6 février 2011
Née au Caire d’un père maronite du Mont-Liban, Andrée Chedid s’installe pour de bon à Paris en 1946 et choisit d’écrire en français. Son œuvre, attentive à la condition des femmes, décrit aussi la guerre du Liban ; dans Le Message (2000), elle dit sa colère contre la guerre et la violence à travers deux amants que les combats séparent. Prix Goncourt de la nouvelle en 1979, mère de Louis Chedid et grand-mère de -M-, elle meurt à Paris le 6 février 2011, à 90 ans. Après des obsèques maronites à Notre-Dame du Liban, elle est inhumée en bordure de la 3e division, sous une phrase de Chrétien de Troyes : « Le corps s’en va, le cœur séjourne ».