5 février 1984
Né dans un shtetl de Galicie, élève du psychologue Alfred Adler à Vienne, Manès Sperber entre en 1927 au Parti communiste d’Allemagne. Emprisonné quand Hitler arrive au pouvoir, il gagne Paris, où il travaille pour l’Internationale communiste avec Willi Münzenberg ; il la quitte en 1937 à cause des purges staliniennes et se met à étudier le totalitarisme. Engagé volontaire dans l’armée française en 1939, il fuit en Suisse en 1942, quand les déportations s’intensifient, puis revient à Paris éditer chez Calmann-Lévy et écrire Et le buisson devint cendre. Il meurt à l’hôpital Cochin le 5 février 1984, à 78 ans. Il repose dans la 8e division.