Employé de la gare de Valence, Pierre Semard devient en 1921 secrétaire général de la Fédération des cheminots, puis du Parti communiste de 1924 à 1929. Revenu aux cheminots, il est en 1938 l’un des administrateurs syndicaux de la nouvelle SNCF. Après le pacte germano-soviétique, les ex-confédérés l’excluent de la direction fédérale ; arrêté en novembre 1939, il est condamné à trois ans de prison. Livré comme otage aux Allemands à leur demande, il est fusillé à la prison d’Évreux le 7 mars 1942, à 55 ans. Ses obsèques solennelles ont lieu le 10 mars 1945. Dans la 97e division, au bord de l’avenue Circulaire, sa stèle porte un médaillon de bronze, sa dalle une palme ; l’inscription le dit « fusillé par les hitlériens ». Sa femme Juliette, déportée à Ravensbrück, repose avec lui.
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