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60
Rue de Rivoli
Adresse

60 rue de Rivoli

📍 60 rue de Rivoli, 75004 Paris 📋 1 événement répertorié 📅 1871

Toponymie — rue de Rivoli

rue de Rivoli
Victoire remportée par l'armée française, commandée par Bonaparte, sur les Autrichiens, les 14 et 15 janvier 1797.
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Événements à cette adresse

1 événement · 1871
Demeure de Paul Lefèbvre-Roncier
Paris a faim, Paris a froid, et le gouvernement veut capituler. Le 22 janvier 1871, Delescluze et ses amis guettent le soulèvement depuis la rue de Rivoli. Depuis quatre mois, les Prussiens assiègent Paris. Le 19 janvier…

Paris a faim, Paris a froid, et le gouvernement veut capituler. Le 22 janvier 1871, Delescluze et ses amis guettent le soulèvement depuis la rue de Rivoli.

Depuis quatre mois, les Prussiens assiègent Paris. Le 19 janvier 1871, une dernière grande sortie, lancée vers Buzenval et Montretout, tourne au désastre : plus de quatre mille morts, dont un tiers de gardes nationaux, c’est-à-dire de simples Parisiens. Pour beaucoup, le gouvernement de la Défense nationale du général Trochu ne cherche plus qu’à capituler. Le 21, des délégués de la Garde nationale, des clubs et des comités de vigilance décident de manifester le lendemain devant l’Hôtel de Ville, où siège le gouvernement. Le même jour, une petite troupe va délivrer Gustave Flourens, enfermé à la prison Mazas.

Le 22 janvier, Charles Delescluze installe son quartier général et son poste d’observation au 60, rue de Rivoli, chez Paul Lefèbvre-Roncier, à deux pas de l’Hôtel de Ville. Le vieux journaliste a soixante et un ans ; il a connu sous l’Empire la prison, puis la déportation à Cayenne. Le 6 janvier, il a démissionné de la mairie du 19e arrondissement en appelant à « la lutte armée contre les capitulards ». Autour de lui se retrouvent des républicains qui feront la Commune : Arthur Arnould, Eugène Protot, Eugène Razoua, Frédéric Cournet, les frères Edmond et Léonce Levraud.

Sur la place, la foule est d’abord clairsemée ; une délégation est reçue par l’adjoint au maire, Gustave Chaudey. Vers trois heures, des gardes nationaux arrivent, conduits par Duval, Rigault et Sapia. Un coup de feu part, tiré par un provocateur. Les gardes mobiles bretons postés dans l’Hôtel de Ville ouvrent le feu sur la foule, et des gardes nationaux ripostent. On relève cinq morts et quelques dizaines de blessés parmi les manifestants. C’est ce jour-là que Louise Michel prend les armes pour la première fois.

Le soir, l’insurrection a échoué. Le gouvernement fait arrêter quatre-vingt-trois meneurs, Delescluze parmi eux ; les clubs sont interdits, et des journaux suspendus, dont « Le Réveil », le sien. Les mains libres, Jules Favre ouvre dès le lendemain les négociations avec les Allemands. L’armistice est signé le 26 janvier.

Deux mois plus tard naît la Commune. Élu à son Conseil, Delescluze en devient le délégué à la Guerre. Le 25 mai, pendant la Semaine sanglante, désespéré, il ne fait rien pour éviter la mort sur la barricade du Château-d’Eau. Gustave Chaudey, lui, sera exécuté par les communards pendant ces mêmes journées.

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60 rue de Rivoli — 4e arr.
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