinte de Charles V
t1 p 125
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Événement
1213
1213 — Porte Gibard/Porte Gibart/Porte St Michel/Enceinte de Philippe Auguste
t1 p 1-2
Porte St Michel dite aussi porte Gibart, porte Gilbert, porte d'Enfer de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1830
1830 — Poste aux chevaux
t1 p 311
Poste aux chevaux pour les voitures de luxe ; abreuvoir dans le jardin
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Événement
1786
1786 — Pavillon de Chartres/Rotonde de Chartres/Parc Monceau
t1 p 297
Poste d'observation du mur des Fermiers généraux transformé en salon, lieu des parties fines de Philippe d'Orléans, futur Philippe Égalité
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Événement
1645
1645 — Poterne de la Poissonnerie (rebaptisée porte Ste Anne en 1685)/Enceinte de Louis XIII
t1 p 258
Poterne ouverte dans l'enceinte de Louis XIII pour faciliter l'entrée de la marée
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Événement
1842
1842 — Demeure de Louis-Marie de Belleyme
t1 p 146
Préfet de police qui instaura les omnibus en 1826, et le corps des sergents de ville
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Événement
1783
26 octobre 1783 — Amphithéâtre d'Astley/Cirque Franconi
t1 p 338
Premier cirque permanent à Paris après celui de Londres ; il sera repris en 1817 par la famille Franconi
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Événement
1819
24 décembre 1819 — Chapelle de l'hôpital St Louis
t1 p 335
Premier édifice public à Paris éclairé au gaz, à l'occasion de la messe de minuit
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Événement
1793
1793 — Demeure de Philippe-Frédéric de Dietrich
t1 p 327
Premier maire constitutionnel de Strasbourg, chez qui Rouget de Lisle avait interprété pour la première fois son "Chant de guerre pour l'armée du Rhin", la future Marseillaise : il sera décapité le 29 décembre 1793
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Événement
1130
1130 — Église du prieuré St Martin des Champs
t1 p 162
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Événement
Événement
1792
13 octobre 1792
t1 P 270
Première apparition de la guillotine place de la Révolution, pour l'exécution des voleurs des bijoux de la Couronne
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Événement
276
276
t1 p 1
Première enceinte en pierre, bâtie entre autres avec les débris des "arènes" de Lutèce ; visible dans une crypte sous le parvis
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Événement
1801
1801 — Couvent Notre-Dame de Bon Secours (de 1648)
t1 P 349
Première filature de coton à Paris, fondée par François Richard et Joseph Lenoir-Dufresne dans un ancien couvent de Bénédictines ; elle emploie 700 ouvriers
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Événement
1811
1811
t1 p 339
Première fontaine installée ici, de 1811 à 1867 ; elle donna son nom à la place du Château d'Eau
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Porte Sorbonne/Porte Baudet
t1 p 18
Première porte St Antoine, faisant partie de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Porte St Denis/Porte des Peintres
t1 p 121
Première porte St Denis, faisant partie de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1213
1213 — Porte St Germain/Porte de Buci/Enceinte de Philippe Auguste
t1 p 1-2
Première porte St Germain, puis de Buci, de l'enceinte de Philippe Auguste. La porte de Buci, construite en 1209 lors de l'édification de l'enceinte de Philippe Auguste sur la rive gauche, représente l'une des portes maj …

Première porte St Germain, puis de Buci, de l'enceinte de Philippe Auguste.

La porte de Buci, construite en 1209 lors de l'édification de l'enceinte de Philippe Auguste sur la rive gauche, représente l'une des portes majeures de Paris médiéval. Située à l'angle actuel de la rue Saint-André-des-Arts et de la rue Mazet, cette porte fortifiée marquait l'entrée du faubourg Saint-Germain.

Offerte dès sa construction à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés par Philippe Auguste, la porte devait être entretenue par les religieux. Flanquée de deux tours imposantes d'environ quinze mètres de hauteur et huit mètres de diamètre, elle contrôlait le passage du chemin menant à l'abbaye, axe de circulation essentiel entre la rive gauche et la Cité. Cette voie portait alors le nom de "chemin de Saint-Germain-des-Prés".

Initialement nommée "porte Saint-Germain", elle changea de nom en 1350 lorsque Simon de Buci, chevalier et Premier Président du Parlement, l'acheta aux religieux moyennant une rente annuelle de vingt livres parisis. Cette acquisition comprenait également les logements des tours et le droit de percevoir certains péages. Dès lors, la porte et la rue adjacente prirent le nom de "Buci".

L'histoire de la porte bascula tragiquement dans la nuit du 28 au 29 mai 1418. Jean Perrinet Le Clerc, gardien des clefs, commit une trahison mémorable en ouvrant la porte aux troupes bourguignonnes du sire de L'Isle-Adam, alliées aux Anglais. Huit cents hommes d'armes pénétrèrent alors dans Paris, livrant la capitale au pillage. Dix-huit mille personnes furent massacrées dans les jours suivants.

Suite à ce drame, la porte fut murée et la rue abandonnée. La porte ne fut rouverte qu'en 1550 sur ordre d'Henri II, reconstruite à neuf et ornée d'un grand écusson aux armes de la ville. Elle fut finalement démolie vers 1672 lors du démantèlement progressif de l'enceinte médiévale, devenue obsolète face à l'expansion de la ville.

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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Porte St Honoré
t1 p 103
Première porte St Honoré, faisant partie de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1895
28 décembre 1895 — Hôtel Scribe/Café Le Grand café Capucines (salon Indien au sous-sol)
t1 p 265-266
Première séance publique payante du cinématographe ; elle eut lieu devant 35 spectateurs, dont Georges Méliès
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Événement
1819
1819 — Première usine à gaz de ville
t1 p 327
Première usine à gaz pour l'éclairage de la Ville de Paris
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Événement
1817
1817 — Passage des Panoramas
t1 p 244
Premiers essais à Paris de l'éclairage et du chauffage au gaz
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Événement
1817
1817 — Passage Boufflers/Galerie de Fer (supprimée par la construction du Crédit Lyonnais)
t1 p 227
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Événement
1817
1817 — Passage Boufflers/Galerie de Fer (supprimée par la construction du Crédit Lyonnais)
t1 p 227
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Événement
1792
1792 — Brasserie d'Antoine-Joseph Santerre
t1 p 360
Préparation de la journée du 20 juin et de l'assaut des Tuileries le 10 août 1792
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Événement
1851
1 décembre 1851 — Palais de l'Élysée/Présidence de la République (à partir de 1848)
t1 p 292
Préparation du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte ; digne neveu du tonton dictateur, précurseur du fascisme
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Événement
1831
1831 — Prison de la Petite Roquette (ouverte en 1830)
t1 p 348
Prison des jeunes détenus devenue prison pour femmes en 1932 ; elle aura vu passer 75 000 enfants, parmi lesquels la mortalité était de 12%
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Événement
1222
1222 — Prison du For l'Évêque/Prison de Fort-l'Évêque
t1 p 80
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Événement
1793
1793 — Couvent des Madelonnettes (vestige : pan de mur)
t1 p 161
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Événement
1834
1834 — Prison de Clichy (prison pour dettes)
t1 p 307-308
Prison pour dettes après la fermeture du quartier réservé de Ste Pélagie
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Événement
1664
14 novembre 1664 — Arsenal de Paris/Hôtel du Grand maître de l'artillerie/Chambre de justice
t1 p 17
Procès de Fouquet, de l'Affaire des poisons et du chevalier de Rohan
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Événement
1822
1822
t1 p 309
Quartier d'artistes sous la Restauration et le Second Empire ; dont le nom fut donné par le Journal des débats
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Événement
1815
1815 — Café de Chartres
t1 p 196
Quartier général royaliste pendant la première Restauration ; il devient le "Grand Véfour" en 1820
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Événement
1789
5 octobre 1789
t1 p 278
Rassemblement du cortège des femmes se rendant à Versailles pour réclamer du pain ; Théroigne de Méricourt est accusée à tort de vouloir tuer la reine
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Événement
1851
1851 — Hôtel de la Païva (modèle de l'Hôtel particulier de Nana dans le roman de Zola)
t1 p 279
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Événement
Événement
Événement
1861
1861 — Café Le Madrid
t1 p 262
Rencontres d'hommes politiques journalistes et artistes ; portraits sur les murs
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Événement
1795
1795 — Restaurant "Les Trois frères provençaux"
t1 p 197
Rencontres entre Paul Barras et Bonaparte ; restaurant fréquenté plus tard par le général Blücher
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Événement
1796
1796
t1 p 263
Rendez vous sous le Directoire des émigrés de retour de Coblentz, et référence à l'exil de Louis XVIII, réfugié à Gand en Belgique, origine du mot "gandins" désignant la jeunesse dorée
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Événement
1737
1737 — Réservoir-chasse du Grand Égout
t1 p 342
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Événement
Événement
1830
27 juillet 1830 — Cabaret des Porcherons (ancien cabaret de Ramponneau, 600 places)
t1 p 306
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Événement
1666
1666 — Bibliothèque du Roi (dans "les maisons du bout des jardins" de Colbert)
t1 p 245
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Événement
1792
1792 — Demeure de Pierre Victurnien Vergniaud (chez Mme Dodun)/Salon de Mme Dodun (où Pierre Victurnien Vergniaud réunit les Girondins)
t1 p 221
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Événement
1789
1789 — Café Corrazza (de 1887)/Quartier général des Jacobins puis des Enragés/Bal du Pince-cul
t1 p 194
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Événement
1825
1825 — Demeure de Claude-Joseph Rouget de Lisle
t1 p 320
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Événement
1250
1250
t1 p 96
Rue la plus étroite de Paris, elle fait 2m de large ; ancienne rue Erembourg ou Hérambourg la Tréfilière, elle prend son nom actuel de l'enseigne d'un financier Lombard "à l'Écu de Venise", en 1501
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Événement
1831
14 février 1831 — Église St Germain l'Auxerrois
t1 p 76
Saccage de l'église lors du service funéraire anniversaire du duc de Berry, à l'occasion duquel avait été organisée une quête au bénéfice des Suisses blessés en juillet 1830
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Événement
1673
1673 — Salle de l'Opéra de Paris (la troisième)/Académie royale de Musique
t1 p 107
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Événement
1673
1673 — Salle de l'Opéra de Paris (la troisième)/Académie royale de Musique
t1 p 107
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1838
1838 — Hôtel Saint-Florentin (appartenant alors à James de Rothschild)/Demeure de Dorothée de Lieven
t1 p 213
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Événement
1653
1653 — Hôtel de Brouilly/Demeure de Ninon de Lenclos
t1 p 240
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Événement
Événement
1710
1710 — Hôtel de Nevers/Demeure de la marquise de Lambert
t1 p 239
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Événement
1710
1710 — Hôtel de Nevers/Demeure de la marquise de Lambert
t1 p 239
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Événement
Événement
1752
1752 — Hôtel de Montalembert/Demeure de René-Antoine Ferchault de Réaumur
t1 p 348
Scientifique, inventeur d'une échelle pour le thermomètre à alcool et de la "porcelaine de Réaumur" ; il fonda les bases de l'industrie sidérurgique en France
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Événement
Événement
1380
1380 — Porte St Honoré/Porte des Aveugles/Enceinte de Charles V
t1 p 201
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Événement
Événement
Événement
Événement
1650
Événement
Événement
Événement
1790
2 février 1790 — Couvent des Capucins/Siège de la Société fraternelle des patriotes de l'un et l'autre sexe
t1 p 304-305
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Événement
1799
1799 — Bureau général des fiacres
t1 p 328
Siège du Bureau général des fiacres, puis des diligences. Les fiacres sont désignés "voitures de place" du fait de leurs 72 lieux de stationnement autorisés dans Paris, contrairement aux voitures de location, dites "voit …

Siège du Bureau général des fiacres, puis des diligences. Les fiacres sont désignés "voitures de place" du fait de leurs 72 lieux de stationnement autorisés dans Paris, contrairement aux voitures de location, dites "voitures de remise"

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Événement
1572
24 août 1572 — Cloche de l'église St Germain l'Auxerrois (sonnerie des Matines)/Massacre de la St Barthélemy
t1 p 78
Il n'y a pas eu de folie dans les rues de Paris ce 24 août : il y a eu une organisation, un signal, des listes, des armes distribuées, et une ville qui a découvert ce qu'elle était capable de faire. Le tocsin de Saint-Ge …

Il n'y a pas eu de folie dans les rues de Paris ce 24 août : il y a eu une organisation, un signal, des listes, des armes distribuées, et une ville qui a découvert ce qu'elle était capable de faire.

Le tocsin de Saint-Germain-l'Auxerrois résonne à deux heures du matin. C'est le signal convenu. Dans les quartiers, les bourgeois catholiques qui ont reçu des armes et des instructions sortent dans les rues. Les capitaines de quartier ont des listes. La ville s'organise pour tuer.

L'amiral Gaspard de Coligny dort dans son logis de l'Hôtel de Ponthieu, sur ce qui sera un jour appelé la rue de Rivoli. Il a soixante-deux ans. Depuis l'attentat du 22, ses doigts blessés ont été pansés, il est sous la protection d'une garde royale que le roi lui a affectée en promettant justice. Cette garde, dans la nuit, ouvre la porte. Henri de Guise commande le détachement qui monte. Jean Yanowitz, soldat d'origine polonaise au service des Guise, entre le premier dans la chambre. Il frappe Coligny d'un coup d'épée. Le corps est jeté par la fenêtre dans la cour. Henri de Guise se penche, reconnaît le visage de celui qui a tué son père, et donne l'ordre de continuer.

Dans Paris, le carnage dure plusieurs jours. On estime entre deux et trois mille morts dans la ville en quelques jours, peut-être dix mille dans tout le royaume dans les semaines qui suivent. Hommes, femmes, enfants portant l'étiquette protestante. Certains voisins dénoncent, d'autres cachent. La porte de Buci est fermée par Henri de Guise lui-même, sauvant ainsi les protestants du faubourg Saint-Germain qu'il connaît personnellement. Le duc de la Force, compagnon d'enfance du jeune Henri de Navarre, échappe en se faisant passer pour mort sous les cadavres.

Charles IX, que l'histoire a voulu croire horrifié, paraît aux fenêtres du Louvre et, selon certains témoins, tire lui-même à l'arquebuse sur les fuyards. Il mourra deux ans plus tard, à vingt-trois ans, en répétant dans ses cauchemars les mots "tous ces morts."

Le massacre de la Saint-Barthélemy restera, pour des siècles, le symbole de ce que l'intolérance religieuse organisée par le pouvoir peut produire dans une grande ville.

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Événement
Événement
1528
Événement
1528
Événement
Événement
Événement
Date imprécise — Auberge de l'Aigle d'Or
t1 p 87
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Événement
1840
16 mai 1840 — Théâtre du Vaudeville, ancien théâtre des Nouveautés
t1 p 265
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Événement
1868
1868 — Théâtre du Vaudeville/Cinéma Paramount/Caryatides remarquables
t1 p 265
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Événement
1250
1250 — Enceinte du prieuré St Martin des Champs
t1 p 120
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Événement
1190
1190 — Tour de Pierre Alvart (peut-être un vestige de la poterne du Chaume)/Enceinte de Philippe Auguste
t1 p 150
La tour située au 57 bis rue des Francs-Bourgeois à Paris est un vestige de l’enceinte de Philippe Auguste, fortification urbaine construite à partir de 1190 sur ordre du roi Philippe Auguste pour protéger Paris avant so …

La tour située au 57 bis rue des Francs-Bourgeois à Paris est un vestige de l’enceinte de Philippe Auguste, fortification urbaine construite à partir de 1190 sur ordre du roi Philippe Auguste pour protéger Paris avant son départ en croisade. Cette enceinte, la plus ancienne dont le tracé soit connu, entourait la ville médiévale et comportait de nombreuses tours défensives. La tour en question, parfois appelée tour de Pierre Alvart, a été redécouverte en 1879 lors de travaux d’agrandissement du Crédit Municipal. L’architecte Paul Gallois envisageait de la démolir, mais l’archéologue Théodore Vacquer s’y opposa et authentifia le vestige, permettant ainsi sa préservation. Contrairement à une croyance répandue, Victor Hugo n’est pas intervenu dans ce sauvetage ; il n’existe pas de preuve historique de son implication directe dans la sauvegarde de cette tour. Aujourd’hui, la base médiévale de la tour est visible, surmontée d’une structure en brique ajoutée au XIXe siècle, intégrée au bâtiment du Crédit Municipal.

Sources

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Événement
1273
Événement
1273
Événement
Événement
1885
1885 — Hôtel Stevens/Second cabaret du Chat Noir
t1 p 312
Transfert du cabaret du Chat Noir depuis le boulevard Rochechouart ; création d'un Théâtre d'ombres et édition d'une revue qui tirera à 17 000 exemplaires
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Événement
1801
1801 — Palais Royal/Palais Égalité/Tribunat
t1 p 190
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Événement
1721
14 octobre 1721 — Cabaret du Pistolet/Cabaret de la Grande Motte !!!/Cabaret des Trois Entonnoirs
t1 p 339
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Événement
1793
Événement
1772
1772 — Caserne de la Nouvelle France/Caserne de gardes-françaises
t1 p 326
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Événement
Événement
1858
novembre 1858 — Hôtel de Charny/Demeure de Jeanne Duval et de Charles Baudelaire
t1 p 25
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Événement
1839
1839 — Fontaine Louvois/Fontaine des 4 fleuves
t1 p 240
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Événement
1435
1435 — Église St Germain l'Auxerrois/Boule aux rats
t1 p 76
Une des trois "boules aux rats" existant en France, la seule dont les rats sortent, au lieu d'y entrer ; les deux autres se trouvent au Mans et à Carpentras. Il en existe d'autres en France, mais en bois
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Événement
Événement
1791
4 juin 1791 — Théâtre Molière/Théâtre des Sans-culottes (1793)
t1 p 98
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Événement
Événement
Date imprécise — Lettres "St" grattées
t1 p 93
Vieille inscription du nom de la rue dont les lettres "St" ont été grattées pendant la Révolution. Ces tables gravées avaient remplacé en 1729 les plaques en lettres noires sur fer blanc instaurées le 16 janvier 1728
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Événement
1793
1793 — Hôtel Le Rebours/Lettres "St" grattées
t1 p 89
Vieille inscription du nom de la rue dont les lettres "St" ont été grattées pendant la Révolution. Ces tables gravées avaient remplacé en 1729 les plaques en lettres noires sur fer blanc instaurées le 16 janvier 1728
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Événement
1793
1793 — Hôtel Le Rebours/Lettres "St" grattées
t1 p 89
Vieille inscription du nom de la rue dont les lettres "St" ont été grattées pendant la Révolution. Ces tables gravées avaient remplacé en 1729 les plaques en lettres noires sur fer blanc instaurées le 16 janvier 1728
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Événement
1827
1827 — Hôtel de Mlle Mars (elle l'achète en 1824 et le fait rénover)
t1 p 310
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Événement
1792
16 septembre 1792 — Hôtel du Garde-Meuble/Garde-Meuble de la Couronne/Ministère de la Marine
t1 P 272
Pendant que Paris massacre dans ses prisons, trente hommes s'introduisent nuit après nuit dans le palais des rois et vident le trésor de la Couronne. Le 2 septembre 1792, les prisons parisiennes ont commencé à se vider p …

Pendant que Paris massacre dans ses prisons, trente hommes s'introduisent nuit après nuit dans le palais des rois et vident le trésor de la Couronne.

Le 2 septembre 1792, les prisons parisiennes ont commencé à se vider par le fer. La Convention nationale n'est pas encore constituée. Dans cette capitale assiégée par ses propres angoisses, le Garde-Meuble de la Couronne, place Louis-XV (future place de la Révolution, actuelle place de la Concorde), garde ses trésors dans une relative indolence. Les bijoux sont exposés à la galerie du premier étage, illuminés le soir, visibles depuis la rue. La garde est insuffisante depuis que les scellés ont été posés aux Tuileries : une demande de renforcement auprès du ministère de l'Intérieur a été rejetée.

Paul Miette, récidiviste organisé, a reconnu les lieux. Dans la nuit du 11 au 12 septembre, une première équipe s'introduit dans le bâtiment. Les vols se succèdent pendant cinq nuits. Vers le 16 septembre, le trésor a été largement vidé : environ 9 000 pierres précieuses ont disparu, dont le Régent (diamant blanc estimé à douze millions de livres), le Sancy, la Toison d'Or, les Mazarins. Le Bleu de France, diamant issu d'une gemme rapportée des Indes en 1668 par le marchand Tavernier, taillée pour Louis XIV et portée par Louis XV, est lui aussi emporté.

L'affaire éclate le 16 septembre au matin. Le maire de Paris Jean-Jacques Chambon et Joseph Douligny, responsable du Garde-Meuble, sont arrêtés pour négligence. Les investigations s'étalent sur deux ans. Le Régent est retrouvé en 1793, caché dans un grenier proche. Le Sancy reparaît en 1794. Deux tiers des bijoux sont finalement récupérés.

Le Bleu de France, lui, disparaît définitivement. On le retrouve en 1812 à Londres, retaillé pour n'être plus identifiable, passant de main en main entre aristocrates et banquiers. En 1949, sous le nom de "Hope Diamond", il entre dans les collections du Smithsonian Institution à Washington, où il se trouve encore. Trois millions de livres tournois extraits du trésor de Louis XIV finissent dans un musée américain : une parabole de ce que la Révolution a dispersé de la monarchie.

L'épisode illustre le paradoxe de la République en ses moments de paroxysme : pendant que la Convention refonde le droit et l'État, l'État perd le contrôle de ses propres palais. Le vol du Garde-Meuble n'est pas un acte politique, mais il survient dans une semaine où Paris se convainc que tout est possible.

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Événement
1745
1745 — Demeure de Voltaire (avec sa nièce, Mme Denis)
t1 p 234
Voltaire co-loue, avec les du Châtelet, une maison dans laquelle est aménagé un théâtre de 120 places ; il partage aussi Mme du Châtelet et rédige "Zadig"
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Événement
1793
Événement
200
200 — Amphithéâtre de Lutèce
t2 p 104
Amphithéâtre gallo-romain redécouvert en 1870 en ouvrant la rue Monge, le 2ème en taille après Nimes, appelé à tort les “arènes” de Lutèce ; il avait été enfoui sous les déblais du creusement des fossés de l'enceinte de …

Amphithéâtre gallo-romain redécouvert en 1870 en ouvrant la rue Monge, le 2ème en taille après Nimes, appelé à tort les “arènes” de Lutèce ; il avait été enfoui sous les déblais du creusement des fossés de l'enceinte de Charles V

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Événement
1791
1791 — Hôtel de Châteauneuf
t2 p 225
Amie de Fersen, elle procure un passeport à la famille de Louis XVI pour lui permettre de s'enfuir ; c'est Mme de Tourzel qui jouera le rôle de la baronne
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Événement
1758
1758 — Hôtel de Guénégaud/Hôtel de Conti/Garde-Meuble de la Couronne
t2 p 93
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Événement
Événement
1787
1787 — Hôtel de Magny (annexe du Jardin Plantes)
t2 p 108
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Événement
1792
1792 — Palais de Justice/Cour du Mai/Conciergerie
t2 p 79
Arcade de droite à l'entrée de la Conciergerie de 1380 à 1825 ; il y aura 2 278 condamnés par le Tribunal révolutionnaire
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Événement
1849
1849 — Archevêché de Paris
t2 p 260
Archevêché jusqu'à la loi de séparation de l'Église et de l'État
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Événement
1794
31 mars 1794 — Demeure de Camille Desmoulins (à partir de 1782)
t2 p 166
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Événement
1794
31 mars 1794 — Demeure de Camille Desmoulins (à partir de 1782)
t2 p 166
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Événement
1826
1826 — Infirmerie Marie-Thérèse/Demeure de François-René de Chateaubriand
t2 p 158
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Événement
1749
24 juillet 1749 — Demeure de Denis Diderot (de 1749 à 1754 chez la dame Chetel)
t2 p 127
Le 24 juillet 1749, des exempts de police se présentèrent au 3 de la rue de l'Estrapade. Ils cherchaient Diderot. Ils le trouvèrent. Denis Diderot venait de publier la Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient …

Le 24 juillet 1749, des exempts de police se présentèrent au 3 de la rue de l'Estrapade. Ils cherchaient Diderot. Ils le trouvèrent.

Denis Diderot venait de publier la Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient — un essai philosophique qui prenait la cécité comme point de départ pour démontrer que nos idées morales dépendent de nos sens, non d'une révélation divine. Dans la bouche d'un aveugle fictif mourant, il avait placé une négation de l'existence de Dieu. La censure royale n'avait pas apprécié.

Il fut conduit au château de Vincennes et y resta jusqu'en novembre 1749. L'emprisonnement fut relatif : il disposait d'une chambre, pouvait se promener dans le parc, recevoir des visites. Jean-Jacques Rousseau vint le voir. Sur le chemin de Vincennes, Rousseau eut la subite inspiration qu'il décrit dans ses Confessions comme une illumination — que la civilisation corrompt l'homme naturellement bon. La route de Vincennes vit naître, en quelques mois, à la fois les idées de Rousseau et l'entreprise encyclopédique.

Car Diderot, depuis 1746, travaillait pour le libraire Le Breton à traduire en français la Cyclopaedia de Chambers, encyclopédie anglaise. En prison, il convainquit ses associés de transformer ce projet modeste en quelque chose d'immense : une encyclopédie nouvelle, raisonnée, qui rassemblerait tout le savoir de son siècle. Le premier tome parut en 1751. Le vingt-huitième, en 1772.

L'arrestation du 24 juillet 1749 n'avait pas voulu faire une Encyclopédie. C'est pourtant ce qu'elle produisit.

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Événement
1804
9 mars 1804 — Lieu de l'arrestation de Georges Cadoudal
t2 p 165
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Événement
1533
novembre 1533 — Collège de Fortet/Demeure de Jean Calvin/Tour de Calvin
t2 p 44
Arrestation manquée de Calvin, accusé de luthéranisme pour avoir inspiré un discours litigieux du recteur Cop
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Événement
1830
1 juillet 1830 — Atelier de Camille Corot
t2 p 202
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Événement
Date imprécise — Comédie Française/Atelier de Jacques-Louis David/Ateliers d'Horace Vernet
t2 p 88
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Événement
Événement
Événement
Événement
Événement
Événement
1830
1830 — Demeure d'Honoré de Balzac (à partir de 1828)
t2 p 154
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Événement
1795
5 octobre 1795 — Auberge du Cadran Bleu (ancienne Hure d'Or)/Séjour de Napoléon Bonaparte
t2 p 52
Barras fait appel à Bonaparte, faute de Barthélemy Joubert d'abord choisi mais qui venait de se faire tuer à la bataille de Novi, pour mater l'insurrection présentée comme royaliste, mais seulement manipulée par eux
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Événement
1848
23 février 1848
t2 p 88
Le 23 février 1848, une des barricades parisiennes prend une importance particulière : c’est de là que, selon la tradition, serait parti l’un des premiers cris nets de « Vive la République ! » pendant les journées de Fév …

Le 23 février 1848, une des barricades parisiennes prend une importance particulière : c’est de là que, selon la tradition, serait parti l’un des premiers cris nets de « Vive la République ! » pendant les journées de Février.

Nous sommes encore dans un moment charnière. Une partie des manifestants ne réclame officiellement que la réforme du régime – le renvoi de Guizot, l’élargissement du suffrage –, et le mot d’ordre dominant reste souvent « Vive la réforme ! ». Mais autour de certaines barricades, notamment dans les quartiers étudiants et populaires de la rive gauche, l’horizon politique se déplace. Là, des républicains plus décidés estiment que la monarchie de Juillet est arrivée au bout de ce qu’elle peut concéder.

Sur cette barricade du 23 février, l’appel à la République ne se murmure plus, il se crie. Le slogan, repris par les groupes voisins, vient expliciter ce que beaucoup ressentent déjà après la fusillade du [[boulevard des Capucines|doc:boulevard-des-capucines.WebHome]] : un régime qui tire sur la foule n’est plus réformable, il doit être renversé.

Ce cri n’abat pas à lui seul la monarchie, mais il marque un basculement symbolique : en quelques heures, l’opposition de réforme laisse place à une insurrection de changement de régime. Le lendemain, le 24, quand [[Louis‑Philippe|doc:louis-philippe-1er.WebHome]] abdique et que la République est proclamée à l’Hôtel de Ville, les mots lancés depuis cette barricade trouvent leur traduction politique officielle.

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Événement
1848
25 juin 1848 — Barricade en Juin 1848
t2 p 118
Barricade dressée lors des journées de Juin 1848, théâtre d'une vaine tentative de médiation. Une compagnie de la garde mobile y a été désarmée le 23 juin
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Événement
1786
1786 — Barrière de Croulebarbe/Mur des Fermiers généraux
t2 p 139
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Événement
1763
1763 — Demeure de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
t2 p 168
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Événement
1847
1847 — Bal de La Closerie des Lilas (futur bal Bullier)
t2 p 156
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Événement
Événement
Événement
1788
1788 — Hôtel de Thou/Siège du journal "La Gazette de France"/Escalier remarquable
t2 p 101
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Événement
Événement
1661
1 mars 1661 — Couvent des Théatins/Église Ste Anne la Royale
t2 p 234
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Événement
Événement
1293
1293 — Couvent des Grands Augustins/Cadran solaire
t2 p 96
Le couvent des Grands-Augustins, situé au 55 quai des Grands-Augustins à Paris, fut acquis en 1293 par les Augustins de l’ancienne Observance, qui s’y installèrent après avoir quitté leur précédent emplacement sur la riv …

Le couvent des Grands-Augustins, situé au 55 quai des Grands-Augustins à Paris, fut acquis en 1293 par les Augustins de l’ancienne Observance, qui s’y installèrent après avoir quitté leur précédent emplacement sur la rive droite. Ce couvent, dont la construction s’étend du XIVᵉ au XVe siècle, devint un centre religieux et politique majeur, accueillant notamment la fondation de l’ordre du Saint-Esprit par Henri III en 1579 et l’intronisation de Louis XIII en 1610. L’église du couvent servit de lieu de sépulture à de nombreuses personnalités, et ses sols étaient pavés de pierres tombales, dont certaines subsistent comme vestiges. Un cadran solaire est visible au quatrième étage d’un bâtiment actuel, témoignage des transformations du site après la Révolution, qui entraîna la destruction du couvent et la vente de ses terrains comme biens nationaux. Philippe IV le Bel, roi de France, n’est pas directement lié à la fondation du couvent mais son règne correspond à la période d’installation des Augustins à cet emplacement.

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Événement
Événement
1359
1359
t2 p 22
Canal qui divisait l'île pour servir de fossé à l'enceinte de Charles V ; construction de la tour Loriot
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Événement
1610
1610
t2 p 87
Carrefour très animé de la rive gauche, près des portes de Buci et Dauphine
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Événement
1714
1714 — Caserne de gardes-françaises
t2 p 117 & 129
Casernement de fusiliers des gardes-françaises, installés ici pour surveiller ce bouillant secteur
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Événement
1832
16 mai 1832 — Hôtel de Rothelin/Hôtel de Charolais/Demeure de Casimir Perier
t2 p 261
Casimir Perier, ministre de l'Intérieur, meurt du choléra, épidémie consécutive à l'éruption du volcan Tambora en Indonésie en 1815
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Événement
1643
1643 — Hôtel de Luynes
t2 p 240
Célèbre frondeuse et chef de file de la cabale des Importants
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Événement
1755
1755 — Couvent des Filles St Joseph/Second salon de Mme du Deffand
t2 p 256
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Événement
1861
1861 — Hôtel de Rothelin/Hôtel de Charolais
t2 p 261
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Événement
1822
27 septembre 1822 — Demeure de Jean-François Champollion
t2 p 86
Il tombe évanoui en criant "je tiens l'affaire" ; trois semaines plus tard, il lit sa lettre devant l'Académie, et trois mille ans de silence prennent fin. Jean-François Champollion a trente et un ans. Fils d'un libraire …

Il tombe évanoui en criant "je tiens l'affaire" ; trois semaines plus tard, il lit sa lettre devant l'Académie, et trois mille ans de silence prennent fin.

Jean-François Champollion a trente et un ans. Fils d'un libraire de Figeac, formé par son frère aîné Jacques-Joseph, il travaille depuis l'adolescence sur les écritures de l'Égypte ancienne. Il a appris le copte, la langue liturgique des chrétiens d'Égypte, dernière survivance de l'égyptien antique. Il vit au 28 rue Mazarine, dans le 6e arrondissement, dans une gêne matérielle continue.

L'objet central de sa recherche est la pierre de Rosette, découverte en 1799 par les soldats de l'expédition d'Égypte de Bonaparte. Elle porte un même texte en trois écritures : hiéroglyphique, démotique et grecque. La France l'a perdue en 1801, livrée aux Anglais comme butin de guerre après la capitulation d'Alexandrie ; elle est au British Museum. Champollion travaille sur des copies.

Le 14 septembre 1822, il fait la percée. En comparant les cartouches royaux de Ptolémée et de Cléopâtre, il établit que les hiéroglyphes ne sont pas de purs symboles idéographiques, comme on le croyait depuis l'Antiquité, mais un système mixte associant des signes phonétiques et des signes figuratifs. Il court jusqu'au bureau de son frère à l'Institut, lui lance "Je tiens l'affaire !" et s'effondre, évanoui, épuisé par des semaines de travail.

Le 27 septembre 1822, il lit devant l'Académie des inscriptions et belles-lettres sa "Lettre à M. Dacier relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques." Le texte est bref. Il est décisif. L'égyptologie naît ce jour-là comme science.

Champollion mourra dix ans plus tard, à quarante et un ans, épuisé par le travail et par un voyage en Égypte. La pierre de Rosette n'est jamais revenue en France. Elle est toujours au British Museum, à Londres, où l'Égypte réclame périodiquement sa restitution. Le déchiffrement français d'une pierre égyptienne conservée par les Anglais résume assez bien la manière dont l'Europe s'est appropriée le passé des peuples qu'elle occupait.

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Événement
1802
1802 — Chapelle Saint-Père/Chapelle St Pierre/Clinique Corvisart
t2 p 230
Chapelle St Pierre ou St Père ; transformée en clinique par le docteur Corvisart
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Événement
1794
1794 — Hôtel Tambonneau/Télégraphe de Chappe
t2 p 245
Chappe installe le service de son télégraphe en 1794. Il meurt en tombant dans un puits, par suicide ou accident, le 23 janvier 1805
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Événement
1856
juillet 1856 — Hôtel Voltaire/Demeure de Charles Baudelaire
t2 p 234
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Événement
1843
octobre 1843 — Hôtel Lauzun/Hôtel Pimodan/Demeure de Charles Baudelaire/Demeure de Théophile Gautier
t2 p 23
Charles Baudelaire et Théophile Gautier sont locataires ; l'Hôtel accueille un cénacle romantique, mais aussi le club des "Haschischins"
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Événement
1369
1369 — Château de la Tournelle/Porte St Bernard/Tour St Bernard
t2 p 68
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Événement
998
998 — Château de Vauvert
t2 p 161
Château mystérieux, situé à l'écart de la ville et squatté par des bandits ; origine de l'expression "envoyer quelqu'un au diable Vauvert"
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Événement
Événement
1801
1801 — Maison natale d'Émile Littré
t2 p 97
Chef de l'école positiviste après Comte ; il est le père du fameux dictionnaire de la langue française qui porte son nom
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Événement
1209
1209 — Enceinte de Philippe Auguste (chemin de ronde)
t2 p 113
Chemin de ronde au 1er étage et pierres tombales provenant de St Étienne du Mont
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Événement
1750
1750 — Pharmacie de Rouelle l'aîné
t2 p 229-230
Chimiste qui fut le maître de Lavoisier ; il inventa le sulfate de quinine en 1820
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Événement
1793
1793 — Tour de l'Horloge (tocsin du palais de Justice)
t2 p 77-78
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Événement
1848
mai 1848 — Cabaret Au Vieux Chêne/Club de l'émeute révolutionnaire/Enseigne remarquable
t2 p 118
Club révolutionnaire dans un bal populaire ; enseigne remarquable en bois d'épave sculpté sur la façade
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Événement
1794
1 novembre 1794 — Demeure de Jean-Baptiste Coffinhal-Dubail
t2 p 19
Coffinhal fait condamner Lavoisier ; il sera lui-même guillotiné après Thermidor
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Événement
1460
1460 — Collège Ste Barbe (plus ancien établissement d'instruction publique de Paris)
t2 p 43
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Événement
1304
1304 — Collège de Navarre
t2 p 42
Collège fondé par Jeanne de Navarre, le plus prestigieux de Paris
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Événement
1755
1755 — Collège des Grassins (entrée condamnée d'un long couloir, chapelle au 7 rue de l'École polytechnique)
t2 p 43
Collège où fut élevé Chamfort, auteur de Maximes et des discours de Mirabeau
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Événement
1794
1794 — Collège des Écossais
t2 p 41
Collège transformé en prison pendant la Terreur, où Saint-Just fut incarcéré
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Événement
1730
1730 — Enclos pour combats d'animaux
t2 p 192
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Événement
Événement
1254
1254 — Église St Magloire/Église St Jacques du Haut-Pas/Commanderie des Hospitaliers
t2 p 142
Commanderie des Frères Hospitaliers de l'ordre de Malte, vouée à l'assistance des pèlerins
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Événement
Date imprécise — Mercerie à l'enseigne "À l'Y" (gravée dans la pierre)/Enseigne remarquable
t2 p 53
Commerce de cordonnets de hauts de chausses ; d'où le jeu de mots sur "lie-grègues" : "l'Y", rubans servant à attacher les culottes bouffantes
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Événement
1787
1787 — Hôtel des Monnaies/Demeure de Nicolas de Condorcet
t2 p 93-94
Condorcet, inspecteur général des Monnaies, discute avec Franklin sur le texte de la Constitution ; il sera un des premiers à se revendiquer républicain, dans un premier temps de façon anonyme
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Événement
1793
10 juillet 1793 — Demeure de Marie-Rose Vernet/Cachette de Condorcet
t2 p 174
Dans les guides pressés, on lit que Condorcet, traqué sous la Terreur, se réfugia « chez la veuve du peintre Joseph Vernet ». L'erreur est tenace. Sa logeuse s'appelait Marie-Rose Boucher, veuve de Louis-François Vernet …

Dans les guides pressés, on lit que Condorcet, traqué sous la Terreur, se réfugia « chez la veuve du peintre Joseph Vernet ». L'erreur est tenace. Sa logeuse s'appelait Marie-Rose Boucher, veuve de Louis-François Vernet — un sculpteur mort en 1784. Elle tenait une maison meublée rue des Fossoyeurs — rue étroite qui descend de Saint-Sulpice vers le Luxembourg, aujourd'hui rue Servandoni.

Le 8 juillet 1793, la Convention décrète l'arrestation des députés girondins. Condorcet est du lot : le mathématicien, l'académicien, qui avait refusé de voter la mort du roi, est désormais hors la loi. Les scellés sont posés sur son logement d'Auteuil. Averti à temps, il ne peut plus rentrer. Deux médecins de son cercle, Pinel et Boyer, frappent à la porte de la rue des Fossoyeurs.

La scène, rapportée par Arago, mérite qu'on s'y arrête. « Madame, nous voudrions sauver un proscrit. – Est-il honnête homme, est-il vertueux ? – Oui, Madame. – En ce cas, qu'il vienne ! » Marie-Rose Vernet ne demande pas le nom de l'homme qu'elle recueille : elle ne veut pas savoir. Elle abrite ainsi, au n° 21 de la rue — l'actuel n° 15 —, un homme dont la tête est mise à prix.

Il y restera neuf mois. Dans cette chambre, tandis que l'échafaud fonctionne à plein régime, Condorcet écrit le plus optimiste des livres : l'Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain. Quand il parle de partir, elle le retient d'une phrase : « La Convention, Monsieur, a le droit de mettre hors la loi : elle n'a pas le pouvoir de mettre hors de l'humanité ; vous resterez ! »

Il finit pourtant par céder, non à la peur, mais au scrupule. Le 25 mars 1794, il quitte la rue des Fossoyeurs. Une auberge de Clamart, une omelette commandée avec une maladresse d'aristocrate — combien d'œufs ? une douzaine — et le soupçon fait le reste. Arrêté, jeté dans un cachot de Bourg-l'Égalité, l'ancien Bourg-la-Reine, on l'y trouve mort le lendemain, 29 mars 1794. Poison dans une bague, épuisement : on ne sait au juste.

L'Esquisse fait de l'histoire la marche continue vers la raison — philosophie idéaliste que Marx et Engels retourneront dans l'Idéologie allemande, en substituant au progrès des idées le mouvement des conditions matérielles. Condorcet croyait la raison invincible ; on venait de lui prouver le contraire dans un cachot de banlieue.

Sur la façade du n° 15 de la rue Servandoni, une plaque rappelle aujourd'hui le refuge. Elle ne dit pas que la femme qui prononça ces mots n'était pas la veuve d'un peintre fameux, mais celle, presque oubliée, d'un modeste sculpteur.

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Événement
1871
18 mars 1871 — Demeure de Jules Michelet
t2 p 179
Le 18 mars 1871, Jules Michelet se trouve à Pise pour des travaux académiques. À l'annonce de l'insurrection parisienne, il est frappé de congestion. Patriote et idéaliste, il voit dans ce soulèvement une calamité supplé …

Le 18 mars 1871, Jules Michelet se trouve à Pise pour des travaux académiques. À l'annonce de l'insurrection parisienne, il est frappé de congestion. Patriote et idéaliste, il voit dans ce soulèvement une calamité supplémentaire s'ajoutant à la défaite face à la Prusse. Il mourra en 1874.

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Événement
1642
12 septembre 1642 — Hôtel de Nesle
t2 p 92
Conspiration contre Richelieu qui entraînera l'exécution de Cinq-Mars, favori de Louis XIII
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Événement
1549
1549 — Collège de Coqueret (de 1439)
t2 p 31
Constitution de la Pléiade, qui va donner naissance au français classique
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Événement
1809
1809 — Halle de la Vallée
t2 p 96
Construction de la halle de la Vallée sur l'emplacement de l'église du couvent des Grands Augustins détruite
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Événement
1786
1786 — Pompe à feu du Gros Caillou
t2 p 280
Construction de la pompe à feu du Gros Caillou par les frères Périer
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Événement
1213
1213 — Porte St Jacques (plan en façade)/Enceinte de Philippe Auguste
t2 p 125-126
Construction de la Porte St Jacques de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1868
1868 — Nouvel hôpital de l'Hôtel-Dieu
t2 p 15
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Événement
1301
1301 — Palais des rois capétiens
t2 p 78
Construction du palais des rois capétiens dont la salle des gens d'armes qui deviendra la salle des pas perdus du Palais de Justice
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Événement
1578
31 mai 1578
t2 p 74
Construction du premier pont de Paris sans maisons ; Henri III pose la première pierre alors qu'il est en deuil de deux de ses mignons, tués en duel ; il sera inauguré en 1603 par Henri IV
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Événement
1375
1375 — Chapelle du collège de Dormans-Beauvais
t2 p 32
Construction par Raymond du Temple d'une chapelle aujourd'hui vouée au culte orthodoxe roumain
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Événement
1798
1798 — Demeure de Mlle Lenormand
t2 p 169
Consultations de la célèbre voyante, chez qui accourait le Tout-Paris, dont les dirigeants révolutionnaires
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Événement
1788
1788 — Demeure de Jean-Baptiste Treilhard
t2 p 101
Conventionnel à l'origine du transfert des cendres de Voltaire au Panthéon ; il préside le procès de Louis XVI
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Événement
Date imprécise — Jardin des Plantes
t2 p 109
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Événement
1565
1565
t2 p 110
Cour de l'ex Hôtel des Tournelles transformée en marché aux chevaux
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Événement
1586
1586
t2 p 201
Cour des écuries du palais abbatial de St germain des Prés
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Événement
Événement
1800
1800 — Couvent de carmélites/Caserne de la Garde consulaire
t2 p 261
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Événement
1795
1795 — Agence des Poids et Mesures/Mètre étalon (en marbre dans un premier temps)
t2 p 174
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Événement
Événement
1529
24 mars 1529 — Collège des Trois langues/Collège des Lecteurs royaux/Collège de France
t2 p 31
Le 24 mars 1529, François Ier crée le Collège des trois langues — grec, latin, hébreu. L'enseignement y est gratuit et public. C'est l'acte de naissance de ce qui deviendra, trois siècles plus tard, le Collège de France. …

Le 24 mars 1529, François Ier crée le Collège des trois langues — grec, latin, hébreu. L'enseignement y est gratuit et public. C'est l'acte de naissance de ce qui deviendra, trois siècles plus tard, le Collège de France.

L'initiative revient à Guillaume Budé, le plus grand humaniste français de son temps, qui convainc le roi depuis des années. L'enjeu est considérable : la Sorbonne, dominée par les théologiens, enseigne un latin scolastique figé et ignore le grec et l'hébreu — langues pourtant indispensables pour lire les textes antiques et les Écritures dans leur version originale. Les humanistes, qui veulent retourner aux sources, ad fontes, se heurtent depuis des décennies à cette muraille.

En créant des lecteurs royaux — des professeurs payés directement par le roi, hors de la tutelle universitaire — François Ier court-circuite la Sorbonne et place la philologie, la philosophie antique et la lecture critique au cœur de l'enseignement parisien. La Sorbonne répond par la condamnation des Évangiles annotés d'Érasme, par la méfiance envers tout ce qui ressemble à du libre examen.

Ce Collège des lecteurs royaux n'a pas de bâtiment propre au départ — les cours se tiennent où ils peuvent. Il faudra attendre 1610 pour que Henri IV lui consacre un édifice place Marcellin Berthelot, et 1778 pour que l'institution prenne officiellement le nom de Collège de France. Elle y est toujours.

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Événement
1514
1514
t2 p 205
Culte d'Isis, qui perdura jusqu'au 16ème siècle, autour d'une ancienne statue remplacée pour le coup par une croix rouge, elle-même déplacée par la suite au carrefour qui porte encore ce nom
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Événement
1304
1304
t2 60
[[Dante|doc:dante-alighieri.WebHome]] est élève ici en 1304, et [[Buridan|doc:jean-buridan.WebHome]] professeur de philosophie en 1330 ; professeurs et étudiants viennent de différentes régions : Normandie, France, Angle …

[[Dante|doc:dante-alighieri.WebHome]] est élève ici en 1304, et [[Buridan|doc:jean-buridan.WebHome]] professeur de philosophie en 1330 ; professeurs et étudiants viennent de différentes régions : Normandie, France, Angleterre, Picardie...

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Événement
Événement
1644
1 janvier 1644 — Salle de Gallois du Mestayer (emplacement de l'entrée)/Salle des Métayers
t2 p 212
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Événement
-52
-52
t2 p 2
Défaite des Parisii dans la plaine de Grenelle entraînant l'occupation de la Cité
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Événement
1852
4 juin 1852 — Demeure de James Pradier
t2 p 229
Demeure, à l'époque de sa mort, à Bougival, du sculpteur James Pradier, auteur des statues de Lille et de Strasbourg qui ornent la place de la Concorde
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Événement
1789
1789 — Hôtel de Chavandon/Demeure d'Alexandre de Beauharnais
t2 p 225
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Événement
Événement
1857
novembre 1857 — Hôtel meublé du Sénat et des Nations (caravansérail d'étudiants)
t2 p 169
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Événement
1848
1848 — Hôtel de Montmorency/Demeure d'Alphonse de Lamartine/Demeure d'Alexandre Ledru-Rollin
t2 p 170
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Événement
Événement
Événement
1825
Événement
1827
1827 — Hôtel de Chatillon/Demeure de Hyacinthe Tabaud de Latouche/Demeure d'Honoré de Balzac
t2 p 169
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Événement
Événement
1779
1779 — Demeure de Jean-Baptiste Rochambeau
t2 p 188
Demeure d'un des artisans, à la tête de 6 000 français, le 19 octobre 1781, de la victoire de Yorktown ; cette dernière entraîna la reddition de Cornwallis et la fin de la guerre d'indépendance américaine
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Événement
1785
septembre 1785 — Demeure de Jacques-Nicolas Billaud-Varenne
t2 p 98
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Événement
1634
1634 — Demeure de Blaise Pascal
t2 p 168
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Événement
1659
1659 — Demeure de Charles de Baatz-Castelmore d'Artagnan
t2 p 235
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Événement
1607
1607 — Hôtel de Tournon/Hôtel du maréchal d'Ancre/Demeure de Concino Concini
t2 p 170
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Événement
1790
1790 — Demeure de Nicolas de Condorcet
t2 p 244
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Événement
1848
Événement
1815
1815 — Demeure de François-René de Chateaubriand
t2 p 238
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Événement
1866
1866 — Couvent des Feuillantines/Demeure de George Sand
t2 p 143
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Événement
Événement
1831
janvier 1831 — Demeure de George Sand (chez son demi-frère)
t2 p 212
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Événement
1766
1766 — Hôtel Le Brun/Demeure de Georges Louis Leclerc de Buffon
t2 p 40
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Événement
Date imprécise — Demeure de Gustave Flaubert
t2 p 166
Demeure de Gustave Flaubert, un des écrivains les plus acharnés contre la Commune ; il regrette que l'on n'ait pas forcé les Communards à déblayer les ruines la chaîne au cou
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Événement
1693
1693 — Demeure de Guy-Crescent Fagon
t2 p 108
Demeure de Guy-Crescent Fagon, premier médecin de Louis XIV et fondateur du Jardin royal des plantes médicinales, dit "Jardin du roi", futur Muséum national d'histoire naturelle
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Événement
1803
1803 — Hôtel de Villars/Demeure de Jean-Antoine Chaptal
t2 p 262
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Événement
Date imprécise — Demeure de Jean-Auguste-Dominique Ingres
t2 p 208
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Événement
1841
1841 — Demeure de Jean-Auguste-Dominique Ingres
t2 p 208
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Événement
Événement
1810
1810 — Hôtel de Broglie/Demeure de Jean-Nicolas Corvisart
t2 p 258
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Événement
1672
1672 — Hôtel des Ursins/Demeure de Jean Racine
t2 p 6
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Événement
1672
1672 — Hôtel des Ursins/Demeure de Jean Racine
t2 p 6
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Événement
Événement
Date imprécise — Hôtel de Navarre/Séjour de Navarre/Séjour d'Orléans
t2 p 72
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Événement
1810
1810 — Hôtel de Valbelle/Demeure de Joseph Fouché
t2 p 239
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Événement
Événement
1794
4 février 1794 — Hôtel de Polignac/Demeure de l'abbé Grégoire
t2 p 176
Le 4 février 1794, la Convention nationale proclame l'abolition de l'esclavage dans toutes les colonies françaises, un décret arraché par l'abbé Henri Grégoire, l'un de ses principaux artisans. Membre et président de la …

Le 4 février 1794, la Convention nationale proclame l'abolition de l'esclavage dans toutes les colonies françaises, un décret arraché par l'abbé Henri Grégoire, l'un de ses principaux artisans. Membre et président de la Société des Amis des Noirs, Grégoire plaide depuis 1789 pour les droits des gens de couleur et contre la traite négrière, obtenant en décembre 1789 l'admission des sang-mêlés à la représentation nationale.

Cette demeure située au 88 [[rue Bonaparte|doc:rue-bonaparte.WebHome]], dans le [[6e arrondissement|doc:6e-arrondissement.WebHome]], est associée à l'abbé Grégoire, prêtre et député lorrain qui résida dans ce quartier central pendant la Révolution. Figure du Serment du Jeu de Paume en 1789 et président de l'Assemblée constituante en 1790, il y mena ses combats pour l'égalité des droits, l'abolition des privilèges lors de la nuit du 4 août 1789 et la régénération des Juifs, couronnée par un essai primé en 1788.

Napoléon Ier rétablit l'esclavage en 1802, mesure à laquelle Grégoire s'oppose fermement, soutenant Toussaint Louverture et la jeune république d'Haïti. Il contribue aussi à la création de l'Institut de France et du Conservatoire national des arts et métiers.

Aujourd'hui, ce lieu rappelle l'engagement humaniste de Grégoire pour la liberté et l'instruction publique, au cœur du Paris révolutionnaire.

Sources

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Événement
Événement
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1808
1808 — Demeure de Jean-Jacques Régis de Cambacérès
t2 p 241
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Événement
Événement
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Événement
Événement
1800
1800 — Hôtel de Luynes/Demeure de l'abbé Grégoire
t2 p 241
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Événement
Événement
1680
1680 — Petit Luxembourg/Petit Bourbon/Hôtel du prince de Condé
t2 p 172
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Événement
1676
1676 — Demeure de Jean de La Bruyère (loge du concierge, vestige de la maison)
t2 p 97
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Événement
1670
1670 — Demeure de Marie Desmares dite la Champmeslé
t2 p 87
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Événement
Événement
Événement
1677
1677 — Demeure de Jean Dominique et Jacques Cassini
t2 p 154
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Événement
1804
1804 — Hôtel de Brienne/Demeure de Lætizia Bonaparte
t2 p 256
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Événement
1673
1673 — Hôtel d'Arras/Demeure d'Armande Béjart
t2 p 198
En 1673, après la mort de Molière, sa veuve Armande Béjart réside à proximité du jeu de paume de la Bouteille, au 41 rue de Seine à Paris. Armande Béjart, actrice renommée du XVIIe siècle et épouse de Molière, joue un rô …

En 1673, après la mort de Molière, sa veuve Armande Béjart réside à proximité du jeu de paume de la Bouteille, au 41 rue de Seine à Paris. Armande Béjart, actrice renommée du XVIIe siècle et épouse de Molière, joue un rôle central dans la survie de la troupe théâtrale de son mari. À la suite du décès de Molière, elle s’efforce de maintenir la cohésion de la troupe et participe à la fondation du Théâtre Guénégaud, qui deviendra plus tard la Comédie-Française, institution majeure du théâtre français. Le jeu de paume de la Bouteille, situé dans ce quartier, est alors un lieu de spectacles et de réunions artistiques. La présence d’Armande Béjart à cette adresse illustre l’importance du quartier de la rue de Seine dans la vie théâtrale parisienne de l’époque, ainsi que le rôle actif des femmes dans la gestion et la continuité des compagnies théâtrales après la disparition de leurs fondateurs.

Sources

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Événement
1835
1835 — Demeure d'Henri Dominique Lacordaire
t2 p 7
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Événement
Événement
Événement
1815
1815 — Dépendance du couvent des Feuillantines
t2 p 143
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Événement
1858
1858 — Hôtel meublé du Sénat et des Nations/Demeure de Léon Gambetta
t2 p 169
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1848
24 juin 1848 — Hôtel de Chenizot/Résidence de l'arcehvêque de Paris (après le saccage de l'archevêché en 1831)
t2 p 19
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Événement
1799
1799 — Hôtel de du Prat/Hôtel de Chanaleilles/Demeure de Mme Tallien
t2 p 267
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Événement
1799
1799 — Hôtel de du Prat/Hôtel de Chanaleilles/Demeure de Mme Tallien
t2 p 267
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Événement
1637
Événement
Événement
1820
1820 — Demeure de Prosper Mérimée
t2 p 129
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Événement
Événement
1837
1837 — Demeure de Prosper Mérimée
t2 p 209
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Événement
1658
1658 — Demeure de Jean Racine (chez son cousin Vitard)
t2 p 208
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Événement
1808
1808 — Hôtel de Matignon/Demeure de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
t2 p 265
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Événement
1789
1789 — Hôtel Bochart de Saron//Demeure de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
t2 p 246
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Événement
1791
1791 — Demeure de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
t2 p 248
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Événement
Événement
Événement
1803
1803 — Hôtel de Torcy/Hôtel de Beauharnais
t2 p 242
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Événement
1539
1539 — Maison du Cheval d'Étain/Demeure de Clément Marot
t2 p 169
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Événement
1783
Événement
Événement
Événement
1803
1803 — Hôtel de Sillery/Demeure de Dominique Larrey
t2 p 93
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Événement
1834
1834 — Hôtel de Jarnac/Demeure de Guillaume Dupuytren
t2 p 195
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Événement
1733
1733 — Hôtel de Roquelaure/Demeure du maréchal de Roquelaure
t2 p 241
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Événement
1794
1794 — Hôtel de Polignac/Demeure de Roger Ducos
t2 p 176
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Événement
1791
1791 — Demeure de Charles Barbaroux
t2 p 86
Demeure du député Girondin, leader des Marseillais, élu à la l'Assemblée Législative, qui inspira le geste de Charlotte Corday ; il s'opposait aux "lois attentatoires à la propriété"
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Événement
1793
1793 — Hôtel de France/Demeure de François Antoine de Boissy d'Anglas
t2 p 233
Demeure du député modéré qui siégea à l'Assemblée Constituante, puis à la Convention, puis au Conseil des Cinq-Cents ; opportuniste qui adhéra au club royaliste de Clichy
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Événement
1841
1841 — Demeure du général Hulin
t2 p 186
Demeure du général Hulin, qui déjoua le complot de Malet ; il fut blessé par celui-ci à la mâchoire ; il présidait le conseil de guerre qui condamna le duc d'Enghien
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Événement
1804
1804 — Hôtel de Courteilles ou Rochechouart/Demeure du maréchal Augereau
t2 p 262
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Événement
1810
1810 — Demeure du maréchal Augereau
t2 p 231
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Événement
1729
1729 — Hôtel de Comans d'Astry/Demeure du maréchal de Richelieu
t2 p 25
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Événement
1805
Événement
1808
1808 — Grand Hôtel de Montmorency/Demeure du maréchal Lefebvre
t2 p 185
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Événement
Date imprécise — Hôtel de Saxe/Demeure du maréchal de Saxe
t2 p 209
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Événement
1748
1748 — Hôtel de Châteauneuf/Demeure du maréchal de Saxe
t2 p 225
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Événement
1870
1870 — Hôtel du maréchal Mac Mahon
t2 p 267
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Événement
Événement
1834
1834 — Hôtel de Châteauneuf/Demeure de François Magendie
t2 p 225
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Événement
Événement
Événement
Événement
Événement
Date imprécise — Demeure d'Horace Vernet
t2 p 86
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Événement
Événement
1744
1744 — Demeure de Jean Siméon Chardin
t2 p 215
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Événement
1862
1862 — Demeure de Pierre-Joseph Proudhon (fond de la cour)
t2 p 209
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Événement
1839
1839 — Demeure d'Alfred de Musset
t2 p 234
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Événement
Date imprécise — Demeure de Gérard de Nerval
t2 p 212
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Événement
Date imprécise — Palais abbatial de St Germain/Demeure de James Pradier
t2 p 204
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Événement
1829
1829 — Couvent des Théatins (désaffecté)/Demeure et atelier d'Eugène Delacroix
t2 p 234
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Événement
1792
1792 — Café Procope/Jeu de boules de Malus
t2 p 88-89
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Événement
1795
1795 — Demeure de Jacques-Nicolas Billaud-Varenne
t2 p 71
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Événement
Événement
1634
1634 — Jeu de paume (au fond de la cour)
t2 p 17-20
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Événement
1790
14 juillet 1790
t2 p 284
Des délégations des départements viennent prêter serment de fidélité à la Nation. Talleyrand, chargé de dire la messe sur "l'Autel de la Patrie", aurait demandé à son assistant : "surtout, ne me faites pas rire"
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Événement
1302
10 avril 1302 — Cathédrale Notre-Dame de Paris
t2 p 12
Deux premières réunions des états généraux, l'une pour condamner le pape Boniface VIII en conflit avec le roi, l'autre pour décider si les femmes pourraient accéder à la royauté
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Événement
1240
1240 — Deuxième porte St Germain/Porte des Cordeliers/Enceinte de Philippe Auguste
t2 p 89
La porte des Cordeliers constitue une adjonction tardive à l'enceinte de Philippe Auguste. Contrairement à la porte de Buci qui figurait parmi les six portes originelles de la rive gauche, celle-ci fut percée ultérieurem …

La porte des Cordeliers constitue une adjonction tardive à l'enceinte de Philippe Auguste. Contrairement à la porte de Buci qui figurait parmi les six portes originelles de la rive gauche, celle-ci fut percée ultérieurement pour répondre aux besoins croissants de circulation du faubourg en développement.

Selon un acte de 1240, le percement de cette nouvelle ouverture fut accordé aux religieux de Saint-Germain-des-Prés. La porte se situait rue de l'École-de-Médecine, entre la rue du Paon-Saint-André et la cour du Commerce-Saint-André, face au couvent des Cordeliers (Franciscains) qui lui donna son nom initial de "porte des Cordeliers" ou "porte des Frères-mineur".

Cette porte secondaire, probablement de dimensions plus modestes qu'une porte principale, facilitait l'accès au quartier universitaire en pleine expansion et au couvent franciscain établi à proximité. Au cours du XIIIe siècle, plusieurs poternes similaires furent ajoutées à l'enceinte de Philippe Auguste pour désengorger le trafic des portes principales, témoignant de la croissance démographique et commerciale de Paris.

Lorsque la porte de Buci fut murée après la trahison de 1418, la porte des Cordeliers acquit une importance accrue. Vers 1430, elle fut agrandie et prit alors le nom de "nouvelle porte Saint-Germain", reprenant l'ancienne appellation de la porte de Buci désormais condamnée. Cette substitution créa une confusion historique entre les deux portes qui perdure encore aujourd'hui.

La porte des Cordeliers, devenue porte Saint-Germain, fut supprimée en 1586, redonnant l'exclusivité du passage à la porte de Buci réouverte depuis 1550. Comme l'ensemble des vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste, elle fut finalement démolie par arrêt du Conseil du roi du 24 mars 1684.

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Événement
1862
22 novembre 1862 — Restaurant Magny/Réunions d'écrivains célibataires misogynes
t2 p 73
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Événement
1796
1796 — Cabaret rue du Bac/Café du Courrier de Lyon
t2 p 238
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Événement
1796
1796 — Cabaret rue de Poitiers/Café du Courrier de Lyon
t2 p 238
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Événement
1849
1849 — Couvent des Carmes déchaussés/Institut Catholique/Demeure d'Henri Dominique Lacordaire
t2 p 179
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Événement
Événement
Événement
1582
1582 — Embarcadère du coche d'eau de Fontainebleau/Cabaret de la Tour d'Argent
t2 p 68
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Événement
Événement
Événement
1637
1637 — Porte Ste Marguerite de l'abbaye de St Germain des Prés
t2 p 201
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Événement
1793
5 septembre 1793 — Tour d'Argent/Tour de César/Conciergerie
t2 p 77
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Événement
1638
1638 — Chapelle du Val de Grâce (modèle d'architecture baroque)
t2 p 146
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Événement
Événement
1787
5 juin 1787 — Hôpital de la Salpêtrière (asile d'aliénés pour femmes)
t2 p 112
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Événement
1792
3 septembre 1792 — Cloître du collège des Bernardins (transformé en prison pour les galériens)
t2 p 68
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Événement
1792
3 septembre 1792 — Cloître du collège des Bernardins (transformé en prison pour les galériens)
t2 p 68
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Événement
1546
3 août 1546
t2 p 65
Étienne Dolet avait trente-sept ans. Il était imprimeur, humaniste et traducteur. Il fut pendu, puis brûlé avec ses livres place Maubert. Son crime : avoir traduit Platon d'une manière qui laissait entendre que l'âme ne …

Étienne Dolet avait trente-sept ans. Il était imprimeur, humaniste et traducteur. Il fut pendu, puis brûlé avec ses livres place Maubert. Son crime : avoir traduit Platon d'une manière qui laissait entendre que l'âme ne survivait pas au corps.

Étienne Dolet était arrivé à Paris depuis Orléans et Lyon, après des études à Padoue et Toulouse. Imprimeur installé à Lyon, il avait publié des textes humanistes, des traductions de l'Antiquité, des éditions du Nouveau Testament. Il était lié à Rabelais, à Marot, aux cercles évangéliques qui circulaient, avec précaution, dans la France de François Ier.

Il avait déjà été arrêté et condamné à mort une première fois en 1542, puis gracié. Il récidiva : la Sorbonne et l'Inquisition lui reprochaient ses traductions de Platon, notamment le dialogue Axiochus, dans lequel il avait glissé des mots impliquant que la mort signifiait la fin complète de l'être, sans résurrection ni vie de l'âme. C'était suffisant.

Le 3 août 1546, Étienne Dolet fut conduit à la Croix Hémon, lieu d'exécution situé sur ce qui est aujourd'hui la place Maubert, dans le 5e arrondissement. Il fut pendu, puis son corps et ses livres furent brûlés.

Il avait trente-sept ans.

Trois siècles et demi plus tard, en 1889, les libres-penseurs et les socialistes érigèrent une statue en son honneur sur la place Maubert, par souscription publique. Elle représentait Dolet enchaîné, les yeux levés. En 1896, vingt mille personnes se rassemblèrent devant cette statue pour le commémorer. La place Maubert avait changé de camp.

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Événement
1812
29 octobre 1812 — Barrière de Grenelle
t2 p 285
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Événement
Événement
1656
1656 — Hôpital de la Salpêtrière (hôpital général pour femmes)
t2 p 111
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Événement
Événement
1790
27 avril 1790 — Église du couvent des Cordeliers (jusqu'au 16 mai 1791)
t2 p 69
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Événement
Événement
Événement
1470
1470 — Four banal de l'abbaye de St Germain des Prés (qui donne son nom à la rue)
t2 p 215
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Événement
Événement
1804
1804 — Hôtel de France/Demeure de François-René de Chateaubriand
t2 p 233
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Événement
1630
1630 — Collège de Dormans-Beauvais
t2 p 32
François Xavier y est professeur de Philosophie ; Cyrano de Bergerac, Boileau, les frères Perrault et Claude-Nicolas Ledoux, entre autres, y firent leurs études
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Événement
1691
1691 — Première École de Chirurgie/Confrérie des Barbiers-Chirurgiens (fondée en 1655)
t2 p 90-91
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Événement
1680
22 octobre 1680 — Jeu de paume de la Bouteille/Théâtre de Guénégaud/Salle Guénégaud/Académie royale de Musique
t2 p 87
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Événement
1673
26 mai 1673 — Jeu de paume de la Bouteille/Théâtre Guénégaud
t2 p 87
Fusion des troupes de Molière et du Marais ; elles s'installent dans la salle Guénégaud ; leur réunion forme une des deux troupes qui deviendront les "Comédiens français"
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Événement
Événement
1848
1848 — Demeure de George Sand (chez son fils)
t2 p 168
George Sand vit chez son fils. Elle devient la rédactrice principale du "Bulletin de la République", sorte de journal mural officiel affiché dans toute la France, dont elle radicalise maladroitement l'esprit
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Événement
Événement
1727
1727 — Église St Sulpice/Gnomon de St Sulpice/Méridienne de Paris
t2 p 222
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Événement
1790
30 novembre 1790 — Demeure de Jacques-René Hébert
t2 p 169
Hébert commence la publication du Père Duchesne, initié par Lemaire qui publiait "Les lettres bougrement patriotiques du père Duchesne" et "La trompette du père Duchesne"
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Événement
1579
1 janvier 1579 — Couvent des Grands Augustins
t2 p 95
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Événement
Événement
886
886 — Hospice de St Julien le Pauvre (pour les pèlerins et les voyageurs)
t2 p 57
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Événement
1777
1777 — Hospice St Sulpice/Hôpital de l'Ouest (1792)/Hôpital Necker
t2 p 193
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Événement
1781
1781 — Hôtel de Luppé/Demeure d'Alexandre-Théodore Brongniart
t2 p 194
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Événement
1393
28 janvier 1393 — Hôtel de la Reine Blanche/Château de la Reine Blanche
t2 p 136
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Événement
1393
28 janvier 1393 — Hôtel de la Reine Blanche/Château de la Reine Blanche
t2 p 136
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Événement
1745
Événement
1745
Événement
1775
1775 — Hôtel de Garsanlan (ancien palais de la reine Margot)
t2 p 213
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Événement
Date imprécise — Hôtel de Jacques Samuel Bernard/Demeure de Jean-Antoine Chaptal/Demeure de Paul Barras
t2 p 239
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Événement
1904
1904 — Demeure et atelier d'Auguste Rodin
t2 p 270
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Événement
1718
1718 — Hôtel Le Brun/Demeure d'Antoine Watteau
t2 p 40
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Événement
Date imprécise
t2 p 271
Île utilisée comme lieu de duels, puis cimetière pour malades contagieux et pour les huguenots massacrés pendant la Saint Barthélemy ; on suppose qu'y fut construit l'éphémère hôpital de Grenelle
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Événement
Événement
1789
1 décembre 1789 — Demeure de Jean-Paul Marat/Imprimerie du journal "L'Ami du Peuple"
t2 p 88
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Événement
Événement
1730
20 mars 1730 — Hôtel de Sommery
t2 p 260
Adrienne Lecouvreur meurt le 20 mars 1730, à quarante ans, dans son appartement de la rue des Fossés-Saint-Germain. Elle était la plus grande actrice de la Comédie-Française, admirée de toute l'Europe, maîtresse du maréc …

Adrienne Lecouvreur meurt le 20 mars 1730, à quarante ans, dans son appartement de la rue des Fossés-Saint-Germain. Elle était la plus grande actrice de la Comédie-Française, admirée de toute l'Europe, maîtresse du maréchal Maurice de Saxe. Le curé de Saint-Sulpice refuse de lui accorder les sacrements — elle n'a pas renoncé à sa profession de comédienne, état d'infamie aux yeux de l'Église. Sans sacrements, pas de sépulture chrétienne.

Le corps est donc emporté nuitamment, sans cérémonie, sans croix, sans nom. On l'enterre à la sauvette dans un terrain vague du faubourg Saint-Germain, côté rue de Grenelle, chaulé comme un indigent. Maurice de Saxe n'est pas là — il est reparti aux armées. Voltaire, lui, est présent. Il ne pardonnera pas.

Il tire de ce scandale l'une de ses pièces de combat les plus cinglantes, comparant le sort réservé à Lecouvreur à celui d'une actrice anglaise, Anne Oldfield, enterrée à Westminster avec les honneurs. La France, écrit-il en substance, couvre d'honneurs ses guerriers et jette ses artistes à la voirie. L'affaire Lecouvreur devient un des premiers épisodes du long procès des philosophes contre l'Église et l'intolérance.

Un siècle plus tard, Scribe et Legouvé en feront un drame à succès. Sarah Bernhardt y jouera Adrienne. La rue de Grenelle a oublié la fosse. Voltaire, lui, n'avait pas oublié.

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Événement
Événement
Événement
1472
1472 — Première faculté de Médecine à Paris
t2 61-62
Installation de la faculté de Médecine, fondée en 1331 suite à une injonction papale datant de 1163 interdisant au clergé d'étudier la médecine sous peine d'excommunication. L'amphithéâtre est de 1604
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Événement
1472
1472 — Première faculté de Médecine à Paris
t2 61-62
Installation de la faculté de Médecine, fondée en 1331 suite à une injonction papale datant de 1163 interdisant au clergé d'étudier la médecine sous peine d'excommunication. L'amphithéâtre est de 1604
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Événement
1667
Événement
1886
Événement
1675
Événement
1675
Événement
1717
16 novembre 1717 — Chapelle St Jean le Rond (ancien baptistère jouxtant Notre-Dame, démolie en 1748)
t2 p 9
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Événement
1830
29 juillet 1830 — Caserne de Babylone/Caserne de gardes-françaises
t2 p 267 & 195
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Événement
1815
1815 — Palais du Luxembourg/Siège du Directoire/Chambre des Pairs/Le Sénat
t2 p 172
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Événement
1792
février 1792 — Café Procope/Jeu de boules de Malus
t2 p 88-89
Jullian de Carentan est le premier à adopter le port du bonnet phrygien, en souvenir des gardes-suisses de Nancy envoyés au bagne, où les détenus portaient un bonnet rouge
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Événement
1786
1786 — Butte Coypeau/Belvédère du Jardin des Plantes/Gloriette de Buffon
t2 p 109-110
La gloriette de Buffon, aussi appelée kiosque en bronze du Jardin des Plantes, est un édifice métallique situé au sommet du grand labyrinthe du Jardin des Plantes, 40 rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris 5ᵉ. Construite entr …

La gloriette de Buffon, aussi appelée kiosque en bronze du Jardin des Plantes, est un édifice métallique situé au sommet du grand labyrinthe du Jardin des Plantes, 40 rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris 5ᵉ. Construite entre 1786 et 1787 sur ordre de Georges Buffon, elle fut conçue par l’architecte Edme Verniquet et réalisée par Claude-Vincent Mille, serrurier du roi. Il s’agit d’une des toutes premières structures métalliques au monde, antérieure de plusieurs décennies aux réalisations de Victor Baltard et de plus d’un siècle à celles de Gustave Eiffel.

La gloriette est composée d’une ossature de fer habillée de bronze et de cuivre, reposant sur huit colonnes cannelées métalliques. Elle mesure environ 4 mètres de diamètre et est surmontée d’une sphère armillaire et d’une girouette. À l’origine, un mécanisme actionné par le soleil sonnait les douze coups de midi grâce à un gong méridien, aujourd’hui disparu. L’édifice, qui n’a pas de fonction utilitaire autre que celle de belvédère, possède une forte valeur symbolique, notamment par l’utilisation de plusieurs métaux et sa devise « Horas non numero nisi serenas » (« Je ne compte que les heures heureuses »), lié à un gong méridien marquant l'heure solaire de midi. Il s’agit du plus ancien monument métallique conservé à Paris.![[Gloriette de Buffon Arthur Weidman, Wikimedia|Gloriette_de_Buffon Arthur Weidman, WM.jpeg]]

Gloriette de Buffon Arthur Weidman, Wikimedia

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Événement
1794
31 août 1794 — Château de Grenelle/Poudrerie de Grenelle (de 1792)/Cartoucherie de Grenelle
t2 p 284
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Événement
1815
19 août 1815 — Barrière de Grenelle
t2 p 285
Il avait vingt-neuf ans, une épouse qui pleurait, et une conviction que la Restauration lui reprochait d'avoir eue. Charles de La Bédoyère est né le 17 mai 1786. Aide de camp de Napoléon, il avait servi les campagnes de …

Il avait vingt-neuf ans, une épouse qui pleurait, et une conviction que la Restauration lui reprochait d'avoir eue.

Charles de La Bédoyère est né le 17 mai 1786. Aide de camp de Napoléon, il avait servi les campagnes de l'Empire avec distinction. Quand Napoléon débarqua à Golfe-Juan le 1er mars 1815 avec mille hommes pour reconquérir la France, La Bédoyère commandait le 7e régiment d'infanterie de ligne, stationné à Grenoble.

Le 7 mars 1815, à Laffrey, l'avant-garde de Napoléon se retrouva face aux régiments royaux envoyés pour barrer la route. La Bédoyère commanda à ses soldats de présenter les armes. Au lieu d'ouvrir le feu, il traversa seul le no man's land, rejoignit Napoléon et fit défiler son régiment derrière lui. Ce fut le premier retournement militaire de masse des Cent Jours : Napoléon entra à Grenoble sans un coup de feu, et continua vers Paris à la tête d'une armée qui grossissait à chaque étape.

Après Waterloo (18 juin 1815) et la seconde abdication de Napoléon (22 juin), la Restauration reprit le pouvoir et chercha à punir les défections les plus spectaculaires. La Bédoyère essaya de fuir, fut arrêté, traduit devant un conseil de guerre et condamné à mort. Son épouse Georgine de Mosbourg se démena sans relâche pour obtenir sa grâce : lettres, démarches, audiences. Louis XVIII resta sourd.

Le 19 août 1815, La Bédoyère fut fusillé à la Barrière de Grenelle (actuel boulevard de Grenelle, 15e arrondissement). Il avait vingt-neuf ans. Il fut l'un des premiers exécutés de la Restauration dans la « Terreur blanche » qui suivit le retour des Bourbons. Le maréchal Ney suivrait en décembre 1815, fusillé au jardin du Luxembourg.

La Restauration voulait faire des exemples. Elle en fit. Et les donna à ses adversaires.

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Événement
1782
9 avril 1782
t2 p 165
Le 9 avril 1782, la Comédie-Française quitte les Tuileries et ouvre ses portes dans son nouveau théâtre place de l'Odéon, avec une représentation d'Iphigénie en Aulide de Racine. Le bâtiment, conçu par les architectes Pe …

Le 9 avril 1782, la Comédie-Française quitte les Tuileries et ouvre ses portes dans son nouveau théâtre place de l'Odéon, avec une représentation d'Iphigénie en Aulide de Racine. Le bâtiment, conçu par les architectes Peyre et de Wailly, est le plus grand et le plus moderne de Paris — façade à colonnes, foyer élégant, salle à l'italienne. On l'appelle d'abord simplement le Théâtre Français.

Deux ans plus tard, le 27 avril 1784, c'est ici que Beaumarchais fait jouer Le Mariage de Figaro — après des années de censure royale. La pièce avait été interdite par Louis XVI en personne, convaincu qu'elle était dangereuse pour l'ordre social. Il avait raison. La salle fit un triomphe qui résonna dans toute l'Europe. Napoleon dira plus tard que Le Mariage de Figaro était déjà la Révolution en acte.

La Révolution justement transforme le théâtre comme tout le reste. En 1789 il devient Théâtre de la Nation, en 1793 Théâtre de l'Égalité. La troupe elle-même se scinde en deux — les révolutionnaires d'un côté, les royalistes de l'autre. Les uns jouent rue de Richelieu, là où se trouve encore aujourd'hui la Comédie-Française. Les autres sont emprisonnés.

Le bâtiment de l'Odéon brûle en 1799, est reconstruit, brûle à nouveau en 1818, est reconstruit encore. Il existe toujours place de l'Odéon, sous le nom de Théâtre de l'Europe. La salle de 1782 a disparu — l'institution, elle, a survécu à tout.

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Événement
1655
1655 — École de Médecine (amphithéâtre anatomique)/Confrérie des chirurgiens de St Côme
t2 90-91
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Événement
1572
24 août 1572 — Porte de Buci/Petite Genève/Massacre de la St Barthélemy
t2 p 72
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Événement
1100
1100 — Hôtel du Grand Chantre (comportant cloître, tourelle et puits)
t2 p 7
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Événement
1726
1726 — Caveau du traiteur Landelle//Loge St Thomas au Louis d'Argent (1ère loge maçonnique à Paris fondée par des britanniques)
t2 p 197-198
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Événement
1670
1670 — Monastère de la Visitation/Demeure de Mme de Montespan
t2 p 183
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Événement
1671
Événement
1672
1672 — Laboratoire de Godin de Sainte-Croix/Affaire des poisons
t2 p 64
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Événement
Événement
1789
1789 — Demeure de Joseph Ignace Guillotin
t2 p 89
Le docteur Joseph Guillotin introduit la Déclaration des Droits dans le cahier de doléances du quartier de la Monnaie
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Événement
1817
Événement
Événement
1803
1803 — Couvent des Feuillantines/Demeure de Mme Hugo/Cachette de Victor Lahorie
t2 p 143
Le général Lahorie se cache pendant 18 mois chez Mme Hugo, suite à sa participation au complot de Cadoudal
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Événement
Événement
1633
21 février 1633 — Jardin des Plantes
t2 p 109
Le Jardin Royal des herbes médicinales, créé en 1626, devient Jardin des Plantes En 1626, Louis XIII, conseillé par son médecin Jean Héroard, décide de créer à l’est de Paris un Jardin Royal des herbes médicinales, desti …

Le Jardin Royal des herbes médicinales, créé en 1626, devient Jardin des Plantes

En 1626, Louis XIII, conseillé par son médecin Jean Héroard, décide de créer à l’est de Paris un Jardin Royal des herbes médicinales, destiné d’abord à fournir des plantes aux apothicaires et à l’enseignement de la médecine. Confié au médecin‑botaniste Guy de La Brosse, ce jardin s’inscrit dans un double projet : renforcer le prestige scientifique de la monarchie et encadrer plus strictement la pratique pharmaceutique, en imposant des drogues « bien identifiées » et contrôlées.

Aménagé hors les murs, sur des terres encore en partie maraîchères, le jardin rassemble progressivement collections de simples, parterres d’acclimatation, serres et un petit cabinet de curiosités naturelles. On y expérimente, on y classe, on y enseigne, dans un esprit encore très marqué par la médecine galénique, mais déjà ouvert à une observation plus systématique des végétaux.

Le 21 février 1633, puis surtout avec les lettres patentes de 1635, l’institution change de dimension : le Jardin Royal des herbes médicinales devient véritablement le Jardin des Plantes, lieu d’étude de l’histoire naturelle au sens large. Le monopole des seuls usages médicinaux recule au profit d’un champ plus vaste où botanique, anatomie comparée et, plus tard, zoologie trouvent leur place.

Ce glissement, voulu par La Brosse et entériné par la monarchie, prépare ce que deviendra, au fil des siècles, le grand établissement scientifique du faubourg Saint‑Victor : un espace où se rencontrent médecine, botanique, exploration du monde et curiosité populaire, bien avant la création officielle du Muséum national d’Histoire naturelle à la Révolution.

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Événement
1795
1795 — Palais Bourbon/Conseil des Cinq-Cents
t2 p 254
Le palais Bourbon est confisqué ; il sera affecté au Conseil des Cinq-Cents en janvier 1798
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Événement
1794
1794 — Demeure de Jean-Baptiste-Auguste Le Rebours
t2 p 168
Le Rebours est décapité pendant la Terreur, dans ce qu'on a appelé "la fournée des présidents"
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Événement
1721
1721 — Muséum d'histoire naturelle
t2 p 114
Le squelette de Cartouche, exécuté en 1721, est exposé au Muséum
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Événement
1799
1799 — Demeure de Philippe Lebon
t2 p 25
Lebon invente l'éclairage et le chauffage au gaz ; Chaptal dirige les essais
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Événement
1872
1872 — Enclos des Chartreux de Vauvert/Demeure de Charles Leconte de Lisle
t2 p 162
Leconte de Lisle habite la maison au fond derrière la serre
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Événement
1795
21 octobre 1795 — Musée des Monuments français/École des Beaux-Arts
t2 p 226
Lenoir crée un musée lapidaire dans l'ancien couvent, en 1792 ; il deviendra le "Musée des Monuments français", institué le 1er septembre 1794 par la Convention
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Événement
1880
1880 — Hôtel d'Edmond de Rothschild
t2 p 239
Les boiseries de l'Hôtel d'Edmond de Rothschild proviennent de l'Hôtel Samuel Bernard
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Événement
1561
27 décembre 1561 — Église St Médard/Tumulte de St Médard/Vacarme de St Médard
t2 p 119
Les protestants pénètrent dans l'église pour perturber la messe en riposte à une provocation des catholiques
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Événement
1561
27 décembre 1561 — Église St Médard/Tumulte de St Médard/Vacarme de St Médard
t2 p 119
Les protestants pénètrent dans l'église pour perturber la messe en riposte à une provocation des catholiques
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Événement
1671
1671 — Abbaye de Pantémont
t2 p 266
Les religieuses de Cîteaux assurent ici l'éducation des filles de familles nobles au 18ème siècle
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Événement
1742
1742 — Hôtel Lambert (de 1644, donnant aussi sur la rue St Louis en l'Île)
t2 p 24
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Événement
1742
1742 — Hôtel Lambert de 1644 (donne sur le quai d'Anjou)
t2 p 24
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Événement
1844
16 avril 1844 — Maison natale d'Anatole France
t2 p 228
Librairie politique ancienne et moderne du père d'Anatole France, qui nait dans l'arrière-boutique
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Événement
1685
Événement
1650
1650 — Noviciat de l'Oratoire (maison de repos des oratoriens)
t2 p 159
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Événement
1819
1819 — Pension Vauquer (dans le roman de Balzac)
t2 p 129
Lieu où Balzac situe la pension Vauquer dans le Père Goriot
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Événement
1819
1819 — Pension Vauquer (dans le roman de Balzac)
t2 p 129
Lieu où Balzac situe la pension Vauquer dans le Père Goriot
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Événement
1338
1338 — Réfectoire du collège des Bernardins (architecture cistercienne)
t2 p 67-68
Logis du Pape, vestige médiéval du collège des Bernardins, fondé en 1244
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Événement
1788
1788 — Hôtel de Brienne
t2 p 256
Loménie de Brienne, ministre des finances depuis 1787, manque d'être lynché par le peuple
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Événement
1655
13 avril 1655 — Grand'Chambre du Parlement de Paris/Palais de Justice
t2 p 79
Louis XIV musèle le Parlement lors d'une séance dite "de la flagellation"
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Événement
1821
Événement
1824
1824 — Demeure d'Alfred de Musset
t2 p 251
Maison de jeunesse d'Alfred de Musset, qui vit avec sa mère et son frère ; il y écrit "La Nuit de mai" et "Contes d'Espagne et d'Italie"
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Événement
1819
1819 — Abbaye aux Bois/Salon de Mme Récamier
t2 p 191
Maison de repos laïque où Mme Récamier tint un salon célèbre
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Événement
1848
1848 — Demeure d'Henri Murger
t2 p 116
Maison du 18ème siècle de 8 étages, demeure d'Henri Murger ; il y écrit "La vie de bohème"
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Événement
1791
1791 — Hôtel de Miramion
t2 p 67
Maison pour femmes débauchées, tenue par les "Miramionnes", qui fouettaient les récidivistes ; les femmes du quartier voulurent les fustiger à leur tour lors d'une émeute en 1791
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Événement
1572
24 août 1572 — Bâtiment remarquable/Caves remarquables/Massacre de la St Barthélemy
t2 p 43
Maison recélant des caves gothiques, refuge de huguenots pendant le massacre de la St Barthélemy
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Événement
1614
1614 — Maisons sur pilotis
t2 p 22
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Événement
1792
10 août 1792 — Hôtel du président Duret/Demeure d'Antoine Jean Gailot Mandat de Grancey
t2 p 244
Mandat commande la Garde nationale chargée de la défense des Tuileries ; accusé de délit contre la sûreté publique et assassiné, il est remplacé par Santerre
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Événement
1765
1765 — Congrégation de Notre-Dame (pension de jeunes filles)
t2 p 104
Manon Phlipon, future Mme Roland, alors âgée de 11 ans, est pensionnaire dans cette institution
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Événement
1821
1821 — Demeure de Victor Hugo (après la mort de sa mère)
t2 p 217
Mansarde où demeure Victor Hugo à 19 ans ; il y écrit ses "Odes et Ballades"
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Événement
1790
1 mai 1790 — Imprimerie de l'Égalité (à l'enseigne du "Griffon")
t2 p 198
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Événement
1857
1857 — Marché aux chevaux
t2 p 110
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Événement
1857
1857 — Marché aux chevaux
t2 p 110
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Événement
1610
1610 — Couvent des Grands Augustins
t2 p 95
Marie de Médicis est proclamée régente à la mort d'Henri IV
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Événement
1358
22 février 1358 — Palais des rois capétiens/Palais de Justice/Conciergerie
t2 p 79
Massacre des conseillers du dauphin par les hommes d'Étienne Marcel. Étienne Marcel coiffe le Dauphin du chaperon rouge et bleu
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Événement
1792
2 septembre 1792 — Couvent des Carmes déchaussés/Massacres de Septembre
t2 p 178
Massacres de 115 Prêtres réfractaires au couvent des Carmes Déchaux, transformé en prison
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Événement
1792
4 septembre 1792 — Hôpital de la Salpêtrière/Maison de la Force/Cour des massacres/Massacres de Septembre
t2 p 112
Massacres de Septembre à la prison de la Salpêtrière ; 35 femmes détenues de droit commun sont exécutées. Les massacres continueront à Bicêtre, faisant 166 victimes
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Événement
1812
1812 — Hôtel d'Humières/Demeure du maréchal Mortier
t2 p 241-242
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Événement
1738
1738 — Le Gros Caillou
t2 p 271
Mégalithe appelé le Gros-Caillou, utilisé comme limite des censives des abbayes de Ste Geneviève et de St Germain ; détruit au 18ème siècle
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Événement
1789
1789 — Demeure de Pierre Paul Royer-Collard
t2 p 27
Membre de la Commune jusqu'au 10 août 1792 puis Conseil des Cinq-Cents
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Événement
1654
1654 — Hôtel Scipion Sardini
t2 p 121-122
Membre du célèbre "Escadron volant" de Catherine de Médicis ; le "haras de putains" pour les contemporains ; médaillons Renaissance remarquables dans la cour
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Événement
1814
1814 — Hôtel de Marsilly/Demeure de Charles Joseph Mathieu Lambrechts
t2 p 188-189
Ministre de la justice de 1797 à 1799 ; il rédige l'acte de déchéance de Napoléon
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Événement
1793
1793 — Église St Étienne du Mont/Vitraux du 13ème siècle remarquables
t2 p 47
Mirabeau et Marat transférés après expulsion du Panthéon dans le charnier de St Étienne du Mont
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Événement
1768
1768 — Hôtel Persan/Demeure de Mlle Clairon
t2 p 225-226
Mlle Clairon héberge Marmontel, poursuivi pour avoir défendu la tolérance religieuse
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Événement
1897
16 décembre 1897 — Demeure d'Alphonse Daudet
t2 p 246
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Événement
1881
2 juin 1881 — Demeure d'Émile Littré
t2 p 179
Mort d'Émile Littré ; auteur du monumental "Dictionnaire de la langue française"
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Événement
1857
5 septembre 1857 — Demeure d'Auguste Comte (à partir de 1841)
t2 p 165
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Événement
1900
30 novembre 1900 — Hôtel d'Alsace/Séjour d'Oscar Wilde
t2 p 212
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Événement
1662
19 août 1662 — Maison à l'enseigne du Lion d'Or/Demeure de Blaise Pascal (chez sa sœur)
t2 p 41
Quelqu'un déchire la doublure d'un vêtement et trouve un parchemin cousu là depuis huit ans. Blaise Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand. À seize ans, il avait rédigé un Essai sur les coniques qui stupéfia le …

Quelqu'un déchire la doublure d'un vêtement et trouve un parchemin cousu là depuis huit ans.

Blaise Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand. À seize ans, il avait rédigé un Essai sur les coniques qui stupéfia les mathématiciens. À dix-neuf ans, il construisit la Pascaline, première machine à calculer mécanique. À vingt-trois ans, il conduisit les expériences de Torricelli sur la pression atmosphérique et démontra l'existence du vide contre les aristotéliciens. À trente-neuf ans, il mourait dans la maison de sa sœur Gilberte Périer, au 67 rue du Cardinal Lemoine, dans le 5e arrondissement, après des semaines d'agonie.

L'autre Pascal, celui des Pensées et des Provinciales, avait commencé le soir du 23 novembre 1654. Ce soir-là, entre dix heures et minuit, il connut ce qu'il appellera simplement dans ses notes : « Feu. » Une expérience mystique dont il rédigea immédiatement le compte rendu sur un parchemin, qu'il transcrivit ensuite sur du papier, et qu'il cousit dans la doublure de son manteau pour le porter sur lui jusqu'à la mort. Ce parchemin, le « Mémorial », ne fut découvert qu'après son décès : ses serviteurs, dépliant ses habits, sentirent quelque chose de dur dans la doublure. Il commençait par le mot : « FEUX. »

À partir de cette nuit de 1654, Pascal abandonna progressivement les sciences et se consacra à la polémique religieuse et à la réflexion sur la condition humaine. Les Provinciales (1656-1657), dix-huit lettres satiriques contre la casuistique des jésuites, furent l'une des œuvres de prose française les plus lues du siècle. Les Pensées, fragments d'une apologétique du christianisme jamais achevée, furent publiées après sa mort : elles comptent parmi les grandes œuvres de la philosophie française.

Pascal est mort à trente-neuf ans. Les médecins avaient identifié une « vapeur » au cerveau, probablement un cancer ou une méningite tuberculeuse. Il était épuisé, douloureux, mais lucide. Il refusa les secours religieux pour lui-même tant qu'un pauvre n'en aurait pas bénéficié d'abord. La nuit du 18 au 19 août 1662, il dit : « Que Dieu ne m'abandonne jamais. » Il mourut quelques heures plus tard.

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Événement
1888
Événement
1834
1 août 1834 — Demeure de Charlotte Robespierre
t2 p 120
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Événement
1835
1835 — Demeure de François-Étienne Kellermann
t2 p 241
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Événement
1778
30 mai 1778 — Hôtel de Villette
t2 p 233-234
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Événement
1848
4 juillet 1848 — Demeure de François-René de Chateaubriand (à partir d'août 1838)
t2 p 253
Le 4 juillet 1848, François-René de Chateaubriand meurt dans son appartement du rez-de-chaussée, au fond de la cour. Il a soixante-dix-neuf ans. Sourd, presque aveugle, paralysé depuis plusieurs années. Il y a huit jours …

Le 4 juillet 1848, François-René de Chateaubriand meurt dans son appartement du rez-de-chaussée, au fond de la cour. Il a soixante-dix-neuf ans. Sourd, presque aveugle, paralysé depuis plusieurs années. Il y a huit jours à peine, les Journées de Juin ont ensanglanté Paris : les barricades ouvrières des faubourgs Saint-Antoine et du Temple écrasées par le général Cavaignac, plusieurs milliers de morts dans les rues. La Deuxième République, née en février dans l'allégresse, venait d'organiser son premier massacre. Les rues de Paris sentaient encore la poudre.

Chateaubriand a tout traversé. Émigré à Londres pendant la Terreur, il rentre sous le Consulat et publie en 1802 Le Génie du christianisme — qui réconcilie la France avec la foi après la décennie révolutionnaire. AtalaRené : il pose les fondations du romantisme français. Ambassadeur à Berlin, à Londres, à Rome. Ministre des Affaires étrangères sous Louis XVIII. Pair de France. Et puis 1830 : il refuse de prêter serment à Louis-Philippe, démissionne, perd fonctions et revenus. Jusqu'au bout, il choisit la cohérence contre le confort.

Il lui reste ses Mémoires. Commencées vers 1809, retravaillées pendant trente ans — une autobiographie qui tient un siècle entier : l'Ancien Régime, la Révolution, l'Empire, les Restaurations. Ruiné, il en a vendu les droits en 1844 à Émile de Girardin, directeur de La Presse, contre une rente viagère. Tant que Chateaubriand vivra, rien ne sera publié. C'est le paradoxe qu'il a lui-même nommé : des Mémoires d'outre-tombe — rédigées pour être lues depuis la tombe. Au moment de sa mort, le manuscrit se trouve dans un coffre en bois, au pied du lit.

Juliette Récamier, dont l'appartement de l'Abbaye-aux-Bois est à quelques rues, le visitait jusqu'au bout — presque aveugle elle aussi. Elle mourra dix mois plus tard, le 11 mai 1849.

La sérialisation des Mémoires d'outre-tombe dans La Presse commence en octobre 1848. Quant à Chateaubriand, il est enterré au Grand Bé, un îlot rocheux face à Saint-Malo, selon ses propres instructions. Sur la tombe : une croix, aucune inscription. Il avait demandé à entendre la mer.

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Événement
1818
28 juillet 1818 — Demeure de Gaspard Monge (à partir de 1800)
t2 p 267
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Événement
1788
16 avril 1788 — Hôtel de l'Intendant/Demeure de Georges Louis Leclerc de Buffon (à partir de 1772)
t2 p 110
Mort de Georges Buffon, intendant du Jardin du Roi pendant 49 ans La veille encore, le 15 avril 1788, Georges-Louis Leclerc de Buffon dictait à son intendant Thouin les dernières consignes pour les travaux du Jardin, rem …

Mort de Georges Buffon, intendant du Jardin du Roi pendant 49 ans

La veille encore, le 15 avril 1788, Georges-Louis Leclerc de Buffon dictait à son intendant Thouin les dernières consignes pour les travaux du Jardin, remettait dix-huit mille livres pour les poursuivre et corrigeait une épreuve. Dans la nuit, la gravelle qui le ronge depuis des années a raison de lui. Il a quatre-vingts ans. Il vient de passer quarante-neuf ans — près d'un demi-siècle — à la tête du Jardin du Roi, nommé par Louis XV en 1739.

Ce qu'il en a fait tient du prodige. Arrivé à la tête d'un jardin médicinal, il le double en superficie, achète terrain après terrain vers le sud et la Seine, fait percer la rue de Buffon en 1782, bâtit des serres, l'amphithéâtre de Verniquet en 1787, un cabinet d'histoire naturelle que l'Europe entière vient visiter. Il y accumule six mille espèces végétales et des collections zoologiques qui feront le socle du futur Muséum. En parallèle, il publie les trente-six volumes de son Histoire naturelle — entreprise encyclopédique où la prose du Discours sur le style (« le style est l'ordre et le mouvement qu'on met dans ses pensées ») sert une science en train de se faire.

Il meurt dans l'hôtel qu'il s'est fait construire en 1772 à l'angle des rues Geoffroy-Saint-Hilaire et Buffon, où se trouve aujourd'hui la Maison de Buffon. Son corps part le 20 avril pour l'église de Montbard ; son cœur, longtemps préservé des tourmentes, reposera dans la base de la statue de Pajou, commandée par Louis XVI et qui trône au Muséum. Son fils unique, le comte Buffonet, sera guillotiné en juillet 1794, le mot « Citoyens, je m'appelle Buffon » à la bouche.

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Événement
1832
9 mai 1832 — Demeure de Georges Cuvier
t2 p 108
Mort de Georges Dagobert Cuvier, un des fondateurs de la paléontologie
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Événement
1692
23 juin 1692 — Demeure de Gilles Ménage (à partir de 1676)
t2 p 7
Mort de Gilles Ménage, écclésiastique libertin et « précieux », secrétaire de Paul de Gondi, pris par Molière comme modèle de Vadius dans Les Femmes savantes
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Événement
1781
18 mars 1781 — Hôtel de Viarmes/Demeure d'Anne Robert Jacques Turgot
t2 p 248
Mort de Jacques Robert Turgot, ministre des finances de Louis XVI
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Événement
1699
21 avril 1699 — Demeure de Jean Racine (à partir de 1692)
t2 p 210
Il avait quitté le théâtre depuis douze ans. C'est dans le silence qu'il meurt, à deux pas de la scène où il avait régné. Le 21 avril 1699, Jean Racine s'éteint dans sa maison de la rue des Marais-Saint-Germain — aujourd …

Il avait quitté le théâtre depuis douze ans. C'est dans le silence qu'il meurt, à deux pas de la scène où il avait régné.

Le 21 avril 1699, Jean Racine s'éteint dans sa maison de la rue des Marais-Saint-Germain — aujourd'hui rue Visconti — au cœur du faubourg Saint-Germain. Il a cinquante-neuf ans. La cause officielle est un abcès au foie ; la cause profonde, personne ne la connaît vraiment. Depuis Phèdre, en 1677, Racine n'a plus rien donné au théâtre profane. Il s'est rangé, marié, est devenu historiographe du roi, père de sept enfants, dévot.

La rue des Marais est alors un ruban étroit entre les rues de Seine et Bonaparte, déjà vieux de trois siècles. Racine s'y est installé dans les années 1690 — probablement en 1692 — dans une maison appartenant à Mareschal, premier chirurgien de Louis XIV. Le quartier est celui des libraires, des imprimeurs, des théâtres : le jeu de paume de la rue Mazarine, où Molière a joué, est à quelques enjambées. Racine vit à l'ombre de ce qu'il a été.

Les dernières années sont marquées par un retour à Port-Royal, dont il avait été l'élève avant d'en devenir, par sa carrière mondaine, le fils ingrat. Il rédige un Abrégé de l'histoire de Port-Royal, inachevé, où perce le remords. La disgrâce auprès de Louis XIV — pour avoir, dit-on, évoqué trop librement la misère du peuple — assombrit ses derniers mois. La légende veut que le roi l'ait regardé mourir de loin, sans un geste.

Racine demande à être enterré à Port-Royal-des-Champs. Louis XIV y consent. En 1711, quand le roi fait raser l'abbaye — sa vieille ennemie janséniste —, les restes de Racine sont transférés à Saint-Étienne-du-Mont, où ils reposent encore, à côté de ceux de Pascal. Le poète des passions tragiques et le géomètre de l'infini, voisins pour l'éternité.

Rue Visconti, une plaque rappelle sa mémoire. Elle a longtemps été posée au mauvais numéro — le 26 au lieu du 24. La maison elle-même a disparu depuis longtemps. Mais la rue, l'une des plus étroites de Paris, a gardé son échelle du XVIIe siècle — et son silence.![[Plaque de Racine 26 rue Visconti, Archives Paris révolutionnaire|Visconti rue 24-26 Racine plaque 01 max.jpg]]

Plaque de Racine 26 rue Visconti, Archives Paris révolutionnaire

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Événement
1792
18 juillet 1792 — Demeure de John Paul Jones
t2 p 169
Mort de John Paul Jones, marin et héros de la Guerre d'indépendance des États-Unis, fondateur de l'U.S. Navy
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Événement
1831
28 mai 1831 — Demeure de l'Abbé Grégoire (depuis 1820)
t2 p 186
Mort de l'abbé Grégoire, chef de l'Église constitutionnelle ; il défend les droits des juifs et milite pour l'abolition de l'esclavage
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Événement
1778
1778 — Demeure d'Henri Lekain
t2 p 163
Mort de l'acteur Henri Le Kain, réformateur du théâtre encouragé par Voltaire
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Événement
1907
1907 — Demeure de Joris-Karl Huysmans
t2 p 186
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Événement
1889
23 avril 1889 — Demeure de Jules Barbey d'Aurevilly (à partir de 1859)
t2 p 193
Il portait des jabots de dentelle sous la Troisième République et recevait ses visiteurs dans une chambre qui servait aussi de cuisine. Le dernier des romantiques vivait comme un personnage de ses propres livres. Jules B …

Il portait des jabots de dentelle sous la Troisième République et recevait ses visiteurs dans une chambre qui servait aussi de cuisine. Le dernier des romantiques vivait comme un personnage de ses propres livres.

Jules Barbey d'Aurevilly meurt le 23 avril 1889 au 25 rue Rousselet, dans le petit appartement qu'il occupe depuis une trentaine d'années. Il a quatre-vingts ans. La cause est une hémorragie — le corps lâche, mais le personnage, lui, est resté intact jusqu'au bout : royaliste, catholique, provocateur, magnifique.

La rue Rousselet est une voie tranquille du faubourg Saint-Germain, entre l'École militaire et le boulevard des Invalides. L'appartement — premier étage, une pièce principale donnant sur le jardin des frères de Saint-Jean-de-Dieu — n'a rien d'un hôtel particulier. Barbey l'appelle son « tourne-bride de sous-lieutenant ». La chambre fait aussi office de cuisine. C'est là qu'il écrit, qu'il reçoit, qu'il règne sur un cercle de fidèles qui viennent écouter le vieux lion normand gronder contre son siècle.

Le Normand à Paris Barbey est arrivé à Paris en 1833, à vingt-quatre ans, depuis son Cotentin natal. Il n'en repartira jamais vraiment. Pendant un demi-siècle, il traverse les régimes — monarchie de Juillet, République, Empire, République encore — sans jamais s'y résigner. Dandy impénitent, il arpente les boulevards en habits d'un autre âge, jabot de dentelle, gilet rouge, canne à pommeau, saluant les bourgeois d'un air qui tient du mépris et de la bénédiction.

Son œuvre est à cette image : éclatante, dérangeante, inclassable. Les Diaboliques (1874), six nouvelles d'une cruauté élégante où le désir et la mort se confondent, lui valent un procès pour outrage aux mœurs — à soixante-six ans, sous la République des notaires. Un prêtre marié, L'Ensorcelée, Le Chevalier des Touches : ses romans sont des mondes clos, nocturnes, où la passion brûle sous la surface d'une société figée. La critique académique le tient à distance. Lui s'en moque — il préfère Balzac à Zola, Byron à Hugo, et le XVIIe siècle à tout le reste.

Critique littéraire féroce au Constitutionnel puis au Pays, il est redouté pour ses éreintements et adoré pour ses enthousiasmes. Il défend Baudelaire quand personne ne le lit. Il attaque le naturalisme avec une violence joyeuse. Il refuse l'Académie et le ruban — non qu'on les lui offre, d'ailleurs.

Au 25 rue Rousselet, après sa mort, sa secrétaire Louise Read veille sur l'appartement et la mémoire. Une plaque orne aujourd'hui la façade. Le jardin des frères, derrière le mur, est toujours là.![[Plaque de commémoration de Jules Barbey d'Aurevilly, Archives Paris Révolutionnaire|Rousselet rue 25 Jules Barbey d'Aurevilly 10 plaque web.jpg]]

Plaque de commémoration de Jules Barbey d'Aurevilly, Archives Paris

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Événement
1730
20 mars 1730 — Demeure d'Adrienne Lecouvreur (à partir de 1718)
t2 p 211
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Événement
1831
27 juin 1831 — Demeure de Sophie Germain
t2 p 98
En 1811, l'Académie des sciences organise un concours : « donner la théorie mathématique des surfaces élastiques et la comparer à l'expérience. » Une seule candidate se présente au premier appel : Sophie Germain. Elle a …

En 1811, l'Académie des sciences organise un concours : « donner la théorie mathématique des surfaces élastiques et la comparer à l'expérience. »

Une seule candidate se présente au premier appel : Sophie Germain. Elle a trente-cinq ans et n'a jamais fréquenté aucune institution académique — toutes lui étaient fermées. Depuis 1794, elle reçoit par courrier les notes de cours de l'École polytechnique sous le pseudonyme « Antoine-Auguste LeBlanc », emprunté à un ancien étudiant. Lagrange, impressionné par les travaux de cet inconnu, avait demandé à le rencontrer et découvert une femme. Elle correspond avec Gauss depuis 1804, sous le même masque. En 1806, elle lui révèle son identité en faisant intervenir ses relations parisiennes pour le protéger de l'armée napoléonienne à Brunswick. Gauss lui répond qu'elle a « surmonté les obstacles les plus redoutables que les préjugés opposent aux femmes. »

Son premier mémoire, soumis en 1811, est jugé insuffisant — les équations de base sont incorrectes. Elle recommence. Second mémoire en 1813 : meilleur, mais encore des erreurs fondamentales. Troisième tentative, délai reporté à 1815 : Lagrange lui fournit la correction de l'équation différentielle de départ, et le mémoire tient. Le 8 janvier 1816, à l'Académie des sciences, quai de Conti, le Grand Prix extraordinaire lui est décerné. C'est la première fois qu'une femme remporte ce prix.

Elle n'est pas invitée à la cérémonie. Le règlement de l'Académie des sciences n'admet dans ses séances que les membres — tous des hommes — et leurs épouses. La lauréate du Grand Prix ne peut pas y siéger. Ce n'est qu'à la suite de ce couronnement qu'elle sera finalement admise à assister aux séances, sans droit de vote ni de parole officielle.

L'exclusion des femmes de la science n'est pas un accident mais une règle construite. L'Académie des sciences, fondée en 1666, n'a jamais formellement admis les femmes à en être membres. Sophie Germain en franchit le seuil par la seule force de ses travaux — dans une institution conçue pour qu'elle n'y entre pas.

En 1831, Gauss proposera que l'université de Göttingen lui décerne un doctorat honoris causa — le premier accordé à une femme. Elle mourra avant de le recevoir, le 27 juin 1831, dans sa demeure située au 13 rue de Savoie, dans le 6e arrondissement de Paris. ![[Mathe%CC%81maticienne%20Sophie%20Germain.jpg|Mathe%CC%81maticienne%20Sophie%20Germain.jpg]]

​Lettre d’admission de Sophie Germain à l’Académie des sciences.

En 1816, elle fut la première femme à y remporter un prix.
© BNF/Bibliothèque Ecole Polytechnique
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Événement
1688
1688 — Hôpital des incurables/Demeure de Mme de La Sablière
t2 p 193
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Événement
1688
1688 — Hôpital des incurables/Demeure de Mme de La Sablière
t2 p 193
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Événement
1817
16 avril 1817 — Demeure de Martin Drolling (à partir de 1813)
t2 p 192
Mort de Martin Drolling, peintre de portraits et de scènes de genre
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Événement
1870
13 mars 1870 — Impasse Valmy/Demeure de Charles Forbes de Montalembert
t2 p 239
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Événement
1827
3 mars 1827 — Demeure de Pierre Simon de Laplace
t2 p 253
Mort de Pierre-Simon de Laplace, astrophysicien qui travailla sur l'origine de l'Univers
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Événement
1817
9 juin 1817 — Hôpital de la Salpêtrière (asile d'aliénés pour femmes)
t2 p 112
Mort de Théroigne de Méricourt devenue folle après sa fustigation aux Tuileries ; son cas fut étudié par Pinel et Esquirol
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Événement
1781
18 mars 1781 — Hôtel de Viarmes/Demeure d'Anne Robert Jacques Turgot
t2 p 248
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Événement
1889
1889 — Communauté des Nouveaux convertis/Demeure de Michel-Eugène Chevreul
t2 p 107
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Événement
1509
1509 — Demeure d'Ambroise Paré
t2 p 100
Mort du chirurgien Ambroise Paré, qui soigna quatre rois de France
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Événement
1912
13 août 1912 — Demeure de Jules Massenet
t2 p 174
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Événement
1722
1722 — Hôtel des Pompes/État-major des pompiers/Demeure de François Dumouriez du Périer
t2 p 86-87
Mort du créateur du corps des pompiers de Paris ; l'office était rempli jusqu'alors par des moines mendiants Capucins
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Événement
1814
1814 — Demeure de Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1801)
t2 p 241
Mort du disciple de Jean-Jacques Rousseau, tenant de la "Philosophie naturelle"
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Événement
1849
10 juin 1849 — Demeure de Thomas Robert Bugeaud
t2 p 229
Mort du maréchal Bugeaud ; responsable des massacres du peuple algérien et de celui de la rue Transnonain
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Événement
1849
10 juin 1849 — Demeure de Thomas Robert Bugeaud
t2 p 229
Mort du maréchal Bugeaud ; responsable des massacres du peuple algérien et de celui de la rue Transnonain
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Événement
1808
1808 — Grand Hôtel de Monaco/Hôtel de Sagan/Demeure du maréchal Davout
t2 p 259
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Événement
1929
20 mars 1929 — État-major de l'Armée
t2 p 260
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Événement
1820
1820 — Demeure de Constantin-François Volney
t2 p 182
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Événement
1863
13 août 1863 — Demeure et atelier d'Eugène Delacroix (à partir de 1857)
t2 p 201-202
Il avait fait entrer la couleur dans la peinture française comme d'autres avaient fait entrer la vapeur dans les machines : sans retour possible. Eugène Delacroix naquit le 26 avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice. Il mou …

Il avait fait entrer la couleur dans la peinture française comme d'autres avaient fait entrer la vapeur dans les machines : sans retour possible.

Eugène Delacroix naquit le 26 avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice. Il mourut le 13 août 1863 dans son appartement et atelier du 6 rue de Furstemberg, dans le 6e arrondissement, où il s'était installé en 1857 pour être près de l'église Saint-Sulpice, dont il achevait alors les grandes peintures murales. Il avait soixante-cinq ans.

Son œuvre couvre quarante ans de peinture française. Le Massacre de Chios (1824) et La Mort de Sardanapale (1827) l'avaient imposé comme le chef du Romantisme, contre l'Académie et contre Ingres. La Liberté guidant le Peuple (1830), achevée quelques mois après les journées de juillet, avait fait entrer dans la peinture la rue, le peuple et le fusil. Il avait voyagé au Maroc en 1832 et en avait rapporté une palette qui n'appartenait plus à la tradition française.

À Saint-Sulpice, entre 1858 et 1861, il avait peint trois grandes compositions murales dont La Lutte de Jacob avec l'Ange, dans la chapelle des Saints-Anges. Baudelaire, l'un de ses plus fidèles défenseurs, écrivit sur lui des pages décisives. Cézanne et Renoir déclarèrent tous deux leur dette envers sa couleur.

Il n'avait pas de descendants. Son atelier et son appartement de la rue de Furstemberg sont aujourd'hui le musée Delacroix, l'un des plus petits et des plus intenses musées de Paris.

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Événement
1867
14 janvier 1867 — Hôtel Boulleau/Demeure de Jean-Auguste-Dominique Ingres
t2 p 208 & 234
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Événement
1869
13 octobre 1869 — Demeure de Charles-Augustin Sainte-Beuve (à partir de 1850)
t2 p 181
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Événement
1896
8 janvier 1896 — Demeure de Paul Verlaine (à partir de septembre 1895)
t2 p 42
Mort du poète Paul Verlaine ; ses obsèques ont lieu à l'église St Étienne du Mont
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Événement
Événement
1856
1856 — Demeure de Pierre-Jean David d'Angers
t2 p 179
Mort du sculpteur et statuaire David d'Angers, membre de la Société centrale démocratique
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Événement
1650
1650
t2 p 114
Mort en Suède de René Descartes ; ses cendres seront transférées ici en 1819
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Événement
1754
1754 — Hôtel de l'Aubépine/Couvent des Filles de la Société de la Vierge (vestiges dans la cour)
t2 p 173
Naissance de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, futur ministre des Affaires étrangères de tous les régimes ; un des plus beaux prototypes d'opportuniste politique de notre Histoire
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Événement
1634
18 mars 1634 — Hôtel de la Trémoille/Maison natale de Mme de La Fayette
t2 p 175
Naissance de Mme de La Fayette, auteure de la "Princesse de Clèves" en 1678
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Événement
1844
23 octobre 1844 — Maison natale de Sarah Bernhardt
t2 p 91
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Événement
1675
16 janvier 1675 — Demeure de Louis de Rouvroy de Saint-Simon
t2 p 231
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Événement
1818
17 juin 1818 — Maison natale de Charles Gounod
t2 p 100
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Événement
1752
16 mars 1752 — Maison natale d'Antoine-Joseph Santerre (brasserie paternelle)
t2 p 120
Naissance du meneur des insurrections des 20 juin et 10 août 1792
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Événement
1810
1810 — Maison natale d'Hégésippe Moreau
t2 p 186
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Événement
558
décembre 558
t2 p 202 & 208
Nécropole des rois mérovingiens où se trouvait le plus vieux gisant conservé aujourd'hui à St Denis
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Événement
1815
7 décembre 1815 — Lieu de l'exécution du maréchal Ney
t2 p 155-156
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Événement
1805
4 février 1805 — Plaque de numérotation remarquable
t2 p 140
Numérotation des immeubles prescrite par le préfet Frochot ; en noir sur fond jaune
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Événement
1793
1793 — Hôtel de Lannion/Demeure de Charlotte Walpole
t2 p 244
Organisatrice d'une tentative fantaisiste d'évasion du Temple, de la famille royale, après la mort de Louis XVI
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Événement
Événement
1793
1793 — Palais du Luxembourg/Maison Nationale de Sûreté
t2 p 172
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Événement
Date imprécise — Palais des rois mérovingiens/Palais des rois carolingiens
t2 p 78
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Événement
1711
Événement
1736
1736 — Pavillon ayant appartenu à Jean de Jullienne
t2 p 138
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Événement
1306
1306 — Porte St Jacques/Enceinte de Philippe Auguste
t2 p 126
Pendaisons de 7 bourgeois parmi 28 arrêtés, en représailles d'une insurrection contre la dévaluation
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Événement
1724
1724 — Pensionnat de l'Enfant Jésus/Hôpital des Enfants malades
t2 p 193
Pensionnat de jeunes filles pouvant prouver 200 ans de noblesse ; sélectif, on ne fait pas mieux
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Événement
1637
12 août 1637 — Abbaye du Val de Grâce
t2 p 145-146
Elle était reine de France et sœur du roi d'Espagne, et Richelieu savait depuis longtemps que ces deux fidélités ne pouvaient pas coexister indéfiniment. En 1635, la France déclara la guerre à l'Espagne. Anne d'Autriche, …

Elle était reine de France et sœur du roi d'Espagne, et Richelieu savait depuis longtemps que ces deux fidélités ne pouvaient pas coexister indéfiniment.

En 1635, la France déclara la guerre à l'Espagne. Anne d'Autriche, épouse de Louis XIII, se retrouva dans une position impossible : elle était née infante d'Espagne, fille de Philippe III et sœur de Philippe IV, le roi avec lequel son mari était désormais en guerre. Richelieu, qui la tenait pour suspecte depuis des années, la fit surveiller.

Anne se rendait régulièrement à l'abbaye du Val de Grâce, rue Saint-Jacques dans le faubourg Saint-Jacques (5e arrondissement), pour y prier et se retirer. Elle y avait établi une correspondance secrète avec l'Espagne par l'intermédiaire de ses proches, dont Mme de Chevreuse, Marie de Rohan-Montbazon, qui était l'une de ses confidentes les plus intimes.

Le 12 août 1637, Pierre Séguier, garde des sceaux de Richelieu, fit perquisitionner l'abbaye. Les lettres furent saisies. Anne fut confrontée aux preuves et contrainte, quelques jours plus tard, de signer une confession reconnaissant qu'elle avait entretenu une correspondance avec l'ennemi. Elle admit avoir écrit à son frère Philippe IV, à son beau-frère l'infant cardinal et à Mme de Chevreuse, qui avait fui en Espagne. La reine jura solennellement de ne plus recommencer.

Mme de Chevreuse ne rentra pas en France. Anne fut placée sous une surveillance renforcée. Richelieu mourut en 1642, Louis XIII en 1643. Anne d'Autriche devint alors régente pour son fils Louis XIV, âgé de cinq ans, et gouverna la France avec Mazarin. L'abbaye du Val de Grâce, devenue le symbole de ses années de disgrâce, fut transformée en église royale dont elle posa la première pierre en 1645 : c'est le bâtiment qui subsiste aujourd'hui rue Saint-Jacques.

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Événement
1810
1810 — Hôtel Miramion/Pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris
t2 p 67
Pharmacie centrale de l'AP-HP, devenue musée de l'Assistance Publique en 1934
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Événement
1763
1763
t2 p 73
Plus belle rue du Paris du 18ème siècle, la première qui fut équipée en réverbères
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Événement
1601
1601 — Plus vieil arbre à Paris
t2 p 58
Plus vieil arbre de Paris ; un robinier faux acacia, planté en France pour la première fois par Jean Robin, d'où son nom
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Événement
1582
1582 — Restaurant "La Tour d'Argent"
t2 p 68
La Tour d’Argent, située au 15 quai de la Tournelle à Paris, est considérée comme le plus vieux restaurant de la capitale, fondé en 1582 sous le règne d’Henri III. L’établissement, initialement une auberge, doit sa renom …

La Tour d’Argent, située au 15 quai de la Tournelle à Paris, est considérée comme le plus vieux restaurant de la capitale, fondé en 1582 sous le règne d’Henri III. L’établissement, initialement une auberge, doit sa renommée à son emplacement face à l’embarcadère du coche d’eau sur la Seine. Selon la tradition, c’est à la table de la Tour d’Argent qu’Henri III aurait introduit l’usage de la fourchette en France, un ustensile alors rare et déjà utilisé dans certaines maisons italiennes. Au fil des siècles, le restaurant a accueilli de nombreuses personnalités historiques et littéraires, dont George Sand, Alfred de Musset, Alexandre Dumas père et Victor Hugo. La Tour d’Argent est également célèbre pour sa cuisine gastronomique et ses spécialités, notamment le canard au sang. L’établissement a traversé les époques, modernisé au début du XXe siècle, et reste un symbole du patrimoine culinaire et culturel parisien.

Sources

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Événement
1802
1802 — Demeure de Guillaume Andrieux
t2 p 217
Poète, membre du Conseil des Cinq-Cents, puis du Tribunat après le 18 Brumaire
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Événement
1796
9 septembre 1796 — Cabaret du Canon ci-devant royal/Conjuration des Égaux
t2 p 281
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Événement
1790
1790
t2 p 253-254
Pont de la Concorde achevé avec les pierres de la Bastille
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Événement
1230
1230 — Porche de l'église St Séverin
t2 p 55-56
Porche de St Pierre aux bœufs transféré à St Séverin après sa démolition
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Événement
Date imprécise
t2 61
Port d'arrivée du bois du Morvan par flottaison jusqu'au 16ème siècle
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Événement
Événement
1260
1260 — Cloître Notre-Dame (entrée)
t2 p 8
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Événement
1364
1364 — Porte St Marcel/Enceinte de Charles V
t2 p 116
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Événement
1209
1209 — Porte St Victor/Enceinte de Philippe Auguste
t2 p 40
Porte St Victor de l'enceinte de Philippe Auguste donnant accès à l'abbaye de St Victor
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Événement
1209
1209 — Porte St Victor/Enceinte de Philippe Auguste
t2 p 40
Porte St Victor de l'enceinte de Philippe Auguste donnant accès à l'abbaye de St Victor
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Événement
Événement
Événement
1729
Événement
1789
12 septembre 1789 — Imprimerie de Marat/Imprimerie du journal "Le Publiciste parisien"/Imprimerie du journal "L'Ami du Peuple"
t2 p 69
Le 12 septembre 1789, moins de deux mois après la prise de la Bastille, Jean-Paul Marat publie le premier numéro de son journal dans une imprimerie de la cour du Commerce Saint-André, dans le 6e arrondissement. Le titre …

Le 12 septembre 1789, moins de deux mois après la prise de la Bastille, Jean-Paul Marat publie le premier numéro de son journal dans une imprimerie de la cour du Commerce Saint-André, dans le 6e arrondissement. Le titre initial: "Le Publiciste parisien", qui deviendra dès le quatrième numéro "L'Ami du Peuple, ou le Publiciste parisien". Ce titre sera celui du journal jusqu'à la mort de Marat, le 13 juillet 1793.

Marat a quarante-six ans. Médecin de formation, physicien contesté dont les théories sur la lumière ont été rejetées par l'Académie des sciences, pamphlétaire depuis les années 1770, il entre dans la Révolution avec la conviction que la trahison et la corruption sont au coeur du système: la Cour, les parlements, les ministres, les généraux, les aristocrates déguisés en patriotes. Son journal sera l'organe de cette conviction.

"L'Ami du Peuple" paraît en moyenne cinq fois par semaine, à deux mille exemplaires. Il est lu à voix haute dans les carrefours, les cafés, les assemblées de section. Marat dénonce, nomme, accuse: Lafayette qui surveille le roi sous prétexte de le protéger; les Girondins qui modèrent la Révolution quand elle devrait s'accélérer; les spéculateurs qui profitent de la pénurie de pain. Il exige des têtes, au sens littéral: il fixe des chiffres, propose des listes, et ses lecteurs le croient.

Il est forcé de fuir à plusieurs reprises pour échapper aux mandats d'arrêt: en Angleterre en 1790, dans les égouts et les caves de Paris dont il ressort la santé brisée. Sa dermatite chronique, aggravée par des années de clandestinité dans des endroits humides, le ronge. À la fin de sa vie, il travaille dans son bain.

Un détail: le futur maréchal d'Empire Guillaume Brune travaille à l'imprimerie de la cour du Commerce Saint-André au moment de la fondation du journal. Il y est typographe. Le même atelier abrite l'imprimerie de Marat et le début de carrière d'un futur maréchal: la Révolution a ses coïncidences.

Marat est assassiné par Charlotte Corday le 13 juillet 1793, dans sa baignoire, au 30 rue des Cordeliers. "L'Ami du Peuple" cesse le jour de sa mort. Il avait publié son journal pendant près de quatre ans, sans interruption ou presque.

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Événement
1559
25 mai 1559 — Auberge du Vicomte
t2 p 210
Premier synode protestant, qui aboutit à la constitution de l'Église Réformée de France par les huguenots (de l'allemand eldgenossen)
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Événement
Événement
1371
1371 — Tour de l'Horloge (tocsin du palais de Justice)
t2 p 77
Première horloge publique de Paris sur la tour portant le tocsin du Palais
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Événement
1792
25 avril 1792
t2 p 70
Le montage a pris du temps. L'exécution n'a lieu que la nuit venue, aux chandelles. Le 25 avril 1792, place de Grève, les Parisiens s'écrasent depuis l'aube. On se masse aux fenêtres, on grimpe sur les toits. Tout le mon …

Le montage a pris du temps. L'exécution n'a lieu que la nuit venue, aux chandelles.

Le 25 avril 1792, place de Grève, les Parisiens s'écrasent depuis l'aube. On se masse aux fenêtres, on grimpe sur les toits. Tout le monde veut voir la nouvelle machine, celle dont on parle depuis des semaines — la « Louison », la « Louisette », comme on la surnomme d'après le docteur Antoine Louis qui l'a conçue. Le projet de loi a été voté le 25 mars. Le charpentier allemand Tobias Schmidt, qui a présenté le devis le moins cher — 305 livres contre 824 à ses concurrents —, a construit l'engin dans son atelier de la cour du Commerce-Saint-André. On l'a essayé d'abord sur des moutons vivants, le 9 avril, dans un atelier de charpente ; puis à l'hôpital de Bicêtre, dans la salle de dissection, sur trois cadavres — ceux de deux prisonniers et celui d'une folle. Les essais ont été concluants.

Mais ce 25 avril, le montage de la machine place de Grève traîne en longueur. Les heures passent. La foule attend. Quand enfin le couperet est en place, la nuit est tombée. On allume des chandelles. Le condamné est un détrousseur nommé Nicolas-Jacques Pelletier, arrêté le 14 octobre précédent rue Bourbon-Villeneuve pour avoir assailli un passant à coups de couteau et volé un portefeuille contenant 800 livres en assignats. Condamné à mort, sa sentence a été confirmée en appel le 24 décembre 1791, puis une troisième fois le 24 janvier 1792. Pelletier a attendu quatre mois dans sa cellule que la nouvelle machine soit prête.

Le bourreau Charles-Henri Sanson actionne le mécanisme. Le couperet siffle. La tête tombe. C'est fini. La foule, habituée aux lentes agonies de la potence et de la roue, reste interdite. Tout s'est passé si vite que les badauds se sentent floués. Dès le lendemain, une chanson circule dans Paris pour réclamer « qu'on leur rendît leur potence de bois ».

On ne leur rendra pas. Au contraire : après Pelletier, trois soldats, trois faussaires — dont un abbé — et un faux-monnayeur passeront sous le couperet. La machine ne s'arrêtera plus. C'est le journal royaliste les Actes des Apôtres qui lui donnera son nom définitif : la « guillotine », d'après le docteur Joseph-Ignace Guillotin qui avait suggéré en 1789 que la décapitation mécanique remplace « la potence, la roue, le bûcher, l'écartèlement et autres douceurs ». Guillotin, emprisonné sous la Terreur, échappera de justesse à sa propre machine grâce au 9 Thermidor. Il mourra dans son lit, en 1814, d'un anthrax à l'épaule — au 209 rue Saint-Honoré, où il avait installé son cabinet médical et où il perdait beaucoup de patients à cause de son nom.

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Événement
1794
1794 — Hôtel de Salm/Hôtel de la Légion d'honneur (actuel)
t2 p 242
Prince allemand devenu capitaine de la Garde nationale ; il réunit chez lui un club révolutionnaire turbulent que l'on appelait le "Salmigondis" ; il fut décapité place du trône en 1794
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Événement
Date imprécise — Galerie Mercière du Palais de Justice
t2 p 74
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Événement
1794
2 novembre 1794 — Collège des Quatre Nations/Institut de France
t2 p 84
Prison pendant la Terreur et siège du Comité de Salut public de la Seine
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Événement
1793
1793 — Abbaye aux Bois
t2 p 191
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Événement
Date imprécise — Église Ste Geneviève/Le Panthéon
t2 p 47
Puits d'extraction d'argile à poterie de l'époque gallo-romaine découvert sur le site du Panthéon
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Événement
1513
1513 — Église St Hilaire du Mont (vestiges)
t2 p 29-30
Querelle sur le nombril d'Adam et Ève, à savoir s'ils en avaient un ou pas, à propos d'un tableau qui les représentait ; dispute qui aboutit à une rixe sanglante, et du coup à la fermeture de l'église profanée
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Événement
1827
1827
t2 p 284
Reconstitution d'un combat de l'expédition d'Espagne de 1823, qui a donné son nom à la construction édifiée en vis à vis, sur la colline de Chaillot, le "Trocadéro"
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Événement
1781
1781 — Demeure de Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre
t2 p 114-115
Rédaction des "Études de la Nature", et du début de "Paul et Virginie"
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Événement
1585
1 janvier 1585 — Collège de Fortet (de 1394)/Caves remarquables
t2 p 44
Refondation de la "Très Sainte Ligue" par 80 personnes ; réunions du conseil des Seize
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Événement
1630
10 novembre 1630 — Petit Luxembourg/Demeure du cardinal de Richelieu
t2 p 170
Refuge de Richelieu qui pense alors avoir été évincé par Marie de Médicis et le parti dévot lors de la Journée des Dupes
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Événement
1630
10 novembre 1630 — Hôtel de Tournon/Hôtel du maréchal d'Ancre/Hôtel des Grands Ambassadeurs
t2 p 170
Refuge et cachette de Louis XIII pendant la Journée des Dupes
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Événement
1654
1654 — Hôtel d'Albiac/Collège des Trente-Trois
t2 p 28-29
Réservé aux élèves indigents faisant des études ecclésiastiques ; escalier donnant sur l'impasse des Bœufs
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Événement
1654
1654 — Hôtel d'Albiac/Collège des Trente-Trois
t2 p 28-29
Réservé aux élèves indigents faisant des études ecclésiastiques ; escalier donnant sur l'impasse des Bœufs
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Événement
Date imprécise — Petit Luxembourg/Petit Bourbon
t2 p 172
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Événement
Événement
1661
1661 — Demeure de Nicolas Boileau Despréaux
t2 p 223
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Événement
1729
1729 — Caveau du traiteur Landelle/Académie de chansonniers
t2 p 198
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Événement
Événement
1387
1387 — Rue des Écrivains (longeant l'église St jacques la Boucherie)
t2 p 54
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Événement
Événement
170
170 — Thermes de l'Est (établissement thermal gallo-romain)
t2 p 32
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Événement
170
170 — Thermes de l'Est (établissement thermal gallo-romain)
t2 p 32
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Événement
1661
décembre 1661 — Cabaret du Petit Maure/Enseigne remarquable
t2 p 198-199
![[Marc-AntoineGérarddeSaint-Amantplaque-26ruedeSeine,Paris6.jpg|Marc-AntoineGérarddeSaint-Amantplaque-26ruedeSeine,Paris6.jpg]]Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant; plaque avec inscription (en lettres majuscules) : Le poè …

![[Marc-Antoine_Gérard_de_Saint-Amant_plaque_-_26_rue_de_Seine,Paris_6.jpg|Marc-Antoine_Gérard_de_Saint-Amant_plaque-_26_rue_de_Seine,_Paris_6.jpg]]Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant; plaque avec inscription (en lettres majuscules) : Le poète Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant né à Rouen en 1594 est mort dans cette maison le 29 décembre 1661, 26 rue de Seine, VIe arrondissement, Paris, France.

Saint-Amant meurt ici après avoir été roué de coups sur le Pont Neuf pour s'être moqué de Monsieur le Prince ; l'Académie l'avait chargé de répertorier les termes d'argot et du langage populaire.

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Événement
1830
1830 — Hôtel meublé de Rouen/Demeure de Charles-Augustin Sainte-Beuve
t2 p 69
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Événement
1896
1896 — Chapelle des Bénédictins Anglais/Schola Cantorum
t2 p 144
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Événement
1792
17 août 1792 — Palais de Justice/Grand'Chambre du Parlement de Paris/Siège du Tribunal révolutionnaire/Salle de la Liberté (aujourd'hui 1ère chambre)
t2 p 79
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Événement
1792
1792 — Demeure retenue mais erronée de Manon Phlipon (d'abord chez ses parents, puis mariée avec Roland)
t2 p 76
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Événement
1818
1818 — Salon d'Anne Sophie Soymonof Svetchine
t2 p 255-256
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Événement
Événement
1742
1742 — Palais Royal (dans les sous-sols)
t2 p 198
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Événement
Événement
1588
1588 — Demeure de Bernard Palissy (à partir de 1584)
t2 p 210
Seconde arrestation de Bernard Palissy qui mourra en 1590 à la Bastille, à 80 ans, "de faim, de froid et de mauvais traitements", sa dépouille étant jetée à pourrir dans les fossés
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Événement
1795
1 décembre 1795 — Demeure d'Armand Camus
t2 p 94
Secrétaire de la Convention envoyé arrêter Dumouriez ; mais ce dernier le livre aux autrichiens ; il sera échangé contre la fille de Louis XVI, dite Mme Royale
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Événement
Événement
1861
Événement
1794
1794 — Hôtel de Conti de la Marche/Télégraphe de Chappe
t2 p 261
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Événement
1528
1528 — Église St Séverin/Statue de St Séverin
t2 p 56
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Événement
1818
1818
t2 p 75
Statue fondue avec le bronze de celle de Napoléon, retirée de la colonne Vendôme. Le fondeur aurait placé une statuette de Napoléon à l'intérieur. Le cheval était un de ceux de la porte de Brandebourg volés par Bonaparte …

Statue fondue avec le bronze de celle de Napoléon, retirée de la colonne Vendôme. Le fondeur aurait placé une statuette de Napoléon à l'intérieur. Le cheval était un de ceux de la porte de Brandebourg volés par Bonaparte en 1808

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Événement
Événement
Événement
Événement
1689
18 avril 1689 — Jeu de paume de l'Étoile (ou de l'Estoile, de 1547)
t2 p 87 & 88
Chassés par leurs voisins trop studieux du futur Institut de France, les Comédiens du Roi prennent leurs quartiers dans un ancien jeu de paume — en face d'un petit café qui n'a pas encore son heure de gloire. Le 18 avril …

Chassés par leurs voisins trop studieux du futur Institut de France, les Comédiens du Roi prennent leurs quartiers dans un ancien jeu de paume — en face d'un petit café qui n'a pas encore son heure de gloire.

Le 18 avril 1689, la troupe de la Comédie-Française inaugure sa nouvelle salle au 14 de la rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. Au programme : Phèdre de Racine et Le Médecin malgré lui de Molière — les deux auteurs tutélaires de la maison, associés pour l'ouverture comme un double parrainage. La troupe elle-même est jeune : elle n'a que neuf ans. Louis XIV l'a créée en 1680 par fusion autoritaire des comédiens de l'Hôtel Guénégaud et de ceux de l'Hôtel de Bourgogne, avec pour mission de « rendre les représentations des comédies plus parfaites ».

Le déménagement n'a rien d'un choix artistique. Depuis 1680, la troupe joue à l'Hôtel de Guénégaud, rue Mazarine. Juste à côté, sur le quai de Conti, s'élève depuis peu le Collège des Quatre-Nations — fondation posthume de Mazarin ouverte en 1688, le bâtiment conçu par Le Vau face au Louvre, qui abrite aujourd'hui l'Institut de France. Les académiciens, les enseignants et les étudiants supportent mal le voisinage des comédiens : les entractes bruyants, les carrosses dans les rues étroites, la fréquentation peu recommandable qui encombre le quartier aux heures de spectacle. Les plaintes remontent. Dès juin 1687, Louis XIV tranche : la troupe doit déguerpir de l'Hôtel Guénégaud.

On cherche un lieu de repli. Le choix se porte, à quelques centaines de mètres de là, sur un ancien jeu de paume — celui de l'Estoile, construit en 1547 — rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. L'emplacement est bon : faubourg animé mais encore à l'écart des grands flux, suffisamment éloigné du Collège pour ne plus gêner personne. La troupe achète le bâtiment et confie la transformation à François d'Orbay le Jeune, neveu et collaborateur du d'Orbay qui a travaillé avec Le Vau à Versailles et — précisément — au Collège des Quatre-Nations. Les travaux durent près de deux ans. Pendant ce temps, la troupe joue où elle peut, dans des salles provisoires. La nouvelle salle ouvre enfin le 18 avril 1689. Et pas n'importe laquelle : c'est la première salle italienne de Paris, à plan semi-elliptique, avec des galeries sur deux niveaux — une révolution architecturale qui servira de modèle aux théâtres français pendant un siècle.

La salle fonctionnera pendant exactement quatre-vingt-un ans. Quatre-vingt-un ans pendant lesquels elle voit passer à peu près tout ce que le théâtre français compte d'auteurs et d'acteurs : Regnard, Lesage, Marivaux, Voltaire, Beaumarchais. En face, au 13, un Italien nommé Francesco Procopio dei Coltelli a ouvert dès 1686 un établissement qui sert un produit encore nouveau — du café. La proximité est immédiate : les comédiens traversent la rue, les spectateurs aussi. Le Procope devient le vestibule informel du théâtre. Au XVIIIe siècle, on y croisera Voltaire, Diderot, Rousseau, Benjamin Franklin. Plus tard, Marat, Danton, Desmoulins. Le café deviendra un foyer révolutionnaire — mais c'est une autre histoire, qui commence précisément par cette adresse voisine et par cette installation d'avril 1689.

En 1770, la troupe part une fois encore. Les lieux sont jugés trop étroits, la salle vieillie, et l'on construit pour elle un théâtre neuf au faubourg Saint-Germain — le futur Odéon, qui ne sera achevé qu'en 1782. En attendant, la Comédie-Française se réfugie provisoirement dans la salle des Machines des Tuileries. La rue, elle, prend alors son nouveau nom : rue de l'Ancienne-Comédie. Les Parisiens préfèrent toujours nommer les choses par ce qu'elles ont été.

On passe aujourd'hui devant le 14 sans soupçonner qu'un théâtre s'y est tenu. Seule la plaque commémorative, et le nom de la rue, en gardent la trace.![[Plaque de l'Ancienne Comédie Française|Ancienne comédie rue de l' 14 Comédie française plaque 01 web.jpeg]]

Plaque de l'Ancienne Comédie Française,

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Événement
1816
Événement
1661
1661 — Collège des Quatre Nations
t2 p 83-84
Tombeau de Mazarin dans le collège qu'il avait fait construire pour 60 boursiers venant de 4 nations rattachées à la France : Pignerol, c'est-à-dire le Piémont, Alsace, Flandre et Artois
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Événement
Événement
1209
1209 — Enceinte de Philippe Auguste (tour)/Puits (dans le hall d'entrée)
t2 p 73
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Événement
Événement
1209
1209 — Enceinte de Philippe Auguste (tour)
t2 p 73
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Événement
Événement
1368
1368 — Enceinte de l'abbaye de St Germain des Prés (vestiges d'une tour)
t2 p 208
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Événement
1806
1806 — Restaurant "Au Rocher de Cancale"/Restaurant "de la Baleine" (en 1787)
t2 p 198
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Événement
1610
1610 — Jeu de Paume transformé en théâtre
t2 p 113-114
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Événement
1675
1675
t2 p 199
Un arménien nommé Pascal ouvre un établissement qui sert un nouveau breuvage, le café ; il sera repris par un de ses employés, Francesco Procopio Cutò, qui s'installera en 1686 à quelques pas de là pour fonder le café Pr …

Un arménien nommé Pascal ouvre un établissement qui sert un nouveau breuvage, le café ; il sera repris par un de ses employés, Francesco Procopio Cutò, qui s'installera en 1686 à quelques pas de là pour fonder le café Procope

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Événement
1817
1817 — Hôtel de Seignelay/Demeure de Philippe Lebon
t2 p 259
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Événement
1817
1817 — Couvent Notre-Dame de Sion/Couvent des Filles Anglaises de la Conception
t2 p 103-104
Un des trois couvents des Filles Anglaises de la Conception, de 1639 à 1860, dans une maison ayant appartenu à Antoine Baîf, et dans lequel George Sand Fut pensionnaire
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Événement
Événement
Événement
1833
28 juillet 1833 — Église St Louis des Invalides
t2 p 274
Une statue de Napoléon en petit caporal est installée au sommet de la colonne Vendôme. Transférée par Napolon III au rond-point de la défense, elle se retrouvera jetée dans la Seine. Repêchée elle finira dans la cour des …

Une statue de Napoléon en petit caporal est installée au sommet de la colonne Vendôme. Transférée par Napolon III au rond-point de la défense, elle se retrouvera jetée dans la Seine. Repêchée elle finira dans la cour des Invalides

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Événement
1202
1202
t2 p 59-60
L'Université de Paris émerge au tournant du XIIIe siècle comme une corporation privilégiée de maîtres et étudiants. En 1200, Philippe Auguste confirme le privilège des maîtres et étudiants de ne dépendre que de la justic …

L'Université de Paris émerge au tournant du XIIIe siècle comme une corporation privilégiée de maîtres et étudiants. En 1200, Philippe Auguste confirme le privilège des maîtres et étudiants de ne dépendre que de la justice de l'évêque, marquant l'émergence officielle de l'institution. Les statuts de l'Université sont donnés en août 1215 par le légat pontifical Robert de Courçon.

Les cours se tenaient notamment rue du Fouarre, dans le quartier de la Sorbonne du 5e arrondissement. Cette rue tire son nom de la paille (fouarre en ancien français) sur laquelle les écoliers s'asseyaient pour écouter les leçons de leurs maîtres en plein air. Les écoles, d'abord limitées à la place Maubert, s'étendirent progressivement jusqu'à cette rue.

L'enseignement couvrait le trivium et le quadrivium, le droit canon et civil, la médecine et surtout la théologie. Dès 1210, Guillaume le Breton témoigne d'une affluence extraordinaire d'étudiants, comparable aux grandes écoles d'Athènes ou d'Égypte. La rue du Fouarre est devenue célèbre dans les écrits de Dante, Pétrarque et Rabelais. En 1535, le Parlement ordonna d'y installer deux portes pour empêcher le passage des voitures pendant les leçons.

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Événement
Événement
1634
1634 — Petit Arsenal/La Salpêtrière
t2 p 111
Vestiges de la poudrerie de l'Arsenal, éloignée par sécurité sur l'autre rive de la Seine, dans le pavillon de la lingerie de l'hôpital de la Salpêtrière ; d'où le nom de ce dernier
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Événement
Événement
Événement
1793
1793 — Lettres "St" grattées
t2 p 126
Vieille inscription du nom de la rue dont les lettres "St" ont été grattées pendant la Révolution. Ces tables gravées avaient remplacé en 1729 les plaques en lettres noires sur fer blanc instaurées le 16 janvier 1728
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Événement
1793
1793 — Lettres "St" grattées
t2 p 56
Vieille inscription du nom de la rue dont les lettres "St" ont été grattées pendant la Révolution. Ces tables gravées avaient remplacé en 1729 les plaques en lettres noires sur fer blanc instaurées le 16 janvier 1728
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Événement
1793
1793 — Lettres "St" grattées
t2 p 258
Vieille inscription du nom de la rue dont les lettres "St" ont été grattées pendant la Révolution. Ces tables gravées avaient remplacé en 1729 les plaques en lettres noires sur fer blanc instaurées le 16 janvier 1728
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Événement
1793
1793 — Lettres "St" grattées
t2 p 269
Vieille inscription du nom de la rue dont les lettres "St" ont été grattées pendant la Révolution. Ces tables gravées avaient remplacé en 1729 les plaques en lettres noires sur fer blanc instaurées le 16 janvier 1728
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Événement
1793
1793 — Lettres "St" grattées
t2 p 53
Vieille inscription du nom de la rue dont les lettres "St" ont été grattées pendant la Révolution. Ces tables gravées avaient remplacé en 1729 les plaques en lettres noires sur fer blanc instaurées le 16 janvier 1728
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Événement
1763
1763 — Demeure de l'abbé Prévost d'Exiles (présumée)
t2 p 56
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Événement
1841
30 octobre 1841 — Demeure de Richard Wagner (avec sa femme)
t2 p 209
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Événement
1830
1830 — Demeure d'Alphonse Karr (ancien Tivoli désaffecté)
t3 p 147
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Événement
1789
1789 — Barrière Blanche
t3 p 161
Les anciennes carrières de gypse situées sous la colline de Montmartre, à l’emplacement actuel du 20 avenue Rachel à Paris, ont été exploitées dès le Moyen Âge pour fournir du plâtre à la capitale. À la Révolution frança …

Les anciennes carrières de gypse situées sous la colline de Montmartre, à l’emplacement actuel du 20 avenue Rachel à Paris, ont été exploitées dès le Moyen Âge pour fournir du plâtre à la capitale. À la Révolution française, ces carrières désaffectées ont servi de fosses communes pour les victimes de plusieurs émeutes. Après la journée du 10 août 1792, environ 300 gardes suisses tués lors de l’attaque des Tuileries y furent inhumés. Ce site a également accueilli d’autres inhumations anonymes avant la création officielle du cimetière de Montmartre en 1825, qui occupe aujourd’hui l’emplacement des anciennes galeries. Le cimetière, ouvert sur les anciennes carrières, conserve la mémoire de ces événements et de l’utilisation funéraire du lieu pendant la Révolution.

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Événement
1880
1880 — Cabaret Le Lapin Agile (à Gill)/Cabaret des Assassins (à l'origine, en 1860)/Cabaret "À ma Campagne" (en 1886)
t3 p 156
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Événement
1783
21 novembre 1783
t3 p 89
Ascension de la Réveillon pour le vol qui va la mener jusqu'à la Butte aux Cailles
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Événement
Événement
1796
9 septembre 1796 — Auberge du Soleil d'Or/Conjuration du camp de Grenelle/Conjuration des Égaux
t3 p 33-34
Auberge d'où partent 60 conjurés babouvistes pour rallier le 21ème régiment cantonné au camp de Grenelle. Tentative trahie par Grisel, il y aura 132 arrestations et 52 condamnation à la déportation ou à la prison. Drouet …

Auberge d'où partent 60 conjurés babouvistes pour rallier le 21ème régiment cantonné au camp de Grenelle. Tentative trahie par Grisel, il y aura 132 arrestations et 52 condamnation à la déportation ou à la prison. Drouet parvient à s'enfuir

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Événement
Événement
1841
1841 — Maison de Balzac/Demeure d'Honoré de Balzac/Musée Balzac
t3 p 76
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Événement
1724
1724 — Cabaret À l'Image St Pierre
t3 p 241
Borne en façade marquant la limite de construction autorisée ; une interdiction de bâtir au-delà qui sera rarement respectée. 35 bornes indiquent les limites de Paris en 1674. La première numérotation des quartiers date …

Borne en façade marquant la limite de construction autorisée ; une interdiction de bâtir au-delà qui sera rarement respectée. 35 bornes indiquent les limites de Paris en 1674. La première numérotation des quartiers date de 1702

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Événement
Événement
1842
1842 — Géorama (carte de la France à l'échelle 3 millième)
t3 p 20
Carte à grande échelle et en relief de la France sur 33 ares
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Événement
1842
1842 — Château du Maine/Géorama (carte de la France à l'échelle 3 millième)
t3 p 20
Carte à grande échelle et en relief de la France sur 33 ares
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Événement
Événement
1853
1853 — Hôtel de la princesse de Lamballe/Clinique du docteur Blanche
t3 p 76
Clinique psychiatrique du docteur Blanche ; où séjournent Gérard de Nerval en 1853-1854, et Gounod en 1857
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Événement
1893
6 juillet 1893 — Hôtel de la princesse de Lamballe/Clinique du docteur Meuriot
t3 p 76
Clinique psychiatrique du docteur Meuriot, où meurt Guy de Maupassant en 1892
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Événement
1871
1871 — Chapelle Notre-Dame de Plaisance
t3 p 43-44
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Événement
1814
30 mars 1814 — Moulin de la Galette (successivement Bout-à-fin, Blute-à-fin)/Moulin Radet/Moulin à vent
t3 p 150-152
Combat contre les cosaques envahissant Paris ; mort du père Debray, effectivement tué par une balle perdue, mais qui ne fut pas découpé en morceaux attachés aux ailes de son moulin comme le veut une légende très "montmar …

Combat contre les cosaques envahissant Paris ; mort du père Debray, effectivement tué par une balle perdue, mais qui ne fut pas découpé en morceaux attachés aux ailes de son moulin comme le veut une légende très "montmartroise"

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Événement
1778
1778 — Établissement de combats d'animaux
t3 p 183 & 188
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Événement
1792
1792 — Demeure de la citoyenne Pignon
t3 p 59
Condorcet se réfugie à Auteuil, chez Mme Pignon, après les évènements d'août 1792
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Événement
1133
Événement
1871
23 mai 1871 — Parc Monceau/Cour prévôtale/Lieu de massacre de Communards/Fosse commune
t3 p 122
Cour martiale et début des massacres en masse de combattants de la Commune sur l'ordre de Lacretelle. Exécution de François Manchon décrite par Catulle Mendès dans "les 73 journées"
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Événement
1534
15 août 1534 — Crypte présumée du martyre de St Denis/Martyrium de Montmartre/Abbaye d'en bas
t3 p 133-135
Dans l'humidité de la crypte, la flamme d'un cierge suffit à éclairer les sept visages penchés. Le 15 août 1534, jour de la fête de l'Assomption, sept hommes descendent dans la petite chapelle souterraine du martyrium de …

Dans l'humidité de la crypte, la flamme d'un cierge suffit à éclairer les sept visages penchés.

Le 15 août 1534, jour de la fête de l'Assomption, sept hommes descendent dans la petite chapelle souterraine du martyrium de saint Denis, au pied de la butte Montmartre (5-7 rue Yvonne Le Tac, 18e arrondissement), là où la tradition catholique situe le martyre du premier évêque de Paris. La messe est célébrée par Pierre Favre, un Savoyard de vingt-huit ans ordonné prêtre trois mois plus tôt : le seul prêtre du groupe. Autour de lui, Ignace de Loyola, François Xavier, Diego Lainez, Alfonso Salmerón, Nicolás Bobadilla et Simon Rodrigues prononcent des vœux de pauvreté, de chasteté, et s'engagent à entreprendre dans les deux ans un pèlerinage à Jérusalem. C'est ce qu'on appellera le « vœu de Montmartre » : acte fondateur de ce qui deviendra la Compagnie de Jésus.

Ignace de Loyola a quarante-trois ans. Né en 1491 dans la noblesse basque, il avait été grièvement blessé au siège de Pampelune en 1521 : un boulet de canon lui avait brisé la jambe droite. Pendant sa convalescence, il lit des vies de saints, connaît une conversion intérieure et rédige les premières ébauches de ses Exercices spirituels. Il arrive à Paris en 1528 pour étudier au collège Sainte-Barbe. C'est là qu'il rassemble autour de lui ses compagnons, hommes instruits, venus d'Espagne, de Navarre ou de Savoie, séduits par une personnalité d'une rare intensité.

Ce 15 août dans la crypte, rien n'est encore formalisé. Il n'y a ni règle écrite, ni constitution, ni hiérarchie reconnue : seulement des vœux, une fraternité de volontés et un projet de pèlerinage qui ne se réalisera jamais, faute de passage vers la Terre sainte. Contraints de rester en Europe, les compagnons se rendent à Rome en 1538. Paul III perçoit immédiatement l'utilité de ce groupe de prêtres rigoureux, disponibles et mobiles. Le 27 septembre 1540, la bulle Regimini militantis Ecclesiae approuve officiellement la Compagnie de Jésus.

Ce qui germe dans cette crypte parisienne, c'est l'instrument principal de la Contre-Réforme. En 1534, le protestantisme avance irrésistiblement depuis la rupture de Luther en 1517 ; Calvin est en train d'organiser ses Institutions à Bâle. L'Église de Rome cherche une réponse à sa mesure : disciplinée, intellectuelle, mondiale. Les jésuites la fourniront. Missions en Asie, en Amérique, en Afrique ; collèges de haut niveau dans toute l'Europe catholique ; influence auprès des cours royales ; rôle actif dans l'Inquisition : la Compagnie de Jésus sera, pendant deux siècles, à la fois bras armé et cerveau de la papauté. Si puissante qu'elle sera dissoute en 1773 par Clément XIV, sous la pression des cours monarchiques, avant d'être rétablie en 1814.

La crypte du martyrium est aujourd'hui administrée par les Dames de l'Adoration Réparatrice et ouverte aux visiteurs le vendredi.

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Événement
1829
1829 — Parc de Beauséjour (pavillons champêtres)
t3 p 79-80
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Événement
1793
Événement
1848
1848 — Château du Coq/Demeure de François Guizot
t3 p 62-63
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Événement
1828
1828 — Château des Brouillards (de 1772)/Maquis de Montmartre
t3 p 155
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Événement
Événement
Événement
1859
1859 — Demeure de la Castiglione
t3 p 83
Demeure de la célèbre courtisane et espionne, mise par Cavour dans le lit de Badinguet, afin de lui tirer des confidences sur l'oreiller ; il a 47 ans, elle en a 18 ; vous avez dit "ordre moral" ?
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Événement
1741
1741 — Demeure de Mme de Pompadour
t3 p 85
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Événement
Événement
1685
Événement
Événement
Événement
1841
1841 — Demeure de Pierre-Jean de Béranger
t3 p 81
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Événement
1833
1833 — Demeure de Pierre-Jean de Béranger
t3 p 72
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Événement
Événement
1830
Événement
1770
1770 — Demeure de Maurice Quentin de La Tour
t3 p 61
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Événement
1828
1828 — Maison d'enfance d'Alfred de Musset
t3 p 65
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Événement
1802
1802 — Hôtel d'Ardencourt/Demeure d'Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy
t3 p 74
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Événement
Événement
1871
27 mai 1871 — Ancienne mairie du 20ème arrondissement (de 1847 à 1875)
t3 p 195
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Événement
Date imprécise — Château de Monceaux
t3 p 116-117
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Événement
1841
1841 — Maison de Balzac/Demeure d'Honoré de Balzac/Musée Balzac
t3 p 76
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Événement
1859
1859 — Établissement de bains de la rue Boileau
t3 p 65
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Événement
1796
10 octobre 1796 — Barrière de Grenelle/Lieu d'exécutions militaires/Conjuration du camp de Grenelle/Conjuration des Égaux
t3 p 46
Ils venaient sans armes rallier des soldats qu'ils croyaient acquis ; on les attendait, et ceux qui survécurent au massacre furent fusillés un mois plus tard contre le mur de la barrière. La Conjuration des Égaux est le …

Ils venaient sans armes rallier des soldats qu'ils croyaient acquis ; on les attendait, et ceux qui survécurent au massacre furent fusillés un mois plus tard contre le mur de la barrière.

La Conjuration des Égaux est le premier projet communiste de l'histoire moderne. Gracchus Babeuf, ancien commissaire à terrier devenu journaliste du Tribun du Peuple, réunit autour de lui d'anciens Montagnards et des militants sectionnaires : Buonarroti, Darthé, Sylvain Maréchal. Leur programme dépasse tout ce que la Révolution avait osé formuler : abolition de la propriété privée, mise en commun des terres et des produits, égalité réelle et non plus seulement égalité devant la loi. "La Révolution française n'est que l'avant-courrière d'une autre révolution bien plus grande, bien plus solennelle, et qui sera la dernière."

Le complot est éventé en mai 1796 sur dénonciation de Grisel, officier infiltré. Babeuf, Buonarroti et Darthé sont arrêtés. Mais des militants restés libres tentent une dernière action.

Dans la nuit du 9 au 10 septembre 1796, plusieurs centaines de démocrates se dirigent vers le camp militaire de Grenelle, à l'ouest de Paris. Leur plan est de rallier la garnison, composée de soldats supposés acquis aux idées républicaines avancées. Ils viennent désarmés, comptant sur la persuasion. Le Directoire est informé. La troupe les attend. La cavalerie charge. Des dizaines d'hommes sont sabrés sur place. Les survivants sont arrêtés.

Une commission militaire les juge, en violation des garanties légales. En octobre 1796, le conseil siégeant au Temple prononce trente-trois condamnations à mort. Le 10 octobre 1796, trente et un condamnés sont fusillés à la barrière de Grenelle, sur l'actuel boulevard de Grenelle dans le 15e arrondissement, lieu ordinaire des exécutions militaires. Parmi eux trois anciens conventionnels : Claude Javogues, Joseph Cusset, Marc-Antoine Huguet.

Babeuf et Darthé seront guillotinés à Vendôme en mai 1797. Buonarroti, condamné à la déportation, survivra et publiera en 1828 "La Conspiration pour l'Égalité dite de Babeuf," livre qui transmettra le babouvisme aux révolutionnaires du XIXe siècle, à Blanqui, puis à Marx et Engels, qui verront dans les Égaux les premiers communistes modernes.

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Événement
1848
26 juin 1848
t3 p 128
Sous la butte, trois cents kilomètres de galeries creusées dans le gypse : le plus grand labyrinthe de Paris, et le 26 juin 1848, le plus grand piège. Les carrières de Montmartre sont exploitées depuis l'époque romaine. …

Sous la butte, trois cents kilomètres de galeries creusées dans le gypse : le plus grand labyrinthe de Paris, et le 26 juin 1848, le plus grand piège.

Les carrières de Montmartre sont exploitées depuis l'époque romaine. On en tire le gypse — la pierre à plâtre — qui, au début du XIXe siècle, fournit encore les trois quarts des besoins de la capitale. Sous la butte, les galeries s'enfoncent sur des kilomètres, se croisent, se ramifient, plongent dans le noir. Quiconque connaît les entrées peut s'y perdre — ou s'y cacher.

Le 26 juin 1848, l'insurrection ouvrière agonise. Depuis trois jours, les barricades tombent les unes après les autres sous l'artillerie de Cavaignac. Les derniers foyers de résistance s'éteignent dans le faubourg Saint-Antoine et à la barrière des Amandiers. La bataille est terminée. Ce qui commence est pire.

Des insurgés en fuite se réfugient dans les carrières de Montmartre, du côté de la place Saint-Pierre. Ils sont une centaine, peut-être plus. Les soldats les poursuivent sous terre, avec des torches, dans les galeries de gypse. L'Illustration publiera quelques jours plus tard un dessin de la scène — « les insurgés poursuivis par la troupe dans les carrières Montmartre » — parmi les « derniers épisodes des sanglantes journées de juin ». Le dessin montre des uniformes et des baïonnettes à la lueur des flambeaux, des silhouettes acculées dans les galeries blanches. Les hommes pris sont fusillés sur place.

L'ironie est souterraine, elle aussi : quelques mois plus tôt, ce sont les ouvriers des Ateliers nationaux qui avaient été employés à combler les carrières et à niveler le terrain pour créer la place Saint-Pierre. Le chantier qui leur donnait du travail et le souterrain qui leur sert de tombe sont le même lieu. La République avait ouvert les Ateliers pour occuper les chômeurs ; elle les ferme en juin ; les chômeurs se soulèvent ; on les abat dans les carrières qu'ils ont eux-mêmes remblayées.

Sur l'ensemble de Paris, les exécutions sommaires font environ mille cinq cents morts, auxquels s'ajoutent les trois à cinq mille tués au combat. Onze mille prisonniers sont entassés dans les casemates, les caveaux et les souterrains des Tuileries avant d'être déportés par milliers en Algérie.

Aujourd'hui, la place Saint-Pierre est un square paisible au pied du Sacré-Cœur. En dessous, les galeries ont été injectées de béton depuis 1980. On ne descend plus dans les carrières de Montmartre.

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Événement
Événement
Événement
1814
30 mars 1814 — Carrières de la butte de Chaumont
t3 p 187
Le 30 mars 1814, lors de la bataille de Paris, les troupes françaises du général Michel Ordener opposent une forte résistance aux forces coalisées à la place Armand Carrel, dans le quartier de Belleville. Cette position …

Le 30 mars 1814, lors de la bataille de Paris, les troupes françaises du général Michel Ordener opposent une forte résistance aux forces coalisées à la place Armand Carrel, dans le quartier de Belleville. Cette position fait partie des défenses tenues par le 6e corps du maréchal Auguste-Frédéric-Louis Viesse de Marmont, déployé autour de Romainville et du Pré-Saint-Gervais.

Malgré cette résistance acharnée, Marmont ordonne au général Étienne Bordesoulle de faire cesser le combat. Bordesoulle commande la cavalerie qui soutient les positions françaises dans le secteur de Charonne et Ménilmontant, proche de la place Armand Carrel. Le maréchal Édouard Mortier couvre le flanc nord avec son corps d'armée, tandis que les généraux Louis Pierre Aimé Chastel et Henri Catherine Balthazard Vincent participent aux manœuvres défensives.

Ce jour-là, les coalisés attaquent sur plusieurs fronts, forçant les Français à se replier. Marmont réorganise ses divisions dispersées après des contre-attaques russes, mais manque de réserves. Les combats s'intensifient autour de Romainville et Pantin, où les troupes françaises, harassées, tiennent le plateau avant de céder du terrain.

L'ordre de cessation marque le début des négociations de capitulation, signée dans la nuit du 31 mars. Paris tombe aux mains des alliés, concluant la campagne de France par la retraite des défenseurs.![[Bataille de Paris - 1814 Entrée des Russes à Paris|Bataille de Paris - 1814 Entrée des Russes à Paris.jpg]]

Bataille de Paris - 1814: Entrée des Russes à Paris

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Événement
1809
1809 — Guinguette du Poirier sans Pareil/Le Vieux Chemin
t3 p 147
Guinguette du Poirier sans pareil, qui s'enorgueillissait de l'honneur d'une halte de Napoléon 1er ; comme quoi la pub stupide ne date pas d'aujourd'hui
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Événement
1590
Événement
1792
mars 1792 — Club des Amis de la Constitution (fondé en avril 1791)
t3 p 196
Important club politique, qui devient le "Club des Amis de l'Égalité et de la Liberté" en août 1792 ; il s'appellera finalement "Société Populaire et Républicaine"
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Événement
Événement
1832
6 juin 1832 — Maison des saint-simoniens (communauté exclusivement masculine)
t3 p 205
Installation de la communauté saint-simonienne composée de 40 "fils", détournement de la pensée de Saint-Simon ; elle sera vite dissoute pour atteinte aux bonnes mœurs
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Événement
Événement
1776
24 octobre 1776 — Château de Ménilmontant (panneau)
t3 p 206
Il tombe, il perd connaissance, il se réveille au crépuscule sans savoir qui il est : il en tirera l'une des rares descriptions d'un bonheur pur de la littérature française. Jean-Jacques Rousseau a soixante-quatre ans en …

Il tombe, il perd connaissance, il se réveille au crépuscule sans savoir qui il est : il en tirera l'une des rares descriptions d'un bonheur pur de la littérature française.

Jean-Jacques Rousseau a soixante-quatre ans en 1776. Il vit rue Plâtrière, aujourd'hui rue Jean-Jacques-Rousseau, dans le 1er arrondissement, dans un modeste appartement où il copie de la musique pour vivre. Il est brouillé avec presque tout le monde : avec Voltaire, avec Diderot, avec Hume. Il se croit victime d'un complot universel, ce qui n'est pas entièrement faux et pas entièrement vrai. Il ne publie plus. Il herborise et il marche.

Le 24 octobre 1776, il redescend de Ménilmontant, alors village campagnard hors de Paris, où il est allé herboriser. Sur la route, un grand chien danois lancé au galop devant un carrosse le renverse. Il est projeté violemment au sol, tête la première.

Il perd connaissance. Ce qu'il écrit ensuite est resté célèbre. Revenant à lui à la nuit tombante, il ne se souvient ni de sa chute, ni de son nom, ni de rien : "Je naissais dans cet instant à la vie, et il me semblait que je remplissais de ma légère existence tous les objets que j'apercevais. Tout entier au moment présent, je ne me souvenais de rien ; je n'avais nulle notion distincte de mon individu. Je sentais dans tout mon être un calme ravissant."

Ce texte forme la Deuxième Promenade des "Rêveries du promeneur solitaire," dernier livre de Rousseau, resté inachevé à sa mort en 1778. C'est l'une des premières descriptions littéraires d'un état de conscience pure, sans mémoire ni identité, et l'un des textes fondateurs de tout ce que la littérature fera ensuite de l'introspection.

L'anecdote a une suite grinçante. Le bruit court dans Paris que Rousseau est mort. Un journal publie même une notice nécrologique. Rousseau, qui lit cela vivant, y voit une nouvelle preuve du complot ourdi contre lui. Un panneau au 128 rue Pelleport, dans le 20e arrondissement, rappelle l'emplacement approximatif de la chute.

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Événement
1780
Événement
Événement
1819
1819 — Théâtre Montparnasse-Montrouge
t3 p 26
La famille Seveste bénéficie d'un privilège de 20 ans pour l'exploitation des théâtres de banlieue avec les avantages des théâtres de province, suite à sa révélation à Louis XVIII du lieu d'inhumation de Louis XVI et de …

La famille Seveste bénéficie d'un privilège de 20 ans pour l'exploitation des théâtres de banlieue avec les avantages des théâtres de province, suite à sa révélation à Louis XVIII du lieu d'inhumation de Louis XVI et de Marie-Antoinette

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Événement
1819
1819 — Théâtre de Belleville (première salle des frères Seveste)
t3 p 26
La famille Seveste bénéficie d'un privilège de 20 ans pour l'exploitation des théâtres de banlieue avec les avantages des théâtres de province, suite à sa révélation à Louis XVIII du lieu d'inhumation de Louis XVI et de …

La famille Seveste bénéficie d'un privilège de 20 ans pour l'exploitation des théâtres de banlieue avec les avantages des théâtres de province, suite à sa révélation à Louis XVIII du lieu d'inhumation de Louis XVI et de Marie-Antoinette

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Événement
1749
1749 — Château de Passy/Château de Boulainvilliers/Demeure d'Alexandre Le Riche de la Popelinière
t3 p 77-78
Le fermier général Alexandre Le Riche de la Pouplinière tient ici un salon ; il héberge Marmontel
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Événement
1848
25 juin 1848 — Bal de la Belle Moissonneuse (corps de garde des Insurgés de Juin 1848)
t3 p 11
Le général Bréa est pris en otage par les insurgés et exécuté ; Daix et Lahr seront guillotinés
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Événement
1871
18 mars 1871 — Le Château Rouge (corps de garde Fédéré)
t3 p 146
Le général Lecomte, ainsi que d'autres officiers, sont détenus au Château Rouge, dont le commandant Lartet qui parvient à s'enfuir. Lecomte est pris dans un premier temps pour le général Vinoy Le Château Rouge — une anci …

Le général Lecomte, ainsi que d'autres officiers, sont détenus au Château Rouge, dont le commandant Lartet qui parvient à s'enfuir. Lecomte est pris dans un premier temps pour le général Vinoy

Le Château Rouge — une ancienne demeure bourgeoise reconvertie en bal populaire, l'un des plus fréquentés de Montmartre — devient ce matin-là le quartier général des bataillons fédérés. C'est là qu'on conduit Lecomte après son arrestation, entouré d'autres officiers capturés dans la débâcle de l'opération.

L'arrivée du général est marquée par une confusion révélatrice : la foule le prend d'abord pour Vinoy, le gouverneur militaire de Paris. Vinoy — dont le nom symbolise à lui seul la répression — aurait été lynché sur place. Le capitaine Simon Charles Mayer, responsable du poste, doit intervenir pour faire comprendre à la foule qu'il s'agit de Lecomte, un officier d'un rang inférieur. Ce malentendu sauve momentanément la vie du général.

À l'intérieur, Lecomte est traité avec une relative correction par les officiers fédérés qui comprennent que le tuer serait une faute politique. Il signe l'ordre d'évacuation de la butte — un ultime acte d'autorité que personne n'exécutera. Le commandant Lartet, lui, profite de la confusion pour s'enfuir.

Mais dehors, la situation se détériore. Les soldats du 88e qu'il avait fait enfermer quelques heures plus tôt arrivent au Château Rouge. La rancœur est vive. Dans l'après-midi, Lecomte sera transféré rue des Rosiers — et l'arrivée simultanée du général Clément-Thomas, reconnu en civil dans le quartier, fera basculer la foule vers l'irréparable.

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Événement
1783
21 novembre 1783
t3 p 11 & 89
Le 21 novembre 1783, le premier vol libre habité en montgolfière a lieu à Paris. [[Jean-François Pilâtre de Rozier|doc:jean-francois-pilatre-de-rozier.WebHome]] et [[François Laurent d'Arlandes|doc:francois-laurent-d-arl …

Le 21 novembre 1783, le premier vol libre habité en montgolfière a lieu à Paris. [[Jean-François Pilâtre de Rozier|doc:jean-francois-pilatre-de-rozier.WebHome]] et [[François Laurent d'Arlandes|doc:francois-laurent-d-arlandes.WebHome]], à bord d’un ballon à air chaud conçu par [[Joseph|doc:joseph-de-montgolfier.WebHome]] et [[Jacques-Étienne Montgolfier|doc:jacques-etienne-montgolfier.WebHome]], décollent du château de la Muette. Le ballon, d’un volume d’environ 2 200 à 2 800 m³, est chauffé par un foyer alimenté en paille et en laine. Après un vol d’environ 20 à 25 minutes, couvrant près de 9 à 10 kilomètres et atteignant une altitude d’environ 900 à 1 000 mètres, ils atterrissent sans encombre sur la [[Butte aux Cailles|doc:rue-de-la-butte-aux-cailles.WebHome]], marquant la première traversée aérienne humaine de l’histoire. Cet exploit, réalisé devant des membres de l’Académie des sciences et de nombreux témoins, consacre la montgolfière comme la première machine volante capable de transporter des personnes, ouvrant la voie à l’aérostation.

Sources

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Événement
1715
1715 — Château des Ternes
t3 p 112-113
Lieu de méditation de Jacques Bénigne Bossuet ; le nom vient d'un établissement gallo-romain nommé la "villa externa"
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Événement
1847
9 juillet 1847 — Le Château Rouge/Nouveau Tivoli
t3 p 146
Lieu du premier banquet réformiste contre la Monarchie de juillet ; 1 200 participants dont 86 députés ; Thiers décline l'invitation
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Événement
Événement
1674
1674
t3 p 138
Lieu patibulaire des abbesses de Montmartre, avec potence et carcan ; mais aussi aire d'entraînement de tir à l'arc
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Événement
1864
6 octobre 1864 — Prison de la Garde nationale/Hôtel des Haricots
t3 p 52
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Événement
1781
1781 — Cul-de-sac des Deux Portes
t3 p 224
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Événement
Événement
1805
1805 — Folie Sandrin (de 1774)
t3 p 153-154
Maison de santé psychiatrique où Gérard de Nerval fut interné en mars 1841
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Événement
1871
23 mai 1871 — Kiosque à musique du square des Batignolles/Lieu de massacre de Communards
t3 p 122
Massacre de combattants de la Commune ; enterrés dans une fosse sous le kiosque à musique
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Événement
1652
2 juillet 1652 — Château de Charonne (pavillon d'angle)
t3 p 210
Mazarin amène Louis XIV assister au combat décisif de la Fronde
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Événement
1806
1806 — Mire du Sud/Mire de l'Observatoire/Palais du Bardo
t3 p 23
Mire de l'Observatoire et palais du Bardo, reproduction de la résidence des beys de Tunis servant de station météorologique ; détruit par un incendie le 5 mars 1991
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Événement
1822
21 septembre 1822 — Cimetière Montparnasse/Monument des Quatre sergents de La Rochelle
t3 p 20
Monument des Quatre sergents de La Rochelle, membres d'une conspiration carbonari contre le régime, exécutés en place de Grève
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Événement
1850
18 août 1850 — Folie Beaujon/Hôtel de Balzac/Demeure d'Honoré de Balzac (à partir de 1847)
t3 p 76
Victor Hugo sonne à la porte ; un domestique lui dit que Monsieur est en train d'agoniser. La maison du 14 rue Fortunée, dans le 8e arrondissement (aujourd'hui 22 rue Balzac), Honoré de Balzac l'avait achetée, rénovée, m …

Victor Hugo sonne à la porte ; un domestique lui dit que Monsieur est en train d'agoniser.

La maison du 14 rue Fortunée, dans le 8e arrondissement (aujourd'hui 22 rue Balzac), Honoré de Balzac l'avait achetée, rénovée, meublée avec soin pendant des années, en vue d'un retour d'Ukraine qui n'avait cessé d'être repoussé. Il avait tapissé les pièces, rempli les armoires, accroché aux murs des tableaux de maîtres, disposé des bibelots rares. Il attendait Eveline.

Balzac est né le 20 mai 1799 à Tours. Dès les années 1830, il avait entrepris ce qu'il appelait la Comédie humaine : une somme de quatre-vingt-dix romans et nouvelles voulant représenter la société française dans toute son épaisseur, du paysan au banquier, de la provinciale à la courtisane parisienne. Dumas, Hugo et lui sont les trois géants de la fiction du XIXe siècle français. Mais Balzac travaillait comme un forçat, quinze heures par jour, la nuit souvent, au café noir, s'endettant pour acheter tout ce que ses personnages possédaient, se ruinant autant qu'il gagnait.

En 1832, il avait reçu une lettre d'une inconnue, signée « L'Étrangère ». C'était Eveline Hanska, comtesse polonaise mariée à un riche propriétaire ukrainien. S'ensuivit une correspondance de dix-huit ans, entrecoupée de voyages en Ukraine. Quand le comte mourut en 1841, ils parlèrent enfin de mariage. Mais les obstacles s'accumulèrent. Ce n'est qu'en mars 1850, à Berdychiv, que la cérémonie eut lieu.

Balzac revint à Paris en mai 1850. Il était méconnaissable : hydropique, atteint d'une maladie de cœur grave, une gangrène commençant à ronger sa jambe, à moitié aveugle. Il s'installa rue Fortunée. Il avait cinquante et un ans.

Victor Hugo lui rendit visite dans la nuit du 17 au 18 août. Il trouva un homme qui agonisait, entouré des chefs-d'œuvre qu'il ne pouvait plus voir. Balzac mourut le 18 août 1850. Hugo prononça l'oraison funèbre au Père-Lachaise, là où la statue de Rodin le représente plus tard, le dos voûté, le regard fixé sur la ville qu'il avait passé sa vie à dépeindre.

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Événement
1847
1847 — Demeure de Benjamin Delessert
t3 p 72
Mort de Benjamin Delessert, banquier régent de la Banque de France, fondateur de la Caisse d'Épargne
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Événement
1865
19 janvier 1865 — Demeure de Pierre-Joseph Proudhon (à partir de 1861)
t3 p 82
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Événement
1764
1764 — Demeure de Charles-Simon Favart
t3 p 194
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Événement
Événement
1857
16 juillet 1857 — Hôtel de la Haye/Demeure de Pierre-Jean de Béranger
t3 p 81
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Événement
1822
1822 — Demeure de François-Joseph Gossec
t3 p 83
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Événement
1868
13 novembre 1868 — Demeure de Gioachino Rossini (l'été, à partir de 1857)
t3 p 90
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Événement
1842
13 juillet 1842 — Chapelle St Ferdinand/Chapelle Notre-Dame de la Compassion
t3 p 107-108
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Événement
1842
13 juillet 1842 — Chapelle St Ferdinand/Chapelle Notre-Dame de la Compassion
t3 p 107-108
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Événement
1866
24 novembre 1866 — Demeure de Paul Gavarni
t3 p 58
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Événement
1866
24 novembre 1866 — Demeure de Paul Gavarni
t3 p 58
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Événement
1836
27 octobre 1836 — Demeure de François-Just Raynouard
t3 p 72
Mort du poète et littérateur François Raynouard, député suppléant à la Législative, proche des Girondins, emprisonné à la prison de l'abbaye, sauvé par Thermidor
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Événement
1650
1650 — Moulin Moliniste/Tour de la Charité/Moulin à vent
t3 p 20
Moulin du 17ème siècle, ayant appartenu aux frères de la Charité ; il sera transformé en cabaret, fréquenté par des étudiants disciples du jésuite Molina. Le moulin de la Charité, situé au 3 boulevard Edgar Quinet dans l …

Moulin du 17ème siècle, ayant appartenu aux frères de la Charité ; il sera transformé en cabaret, fréquenté par des étudiants disciples du jésuite Molina.

Le moulin de la Charité, situé au 3 boulevard Edgar Quinet dans le 14ᵉ arrondissement de Paris, est un vestige du XVIIᵉ siècle. Édifié vers 1661 par les Frères de la Charité de l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il servait à moudre le blé pour approvisionner l’hôpital de la Charité, alors voisin. Ce moulin, surnommé « moulin moliniste » pour le distinguer du « moulin janséniste » tout proche, a traversé plusieurs époques et usages. Après la Révolution française, il passe sous la propriété de l’Assistance Publique et devient une guinguette, avant d’être intégré en 1824 dans l’enceinte du cimetière du Montparnasse, où il sert de logement au gardien.

La tour ronde en pierre, haute d’environ quinze mètres, est aujourd’hui le seul témoin des nombreux moulins qui jalonnaient autrefois la plaine de Montrouge. Au XIXᵉ siècle, le bâtiment se dégrade, mais la tour est restaurée en 1899 à l’initiative de la commission du Vieux Paris. Le sculpteur Antoine Bourdelle a envisagé d’y installer sa sépulture, projet finalement abandonné. Le moulin est classé monument historique en 1931. Molina est mentionné comme ayant une activité liée à ce lieu, sans précision biographique.![[Ancien moulin de Montparnasse, Archives parisrévolutionnaire.org|Edgar Quinet bd 3 Moulin Moliniste 02.JPG]]

Ancien moulin de Montparnasse, Archives parisrévolutionnaire.org![[Un ancien moulin servant d'habitation aux gardiens au cimetière Montparnasse, Léon Leymonnerye Léon, 1851, Wikimedia|Un ancien moulin servant d'habitation aux gardiens au cimetière Montparnasse, Leymonnerye, Léon, 1851, Wikimedia.jpeg]]

Un ancien moulin servant d'habitation aux gardiens au cimetière Montparnasse, Léon Leymonnerye Léon, 1851, Wikimedia

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Événement
1847
1847 — Théâtre Montmartre (de 1822)/Théâtre de l'Atelier Charles Dullin
t3 p 130
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Événement
1906
1906 — Le Bateau-lavoir/Nom donné par Max Jacob
t3 p 148
Naissance du Cubisme, avec la réalisation des "Demoiselles d'Avinyó" ; les demoiselles du bordel de la rue d'Avignon... à Barcelone
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Événement
Événement
600
600 — Église St Pierre de Montmartre/Nécropole mérovingienne
t3 p 143
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Événement
1180
1180
t3 p 29
Nom qui viendrait d'une chanson de geste de 1180 sur un roi sarrasin du Portugal surnommé le géant Ysoré, d'où dériverait le nom de la rue de la Tombe Issoire
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Événement
Événement
Date imprécise — Dépendance du séminaire des Trente-Trois
t3 p 37
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Événement
1870
10 janvier 1870 — Pharmacie où mourut Victor Noir
t3 p 62
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Événement
1821
1821 — Cabaret de la mère Saguet (de 1784)/Société des Joyeux
t3 p 43
Pierre-Jean de Béranger est président de la Société du Moulin Vert, association de chansonniers également appelée Société des Joyeux
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Événement
1826
1826 — Taverne Dénoyez (à l'enseigne du Grand St Martin)/Club des Travailleurs
t3 p 190
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Événement
1801
1801 — Premier pont suspendu à Paris
t3 p 71
Pont suspendu sur câbles métalliques ; reliant la raffinerie au domicile de Delessert
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Événement
Événement
Événement
Événement
1814
30 mars 1814 — Le Château Rouge (construit en 1780, bal depuis 1844)
t3 p 146
Poste de commandement et siège du Conseil de défense ; Joseph Bonaparte y signe la capitulation
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Événement
1814
30 mars 1814 — Le Château Rouge (construit en 1780, bal depuis 1844)
t3 p 146
Poste de commandement et siège du Conseil de défense ; Joseph Bonaparte y signe la capitulation
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Événement
1675
14 août 1675 — Mire du Nord//Mire du Méridien de Paris/Poteau de la Méridienne/Parc du Moulin de la Galette
t3 p 152
Il planta un poteau en bois sur la colline de Montmartre, et ce geste ordinaire commença la mesure scientifique de la Terre. Le 14 août 1675, l'abbé Jean Picard, astronome du roi, se rendit sur la butte Montmartre, près …

Il planta un poteau en bois sur la colline de Montmartre, et ce geste ordinaire commença la mesure scientifique de la Terre.

Le 14 août 1675, l'abbé Jean Picard, astronome du roi, se rendit sur la butte Montmartre, près du moulin Blute-Fin, et y planta un poteau de bois. Le poteau marquait un point précis : celui où passait le méridien de Paris, à 2 931 toises et 2 pieds de l'Observatoire, vers le nord. C'était la mire du Nord.

Le méridien de Paris traversait l'Observatoire de Paris, construit en 1667 sur la rive gauche. Pour orienter avec précision les instruments astronomiques et mesurer l'arc du méridien, il fallait des points de repère visibles depuis l'Observatoire vers le nord et vers le sud. Picard avait mesuré quelques années plus tôt, entre 1669 et 1670, la longueur d'un arc du méridien pour déterminer le rayon de la Terre. C'est cette mesure que Newton utilisa pour vérifier sa théorie de la gravitation.

Giovanni Domenico Cassini, directeur de l'Observatoire appelé à Paris par Louis XIV, puis son fils Jacques Cassini poursuivirent le travail. En 1736, Jacques Cassini remplaça le poteau de bois de Picard par un monument de pierre de trois mètres de haut, un parallélépipède surmonté d'une pyramide à quatre faces portant une fleur de lys au sommet.

La mire du Nord est toujours visible dans le petit parc du Moulin de la Galette, au 1 rue Girardon dans le 18e arrondissement. Le méridien de Paris servit de méridien de référence mondial jusqu'en 1884, quand la conférence de Washington lui préféra celui de Greenwich. La France attendit 1911 pour l'accepter officiellement.

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Événement
1814
30 mars 1814
t3 p 184
Pourparlers d'armistice entre le maréchal Marmont et les puissances alliées contre la France
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Événement
1794
26 juin 1794
t3 p 54-55
Premier aérostier militaire ; il utilise un ballon espion lors de la bataille de Fleurus
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Événement
1148
1148
t3 p 9
Premier détournement de la Bièvre par un canal irriguant l'abbaye de St Victor, dont les émanations, les "maubuées", auraient donné le nom de lieu "Maubert", plutôt que Maître Albert
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Événement
1148
1148
t3 p 9
Premier détournement de la Bièvre par un canal irriguant l'abbaye de St Victor ; souvent représenté par erreur comme le cours de la Bièvre dans l'antiquité
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Événement
1793
12 juillet 1793 — Parc du château de Ménilmontant/Station du télégraphe de Chappe
t3 p 199
Premier essai de transmission par le télégraphe optique, entre Ménilmontant et St Martin du Tertre
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Événement
1793
12 juillet 1793 — Parc du château de Ménilmontant/Station du télégraphe de Chappe
t3 p 199
Premier essai de transmission par le télégraphe optique, entre Ménilmontant et St Martin du Tertre
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Événement
1578
1578 — Église du village de La Villette
t3 p 177
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Événement
Événement
1790
1790 — Mairie du village de Belleville
t3 p 180 & 195
Première mairie de Belleville
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Événement
1801
1801 — Raffinerie sucrière Delessert/Premières machines à vapeur
t3 p 71
Première raffinerie de sucre de betterave en France ; réponse au "blocus continental", qui interdisait les importations des Antilles. Utilisation des premières machines à vapeur dans l'industrie. Le 1er pain de sucre sor …

Première raffinerie de sucre de betterave en France ; réponse au "blocus continental", qui interdisait les importations des Antilles. Utilisation des premières machines à vapeur dans l'industrie. Le 1er pain de sucre sort en 1812

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Événement
1801
1801 — Raffinerie sucrière Delessert/Premier pont suspendu à Paris/Premières machines à vapeur
t3 p 71
Première raffinerie de sucre de betterave en France ; réponse au "blocus continental", qui interdisait les importations des Antilles. Utilisation des premières machines à vapeur dans l'industrie. Le 1er pain de sucre sor …

Première raffinerie de sucre de betterave en France ; réponse au "blocus continental", qui interdisait les importations des Antilles. Utilisation des premières machines à vapeur dans l'industrie. Le 1er pain de sucre sort en 1812

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Événement
1794
1 octobre 1794 — Église St Pierre de Montmartre/Télégraphe de Chappe (installé sur le clocher en ruine)
t3 p 141
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Événement
1783
1783
t3 p 106
Premières expériences de culture de la pomme de terre en France, entre l'île des Cygnes et la rue Jean Nicot
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Événement
1796
1796 — Château des Deux Girouettes
t3 p 40
Premiers essais en France, par le docteur François Colon, de la vaccination antivariolique, selon la méthode d'Edward Jenner
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Événement
1835
28 juillet 1835
t3 p 204
Préparation de l'attentat de Fieschi contre Louis-Philippe ; chemin réputé pour son panorama
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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
t3 p 122
Prise par les troupes versaillaises du général Clinchant de la barricade de la place Clichy, tenue par des Fédérés des Batignolles, équipée de 8 canons et 2 mitrailleuses
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Événement
1848
1848 — Cité Doré (emplacement d'une des entrées)
t3 p 6
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Événement
1736
1736 — Mire du Nord (inaccessible, propriété privée ; Proudhon avait raison, s'agissant entre autres du patrimoine...)
t3 p 152
Pyramide matérialisant le méridien de Paris ; pendant la Révolution, la fleur de Lys qui le surmontait est remplacée par un fer de pique
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Événement
1814
30 mars 1814 — Folie Sandrin (de 1774)
t3 p 153
QG du général de Langeron, au service des russes, pendant le siège de la capitale par les coalisés
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Événement
1814
30 mars 1814 — Cabaret du Père Lathuille/Barrière de Clichy
t3 p 125
QG du général Moncey lors des combats contre les cosaques de Langeron
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Événement
1733
1733 — Château de Passy (possédait des serres de cristal et une volière en or)
t3 p 77-78
Rameau, qui dirige l'orchestre privé de La Pouplinière, présente ici sa tragédie lyrique "Hippolyte et Aricie"
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Événement
Événement
1804
1804 — Fontaine des Savies/Regard St Martin/Regard des Petites Rigoles (du 14ème siècle)
t3 p 203
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Événement
1575
1575 — Regard de la Roquette (restauré en 1812)
t3 p 202
Regard de l'aqueduc de Belleville alimentant le couvent de la Roquette
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Événement
1575
1575 — Regard de la Roquette
t3 p 202
Regard de l'aqueduc de Belleville alimentant le couvent de la Roquette
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Événement
1811
1811 — Regard des Messiers
t3 p 203
Regard de l'aqueduc de Belleville d'avant 1457 ; les "messiers" étaient les gardes-champêtres sous l'ancien régime
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Événement
1583
1583 — Regard de la Lanterne
t3 p 197
Regard de tête de l'aqueduc de Belleville, à 114m d'altitude ; les eaux de Belleville étaient canalisées depuis 1220 par les moines de St Martin des Champs
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Événement
Date imprécise — Cabaret de la mère Saguet
t3 p 43
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Événement
1796
Événement
1719
1719 — Cabaret de la Grande Pinte
t3 p 240
Repaire de Dominique Cartouche, qui s'y serait caché dans un tunnel débouchant sur un puits
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Événement
1465
1465
t3 p 232-233
Résidence occupée par la Ligue du Bien Public, alliée de Charles le Téméraire
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Événement
1791
25 juin 1791
t3 p 176
Retour de la famille royale après la "fuite à Varennes", la mal nommée, puisque le but était en fait Montmédy, forteresse Vauban à 7 Km de la frontière ; site idéal soit pour revenir en force, soit pour passer à l'étrang …

Retour de la famille royale après la "fuite à Varennes", la mal nommée, puisque le but était en fait Montmédy, forteresse Vauban à 7 Km de la frontière ; site idéal soit pour revenir en force, soit pour passer à l'étranger

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Événement
1752
mars 1752 — Établissement thermal des eaux de Passy
t3 p 71
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Événement
1871
1871
t3 p 22
Réunions du Club des Montrougiens pendant la Commune. L'église est transformée en arsenal et son clocher en observatoire. Les fédérés y hissent une pièce d'artillerie
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Événement
1868
19 septembre 1868 — Demeure des frères Goncourt (ils reçoivent dans leur “Grenier”)
t3 p 64
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Événement
1750
16 mai 1750
t3 p 106
Route évitant Paris, aménagée après une révolte contre la cour de Louis XV, suite à une rumeur sur des meurtres d'enfants commis à Versailles ; un pont à St Denis conserve le nom de "pont de la Révolte"
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Événement
1838
1838
t3 p 34
Rue tenant son nom d'une compagnie d'omnibus qui s'y était installée ; on aura aussi les Dames blanches, les Écossaises les Béarnaises, les Hirondelles...
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Événement
Événement
1429
8 septembre 1429 — Village de La Chapelle/Basilique Jeanne d'Arc
t3 p 164-165
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Événement
1800
Événement
1793
21 janvier 1793 — Château de Bagnolet/Pavillon de l'Ermitage (appartenant à Batz depuis 1787)
t3 p 223
Siège des conjurés de Charonne, qui préparent une tentative pour faire évader Louis XVI. Ils tenteront ensuite de même avec Marie-Antoinette avec le "complot de l'Œillet". Dans les deux cas ce sera un échec
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Événement
1871
23 mai 1871
t3 p 22
Siège du Club Montrougien, ambulance et poste de guet pendant la Commune ; un canon avait été hissé dans le clocher ; il s'y déroula de violents combats pendant la Semaine sanglante ; 37 Fédérés furent fusillés sous le p …

Siège du Club Montrougien, ambulance et poste de guet pendant la Commune ; un canon avait été hissé dans le clocher ; il s'y déroula de violents combats pendant la Semaine sanglante ; 37 Fédérés furent fusillés sous le porche

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Événement
1796
9 septembre 1796
t3 p 45-46
Les révolutions ont leur propre façon d'enterrer leurs enfants, même après leur défaite. Babeuf est en prison depuis le 8 mai 1796. La Conjuration des Égaux, trahie par l'agent Grisel avant d'avoir pu agir, a été décapit …

Les révolutions ont leur propre façon d'enterrer leurs enfants, même après leur défaite.

Babeuf est en prison depuis le 8 mai 1796. La Conjuration des Égaux, trahie par l'agent Grisel avant d'avoir pu agir, a été décapitée: ses cadres sont sous les verrous au Temple, en attente du procès de Vendôme. Mais des cellules survivent, des militants épars refusent de se soumettre. Le Directoire, régime de bourgeois enrichis par la Révolution, leur semble une trahison permanente.

Le 9 septembre 1796, dans la soirée, des conjurés partent de deux lieux: l'Auberge du Soleil d'Or, 226 rue de Vaugirard, et le Cabaret du Canon ci-devant royal, 81 rue Saint-Dominique. Leur plan: marcher sur le camp de Grenelle, à l'emplacement de l'actuelle place Dupleix dans le 15e arrondissement, rallier le 21e régiment d'infanterie qui y cantonne, convaincre les soldats de se mutiner contre le gouvernement directoriel. Jean-Baptiste Drouet est parmi eux: le même Drouet qui, à Varennes en juin 1791, avait reconnu Louis XVI dans sa berline et déclenché son arrestation. Cinq ans plus tard, l'ancien relayeur de poste est devenu babouviste.

La trahison s'est faite en amont. Grisel, agent double qui avait déjà livré la Conjuration principale en mai, a alerté les autorités. Les soldats du 21e régiment n'attendent pas des frères d'armes : ils reçoivent les insurgés par un feu nourri. La troupe gouvernementale encercle les abords du camp. Cent trente-deux personnes sont arrêtées dans la nuit; d'autres tombent sur place. Plusieurs dizaines reçoivent des peines de déportation ou d'emprisonnement; une trentaine seront fusillés par une commission militaire. Drouet parvient à s'enfuir; il sera condamné par contumace avant d'être amnistié sous Napoléon.

Babeuf apprend la nouvelle dans sa cellule. Son procès s'ouvrira à Vendôme en février 1797. Il sera condamné à mort et guillotiné le 27 mai 1797, avec Augustin Darthé. Jusqu'au bout, il tenta de se poignarder pour échapper à la honte du bourreau; il monta à l'échafaud blessé.

L'échec du camp de Grenelle marque la fin de la Conjuration des Égaux comme force active. Mais ses idées survivent: Philippe Buonarroti en publie l'histoire en 1828, et ce livre sera lu par Marx, Engels et tous ceux qui, au XIXe siècle, chercheront à comprendre comment une révolution peut trahir ses propres promesses d'égalité.

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Événement
1793
1793 — Cimetière de Charonne/Tombe du Père Magloire
t3 p 220-221
Tombe du père Magloire, qui se disait secrétaire de Robespierre ; qualité sans doute aussi fausse que sa statue, récupérée on ne sait où par un ami ferrailleur
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1667
1667 — Demeure de Molière (emplacement présumé, face à la maison de Racine)
t3 p 59
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