2 avril 2024
Étudiante à Paris, Maryse Boucolon apprend chez l’historien marxiste Jean Bruhat le sens du mot colonialisme et l’histoire de l’esclavage, que ses parents avaient tue ; le Discours sur le colonialisme devient « sa Bible ». Elle vit en Guinée, au Ghana, au Sénégal, puis écrit Ségou, sur la chute d’un royaume bambara, et Moi, Tituba sorcière…. Indépendantiste guadeloupéenne, elle préside en 2004 le Comité pour la mémoire de l’esclavage, qui fait fixer au 10 mai sa journée de commémoration. Elle meurt à Apt le 2 avril 2024, à 90 ans. Après des obsèques à Saint-Germain-des-Prés, elle est inhumée le 12 avril dans la 50e division.