Jacques Bainville est né le 9 février 1879 à Vincennes (Val-de-Marne). Après des études classiques au lycée Henri-IV, il s'oriente vers les lettres et l'histoire. À vingt ans, il publie son premier ouvrage, *Histoire du roi Louis II*. Fils de famille républicaine, initialement dreyfusard et libre-penseur, il devient monarchiste en 1900 après un séjour en Bavière et une rencontre avec Charles Maurras au Café de Flore.
Dès le début du XXe siècle, il se consacre au journalisme. Maurras le fait entrer à *La Gazette de France*, puis il rédige la rubrique de politique étrangère à *L'Action française*, qu'il co-dirige avec Maurras et Léon Daudet lorsque celle-ci devient un quotidien. Il collabore aussi à *La Liberté*, *Le Petit Parisien*, *La Nation belge* et dirige *La Revue universelle*. Figure majeure de l'Action française, mouvement nationaliste et royaliste d'extrême droite, il excelle en critique littéraire, histoire et analyse politique.
Ses ouvrages principaux incluent *Bismarck et la France*, *Histoire de deux peuples* (1915), *Histoire de trois générations* (1918), *Les Conséquences politiques de la paix* (1920), critiquant le traité de Versailles, *Napoléon* (1931), *Histoire de la IIIe République* et *Histoire de France* (1924). Il met en garde contre la puissance allemande unifiée et prédit des risques en Europe centrale.
Atteint d'un cancer, il est élu à l'Académie française le 28 mars 1935 au fauteuil de Raymond Poincaré, avec 20 voix sur 27. Reçu le 7 novembre 1935 par Maurice Donnay, il meurt le 9 février 1936 à Paris.