22 février 1946
Pacifiste héritier de Briand, Jean Luchaire se lie en 1930 avec Otto Abetz ; son journal Notre temps, financé par l’ambassade allemande, devient inconditionnellement favorable à Hitler. Sous l’Occupation, il devient l’homme fort de la presse parisienne ; le 15 mai 1941, ses Nouveaux Temps saluent la première grande rafle de Juifs étrangers : « L’Épuration commence ». Réfugié à Sigmaringen, condamné à mort, il est fusillé au fort de Châtillon le 22 février 1946, à 44 ans. Il repose dans la 3e division, dans le caveau Luchaire-Zeller, devenu difficile à lire, avec son père Julien, qui avait choisi la Résistance.