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11 février 1942
Événement

Attentat contre des trains de permissionnaires allemands, qui déclenche une immense panique

Gare de l'Est/Attentat des Bataillons de la Jeunesse
Attentat contre des trains de permissionnaires allemands, qui déclenche une immense panique
La Gare de l'Est en 1949. Photo Roger Henrad, Wikimedia

Le 11 février 1942, la gare de l’Est devient l’un des premiers théâtres de la guerre clandestine menée par les Bataillons de la Jeunesse. Dans le vaste hall, un engin explosif est placé contre un train de permissionnaires allemands, au milieu d’une foule compacte de soldats en transit et de civils. L’explosion, suivie d’une deuxième tentative dans la nuit du 11 au 12 février, déclenche une panique considérable : cris, fumée, bousculades, soldats se ruant vers les quais et les sorties, tandis que les autorités allemandes et la police française tentent de reprendre le contrôle des lieux.

L’opération est revendiquée par les Bataillons de la Jeunesse, ces groupes de jeunes communistes intégrés à l’Organisation spéciale, qui multiplient alors les attaques à la grenade et les sabotages contre l’armée d’occupation. L’attentat de la gare de l’Est inaugure une série d’actions visant les trains de permissionnaires, symbole de la machine de guerre allemande et de la routine de l’occupation.

La répression ne tarde pas. Dans les semaines qui suivent, plusieurs jeunes des Bataillons de la Jeunesse, dont Raymond Tardif et André Aubouet, sont arrêtés puis fusillés les 16 et 17 mai 1942 ; une plaque au 156 rue de Belleville rappelle aujourd’hui leurs noms et mentionne explicitement les attentats des 11 et 12 février 1942 à la gare de l’Est.