30 juillet 1893
Fils d’un entrepreneur en bâtiments d’Angers qu’on disait en 1853 « socialiste, ardent, force brutale », Abel Boisseau, ingénieur, est sergent-major au 116e bataillon de la Garde nationale ; la Commune le nomme directeur du matériel de marine et ingénieur de la flottille. Condamné par contumace le 31 juillet 1872 à la déportation dans une enceinte fortifiée, il se réfugie à Londres, où il se serait fait remarquer « par son exaltation dans toutes les réunions de réfugiés » ; pris à tort pour le chef du groupe blanquiste de la Commune révolutionnaire, il dément en avoir jamais fait partie. Sa peine est remise en 1879. Il meurt chez lui, rue Notre-Dame-des-Champs, le 30 juillet 1893, à 53 ans, et repose au cimetière du Montparnasse.