5 juin 1963
Monarchiste proche de l’Action française, soupçonné d’appartenir à la Cagoule, Raphaël Alibert devient garde des Sceaux de Pétain en juillet 1940. À propos des Juifs, il prépare, dit-il, « un texte aux petits oignons » : suivent les « lois Alibert », xénophobes et antisémites, la révision des naturalisations et sa signature au bas du statut des Juifs d’octobre 1940. Réfugié en Belgique, condamné à mort par contumace en 1947, amnistié en 1957, il meurt le 5 juin 1963, à 76 ans, chez lui, boulevard Saint-Germain, un appartement qui ne lui avait donc pas été confisqué. Il repose dans la 10e division, dans le tombeau de la famille de son épouse.