15 août 2013
Engagé dans la France libre en 1943, communiste puis maoïste, Jacques Vergès est l’avocat du FLN : il défend Djamila Bouhired, torturée puis condamnée à mort pour attentat à la bombe, qu’il épouse ensuite, et pratique la « défense de rupture », où l’accusé se fait accusateur. Il disparaît de 1970 à 1978 sans jamais dire où, puis défend le nazi Klaus Barbie, jugé à Lyon en 1987, et le terroriste Carlos. Il meurt ruiné à Paris le 15 août 2013, dans la chambre même qui vit mourir Voltaire. À ses obsèques, une gerbe porte le nom du Khmer rouge Khieu Samphân. Il repose dans la 26e division, à la droite immédiate de Bruno Cremer.