Sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), le quartier Saint-Georges autour de l'église Notre-Dame-de-Lorette devient le foyer d'un phénomène social particulier. Cette zone de la Nouvelle Athènes, développée à partir de 1819-1820, voit s'installer une catégorie spécifique de femmes entretenues baptisées « Lorettes » par le journaliste Nestor Roqueplan vers 1840-1841.
Ces jeunes femmes, souvent issues de milieux modestes, occupent une position intermédiaire entre les grisettes et les courtisanes de haut rang. Les promoteurs immobiliers leur louent à bas prix les appartements neufs pour qu'elles « essuient les plâtres », expression née de cette pratique. La rue Bréda (aujourd'hui Henry-Monnier) devient l'épicentre de cette activité, surnommée « Breda Street ».
Les Lorettes développent un mode de vie particulier, partageant leurs frais entre plusieurs amants successifs. Ce microcosme attire l'attention artistique : Paul Gavarni les immortalise dans ses lithographies célèbres (1841-1843), tandis qu'Alexandre Dumas les décrit comme des « jolis petits êtres, sylphes lutins ou démons ». Le terme « Lorettes » finit par désigner génériquement les femmes entretenues parisiennes de l'époque.
Sources
- Wikipédia. « Lorette (femme) ». [https://fr.wikipedia.org/wiki/Lorette_(femme)[1](https://fr.wikipedia.org/wiki/Lorette_\(femme\)%5B1)]
- Neuf Histoire. « Les Lorettes ». 2014. http://www.neufhistoire.fr/articles.php?lng=fr&pg=593&tconfig=0
- Patrimoine Histoire. « Eglise Notre-Dame-de-Lorette à Paris ». https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Paris/Paris-Notre-Dame-de-Lorette.htm![[Paul Gavarni - Les Lorettes, lithographie|Gavarni les Lorettes.png]]
Paul Gavarni - Les Lorettes, lithographie