12 avril 2015
Fils d’un résistant mort à Buchenwald, François Maspero fonde ses éditions en 1959, en pleine guerre d’Algérie : Frantz Fanon, témoignages sur la torture, volumes interdits. Le pouvoir gaulliste le censure — « dix-sept condamnations » —, ses éditions subissent les attentats de l’extrême droite et de l’OAS, et ceux qui visent sa librairie de la rue Saint-Séverin, La Joie de lire, font de lui « l’homme le plus plastiqué de France ». Signataire du manifeste des 121, il quitte ses éditions en 1982, puis se consacre à l’écriture. Il est retrouvé mort chez lui, à Paris, le 12 avril 2015, à 83 ans. Il repose dans le caveau familial, 3e division.