17 octobre 1983
Condisciple de Sartre et de Nizan à l’École normale, Raymond Aron voit à Berlin monter le nazisme, gagne Londres en juin 1940 et dirige la revue La France libre. Libéral, il dénonce dans L’Opium des intellectuels (1955) l’aveuglement des intellectuels envers les régimes communistes ; il prône dès 1957 de renoncer à l’Algérie française, mais soutient en 1973 le coup d’État de Pinochet, qui doit selon lui prévenir une guerre civile. Le 17 octobre 1983, il meurt à 78 ans en sortant du palais de justice, où il vient de témoigner pour Bertrand de Jouvenel contre Zeev Sternhell. Il repose dans le caveau familial de la 24e division.