Militant des réseaux de soutien au FLN pendant la guerre d’Algérie, exclu du PCF en 1966 pour « activité fractionnelle », Alain Krivine fonde la Jeunesse communiste révolutionnaire, présente sur les barricades de Mai 68. L’État dissout la JCR en 1968, puis la Ligue communiste en 1973 : deux fois, il passe par la prison de la Santé. Candidat à l’élection présidentielle en 1969, en plein service militaire, il lance que « le pouvoir n’est pas dans les urnes » ; il se représente en 1974, puis siège au Parlement européen de 1999 à 2004. Figure de la LCR, puis du NPA, il meurt à Paris le 12 mars 2022, à 80 ans. Incinéré au Père-Lachaise, il repose dans la 4e division, celle de son beau-père Gilles Martinet, cofondateur du PSU.
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