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56
Rue Jacob
Adresse

56 rue Jacob

📍 56 rue Jacob, 75006 Paris 📋 2 événements répertorié s 📅 1782 — 1783

Toponymie — rue Jacob

rue Jacob
Doit son nom au projet, conçu par la reine Marguerite de Valois, de réaliser le voeu de Jacob en élevant un temple au Seigneur, d'où résulta la fondation des Petits Augustins.
Anciens noms : rue du Bon Jacob
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Événements à cette adresse

2 événements · 1782 — 1783
Hôtel d'York — Demeure de Benjamin Franklin
Dans un hôtel particulier de la rive gauche, Benjamin Franklin trempe sa plume et une nation de cent millions d'habitants futurs entre dans le droit des gens. Le 3 septembre 1783, à l'Hôtel d'York, 56 rue Jacob, Benjamin…

Dans un hôtel particulier de la rive gauche, Benjamin Franklin trempe sa plume et une nation de cent millions d'habitants futurs entre dans le droit des gens.

Le 3 septembre 1783, à l'Hôtel d'York, 56 rue Jacob, Benjamin Franklin, John Adams, John Jay et David Hartley apposent leurs signatures au bas d'un traité qui reconnaît formellement l'indépendance des États-Unis d'Amérique. La Grande-Bretagne admet sa défaite, renonce à ses treize colonies de la côte atlantique et fixe les frontières du nouvel État de l'Atlantique jusqu'au Mississippi. C'est la paix de Paris : un document de quelques pages qui redessine l'équilibre impérial dans l'hémisphère occidental.

La guerre d'Indépendance avait commencé en 1775, avec les premiers affrontements à Lexington et Concord. En 1778, la France de Louis XVI avait conclu une alliance formelle avec les insurgés américains, cherchant à affaiblir son adversaire britannique et à effacer l'humiliation du traité de 1763. La flotte française avait joué un rôle décisif à la bataille de Yorktown en octobre 1781, qui avait contraint la capitulation du général Cornwallis. À Paris, la présence de Benjamin Franklin était devenue celle d'un philosophe admiré des Lumières autant que d'un diplomate redoutable : il hantait les salons, lisait les encyclopédistes, et savait mieux que quiconque que la victoire diplomatique se gagnait dans les alcôves autant que sur les champs de bataille.

Les négociations avaient duré deux ans. Les Américains, instruits par leur expérience des alliances européennes, avaient choisi de traiter directement avec Londres sans en référer systématiquement à Versailles, froissant le comte de Vergennes. Ils obtenaient la pleine reconnaissance de leur souveraineté, des frontières généreuses, des droits de pêche dans les eaux de Terre-Neuve et le retrait des troupes britanniques.

Pour la France, la victoire avait un prix. Le coût de la guerre américaine, ajouté aux dettes accumulées sous Louis XV, précipitait la monarchie vers la banqueroute. Six ans plus tard, pour convoquer les États généraux destinés à régler la question financière, Louis XVI ouvrirait la boîte de Pandore de 1789. En soutenant la liberté des Américains, la France royale finançait sans le savoir sa propre révolution.

La rue Jacob, dans ce quartier de diplomates, d'éditeurs et de philosophes, garde la mémoire discrète de l'événement. Une plaque signale sur l'immeuble actuel que le traité fut signé en ce lieu. Les États-Unis, qui accueilleront un siècle plus tard la Statue de la Liberté offerte par la France, ne sont jamais si proches de Paris que dans cette pièce où les plumes grincèrent sur le parchemin.

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56 rue Jacob — 6e arr.
Hôtel d'York
Le 30 novembre 1782, des articles préliminaires de paix sont signés à Paris entre la Grande‑Bretagne et les États‑Unis, par lesquels Londres reconnaît l’indépendance des Treize Colonies et en esquisse les frontières…

Le 30 novembre 1782, des articles préliminaires de paix sont signés à Paris entre la Grande‑Bretagne et les États‑Unis, par lesquels Londres reconnaît l’indépendance des Treize Colonies et en esquisse les frontières jusqu’au Mississippi, étape décisive vers la fin de la guerre d’Indépendance (1775‑1783). Les négociateurs américains sont John Adams, Benjamin Franklin, John Jay et Henry Laurens, face au plénipotentiaire britannique Richard Oswald, mandaté par Londres pour traiter séparément avec les insurgents.

Les entretiens se déroulent dans le quartier de Saint‑Germain‑des‑Prés, notamment rue Jacob, où logent ou se réunissent plusieurs protagonistes, mais les sources contemporaines ne permettent pas d’identifier avec certitude le lieu exact de la signature du 30 novembre 1782. Certains auteurs rapprochent toutefois ces pourparlers de l’ancien hôtel d’York, au 56 rue Jacob, où sera conclu le 3 septembre 1783 le traité définitif de Paris qui met officiellement fin à la guerre entre la Grande‑Bretagne et les États‑Unis.

Les articles préliminaires prévoient le retrait des troupes britanniques, reconnaissent la pleine souveraineté des États‑Unis et fixent les grands principes de leurs frontières, tout en abordant déjà les questions de dettes et de droits de pêche qui seront reprises et confirmées dans l’instrument définitif de 1783. Cet accord bilatéral, négocié en marge des alliés français et espagnols, accélère la dynamique de paix et contraint les autres belligérants à ouvrir à leur tour des négociations qui aboutissent, en 1783, à l’ensemble des traités dits de Paris ou de Versailles.

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56 rue Jacob — 6e arr.
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