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Couverture — L'Invention de Paris. Il n'y a pas de pas perdus
Bibliographie

L'Invention de Paris. Il n'y a pas de pas perdus

HAZAN Éric
Seuil, 2002.
Livre
606 Fiches citant cet ouvrage
2002 Édition

Fiches citant cet ouvrage

606 fiches
Événement
Date imprécise
p 12
Quartier de missions et couvents que les taxis appelaient "le Vatican"
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Événement
1880
1880 — Banc au milieu du boulevard Bourdon
p 12
Rencontre de Bouvard et Pécuchet au début roman éponyme de Gustave Flaubert ; son dernier
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Événement
1819
1819 — Pension Vauquer (dans le roman de Balzac)
p 13
Lieu où Balzac situe la pension Vauquer dans le Père Goriot
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Événement
1819
1819 — Pension Vauquer (dans le roman de Balzac)
p 13
Lieu où Balzac situe la pension Vauquer dans le Père Goriot
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Événement
Date imprécise — Parvis de l'église Notre-Dame de Lorette
p 14
Lieu où l'on attelait le "cheval de renfort" à l'omnibus de Montmartre
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Événement
Date imprécise — Cimetière des Saints-Innocents/Lanterne des morts
p 23
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Événement
Date imprécise — Cabaret de la Pomme de Pin
p 27
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Événement
1947
1947 — Locaux du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (mouvement nationaliste algérien)
p 28
Local du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques, le MTLD
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Événement
1513
1er avril 1513
p 29
Construction de la première tranche de l'enceinte d'Henri II, qui sera transformée sous Louis XIII ; elle prendra le nom de Fossés Jaunes, du fait de la couleur de l'argile excavée
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Événement
1789
12 juillet 1789 — Café de Foy/Jardin du Palais Royal ("Capitale de l'agitation")
p 30-31
Un dimanche de juillet 1789, un jeune avocat sans causes saute sur une table de café, un pistolet à chaque main — et le jardin du Palais-Royal se met en marche vers la Bastille. Ce dimanche 12 juillet 1789, Paris sait de …

Un dimanche de juillet 1789, un jeune avocat sans causes saute sur une table de café, un pistolet à chaque main — et le jardin du Palais-Royal se met en marche vers la Bastille.

Ce dimanche 12 juillet 1789, Paris sait depuis le matin : le roi a renvoyé Necker. Le jardin du duc d'Orléans, seul coin de la ville où la police royale n'entre pas, grouille de pamphlétaires et de badauds sous les arcades. On l'appelle « la capitale de l'agitation ».

Au 57-60 de la galerie de Montpensier, le café de Foy déborde. Un jeune homme de vingt-neuf ans, avocat sans clients et journaliste sans journal, s'y impatiente : Camille Desmoulins. Il bégaie — un défaut qui lui a barré le barreau. Mais ce jour-là, dit la tradition, l'émotion emporte le bégaiement. Il grimpe sur une table, un pistolet à chaque main, et harangue la foule.

Le renvoi de Necker, lance-t-il, est « le tocsin d'une Saint-Barthélemy des patriotes » : ce soir même, les régiments suisses et allemands sortiront égorger Paris. « Aux armes ! » La menace n'a rien d'une invention : les troupes étrangères cernent la ville, et le soir venu, la cavalerie du prince de Lambesc chargera la foule aux Tuileries. Desmoulins propose le vert, « couleur de l'espérance ». La foule se rue sur les arbres du jardin, les dépouille de leurs feuilles, et s'en pique aux chapeaux. Desmoulins racontera plus tard qu'on lui glissa plutôt un ruban vert ; peu importe, la cocarde est née.

Ironie de la teinte : elle ne passera pas la semaine. Le vert est la livrée du comte d'Artois — couleur compromettante, aussitôt délaissée pour le bleu et le rouge de Paris, bientôt relevés de blanc pour former la cocarde tricolore. La couleur de l'espérance était celle de l'ennemi.

On a fait de cette scène l'étincelle de la Révolution. Étincelle, soit — mais la poudre était déjà répandue. Ce 12 juillet, les barrières de l'octroi flambaient au nord de la ville ; le pain touchait son prix le plus haut du siècle ; la peur des troupes courait les faubourgs. Les historiens, de Mathiez à Soboul, l'ont rappelé : le cri de Desmoulins n'a pas créé le mouvement, il l'a allumé. Deux jours plus tard, la Bastille tombait.

Reste l'ironie du lieu. Le café de Foy, berceau de l'insurrection, était tenu par la famille Jousserand. Deux ans plus tard, ces mêmes Jousserand en avaient fait un repaire d'aristocrates : le café où l'on avait crié « aux armes » penchait pour le roi. Il ferma en 1874. Mais les arcades de la galerie de Montpensier sont toujours là, aux numéros 57 à 60, où l'on prend aujourd'hui un café sans savoir qu'on foule l'endroit où un bègue, un dimanche, trouva sa voix.

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Événement
1795
1795 — Demeure de Paul Barras (la Montansier occupe le 1er étage)
p 32
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Événement
1789
1789 — Café Corrazza (de 1887)/Quartier général des Jacobins puis des Enragés/Bal du Pince-cul
p 32
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Événement
Événement
1867
1867 — Caveau des Aveugles (au sous-sol)/Café Lemblin ou Lamblin (de 1813, au rez-de-chaussée)
p 34
Caveau où jouait un orchestre d'aveugles, ancêtre du Caf'conc' ; des épées étaient tenues à la disposition des clients sous le comptoir
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Événement
1815
1815 — Tripot du Palais Royal
p 34
Occupation de Paris après Waterloo ; Blücher perd 6 millions au jeu, et beaucoup d'officiers dans des duels provoqués
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Événement
1808
1808 — Restaurant Véry (de 1808)
p 35
Premier restaurant à prix fixe de Paris ; il s'était tout d'abord installé sur la terrasse des Feuillants, près de la Salle du Manège
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Événement
1613
1613
p 38-40
Cénacle réuni par Mme de Rambouillet et sa fille Julie d'Angennes. Centre intellectuel parisien de la première moitié du 17ème siècle
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Événement
1770
1770 — Palais des Tuileries/Comédie Française
p 44
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Événement
1795
5 octobre 1795 — Batterie de canons le 13 Vendémiaire
p 44-45
Barras cherche un général disponible ; il tombe sur un Corse de vingt-six ans sans emploi, qui fait tirer au canon dans la rue Saint-Honoré : la carrière de Napoléon commence là. L'automne 1795 est le moment où la Révolu …

Barras cherche un général disponible ; il tombe sur un Corse de vingt-six ans sans emploi, qui fait tirer au canon dans la rue Saint-Honoré : la carrière de Napoléon commence là.

L'automne 1795 est le moment où la Révolution se referme. La Convention thermidorienne a écrasé les sans-culottes en germinal et en prairial an III. Elle a voté une nouvelle Constitution, celle de l'an III, et le décret des deux tiers, qui impose que les deux tiers des membres des futurs Conseils soient choisis parmi les conventionnels sortants. La droite royaliste et modérée, qui espérait reprendre le pouvoir par les urnes, se voit confisquer sa victoire annoncée.

Les sections parisiennes se soulèvent. Le noyau de l'insurrection est la section Le Peletier, autour de la Bourse, milieu de banquiers et de rentiers, noyautée par des agents royalistes dont le baron de Batz. Le mouvement rassemble une trentaine de milliers d'hommes des sections bourgeoises de l'Ouest et du centre.

La Convention n'a que cinq mille hommes. Barras est nommé commandant des forces de l'intérieur. Il cherche un officier capable ; Joubert, son premier choix, vient d'être tué. Il fait appeler un général corse de vingt-six ans, sans affectation depuis sa disgrâce post-thermidorienne : Napoléon Bonaparte, qui loge à l'auberge du Cadran Bleu, rue de la Huchette.

Bonaparte agit vite. Il envoie Murat chercher au camp des Sablons quarante canons, qu'il fait mettre en batterie aux abords des Tuileries : rue Saint-Honoré, rue Saint-Roch, rue de l'Échelle, rue de Rohan, place du Palais-Royal.

Le 5 octobre 1795, 13 Vendémiaire an IV, les colonnes insurgées avancent. Bonaparte fait tirer à la mitraille dans les rues étroites. Les marches de l'église Saint-Roch, où les insurgés se sont retranchés, portent encore aujourd'hui des impacts. Le combat dure quelques heures. Environ deux cents morts dans chaque camp. Le Palais-Royal et le Théâtre Français sont pris d'assaut à la tombée de la nuit.

Bonaparte est nommé général de division, puis commandant de l'armée d'Italie six mois plus tard. Le régime a été sauvé par un militaire : il vient d'apprendre qu'il dépend de lui. Quatre ans plus tard, le 18 Brumaire, il n'y aura plus besoin de canons.

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Événement
1791
17 juillet 1791 — Demeure de Maurice Duplay/Demeure de Maximilien de Robespierre
p 44
Le soir du 17 juillet 1791 est mauvais pour les républicains. La fusillade du Champ-de-Mars a fait une cinquantaine de morts parmi les pétitionnaires ; la loi martiale reste en vigueur ; les arrestations menacent. Robesp …

Le soir du 17 juillet 1791 est mauvais pour les républicains. La fusillade du Champ-de-Mars a fait une cinquantaine de morts parmi les pétitionnaires ; la loi martiale reste en vigueur ; les arrestations menacent. Robespierre a signé la pétition pour la déchéance du roi — il risque d'être pris. Jeanne-Marie Roland et son mari Jean-Marie passent à son logement de la rue de Saintonge, dans le Marais, pour lui proposer une cachette. Il est déjà parti.

Il est chez les Duplay. Maurice Duplay est menuisier-ébéniste, rue Saint-Honoré — une maison à deux pas du club des Jacobins que Robespierre fréquente assidûment depuis des mois. La famille l'installe dans une chambre simple, donnant sur la cour. Il y a là Duplay et sa femme, leurs filles — dont Éléonore, que l'entourage tient pour la compagne officieuse de l'Incorruptible.

Robespierre ne s'installe pas « pour quelques jours ». Il reste. Pendant trois ans, la maison Duplay sera son seul logement parisien. Il y reçoit des visiteurs, rédige ses discours, travaille sous le bruit des ateliers en contrebas. Les Duplay le couvent avec une dévotion qui tient autant de la conviction républicaine que de l'attachement familial.

Ces trois années voient Robespierre passer de député radical en survie à membre tout-puissant du Comité de salut public. La chambre de la rue Saint-Honoré est son ancre dans une période où tout le reste — les institutions, les alliances, les têtes — change sans cesse. Le 9 Thermidor an II — 27 juillet 1794 —, il quitte la maison Duplay pour se rendre à la séance de la Convention. Il ne revient pas. Arrêté dans la soirée, il est guillotiné le lendemain place de la Révolution.

La maison des Duplay a depuis disparu. Une plaque marque aujourd'hui l'emplacement de la porte où il était entré, ce soir de juillet 1791, en fuyard.

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Événement
1794
23 mai 1794 — Demeure de Maurice Duplay/Demeure de Maximilien de Robespierre
p 44
Tentative présumée d'assassinat contre Robespierre le 4 prairial an III. Elle aurait avoué avoir voulu "voir comment était fait un tyran". Toute sa famille sera guillotinée avec elle et 54 personnes en tout seront compri …

Tentative présumée d'assassinat contre Robespierre le 4 prairial an III. Elle aurait avoué avoir voulu "voir comment était fait un tyran". Toute sa famille sera guillotinée avec elle et 54 personnes en tout seront comprises dans la même fournée

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Événement
1826
Événement
1724
1724 — Hôtel de Nevers/Bibliothèque du Roi (donnant aussi 6 rue Vivienne)
p 47
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Événement
1870
4 septembre 1870
p 47
La rue du Dix Décembre, qui rappelait l'accession de Badinguet au pouvoir, est rebaptisée rue du Quatre Septembre après la chute du dictateur ; une vocation dans la famille Bonaparte
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Événement
1666
1666 — Bibliothèque du Roi (dans "les maisons du bout des jardins" de Colbert)
p 47
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Événement
1791
1791 — Hôtel de La Vrillière/Imprimerie nationale
p 48-49
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Événement
1808
1808 — Hôtel de Rohan/Imprimerie royale/Imprimerie nationale
p 49
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Événement
1820
13 février 1820 — Salle Louvois/Opéra de Paris
p 50
Il vient de raccompagner sa femme à sa voiture et revient voir la fin du spectacle. Un homme surgit « comme une flèche ». C’est le dimanche gras, 13 février 1820. L’Opéra de Paris joue alors rue de Richelieu, dans la sal …

Il vient de raccompagner sa femme à sa voiture et revient voir la fin du spectacle. Un homme surgit « comme une flèche ».

C’est le dimanche gras, 13 février 1820. L’Opéra de Paris joue alors rue de Richelieu, dans la salle qui occupait l’emplacement de l’actuel square Louvois. Le duc de Berry y assiste au spectacle avec son épouse. Second fils du comte d’Artois — le futur Charles X —, neveu du roi Louis XVIII, qui n’a pas d’enfant, il est le seul prince de la famille royale qui puisse encore lui donner un héritier : l’avenir de la dynastie repose sur lui. À l’entracte, vers onze heures du soir, il raccompagne sa femme à sa voiture puis revient à pied vers l’entrée, sans chapeau ni manteau. Un homme surgit devant la voiture et le frappe à la poitrine. Le prince croit d’abord à un coup de poing : « Ah ! C’est un poignard, je suis mort ! »

L’arme est une alêne longue de vingt-cinq centimètres, que les Archives nationales conservent encore. Le duc a la force de l’arracher lui-même avant de perdre connaissance. Transporté dans une salle du théâtre, il agonise toute la nuit, demandant, dit-on, « grâce pour l’homme » qui l’a frappé. Sur son lit de mort, la famille royale reconnaît les enfants qu’il a eus en Angleterre, pendant l’émigration, avec Amy Brown. Il meurt à six heures et demie du matin.

Le meurtrier, Louis Pierre Louvel, est arrêté sur-le-champ. Ouvrier sellier né à Versailles, ancien soldat de la Garde impériale, il a suivi Napoléon à l’île d’Elbe. Il a agi seul, par conviction, au terme d’un projet médité depuis des années : il n’a aucune haine contre sa victime, il veut « détruire la souche » des Bourbons. Dès 1814, il était allé jusqu’à Calais dans le même dessein, quand Louis XVIII devait y débarquer. Devant ses juges, il ne renie rien : les Bourbons, dit-il, n’avaient pas le droit de revenir régner en France. Il est guillotiné place de Grève le 7 juin 1820.

Il échoue pourtant. Le 29 septembre suivant naît le fils posthume du duc, le duc de Bordeaux, que les royalistes surnomment aussitôt « l’enfant du miracle ». Mais l’attentat emporte le principal ministre de Louis XVIII, Élie Decazes, que les ultras jugeaient trop libéral et tenaient pour responsable du crime. Chateaubriand a ce mot cruel : « le pied lui a glissé dans le sang ». La voie est libre pour les ultras.

Louis XVIII fait raser la salle pour effacer le lieu du crime, et l’on entreprend d’y élever un monument expiatoire, qui doit abriter un tombeau sculpté par Dupaty, Cortot et Cartelier. La révolution de 1830 balaie le projet. Le monument funéraire, relégué à Saint-Denis, restera plus d’un siècle dans un débarras avant d’être remonté en 1976 derrière le chevet de la basilique. Sur l’emplacement de l’Opéra s’étend aujourd’hui le square Louvois, où Louis Visconti a dressé en 1844 une fontaine aux quatre grands fleuves de France : la Seine, la Garonne, la Loire et la Saône.

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Événement
1794
7 août 1794 — Théâtre des Arts/Théâtre National/Salle Richelieu/Salle de l'Opéra de Paris (la huitième)/Théâtre de l'Opéra du Peuple (en 1802)
p 50
L'institution avait survécu à la Terreur. Elle venait de survivre à Robespierre. Elle mourut d'un coup de couteau en 1820. Le 7 août 1794, soit dix jours après la chute de Robespierre, l'Opéra de Paris s'installa dans la …

L'institution avait survécu à la Terreur. Elle venait de survivre à Robespierre. Elle mourut d'un coup de couteau en 1820.

Le 7 août 1794, soit dix jours après la chute de Robespierre, l'Opéra de Paris s'installa dans la salle du 69-71 rue de Richelieu, dans le 2e arrondissement, sous le nom de Théâtre des Arts. Le moment n'était pas anodin : on était en pleine réaction thermidorienne, les prisons s'ouvraient, les fêtes de la Terreur prenaient fin, et la vie culturelle reprenait ses droits dans un Paris encore sous le choc.

Sous la Terreur, les théâtres avaient été placés sous étroite surveillance. Pierre-Gaspard Chaumette, procureur de la Commune, et Jacques-René Hébert avaient encadré la politique culturelle révolutionnaire avec une sévérité qui mêlait patriotisme républicain et méfiance des arts jugés aristocratiques. Marguerite Brunet, dite la Montansier, grande entrepreneuse de spectacles qui avait fait fortune sous l'Ancien Régime, avait même été emprisonnée en 1793 : Hébert l'accusait d'avoir ouvert un théâtre voisin de la Convention pour espionner les députés. Chaumette et Hébert furent guillotinés au printemps 1794. La Montansier sortit de prison après thermidor.

Le Théâtre des Arts changea plusieurs fois de nom : Théâtre de l'Opéra, Théâtre National, Académie Nationale de Musique. Il resta au 69-71 rue de Richelieu pendant vingt-six ans, au cœur de la vie parisienne, traversant le Directoire, le Consulat, l'Empire et le début de la Restauration.

Le 13 février 1820, à la sortie d'une représentation, le duc de Berry, second fils du futur Charles X et dernier espoir de la lignée directe des Bourbon, fut poignardé par Louvel, un sellier bonapartiste. Il mourut dans la nuit. Les Ultras exploitèrent l'assassinat pour faire passer des lois réactionnaires. Et l'on rasa la salle, comme si le bâtiment portait le malheur.

L'Opéra de Paris, né dans la révolution, périt dans la réaction. L'édifice suivant fut l'Opéra Le Peletier, rue Le Peletier, qui brûla en 1873. Celui de Garnier n'ouvrit qu'en 1875.

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Événement
1820
19 avril 1820 — Académie royale de Musique/Salle Favart/Salle de l'Opéra de Paris (la dixième, salle provisoire)
p 50-51
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Événement
1821
16 août 1821 — Académie royale de Musique/Salle Le Peletier/Salle de l'Opéra de Paris (la onzième)/Opéra-Théâtre de la Nation (en 1848)
p 50-51
Nouvelle salle de l'Opéra de Paris incendiée le 28 octobre 1873
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Événement
1874
19 janvier 1874 — Théâtre national de l'Opéra/Salle Ventadour/Salle de l'Opéra de Paris (la douzième, salle provisoire)
p 51
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Événement
1800
19 février 1800 — Passage des Panoramas
p 52-53
Construit par l'américain Thayer ; les deux premiers panoramas représentaient le Palais Royal et la prise de Toulon par les armées de la République
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Événement
1800
19 février 1800 — Passage des Panoramas
p 52-53
Construit par l'américain Thayer ; les deux premiers panoramas représentaient le Palais Royal et la prise de Toulon par les armées de la République
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Événement
Événement
1947
1947 — Maison de tolérance "le Chabanais" (de 1878)
p 52
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Événement
1864
1864 — Boutique d'Alphonse Lemerre (maison d'édition fondée en 1862)
p 52
Maison d'édition et lieu de rencontres de poètes ; édite les premières œuvres de Verlaine
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Événement
1866
1866 — Boutique de Lemerre (éditeur des poètes parnassiens)
p 52
Naissance du mouvement du Parnasse ; siège de la revue "l'Art"
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Événement
Événement
1807
24 juin 1807 — Théâtre des Variétés
p 53
Marguerite Brunet, dite « Mademoiselle Montansier », est contrainte en 1806 de quitter le Théâtre du Palais-Royal à la suite d’un décret visant à favoriser la troupe du Théâtre-Français. À 77 ans, elle sollicite l’aide d …

Marguerite Brunet, dite « Mademoiselle Montansier », est contrainte en 1806 de quitter le Théâtre du Palais-Royal à la suite d’un décret visant à favoriser la troupe du Théâtre-Français. À 77 ans, elle sollicite l’aide de Napoléon Bonaparte, qui lui accorde la possibilité de construire une nouvelle salle. Le Théâtre des Variétés est ainsi inauguré le 24 juin 1807 au 7 boulevard Montmartre, Paris, après seulement cinq mois de travaux. Ce théâtre devient rapidement un haut lieu du vaudeville et de la comédie, puis de l’opérette sous la direction d’Hippolyte Cogniard, notamment avec les œuvres de Jacques Offenbach, telles que « La Belle Hélène » et « La Grande-Duchesse de Gérolstein », écrites avec Henri Meilhac et Ludovic Halévy. Henri Lavedan y fait également jouer ses pièces. Le Théâtre des Variétés est immortalisé par Émile Zola dans son roman « Nana », où l’héroïne triomphe sur sa scène. Ce lieu reflète l’évolution du spectacle parisien au XIXe siècle et demeure un symbole de la vie culturelle du boulevard Montmartre.

Sources

Le foyer du Théâtre "Les Variétés", Boyer, BnF

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Événement
1857
25 juin 1857 — Maison d'édition de Poulet-Malassis
p 55
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Événement
1774
28 décembre 1774 — Demeure de Jean-Jacques Rousseau
p 55
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Événement
1741
1741 — Hôtel de Vins/Demeure de la famille Dupin/Cadran solaire
p 55
En 1741, Jean-Jacques Rousseau, alors peu connu, entre au service de la famille Dupin à Paris, au 68 rue Jean-Jacques Rousseau. Il y occupe brièvement le rôle de précepteur pour le fils de Madame Dupin, Jacques-Armand, p …

En 1741, Jean-Jacques Rousseau, alors peu connu, entre au service de la famille Dupin à Paris, au 68 rue Jean-Jacques Rousseau. Il y occupe brièvement le rôle de précepteur pour le fils de Madame Dupin, Jacques-Armand, pendant huit jours, en attendant l’arrivée d’un nouveau tuteur. Par la suite, Rousseau devient secrétaire de Madame Dupin, participant à la rédaction et à la recherche pour ses projets littéraires, notamment une défense des droits des femmes au XVIIIe siècle. Madame Dupin, femme d’influence et d’esprit, est alors mariée à Claude Dupin, mais entretient une relation étroite avec Louis Dupin de Francueil, qui partage avec Rousseau un intérêt pour la musique. Le séjour de Rousseau dans cette maison marque une étape importante dans sa carrière intellectuelle, lui permettant de fréquenter des cercles influents de la société parisienne. La cour de la demeure comporte un cadran solaire, élément architectural typique de l’époque.

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Événement
1137
1137 — Les Champeaux/Halles de Paris
p 56-63
Louis VI le gros décide d'établir le premier marché public à Paris ; il deviendra "Les Halles" en 1183
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Événement
1250
1250 — Pilori des Halles/Pilori du Roi (pilori rotatif qui donna son nom à la rue "Pirouette")
p 57-58
Pilori où étaient exposés marchands véreux et escrocs ; il était rotatif, d'où le nom de "pirouette", pour un tour complet, que prit la rue qui y débouchait ; détruit en 1786
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Événement
1425
août 1425
p 58
Réalisation de la “Danse macabre”, fresque célèbre du charnier des Saints-Innocents, commencée en août 1925 selon le "Bourgeois de Paris"
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Événement
1767
1767 — Halle aux Blés/Bourse du commerce
p 60
Construction majeure à l'époque ; détruite par un incendie en 1802
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Événement
1832
6 juin 1832 — Cloître St Méry/État-major des Insurgés de 1832
p 63
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Événement
1914
31 juillet 1914 — Café À la Chope du Croissant
p 66
Le 31 juillet 1914, Raoul Villain tira deux coups de feu à travers la fenêtre du café du Croissant et tua Jean Jaurès. Villain fut acquitté cinq ans plus tard. En 1936, des miliciens anarchistes l'exécutèrent à Ibiza. Ja …

Le 31 juillet 1914, Raoul Villain tira deux coups de feu à travers la fenêtre du café du Croissant et tua Jean Jaurès. Villain fut acquitté cinq ans plus tard. En 1936, des miliciens anarchistes l'exécutèrent à Ibiza.

Jaurès avait passé sa dernière journée à courir Paris. Il avait rencontré le matin des socialistes allemands pour tenter d'organiser une riposte internationale à la guerre qui s'annonçait. Il avait rédigé un article pour L'Humanité. Il dîna avec des collaborateurs au café du Croissant, 146 rue Montmartre, dans le 2e arrondissement, au coin de la rue du Croissant, à deux pas des bureaux du journal qu'il avait fondé en 1904. C'était le soir du 31 juillet 1914.

Vers 21h40, Raoul Villain, vingt-neuf ans, nationaliste, s'approcha de la fenêtre ouverte du café. Il tira deux coups de revolver. Jaurès, frappé à la tête, mourut en quelques minutes. Villain fut arrêté sur place.

La France ordonna la mobilisation générale le lendemain.

Villain attendit cinq ans en prison avant d'être jugé. Le 29 mars 1919, le jury des assises de la Seine l'acquitta. Le tribunal condamna la veuve de Jaurès aux dépens. Des émeutes éclatèrent devant le palais de justice.

Après l'acquittement, Villain voyagea. Il finit par s'établir à Ibiza, dans les Baléares. En septembre 1936, au début de la guerre civile espagnole, des miliciens anarchistes le capturèrent et l'exécutèrent.

Jaurès avait cinquante-quatre ans. Sa mort, la veille de la mobilisation, laissa la SFIO sans son seul dirigeant capable de s'opposer à l'Union sacrée. La gauche socialiste vota les crédits de guerre.

Le café du Croissant est toujours au 146 rue Montmartre. Une plaque rappelle l'événement.

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Événement
1741
1741 — Demeure de Mme de Pompadour
p 67
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Événement
1800
1800
p 79-80
Place des Fédérés en 1792, de l'Indivisibilité en 1793, puis des Vosges en l'honneur du 1er département ayant acquitté ses impôts à la République
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Événement
1623
1623 — Couvent des Minimes
p 82
Le couvent lutte contre les "Mal-pensants" de la Confrérie des bouteilles ; il possède une bibliothèque de 25 000 volumes
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Événement
1628
1628 — Couvent des Minimes (représentation de l'autorité du pape à Paris)
p 82
Le père Marin Mersenne, érudit inventeur du télescope, héberge René Descartes
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Événement
1619
1619 — Couvent des Minimes (son portail était un chef-d'œuvre de Mansart, aujourd'hui détruit)
p 82
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Événement
1666
1666 — Hôtel de Montmor/Demeure de Louis de Montmor/Académie des Sciences
p 82-83
Molière fait la lecture de son Tartuffe ; Pierre Gassendi, dit Gassendi, est mort ici le 24 octobre 1655
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Événement
1628
1628 — Hôtel de Montmor
p 83
Controverse sur la circulation sanguine opposant Harvey aux Galianistes ; les "circulateurs" aux "anticirculateurs", disciples de Galien
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Événement
1639
1639 — Hôtel de Loménie de Brienne/Demeure de Marion Delorme
p 83
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Événement
1705
17 octobre 1705 — Demeure de Ninon de Lenclos
p 83
Mort d'Anne de Lenclos dite Ninon ; elle tenait ici un salon célèbre depuis 1667
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Événement
1645
1645 — Demeure de Mme de Sévigné
p 83
Mort du mari et naissance de la fille de Mme de Sévigné
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Événement
1626
6 février 1626 — Maison natale de Mme de Sévigné
p 83
Le 6 février 1626, Marie de Rabutin-Chantal, la future Madame de Sévigné, naît dans un hôtel particulier de la place Royale, actuelle place des Vosges, au cœur du Marais parisien. L’édifice, situé à l’emplacement aujourd …

Le 6 février 1626, Marie de Rabutin-Chantal, la future Madame de Sévigné, naît dans un hôtel particulier de la place Royale, actuelle place des Vosges, au cœur du Marais parisien. L’édifice, situé à l’emplacement aujourd’hui compris entre le 1 bis place des Vosges et le 11 bis rue de Birague, appartient à sa famille maternelle. La place Royale est alors l’un des ensembles urbains les plus prestigieux de la capitale, récemment aménagé sous le règne d’Henri IV puis de Louis XIII, et lieu de résidence d’une partie de l’aristocratie de cour.

La naissance de Marie intervient dans un milieu nobiliaire lié à la haute magistrature et à la dévotion catholique. Son père, Celse-Bénigne de Rabutin, est gentilhomme bourguignon, tandis que sa mère, Marie de Coulanges, appartient à une famille de robe influente. Orpheline très tôt, la future marquise de Sévigné grandit entre Paris et la Bourgogne, mais garde un lien fort avec ce quartier du Marais, cœur social et mondain de la noblesse parisienne au XVIIe siècle. C’est depuis ce monde aristocratique, formé dans les hôtels particuliers et les salons du Marais, qu’elle deviendra l’une des grandes épistolières de la littérature française, connue sous le nom de Madame de Sévigné.

Plaque Place des Vosges Naissance de Madame de Sévigné  - Archives Paris révolutionnaire

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Événement
1672
1672 — Demeure de Mme de Sévigné
p 84
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Événement
1669
1669 — Demeure de Mme de Sévigné
p 84
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Événement
Événement
Événement
1667
2 juillet 1667 — Demeure de Libéral Bruand
p 85
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Événement
1674
1674 — Hôtel de Sagonne/Demeure de Jules Hardouin-Mansart
p 85
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Événement
1632
1632 — Jeu de paume de la Fontaine/Théâtre de Mondory
p 85-86
Mondory quitte la salle du cul-de-sac Berthaud, qui subira un incendie en 1634
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Événement
1666
23 septembre 1666 — Demeure de François Mansart
p 85
Mort de l'architecte François Mansart ; il a donné son nom aux "mansardes"
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Événement
1636
décembre 1636 — Second Théâtre du Marais/Troupe du Roi du Maretz
p 85-86
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Événement
1793
22 août 1793 — Section des Gravilliers (fief des "Enragés")
p 89
Arrestation de Jacques Roux, libéré le 27, mais arrêté de nouveau le 5 septembre ; appuyé par la Section des Gravilliers mais lâché par les Cordeliers, il se suicide en février 1794 en se poignardant
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Événement
1617
1617 — Couvent des Petits Augustins
p 90
Ancien couvent des Augustins réformés où se trouvait la chapelle des Louanges, couverte par le premier dôme construit à Paris, et dont l'ancien cloître est devenu la cour du Mûrier
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Événement
Événement
1709
1709 — Église St Paul-St Louis (de 1641)/Premier grand dôme parisien
p 90
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Événement
1799
18 mai 1799 — Demeure de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (construite en 1789)
p 94
Mort de Beaumarchais dans son Hôtel, construit sur un bastion de l'enceinte de Louis XIII, entouré d'un magnifique jardin
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Événement
1760
1760 — Pavillon de Hanovre (reconstruit dans le parc de Sceaux)
p 94
Pavillon du maréchal de Richelieu fréquenté par Voltaire qui, somme toute, n'était pas si regardant sur ses fréquentations ; le pavillon tient son nom du pillage de la province allemand qui l'a financé
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Événement
1560
1560
p 95
Rue dont le profil caractéristique suit le tracé extérieur du bastion de la porte du Temple de l'enceinte d'Henri II, terminée sous Louis XIII, rasée sous Louis XIV
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Événement
1878
1878 — Grand Hôtel
p 96
Mort de Nana dans une chambre du Grand Hôtel, dans le roman éponyme d'Émile Zola
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Événement
1828
11 avril 1828
p 97
Création de la 1ère ligne d'omnibus à chevaux à Paris. Dérivé du latin "Omnes Omnibus". Viendront ensuite les Dames blanches, les Favorites, les Écossaises, les Carolines, les Batignollaises et les Tricycles. Le 11 avril …

Création de la 1ère ligne d'omnibus à chevaux à Paris. Dérivé du latin "Omnes Omnibus". Viendront ensuite les Dames blanches, les Favorites, les Écossaises, les Carolines, les Batignollaises et les Tricycles.

Le 11 avril 1828, place de la Madeleine, part le premier omnibus parisien — une grande voiture à chevaux pouvant transporter quatorze voyageurs, tirée par trois chevaux, desservant la ligne Madeleine-Bastille toutes les quinze minutes. Le prix du trajet : vingt-cinq centimes, quelle que soit la distance. Le mot vient du latin omnibus, datif pluriel de omnis : « pour tous ». C'était l'idée — un véhicule accessible à tous, pas seulement aux riches qui pouvaient se payer un fiacre.

L'inventeur s'appelle Stanislas Baudry, ancien colonel de l'Empire mis en demi-solde sous la Restauration. Il exploitait une minoterie et des bains publics à Nantes, et avait organisé une navette pour amener les clients depuis le centre-ville jusqu'à son établissement. Il remarqua que ses voitures prenaient des passagers en cours de route, qui n'allaient pas aux bains mais voulaient simplement se déplacer. Il abandonna les bains, obtint l'autorisation du préfet de police De Belleyme en janvier 1828, et vint à Paris monter son Entreprise Générale des Omnibus avec dix lignes simultanées.

Le succès fut foudroyant — entre avril et octobre 1828, plus de deux millions et demi de voyageurs empruntèrent les omnibus parisiens. En quelques mois, une quinzaine de compagnies concurrentes envahirent le pavé, portant des noms charmants : les Dames blanches, les Favorites, les Écossaises, les Carolines, les Batignollaises, les Hirondelles, les Gazelles. Chacune avait ses couleurs, ses itinéraires, sa clientèle. Paris se dotait d'un réseau de transport en commun — précurseur de la future Compagnie Générale des Omnibus, ancêtre de la RATP.

Baudry, lui, ne vit pas son succès prospérer. Laminé par la concurrence et criblé de dettes, il se suicida en mars 1830 en se jetant dans le canal Saint-Martin. Le dernier omnibus hippomobile circula à Paris le 11 janvier 1913 — à corriger sur la fiche, qui indique 1912.

L'omnibus à chevaux circula jusqu'en 1912, progressivement supplanté par le tramway électrique puis par l'autobus. Baudry, lui, ne vit pas son succès durer : criblé de dettes malgré la popularité de ses véhicules, il se suicida en 1830, deux ans après son invention.

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Événement
1631
1631
p 97
Les Grands Boulevards sont aménagés sur l'emplacement de l'enceinte de Louis XIII
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Événement
1817
1817 — Passage des Panoramas
p 97
Premiers essais à Paris de l'éclairage et du chauffage au gaz
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Événement
Événement
1848
23 février 1848 — Ministère des Affaires étrangères (1820-1853)
p 99-100
Le sergent Giacomoni tire sur un manifestant qui voulait forcer le passage vers la Madeleine ; coup de feu qui déclenche la fusillade contre la foule, d'où la version officielle prétendra qu'il est parti
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Événement
1798
1798 — Hôtel Taillepied de Bondy/Café Frascati
p 101
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Événement
1798
Événement
1798
Événement
1886
15 mai 1886 — Maison Dorée/Huitième Salon Impressionniste
p 101
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Événement
1840
1840 — Papeterie de Jean-Marie Durand-Ruel (père)
p 102
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Événement
Date imprécise — Papeterie de Jean-Marie Durand-Ruel (père)
p 102
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Événement
Événement
1871
1871 — Bureau ou travaille Paul Gauguin
p 102
Gauguin travaille comme remisier chez Bertin, agent de change, avant de se mettre à la peinture ; le voisinage des galeries de la rue Laffitte l'y amènera peut-être
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Événement
1867
1867 — Galerie de peinture de Paul Durand-Ruel (annexe)
p 102
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Événement
1862
1862 — Première galerie de peinture de Paul Durand-Ruel (fils de Jean-Marie)
p 102
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Événement
Date imprécise — Papeterie de Jean-Marie Durand-Ruel (père)
p 102
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Événement
1876
avril 1876 — Passage Laffitte (ex passage d'Artois)/Galerie Paul Durand-Ruel
p 102
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Événement
1893
1893 — Locaux de "La Revue Blanche"/Amicale à tous prête
p 103 & 445
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Événement
1895
1895 — Première galerie Ambroise Vollard (ouverte en 1893)
p 103
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Événement
1919
1919 — Passage de l'Opéra/Théâtre Moderne
p 107
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Événement
1781
27 octobre 1781 — Théâtre de l'Opéra (1791)/Théâtre des Arts (1793)/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la 7ème)
p 108
L'Opéra s'installe à la Porte St Martin ; la salle est construite en 65 jours pour satisfaire un caprice de Marie-Antoinette ; une des origines de son surnom : "Madame Déficit". Futur théâtre de la Porte St Martin
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Événement
1632
1632 — Enceinte de Louis XIII (anciens "boulevarts" de l'enceinte militaire
p 109
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Événement
1811
1811
p 109-110
Première fontaine installée ici, de 1811 à 1867 ; elle donna son nom à la place du Château d'Eau
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Événement
1819
1819 — Théâtre des Funambules (les "Funambes", 780 places)/Boulevard du Crime
p 111
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Événement
1847
20 février 1847 — Théâtre Historique/Théâtre Lyrique/Boulevard du Crime
p 112
Le 20 février 1847, [[Alexandre Dumas|doc:alexandre-dumas-pere.WebHome]] père réalise un vieux rêve d’auteur dramatique : disposer de sa propre salle pour monter ses pièces. Sur le boulevard du Crime, il inaugure le Théâ …

Le 20 février 1847, Alexandre Dumas père réalise un vieux rêve d’auteur dramatique : disposer de sa propre salle pour monter ses pièces. Sur le boulevard du Crime, il inaugure le Théâtre Historique, conçu comme un écrin pour son théâtre romantique et feuilletonesque, entre épopée, cape et épée et grandes fresques nationales.

Le projet est à l’image de Dumas : ambitieux, flamboyant, dispendieux. La salle, richement décorée, est pensée pour accueillir de vastes distributions et des décors spectaculaires, à la hauteur des Trois Mousquetaires, de La Reine Margot ou d’Henri III et sa cour. L’acteur Étienne Mélingue, l’un de ses interprètes fétiches, y triomphe dans des rôles de spadassins et de héros populaires, donnant chair à cet imaginaire romanesque qui a déjà conquis les lecteurs.

Mais la belle aventure se heurte vite aux réalités financières. Le coût des productions, l’irrégularité du public, les dettes accumulées entraînent la chute du Théâtre Historique, qui change de direction puis de vocation et devient, à partir de 1850, le Théâtre Lyrique. Dumas, lui, doit renoncer à son rêve de « maison à lui », symbole de son désir de contrôler de bout en bout le destin de ses œuvres.

L’ouverture puis l’échec de ce théâtre n’en disent pas moins la place conquise par Dumas dans le paysage culturel de 1848 : celle d’un auteur populaire assez puissant pour tenter de se doter de son propre outil, sur ce boulevard du Temple déjà saturé de mélodrames, de drames sanglants et de rires – ce « boulevard du Crime » où sa légende s’inscrit pour longtemps.

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Événement
1861
1861 — Cirque Impérial/Cirque d'Hiver/Concerts Pasdeloup
p 113
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Événement
1842
Événement
1782
9 avril 1782
p 115
Le 9 avril 1782, la Comédie-Française quitte les Tuileries et ouvre ses portes dans son nouveau théâtre place de l'Odéon, avec une représentation d'Iphigénie en Aulide de Racine. Le bâtiment, conçu par les architectes Pe …

Le 9 avril 1782, la Comédie-Française quitte les Tuileries et ouvre ses portes dans son nouveau théâtre place de l'Odéon, avec une représentation d'Iphigénie en Aulide de Racine. Le bâtiment, conçu par les architectes Peyre et de Wailly, est le plus grand et le plus moderne de Paris — façade à colonnes, foyer élégant, salle à l'italienne. On l'appelle d'abord simplement le Théâtre Français.

Deux ans plus tard, le 27 avril 1784, c'est ici que Beaumarchais fait jouer Le Mariage de Figaro — après des années de censure royale. La pièce avait été interdite par Louis XVI en personne, convaincu qu'elle était dangereuse pour l'ordre social. Il avait raison. La salle fit un triomphe qui résonna dans toute l'Europe. Napoleon dira plus tard que Le Mariage de Figaro était déjà la Révolution en acte.

La Révolution justement transforme le théâtre comme tout le reste. En 1789 il devient Théâtre de la Nation, en 1793 Théâtre de l'Égalité. La troupe elle-même se scinde en deux — les révolutionnaires d'un côté, les royalistes de l'autre. Les uns jouent rue de Richelieu, là où se trouve encore aujourd'hui la Comédie-Française. Les autres sont emprisonnés.

Le bâtiment de l'Odéon brûle en 1799, est reconstruit, brûle à nouveau en 1818, est reconstruit encore. Il existe toujours place de l'Odéon, sous le nom de Théâtre de l'Europe. La salle de 1782 a disparu — l'institution, elle, a survécu à tout.

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Événement
1822
21 septembre 1822
p 123
Quatre sergents montent à l'échafaud pour avoir rêvé de liberté ; dans la foule, un garçon de dix-sept ans jure de les venger : il s'appelle Blanqui. Ils s'appellent Jean-François Bories, Jean Pommier, Marius-Claude Raou …

Quatre sergents montent à l'échafaud pour avoir rêvé de liberté ; dans la foule, un garçon de dix-sept ans jure de les venger : il s'appelle Blanqui.

Ils s'appellent Jean-François Bories, Jean Pommier, Marius-Claude Raoulx et Charles Goubin. Vingt à vingt-six ans. Sergents dans le 45e régiment d'infanterie de ligne, cantonné à La Rochelle en janvier 1822. Dans le secret de leur caserne, ils ont fondé une "vente" de la Charbonnerie, société secrète d'inspiration jacobine qui milite contre la Restauration. Leur rêve : renverser le régime de Louis XVIII, rétablir les libertés de 1789.

Le complot est éventé. Le procès se tient du 21 août au 5 septembre 1822. Les quatre sergents refusent de trahir leurs complices, dont plusieurs siégeront un jour dans les rangs du libéralisme et du républicanisme français. Ils sont condamnés à mort. La cour royale rejette le pourvoi en cassation.

Le 21 septembre 1822, à l'aube, ils sont conduits en place de Grève, devant l'Hôtel de Ville. La foule est dense. La guillotine fonctionne. Bories, le premier, embrasse ses camarades avant de monter à l'échafaud. Les témoins rapportent qu'ils gardent une dignité calme, comme des hommes qui savent pourquoi ils meurent.

Dans cette foule se trouve un lycéen de dix-sept ans, Louis-Auguste Blanqui, fils d'un ancien fonctionnaire de la République. Il a suivi le procès dans les journaux ; il est venu voir mourir ces hommes. Selon son biographe, il repart de la place de Grève avec une résolution qui ne le quittera plus jamais : venger les martyrs de la liberté. Dès 1823, il adhère à la Charbonnerie. Il passera la majeure partie de sa vie en prison pour activité révolutionnaire, au total plus de trente-trois ans de détention.

L'émeute éclate au moment de l'exécution. Des étudiants, des ouvriers, des républicains tentent de s'interposer. La garde les disperse. L'Europe libérale pleure les Quatre Sergents. Un monument leur est dédié au cimetière du Montparnasse. Les générations suivantes de républicains sauront leurs noms. Ce sont les martyrs qui forment les révolutionnaires.

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Événement
1822
21 janvier 1822 — Cabaret du Roi Clovis
p 123
Lieu de réunions des Quatre sergents de La Rochelle, dans le cadre d'un complot républicain fomenté par la Charbonnerie
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Événement
Date imprécise — Librairie Maspero/La Joie de lire
p 124
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Événement
1850
1850 — Café du Vote Universel/Café de la Fontaine St Michel
p 124
Café évoqué par Vallès dans "Le Bachelier" ; rendez-vous des révolutionnaires
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Événement
1870
1870 — Brasserie Glaser/Au Tonneau/Brasserie Rhénane
p 124
Lieu de rencontre de futurs membres de la Commune et de journalistes
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Événement
1871
Événement
1840
1840 — Pension Laveur (de 1840, déplacée plus tard au 20 rue Serpente)
p 124-125
Pension de famille fréquentée à leurs débuts par de nombreuses célébrités
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Événement
1837
1837 — Restaurant Flicoteaux
p 124-125
Restaurant bon marché cité à maintes reprises dans la littérature, entre autres par Balzac dans les "Illusions perdues"
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Événement
1837
1837 — Restaurant Flicoteaux
p 124-125
Restaurant bon marché cité à maintes reprises dans la littérature, entre autres par Balzac dans les "Illusions perdues"
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Événement
1848
1848 — Collège des Prémontrés (dans l'abside de la chapelle)/Atelier de Gustave Courbet
p 126
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Événement
1885
1885 — Café Vachette (créé en 1855)/Café littéraire
p 126-127
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Événement
1885
1885 — Café Vachette (créé en 1855)/Café littéraire
p 126-127
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Événement
Date imprécise — Laiterie du Paradoxe (lieu présumé)/Café littéraire
p 126
Café littéraire animé par Marc Trapadoux et fréquenté par de nombreux artistes
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Événement
1889
1889 — Café Le Soleil d'Or (aujourd'hui le Départ St Michel)/Caveau du Soleil d'Or/Café Littéraire
p 126
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Événement
1842
1842 — Café du Luxembourg/Café Tabourey/Café littéraire
p 127
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Événement
1675
1675
p 131-132
Un arménien nommé Pascal ouvre un établissement qui sert un nouveau breuvage, le café ; il sera repris par un de ses employés, Francesco Procopio Cutò, qui s'installera en 1686 à quelques pas de là pour fonder le café Pr …

Un arménien nommé Pascal ouvre un établissement qui sert un nouveau breuvage, le café ; il sera repris par un de ses employés, Francesco Procopio Cutò, qui s'installera en 1686 à quelques pas de là pour fonder le café Procope

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Événement
1213
1213 — Porte St Germain/Porte de Buci/Enceinte de Philippe Auguste
p 132-133
Première porte St Germain, puis de Buci, de l'enceinte de Philippe Auguste. La porte de Buci, construite en 1209 lors de l'édification de l'enceinte de Philippe Auguste sur la rive gauche, représente l'une des portes maj …

Première porte St Germain, puis de Buci, de l'enceinte de Philippe Auguste.

La porte de Buci, construite en 1209 lors de l'édification de l'enceinte de Philippe Auguste sur la rive gauche, représente l'une des portes majeures de Paris médiéval. Située à l'angle actuel de la rue Saint-André-des-Arts et de la rue Mazet, cette porte fortifiée marquait l'entrée du faubourg Saint-Germain.

Offerte dès sa construction à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés par Philippe Auguste, la porte devait être entretenue par les religieux. Flanquée de deux tours imposantes d'environ quinze mètres de hauteur et huit mètres de diamètre, elle contrôlait le passage du chemin menant à l'abbaye, axe de circulation essentiel entre la rive gauche et la Cité. Cette voie portait alors le nom de "chemin de Saint-Germain-des-Prés".

Initialement nommée "porte Saint-Germain", elle changea de nom en 1350 lorsque Simon de Buci, chevalier et Premier Président du Parlement, l'acheta aux religieux moyennant une rente annuelle de vingt livres parisis. Cette acquisition comprenait également les logements des tours et le droit de percevoir certains péages. Dès lors, la porte et la rue adjacente prirent le nom de "Buci".

L'histoire de la porte bascula tragiquement dans la nuit du 28 au 29 mai 1418. Jean Perrinet Le Clerc, gardien des clefs, commit une trahison mémorable en ouvrant la porte aux troupes bourguignonnes du sire de L'Isle-Adam, alliées aux Anglais. Huit cents hommes d'armes pénétrèrent alors dans Paris, livrant la capitale au pillage. Dix-huit mille personnes furent massacrées dans les jours suivants.

Suite à ce drame, la porte fut murée et la rue abandonnée. La porte ne fut rouverte qu'en 1550 sur ordre d'Henri II, reconstruite à neuf et ornée d'un grand écusson aux armes de la ville. Elle fut finalement démolie vers 1672 lors du démantèlement progressif de l'enceinte médiévale, devenue obsolète face à l'expansion de la ville.

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Événement
1857
13 janvier 1857 — Demeure et boutique d'Auguste Poulet-Malassis
p 133
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Événement
1789
Événement
1726
1726 — Caveau du traiteur Landelle//Loge St Thomas au Louis d'Argent (1ère loge maçonnique à Paris fondée par des britanniques)
p 133
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Événement
1763
1763
p 133
Plus belle rue du Paris du 18ème siècle, la première qui fut équipée en réverbères
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Événement
1729
1729 — Caveau du traiteur Landelle/Académie de chansonniers
p 133
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Événement
1837
1837 — Hôtel de Savoie-Carignan
p 134
Lieu où Balzac situe sa nouvelle : "Le chef d'œuvre inconnu"
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Événement
1936
1936 — Grenier des Augustins/Atelier de Pablo Ruiz Picasso
p 134
Picasso occupe cet atelier, à la suite de Jean-Louis Barrault, pendant toute la période de la guerre ; il y peint Guernica ; il doit incliner sa toile, le plafond n'étant pas assez haut
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Événement
Événement
1854
1854 — Rue Transnonain (subsistent quelques numéros impairs)
p 139-140
Percement des rues Beaubourg et Turbigo dans le but stratégique explicite de supprimer un "quartier des émeutes et des barricades"
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Événement
1794
1er novembre 1794 — Demeure de Jean-Baptiste Coffinhal-Dubail
p 142
Coffinhal fait condamner Lavoisier ; il sera lui-même guillotiné après Thermidor
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Événement
1848
25 juin 1848 — Chantier de l'hôpital Lariboisière
p 143 & 176
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Événement
1787
1787 — Mur des Fermiers généraux (à la jonction des boulevards de Clichy et de Rochechouart)
p 145
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Événement
Événement
1844
1844 — Plaque de numérotation remarquable
p 150
Plaques en faïence à chiffres blancs sur fond bleu pour la numérotation des immeubles ; prescrite par le préfet Rambuteau
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Événement
1802
23 avril 1802 — Plaque de numérotation remarquable
p 150
Avant Ollivier, les rues de Paris n'avaient pas de numéros — ou plutôt, elles en avaient trop, dans le désordre, peints à la chaux et effacés par la pluie. Comment trouver une adresse dans le Paris de 1800 ? Avec difficu …

Avant Ollivier, les rues de Paris n'avaient pas de numéros — ou plutôt, elles en avaient trop, dans le désordre, peints à la chaux et effacés par la pluie.

Comment trouver une adresse dans le Paris de 1800 ? Avec difficulté. La Révolution avait bien tenté une numérotation par sections, mais le résultat était un chaos remarquable : le même numéro pouvait apparaître plusieurs fois dans une même rue, les changements de section créaient des ruptures dans les séries, et les chiffres peints à la hâte sur les murs s'effaçaient en quelques mois.

C'est un faïencier qui apporte la solution. Louis-François Ollivier, installé rue de la Roquette dans le faubourg Saint-Antoine, est un artisan inventif. Il a repris à vingt-cinq ans la manufacture de faïence familiale, où l'on fabrique des vases de pharmacie et de la vaisselle ornée. Mais Ollivier voit plus loin que les assiettes. Le 27 juillet 1791, il dépose le brevet n° 1 de la République — littéralement le premier brevet délivré sous le nouveau régime — pour un procédé de fabrication de matériaux imitant le bronze, le marbre ou la porcelaine. En 1800, il complète ce brevet par un procédé spécifiquement destiné aux plaques de rues : des lettres et des chiffres en faïence émaillée ou en terre vernissée, résistants aux intempéries, lisibles de loin, et quasi indestructibles.

Le 23 avril 1802, Ollivier présente son système de plaques en faïence et terre vernissée pour l'inscription des noms de rues et le numérotage des maisons. Le principe est simple : au lieu de peindre un numéro sur un mur — où la pluie, le gel et la fumée l'effacent en une saison —, on fixe une plaque cuite au four, émaillée, que rien n'altère.

Le décret de 1805 Trois ans plus tard, le décret du 4 février 1805 rend obligatoire la numérotation de toutes les maisons de Paris. Le système est celui que nous connaissons encore : pairs à droite, impairs à gauche ; numérotation commençant par l'extrémité la plus proche de la Seine pour les rues perpendiculaires au fleuve. Les numéros sont d'abord peints — noir sur fond ocre pour les rues perpendiculaires, rouge sur ocre pour les parallèles. Mais l'article 11 du décret autorise les propriétaires à utiliser des matériaux plus durables. C'est là qu'Ollivier entre en jeu : ses plaques de faïence deviennent l'alternative de choix pour les propriétaires soucieux de ne pas repeindre chaque année.

Ollivier meurt en 1808, sans avoir vu son invention se généraliser. Il faudra attendre l'arrêté préfectoral de 1847 pour que Paris adopte définitivement les plaques de porcelaine émaillée — chiffres blancs sur fond bleu — qui sont devenues l'un des signes les plus reconnaissables de la ville.

Aux numéros 5 et 7 de la rue de l'École-de-Médecine, deux petits carreaux de faïence encastrés dans la pierre portent encore leurs chiffres — brun sur fond crème, sans émail bleu, sans cadre. Personne ne les remarque. Ce sont peut-être les dernières plaques d'Ollivier.

École de Médecine 5 rue de l', détail de la plaque de Louis-François Ollivier, Wikimedia

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Événement
1850
18 août 1850 — Folie Beaujon/Hôtel de Balzac/Demeure d'Honoré de Balzac (à partir de 1847)
p 155
Victor Hugo sonne à la porte ; un domestique lui dit que Monsieur est en train d'agoniser. La maison du 14 rue Fortunée, dans le 8e arrondissement (aujourd'hui 22 rue Balzac), Honoré de Balzac l'avait achetée, rénovée, m …

Victor Hugo sonne à la porte ; un domestique lui dit que Monsieur est en train d'agoniser.

La maison du 14 rue Fortunée, dans le 8e arrondissement (aujourd'hui 22 rue Balzac), Honoré de Balzac l'avait achetée, rénovée, meublée avec soin pendant des années, en vue d'un retour d'Ukraine qui n'avait cessé d'être repoussé. Il avait tapissé les pièces, rempli les armoires, accroché aux murs des tableaux de maîtres, disposé des bibelots rares. Il attendait Eveline.

Balzac est né le 20 mai 1799 à Tours. Dès les années 1830, il avait entrepris ce qu'il appelait la Comédie humaine : une somme de quatre-vingt-dix romans et nouvelles voulant représenter la société française dans toute son épaisseur, du paysan au banquier, de la provinciale à la courtisane parisienne. Dumas, Hugo et lui sont les trois géants de la fiction du XIXe siècle français. Mais Balzac travaillait comme un forçat, quinze heures par jour, la nuit souvent, au café noir, s'endettant pour acheter tout ce que ses personnages possédaient, se ruinant autant qu'il gagnait.

En 1832, il avait reçu une lettre d'une inconnue, signée « L'Étrangère ». C'était Eveline Hanska, comtesse polonaise mariée à un riche propriétaire ukrainien. S'ensuivit une correspondance de dix-huit ans, entrecoupée de voyages en Ukraine. Quand le comte mourut en 1841, ils parlèrent enfin de mariage. Mais les obstacles s'accumulèrent. Ce n'est qu'en mars 1850, à Berdychiv, que la cérémonie eut lieu.

Balzac revint à Paris en mai 1850. Il était méconnaissable : hydropique, atteint d'une maladie de cœur grave, une gangrène commençant à ronger sa jambe, à moitié aveugle. Il s'installa rue Fortunée. Il avait cinquante et un ans.

Victor Hugo lui rendit visite dans la nuit du 17 au 18 août. Il trouva un homme qui agonisait, entouré des chefs-d'œuvre qu'il ne pouvait plus voir. Balzac mourut le 18 août 1850. Hugo prononça l'oraison funèbre au Père-Lachaise, là où la statue de Rodin le représente plus tard, le dos voûté, le regard fixé sur la ville qu'il avait passé sa vie à dépeindre.

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Événement
1784
1784 — Orphelinat du Roule/Hôpital Beaujon
p 155
Orphelinat du Roule, qui devint hôpital de l'Ouest en 1795 et hôpital Beaujon en 1803
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Événement
1671
1671
p 157
Construction de la 4ème porte St Antoine. Elle subsistera jusqu'à la démolition de l'enceinte de Louis XIII
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Événement
1843
1843
p 158
Port au Foin en 1671, puis au bois ; rattachée au quai en 1843
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Événement
1889
23 septembre 1889
p 159
Pour la première fois depuis 1871, le drapeau rouge flotte à Paris lors de l'inauguration de la statue de la République : Dalou, ancien communard, sait ce que cela signifie. Jules Dalou a soixante-cinq ans en 1889. Il a …

Pour la première fois depuis 1871, le drapeau rouge flotte à Paris lors de l'inauguration de la statue de la République : Dalou, ancien communard, sait ce que cela signifie.

Jules Dalou a soixante-cinq ans en 1889. Il a été l'un des rares artistes à s'engager dans la Commune : membre de la commission des beaux-arts, il a travaillé à réorganiser les musées nationaux insurgés. Après la Semaine sanglante, condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité, il s'exile à Londres. Il y enseigne, il y sculpte, il y observe la société ouvrière anglaise. Amnistié en 1879, il rentre à Paris.

Dalou est l'auteur du gisant d'Auguste Blanqui au Père Lachaise, et de celui de Victor Noir. Ce ne sont pas des commandes mondaines. Ce sont des monuments à ceux que la République bourgeoise préfère oublier. Dans ce même Paris des années 1880, la Ville lui commande "Le Triomphe de la République" pour la place du Trône, rebaptisée place de la Nation en 1880.

Le 23 septembre 1889, lors des fêtes du centenaire de la Révolution française, un modèle grandeur nature du monument en plâtre peint est inauguré en grande cérémonie. La foule est immense. Et dans cette foule, pour la première fois depuis mai 1871, depuis que la Semaine sanglante a noyé dans le sang la dernière insurrection parisienne, le drapeau rouge réapparaît publiquement dans les rues de Paris.

Ce n'est pas un geste anodin. Le drapeau rouge est la couleur des martyrs de la Commune, la couleur de l'insurrection. Sa réapparition en 1889, lors d'une cérémonie officiellement républicaine, signifie que les survivants et leurs héritiers entendent rappeler ce que la "République" a voulu effacer : que la Commune en était l'expression la plus radicale, et que la liberté ne se sépare pas de l'égalité.

La version définitive en bronze sera inaugurée le 19 novembre 1899 lors d'une grande démonstration de masse. La République de Dalou est portée sur un char triomphal par des femmes et des enfants : la Justice, le Travail, la Paix. Aucun général. Aucune baïonnette.

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Événement
1899
1899 — Salle de la rue Paul Bert/Affaire Dreyfus
p 159
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Événement
1851
3 décembre 1851 — Barricade en 1851
p 160 & 381
Alphonse Baudin, député de l'Ain, se fait tuer sur une barricade. Il aurait dit aux ouvriers qui lui reprochaient son salaire de député : "Vous allez voir comment on meurt pour 25 Francs par jour !"
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Événement
1672
1672
p 161
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
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Événement
1672
1672
p 161
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
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Événement
1672
1672
p 161
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
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Événement
1672
1672
p 161
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
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Événement
1672
1672
p 161
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
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Événement
1826
1826 — Taverne Dénoyez (à l'enseigne du Grand St Martin)/Club des Travailleurs
p 163
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Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
p 165
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
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Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
p 165
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
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Événement
Date imprécise — Cour de la Grâce de Dieu/Cabaret Desnoyers
p 165-166
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Événement
1839
3 mars 1839 — Premier Diorama de Bouton et Daguerre (construit en 1822)
p 167-168
Incendie du Diorama de Daguerre qui, contrairement à une idée reçue n'inventa pas la photographie, mais sut l'améliorer et surtout la faire "fructifier" Le 3 mars 1839, le Diorama de Daguerre, installé depuis 1822 près d …

Incendie du Diorama de Daguerre qui, contrairement à une idée reçue n'inventa pas la photographie, mais sut l'améliorer et surtout la faire "fructifier"

Le 3 mars 1839, le Diorama de Daguerre, installé depuis 1822 près de la place du Château‑d’Eau, part en fumée en quelques heures. Le feu, parti des coulisses, dévore la grande salle circulaire où Louis Daguerre et Charles‑Marie Bouton faisaient défiler leurs immenses toiles peintes sur les deux faces, animées par des jeux de lumière qui donnaient au public l’illusion d’un paysage qui change de saison, d’heure ou de temps. Toutes les toiles parisiennes disparaissent dans l’incendie, ne laissant subsister qu’un seul diorama de Daguerre, celui qu’il avait installé plus tard dans le chœur de l’église de Bry‑sur‑Marne.

Pour Daguerre, le choc est financier et matériel, mais il intervient à un moment charnière. Depuis plusieurs années déjà, Daguerre travaille à partir des expériences de Nicéphore Niépce, avec qui il a mis au point le physautotype, puis perfectionné l’usage de l’iodure d’argent et des vapeurs de mercure pour faire apparaître et fixer une image sur une plaque métallisée : le daguerréotype. Contrairement à la légende, il n’« invente » donc pas la photographie à partir de rien : Niépce a obtenu les premières images durables dès les années 1820, mais Daguerre sait accélérer le procédé, le rendre montrable, reproductible… et vendable.

L’incendie du Diorama arrive au moment où François Arago présente justement le procédé au monde savant et négocie avec l’État l’achat de l’invention. Ruiné par la catastrophe, Daguerre obtient une rente viagère en échange de la cession de ses secrets : une pension pour lui, une pour Isidore Niépce, héritier du pionnier oublié. Assez vite, le vieux spectacle du Diorama sera éclipsé par le nouveau médium, la photographie, que Daguerre, plus habile entrepreneur que véritable inventeur solitaire, aura réussi à faire fructifier à une échelle sans commune mesure avec les essais de Niépce.

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Événement
1854
1854 — Caserne du Prince Eugène/Caserne Vérines
p 168-169
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Événement
1778
1778 — Établissement de combats d'animaux
p 170
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Événement
1840
Événement
1819
24 décembre 1819 — Chapelle de l'hôpital St Louis
p 170
Premier édifice public à Paris éclairé au gaz, à l'occasion de la messe de minuit
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Événement
1868
17 juin 1868 — Bal du Tivoli Waux-Hall (créé par l'artificier italien Torré en 1764)
p 171
Première réunion publique non autorisée après l'interdiction du 6 juin 1864
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Événement
1870
1870 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall, 20 réunions)
p 171
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Événement
1789
1789
p 173
Le passage du Puits devient le passage du Désir ; nom donné par ses habitants en 1789
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Événement
1663
1663 — Foire St Laurent
p 173-174
Les Confrères de la Passion jouent à la foire St Laurent
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Événement
Événement
Date imprécise — Passage Reilhac
p 173
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Événement
1858
1858 — Maison de santé du docteur Dubois/Hôpital Fernand Widal
p 174-175
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Événement
1819
1819 — Théâtre Montparnasse-Montrouge
p 177
La famille Seveste bénéficie d'un privilège de 20 ans pour l'exploitation des théâtres de banlieue avec les avantages des théâtres de province, suite à sa révélation à Louis XVIII du lieu d'inhumation de Louis XVI et de …

La famille Seveste bénéficie d'un privilège de 20 ans pour l'exploitation des théâtres de banlieue avec les avantages des théâtres de province, suite à sa révélation à Louis XVIII du lieu d'inhumation de Louis XVI et de Marie-Antoinette

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Événement
1819
1819 — Théâtre de Belleville (première salle des frères Seveste)
p 177
La famille Seveste bénéficie d'un privilège de 20 ans pour l'exploitation des théâtres de banlieue avec les avantages des théâtres de province, suite à sa révélation à Louis XVIII du lieu d'inhumation de Louis XVI et de …

La famille Seveste bénéficie d'un privilège de 20 ans pour l'exploitation des théâtres de banlieue avec les avantages des théâtres de province, suite à sa révélation à Louis XVIII du lieu d'inhumation de Louis XVI et de Marie-Antoinette

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Événement
1942
1942 — Socle de la statue de Charles Fourier (de 1899)
p 178
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Événement
1733
1733 — Cabaret de Magny/Cabaret de la Grande Pinte/Cabaret des Porcherons
p 179-180
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Événement
Date imprécise
p 180
Emplacement du cours de l'ancien bras ou ancien cours de la seine, appelé plus tard "ceinture Ste Opportune" ; Jean de Laborde en fait couvrir une partie à ses frais en 1771
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Événement
1763
1763 — Hôtel des Menus Plaisirs
p 181-182
Construction de "l'Hôtel des Menus Plaisirs du Roi" ; ancêtre de notre ministère de la Culture
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Événement
1893
1893 — Grand Concert Parisien (de 1867)/Concert Mayol (en 1910)
p 182
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Événement
Événement
1794
8 juin 1794 — Ci-devant Hôtel des Menus Plaisirs
p 182
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Événement
1772
Événement
1840
1840
p 184
Sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), le quartier Saint-Georges autour de l'église Notre-Dame-de-Lorette devient le foyer d'un phénomène social particulier. Cette zone de la Nouvelle Athènes, développée à partir de 1 …

Sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), le quartier Saint-Georges autour de l'église Notre-Dame-de-Lorette devient le foyer d'un phénomène social particulier. Cette zone de la Nouvelle Athènes, développée à partir de 1819-1820, voit s'installer une catégorie spécifique de femmes entretenues baptisées « Lorettes » par le journaliste Nestor Roqueplan vers 1840-1841.

Ces jeunes femmes, souvent issues de milieux modestes, occupent une position intermédiaire entre les grisettes et les courtisanes de haut rang. Les promoteurs immobiliers leur louent à bas prix les appartements neufs pour qu'elles « essuient les plâtres », expression née de cette pratique. La rue Bréda (aujourd'hui Henry-Monnier) devient l'épicentre de cette activité, surnommée « Breda Street ».

Les Lorettes développent un mode de vie particulier, partageant leurs frais entre plusieurs amants successifs. Ce microcosme attire l'attention artistique : Paul Gavarni les immortalise dans ses lithographies célèbres (1841-1843), tandis qu'Alexandre Dumas les décrit comme des « jolis petits êtres, sylphes lutins ou démons ». Le terme « Lorettes » finit par désigner génériquement les femmes entretenues parisiennes de l'époque.

Sources

Paul Gavarni - Les Lorettes, lithographie

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Événement
1772
1772 — Caserne de la Nouvelle France/Caserne de gardes-françaises
p 184
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Événement
Événement
Date imprécise — Demeure de Louis Antoine de Bougainville
p 185
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Événement
1844
15 octobre 1844 — Demeure et atelier d'Eugène Delacroix
p 185-186
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Événement
1842
1842 — Demeure de Frédéric Chopin/Square d'Orléans
p 185
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Événement
1826
19 septembre 1826 — Demeure de François-Joseph Talma (à partir de 1824, décorée par Delacroix)
p 185
Mort du tragédien François-Joseph Talma, qui réforma le costume des comédiens en les adaptant à l'époque et au lieu évoqués ; il nomma ses enfants Henri-Castor et Charles-Pollux
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Événement
Événement
1827
1827 — Hôtel de Mlle Mars (elle l'achète en 1824 et le fait rénover)
p 185
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Événement
1922
Événement
1888
1888 — Demeure d'Auguste Villiers de l'Isle-Adam
p 186
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Événement
Événement
Date imprécise — Demeure de Maria Malibran
p 186 & 249
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Événement
1927
1927 — Atelier d'Édouard Vuillard (après la démolition de son immeuble, rue de Calais)
p 187 & 445
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Événement
1834
1834 — Prison de Clichy (prison pour dettes)
p 187
Prison pour dettes après la fermeture du quartier réservé de Ste Pélagie
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Événement
1843
1843 — Pont de l'Europe (poutres métalliques de la Gare St Lazare)
p 190 & 440
Vestige des poutres métalliques du Pont de l'Europe qui ont inspiré plusieurs peintres ; dont Monet pour ses "Gare St Lazare" et Caillebotte pour "le Pont de l'Europe"
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Événement
1786
1786 — Pavillon de Chartres/Rotonde de Chartres/Parc Monceau
p 191-193
Poste d'observation du mur des Fermiers généraux transformé en salon, lieu des parties fines de Philippe d'Orléans, futur Philippe Égalité
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Événement
1830
1830 — Demeure d'Honoré de Balzac (à partir de 1828)
p 194
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Événement
1786
1786 — Barrière des Deux Moulins/Barrière de l'Hôpital/Mur des Fermiers généraux
p 195
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Événement
1785
1785 — Barrière du Maine/Mur des Fermiers généraux
p 195
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Événement
1785
1785 — Barrière de Montparnasse/Mur des Fermiers généraux
p 195
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Événement
1819
6 janvier 1819 — Seconde Barrière des Deux Moulins/Barrière d'Ivry/Mur des Fermiers généraux
p 195
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Événement
1656
1656 — Hôpital de la Salpêtrière/Maison de la Force
p 198-199
Prison pour femmes de l'hospice de la Salpêtrière, construite eu vue du "Grand enfermement" des "gueux" de la capitale en 1657 ; 8 000 personnes en 1790
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Événement
1656
1656 — Hôpital de la Salpêtrière (hôpital général pour femmes)
p 199
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Événement
1832
1832 — Masure Gorbeau (dans "les Misérables")
p 199
Lieu où Victor Hugo situe la masure Gorbeau dans les Misérables
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Événement
1832
1832 — Masure Gorbeau (dans "les Misérables")
p 199
Lieu où Victor Hugo situe la masure Gorbeau dans les Misérables
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Événement
1848
1848 — Cité Doré (emplacement d'une des entrées)
p 200
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Événement
1697
1697 — Marché aux chevaux/Fontaine Poliveau
p 201
Marché aux chevaux transféré par Louis XIII ; il subsiste le pavillon des contrôleurs, de 1762 ; sur la façade, la grue symbolise la patience, et le coq la vigilance
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Événement
1673
12 janvier 1673 — Cimetière de Clamart
p 201
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Événement
1561
28 décembre 1561 — Maison des Patriarches (lieu de culte protestant toléré)/Tumulte de St Médard/Vacarme de St Médard
p 202
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Événement
1561
28 décembre 1561 — Maison des Patriarches (lieu de culte protestant toléré)
p 202
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Événement
1727
1er mai 1727 — Cimetière de l'église St Médard
p 202
Tombe de Pâris, autour de laquelle se rassemblaient les "convulsionnaires de St Médard" ; il fut apposé à l'entrée du cimetière un écriteau sur lequel était écrit "de par le roi, défense à Dieu de faire miracle en ce lie …

Tombe de Pâris, autour de laquelle se rassemblaient les "convulsionnaires de St Médard" ; il fut apposé à l'entrée du cimetière un écriteau sur lequel était écrit "de par le roi, défense à Dieu de faire miracle en ce lieu"

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Événement
1714
1714 — Caserne de gardes-françaises
p 204
Casernement de fusiliers des gardes-françaises, installés ici pour surveiller ce bouillant secteur
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Événement
1972
28 novembre 1972 — Prison de la Santé (dernier lieu d'exécutions capitales à Paris)
p 207-208
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Événement
1851
1851
p 207
Lieu des exécutions devant la Roquette sur cinq dalles toujours présentes ; ce qui fit donner à l'échafaud un de ses surnoms "l'Abbaye de Cinq-Pierres", référence au "gardien du Paradis"
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Événement
Événement
1868
septembre 1868 — Demeure et atelier de William Bouguereau
p 209
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Événement
Événement
Événement
Événement
1933
1933 — Hôtel de Montmorency-Bours/Demeure et atelier d'Ernest Hébert (en 1843)/Musée Hébert
p 209
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Événement
1886
17 janvier 1886 — Demeure de Paul Baudry (à partir de 1855)
p 209
Mort du peintre académique Paul Baudry, qui décora le foyer de l'Opéra Garnier
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Événement
1890
novembre 1890 — Hôtel des Écoles/Hôtel Delambre/Demeure de Paul Gauguin
p 210
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Événement
Date imprécise — Demeure de Carolus-Duran
p 210
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Événement
1893
17 janvier 1893 — Demeure et atelier d'Augustin Jean Moreau-Vauthier (depuis 1876)
p 210
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Événement
1885
1885 — Demeure d'Émile Schuffeneckers/Séjour de Paul Gauguin
p 210
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Événement
1821
1821 — Cabaret de la mère Saguet (de 1784)/Société des Joyeux
p 210
Pierre-Jean de Béranger est président de la Société du Moulin Vert, association de chansonniers également appelée Société des Joyeux
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Événement
Date imprécise — Cabaret de la mère Saguet
p 210
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Événement
1833
1833 — Café des Mille Colonnes
p 211
Le Café des Mille Colonnes, situé au 20 bis rue de la Gaîté dans le quartier Montparnasse, était un établissement très renommé sous le Second Empire, fondé en 1833 et particulièrement fréquenté par la Bohème artistique e …

Le Café des Mille Colonnes, situé au 20 bis rue de la Gaîté dans le quartier Montparnasse, était un établissement très renommé sous le Second Empire, fondé en 1833 et particulièrement fréquenté par la Bohème artistique et littéraire. Parmi ses habitués comptaient Gustave Courbet et Jules Vallès, figures majeures de la vie intellectuelle parisienne de cette époque. Ce café, conçu pour accueillir une clientèle en quête de sociabilité et d’échanges culturels, a contribué à l’animation du quartier Montparnasse devenu l’un des foyers de la vie artistique à Paris. Il fut un important lieu de rencontre avant la grande transformation haussmannienne et l’essor du boulevard du Montparnasse. En 1910 on ouvra un cinéma du même nom qui ferma ses porte en 1930.

Le restaurant Mille Colonnes autour de 1900

Le bâtiment du Mille Colonne rappelle des éléments esthétiques de l'ancienne construction

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Événement
Date imprécise — Guinguette des Îles Marquises
p 211
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Événement
1847
1847 — Bal de La Closerie des Lilas (futur bal Bullier)
p 213-214
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Événement
1910
1910 — Restaurant "La Closerie des Lilas"
p 214
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Événement
1913
1913 — Marchand de vin et restaurant Baty
p 215-216
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Événement
1866
2 septembre 1866 — Café de la Rotonde
p 215
Réintroduction de la bière à Paris par le café-brasserie de la Rotonde
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Événement
Date imprécise — Café Le Dôme
p 217
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Événement
1796
9 septembre 1796 — Auberge du Soleil d'Or/Conjuration du camp de Grenelle/Conjuration des Égaux
p 230
Auberge d'où partent 60 conjurés babouvistes pour rallier le 21ème régiment cantonné au camp de Grenelle. Tentative trahie par Grisel, il y aura 132 arrestations et 52 condamnation à la déportation ou à la prison. Drouet …

Auberge d'où partent 60 conjurés babouvistes pour rallier le 21ème régiment cantonné au camp de Grenelle. Tentative trahie par Grisel, il y aura 132 arrestations et 52 condamnation à la déportation ou à la prison. Drouet parvient à s'enfuir

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Événement
1794
31 août 1794 — Château de Grenelle/Poudrerie de Grenelle (de 1792)/Cartoucherie de Grenelle
p 230
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Événement
1900
1900
p 231
La galerie des Machines de l'Exposition universelle est transformée en vélodrome d'Hiver à l'initiative du coureur et directeur sportif Henri Desgrange ; l'Auto-Vélodrome d'Hiver : le premier Vel' d'Hiv'. Il peut accueil …

La galerie des Machines de l'Exposition universelle est transformée en vélodrome d'Hiver à l'initiative du coureur et directeur sportif Henri Desgrange ; l'Auto-Vélodrome d'Hiver : le premier Vel' d'Hiv'. Il peut accueillir 17 000 spectateurs

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Événement
1938
2 septembre 1938 — Vélodrome d'Hiver/Vel' d'Hiv'
p 231
Protestation contre l'aménagement de la semaine de 40 heures, organisée par l'Union des syndicats ouvriers de la région parisienne
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Événement
Événement
1929
1929 — Demeure de Marcel Duhamel/Phalanstère de la rue du Château
p 234
Lieu de rencontre des surréalistes ; phalanstère d'artistes animé, c'est le moins qu'on puisse dire, par "la bande à Prévert"
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Événement
1666
Événement
1933
1933 — Demeure et atelier de Le Corbusier
p 239
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Événement
1749
1749 — Château de Passy/Château de Boulainvilliers/Demeure d'Alexandre Le Riche de la Popelinière
p 240
Le fermier général Alexandre Le Riche de la Pouplinière tient ici un salon ; il héberge Marmontel
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Événement
1733
1733 — Château de Passy (possédait des serres de cristal et une volière en or)
p 240
Rameau, qui dirige l'orchestre privé de La Pouplinière, présente ici sa tragédie lyrique "Hippolyte et Aricie"
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Événement
Date imprécise — Hôtel de la princesse de Lamballe/Clinique du docteur Blanche
p 241
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Événement
1926
1926 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau)
p 242
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Événement
1868
19 septembre 1868 — Demeure des frères Goncourt (ils reçoivent dans leur “Grenier”)
p 242
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Événement
Événement
1933
1933 — Immeuble de l'architecte Jean Ernest Ginsberg/Bâtiment remarquable
p 243
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Événement
1927
1927 — Studio Building/Bâtiment remarquable/Cité d'artistes
p 243
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Événement
1926
Événement
Événement
Événement
1879
1879 — Cabaret du Père Lathuille/Barrière de Clichy
p 245
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Événement
1814
30 mars 1814 — Cabaret du Père Lathuille/Barrière de Clichy
p 245-246
QG du général Moncey lors des combats contre les cosaques de Langeron
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Événement
1876
1876 — Café de la Nouvelle Athènes (ouvert en 1870)
p 248 & 445
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Événement
1850
1850 — Lavoir de la rue Neuve de la Goutte d'Or
p 253
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Événement
1847
9 juillet 1847 — Le Château Rouge/Nouveau Tivoli
p 254
Lieu du premier banquet réformiste contre la Monarchie de juillet ; 1 200 participants dont 86 députés ; Thiers décline l'invitation
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Événement
1814
30 mars 1814 — Le Château Rouge (construit en 1780, bal depuis 1844)
p 254
Poste de commandement et siège du Conseil de défense ; Joseph Bonaparte y signe la capitulation
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Événement
1814
30 mars 1814 — Le Château Rouge (construit en 1780, bal depuis 1844)
p 254
Poste de commandement et siège du Conseil de défense ; Joseph Bonaparte y signe la capitulation
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Événement
Date imprécise
p 255
Port de commerce d'un tonnage supérieur à celui de Bordeaux ; 10 000 navires par an et 1 100 000 tonnes de marchandises Je ne peux pas rédiger ce billet car les informations fournies dans votre requête sont incomplètes e …

Port de commerce d'un tonnage supérieur à celui de Bordeaux ; 10 000 navires par an et 1 100 000 tonnes de marchandises

Je ne peux pas rédiger ce billet car les informations fournies dans votre requête sont incomplètes et contradictoires avec les sources disponibles.

Problèmes identifiés :

  1. Événement non spécifié : Vous mentionnez un "port de commerce d'un tonnage supérieur à celui de Bordeaux" avec "10 000 navires par an et 1 100 000 tonnes de marchandises", mais aucune date ni adresse précise n'est fournie (les champs sont vides : "Date : ", "Adresse : ${addressObject.getValue('number')}").

  2. Données historiques incompatibles : Les sources disponibles ne mentionnent pas un port parisien ayant traité 1 100 000 tonnes annuellement. En 1889, le total de l'activité portuaire parisienne était de 1 936 141 tonnes (arrivages) et 822 000 tonnes (expéditions)[1]. Au début du XXe siècle, l'activité s'était déportée vers les ports de banlieue comme Alfortville[1].

  3. Personnages non identifiés : Aucun personnage n'est mentionné dans votre requête.

Pour procéder, je aurais besoin de :

  • Une date précise (année ou période)
  • Une adresse ou un nom de port spécifique
  • Une clarification sur l'événement historique exact à traiter
  • Les noms des personnages pertinents, le cas échéant

Pourriez-vous reformuler votre demande avec ces informations ?

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Événement
1872
1872
p 259-260
Village dans le 19ème arrondissement autour d'anciennes carrières, dont le nom à fait l'objet d'une légende à propos d'un plâtre exporté jusqu'en Amérique ; en fait un lieu-dit
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Événement
1872
1872
p 259-260
Village dans le 19ème arrondissement autour d'anciennes carrières, dont le nom à fait l'objet d'une légende à propos d'un plâtre exporté jusqu'en Amérique ; en fait un lieu-dit
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Événement
Événement
1915
19 décembre 1915 — Lieu légendaire de la naissance d'Édith Piaf (sur les marches)
p 264
Légende de la naissance d'Édith Gassion dite “la môme Piaf” ; elle nait en fait comme beaucoup, à l'hôpital Tenon
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Événement
1793
12 juillet 1793 — Parc du château de Ménilmontant/Station du télégraphe de Chappe
p 265-266
Premier essai de transmission par le télégraphe optique, entre Ménilmontant et St Martin du Tertre
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Événement
1835
28 juillet 1835
p 266
Préparation de l'attentat de Fieschi contre Louis-Philippe ; chemin réputé pour son panorama
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Événement
1776
24 octobre 1776 — Château de Ménilmontant (panneau)
p 267
Il tombe, il perd connaissance, il se réveille au crépuscule sans savoir qui il est : il en tirera l'une des rares descriptions d'un bonheur pur de la littérature française. Jean-Jacques Rousseau a soixante-quatre ans en …

Il tombe, il perd connaissance, il se réveille au crépuscule sans savoir qui il est : il en tirera l'une des rares descriptions d'un bonheur pur de la littérature française.

Jean-Jacques Rousseau a soixante-quatre ans en 1776. Il vit rue Plâtrière, aujourd'hui rue Jean-Jacques-Rousseau, dans le 1er arrondissement, dans un modeste appartement où il copie de la musique pour vivre. Il est brouillé avec presque tout le monde : avec Voltaire, avec Diderot, avec Hume. Il se croit victime d'un complot universel, ce qui n'est pas entièrement faux et pas entièrement vrai. Il ne publie plus. Il herborise et il marche.

Le 24 octobre 1776, il redescend de Ménilmontant, alors village campagnard hors de Paris, où il est allé herboriser. Sur la route, un grand chien danois lancé au galop devant un carrosse le renverse. Il est projeté violemment au sol, tête la première.

Il perd connaissance. Ce qu'il écrit ensuite est resté célèbre. Revenant à lui à la nuit tombante, il ne se souvient ni de sa chute, ni de son nom, ni de rien : "Je naissais dans cet instant à la vie, et il me semblait que je remplissais de ma légère existence tous les objets que j'apercevais. Tout entier au moment présent, je ne me souvenais de rien ; je n'avais nulle notion distincte de mon individu. Je sentais dans tout mon être un calme ravissant."

Ce texte forme la Deuxième Promenade des "Rêveries du promeneur solitaire," dernier livre de Rousseau, resté inachevé à sa mort en 1778. C'est l'une des premières descriptions littéraires d'un état de conscience pure, sans mémoire ni identité, et l'un des textes fondateurs de tout ce que la littérature fera ensuite de l'introspection.

L'anecdote a une suite grinçante. Le bruit court dans Paris que Rousseau est mort. Un journal publie même une notice nécrologique. Rousseau, qui lit cela vivant, y voit une nouvelle preuve du complot ourdi contre lui. Un panneau au 128 rue Pelleport, dans le 20e arrondissement, rappelle l'emplacement approximatif de la chute.

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Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 269-270
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Événement
Date imprécise — Music-hall des Folies Belleville
p 270
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Événement
1793
1793 — Cimetière de Charonne/Tombe du Père Magloire
p 276
Tombe du père Magloire, qui se disait secrétaire de Robespierre ; qualité sans doute aussi fausse que sa statue, récupérée on ne sait où par un ami ferrailleur
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Événement
1944
22 mars 1944 — Immeuble de la Gestapo
p 288
Pierre Brossolette torturé par la Gestapo se jette par la fenêtre pour ne pas parler. Le 19 mars 1944, la Gestapo identifie enfin Pierre Brossolette, détenu depuis six semaines à Rennes sans qu'on sache qui il était. Il …

Pierre Brossolette torturé par la Gestapo se jette par la fenêtre pour ne pas parler.

Le 19 mars 1944, la Gestapo identifie enfin Pierre Brossolette, détenu depuis six semaines à Rennes sans qu'on sache qui il était. Il est transféré au 84 avenue Foch, quartier général de la Gestapo à Paris. Les interrogatoires commencent. Deux jours et demi de torture.

Brossolette tient. Il connaît trop de noms, trop de réseaux, trop de visages — il sait ce que sa parole signifierait. Le 22 mars, profitant d'un instant d'inattention du gardien, menotté dans le dos, il se lève, ouvre la fenêtre de la chambre de bonne où il est enfermé au cinquième étage, et saute. Il tombe sur un balcon en contrebas, puis sur le trottoir. Il est ramassé vivant, transporté à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Il meurt le soir même sans avoir repris connaissance. Il avait quarante ans.

C'est Yeo-Thomas — arrêté le 21 mars, la veille, au métro Passy — qui avait organisé la mission dont l'objectif était de faire évader Brossolette avant que la Gestapo ne l'identifie. Il était arrivé trop tard.

Normalien, journaliste, homme de radio, résistant de la première heure, Brossolette avait été l'un des architectes de l'unification des mouvements de résistance de la zone nord. Son épitaphe la plus juste, il l'avait lui-même prononcée dans un discours à Londres le 18 juin 1943, en hommage aux résistants anonymes qu'il appelait les soutiers de la gloire.

Il est au Panthéon depuis 2015.

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Événement
1941
13 mai 1941 — Tribunal militaire allemand (Gross-Paris Feldkriegsgericht)
p 288-289
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Événement
Événement
1940
1940 — Hôtel Majestic/Siège de la Propaganda-Staffel
p 288-289
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Événement
Événement
1941
29 mars 1941 — Banque Louis Dreyfus/Commissariat général aux questions juives (CGQJ)
p 289
Le 29 mars 1941, le Commissariat général aux questions juives ouvre ses bureaux place des Petits Pères, dans les locaux réquisitionnés de la banque Louis Dreyfus. Le choix de l'adresse n'est pas anodin — s'installer dans …

Le 29 mars 1941, le Commissariat général aux questions juives ouvre ses bureaux place des Petits Pères, dans les locaux réquisitionnés de la banque Louis Dreyfus. Le choix de l'adresse n'est pas anodin — s'installer dans les locaux d'une famille juive dépossédée dit, dès le premier jour, ce qu'est cette institution.

Le CGQJ est une création française, pas allemande. C'est le gouvernement de Vichy qui l'institue, par la loi du 29 mars 1941, sous la pression certes de l'occupant mais avec un zèle propre. Son premier commissaire, Xavier Vallat, antisémite de longue date — il avait déclaré à la Chambre en 1923 qu'il ne voulait pas être gouverné par un juif — ne cache pas sa conviction. Il ne s'agit pas seulement d'obéir aux Allemands : il s'agit, selon ses propres termes, de résoudre "la question juive" à la française, avec des méthodes françaises.

La mission du Commissariat : appliquer et renforcer les lois d'exclusion, surveiller l'"aryanisation" des entreprises et des biens, contrôler les professions interdites aux juifs, alimenter les fichiers. Sous Vallat puis sous son successeur Darquier de Pellepoix — antisémite encore plus virulent, qui siégera à ce poste de 1942 à 1944 — le Commissariat devient une pièce centrale de la mécanique d'exclusion et de déportation.

Darquier de Pellepoix s'enfuira en Espagne à la Libération. Vallat sera condamné à dix ans de prison, libéré après trois ans. Du Paty de Clam, fils du colonel de l'affaire Dreyfus, avait bouclé la boucle familiale.

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Événement
1943
1943 — Bureau de recrutement des Waffen SS français
p 289
![[L'affiche du centre de recrutement|rue Victor Hugo 60 Centre recrutement Waffen SS.jpg]]L'affiche du centre de recrutement Centre de recrutement des Waffen SS ; elle comptera encore environ 3740 français en décembre 1 …

L'affiche du centre de recrutement

Centre de recrutement des Waffen SS ; elle comptera encore environ 3740 français en décembre 1944

Le 60 avenue Victor Hugo fut choisi par l’occupant nazi pour héberger un bureau de recrutement destiné aux volontaires français souhaitant s’engager dans la Waffen-SS. À partir de juillet 1943, un décret signé par Pierre Laval légalise cet engagement. Après sélection sur critères raciaux, médicaux et idéologiques, les candidats admis sont affectés à la brigade d’assaut « France », future division Charlemagne. En décembre 1944, près de 3 740 Français se trouvent encore dans la Waffen-SS, essentiellement sur le front de l’Est ou en formation. Cette initiative s’inscrit dans la politique de collaboration militaire impulsée par le régime de Vichy. Le recrutement se fait par voie d’annonces, de meetings et par appui de la presse collaborationniste.

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Événement
Événement
Événement
1871
6 février 1871 — Cirque d'Hiver/Fédération des Gardes nationales de la Seine
p 295
Assemblée générale du Comité central provisoire de la Garde nationale, concurrent du Comité des Vingt arrondissements. Il rassemble des délégués du 59ème régiment et des 57ème, 88ème, 96ème, 193ème et 253èmes bataillons. …

Assemblée générale du Comité central provisoire de la Garde nationale, concurrent du Comité des Vingt arrondissements. Il rassemble des délégués du 59ème régiment et des 57ème, 88ème, 96ème, 193ème et 253èmes bataillons.

Le 6 février 1871, en pleine tourmente de l’après-guerre franco-prussienne et alors que Paris est encore sous le choc du siège et de l’armistice, une assemblée générale du Comité central provisoire de la Garde nationale se tient au Cirque d’Hiver, rue Amelot. Cette réunion illustre la profonde recomposition politique et militaire à l’œuvre dans la capitale, quelques semaines avant l’insurrection du 18 mars et la proclamation de la Commune.

Le Comité central provisoire se pose alors en concurrent direct du Comité des Vingt arrondissements, structure plus modérée qui cherche à encadrer politiquement la Garde nationale. À l’inverse, le Comité central incarne une dynamique plus radicale, fondée sur l’élection des officiers, l’autonomie des bataillons et une méfiance croissante envers le gouvernement issu de l’Assemblée nationale de Bordeaux, dominée par les conservateurs et les monarchistes.

L’assemblée réunit des délégués du 59ᵉ régiment, ainsi que des 57ᵉ, 88ᵉ, 96ᵉ, 193ᵉ et 253ᵉ bataillons, témoignant de l’ancrage populaire et territorial de la Garde nationale dans les quartiers de l’Est parisien, notamment à Folie-Méricourt, haut lieu du républicanisme social. Ces bataillons, composés en grande partie d’ouvriers et d’artisans, revendiquent le droit de défendre Paris, mais aussi de peser sur son avenir politique.

Cette assemblée marque une étape décisive : la Garde nationale cesse d’être seulement une force armée citoyenne pour devenir un acteur politique collectif, organisé, conscient de sa légitimité et prêt à s’opposer frontalement au pouvoir central. Rue Amelot, au Cirque d’Hiver, se dessinent déjà les lignes de fracture qui mèneront, un mois plus tard, à la Commune de Paris.

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Événement
1871
15 mars 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 295
Élection du Comité central de la Garde nationale par 1 325 délégués de 215 bataillons ; fusion du Comité fédéral et du Comité central ; Giuseppe Garibaldi est acclamé général en chef mais refuse le poste. Depuis la capit …

Élection du Comité central de la Garde nationale par 1 325 délégués de 215 bataillons ; fusion du Comité fédéral et du Comité central ; Giuseppe Garibaldi est acclamé général en chef mais refuse le poste.

Depuis la capitulation de janvier, la Garde nationale parisienne se fédère. Hostile à l'armistice et à la majorité monarchiste de l'Assemblée élue le 8 février, siégeant à Bordeaux, elle s'est organisée dès février autour de la grande salle de bal du Tivoli Wauxhall, rue de la Douane. C'est là qu'une commission provisoire, emmenée par l'architecte Georges Arnold, a élaboré les statuts d'une fédération permanente — publiés dans le Cri du Peuple du 9 mars.

Le 15 mars, l'assemblée constitutive se réunit pour la quatrième fois dans cette salle. 1 325 délégués représentant 215 bataillons élisent le Comité central, composé de deux délégués par arrondissement élus par le conseil de légion, et d'un chef de bataillon par légion. Les deux structures préexistantes — le Comité fédéral républicain, réunissant les officiers, et le Comité central issu des compagnies — fusionnent en une instance unique. Sur les 38 membres élus, une quinzaine sont membres de l'Internationale ou des chambres syndicales. Les hommes en vedette n'avaient pas brigué les suffrages — des inconnus de toutes les couches du peuple, connus seulement de leurs bataillons.

Arnold proclame les noms des élus, puis l'assemblée acclame Garibaldi comme général en chef. Le choix est politique autant que militaire : vainqueur à Dijon avec ses volontaires italiens, héros de l'unité italienne, ennemi des rois et des prêtres, Garibaldi incarne la République en armes — tout le contraire d'Aurelle de Paladines, le général monarchiste imposé par Thiers. L'Assemblée vient en outre de lui refuser son siège de député de Nice au motif qu'il est étranger : l'acclamer chef, c'est aussi un pied-de-nez à Versailles. Garibaldi refuse cependant le poste, estimant qu'un général français doit commander.

Ce comité dirige de fait la ville de Paris du 15 mars au 28 mars 1871. Trois jours après cette séance du Tivoli Wauxhall, après l'insurrection du 18 mars et la fuite de Thiers à Versailles, ce sont ces mêmes inconnus qui s'installeront à l'Hôtel de Ville et convoqueront les élections de la Commune. Nés dans une salle de bal, ils feront l'histoire.

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Événement
1871
24 février 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 295
La Garde nationale se fédère ; 500 délégués des bataillons adoptent ses statuts et instaurent un Comité central provisoire de 29 membres ; apparition de l'appellation "Fédérés"
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Événement
1871
6 avril 1871
p 295
Le 6 avril 1871, à neuf heures du matin, des fédérés du 130e bataillon de la Garde nationale se rendent au 60 rue de la Folie-Regnault, là où est remisé entre les exécutions ce que les ouvriers du faubourg appellent la V …

Le 6 avril 1871, à neuf heures du matin, des fédérés du 130e bataillon de la Garde nationale se rendent au 60 rue de la Folie-Regnault, là où est remisé entre les exécutions ce que les ouvriers du faubourg appellent la Veuve. Ils y trouvent deux guillotines — l'ancienne et une nouvelle, plus expéditive et portative. Ils les chargent et les portent place Voltaire, devant la statue du philosophe. Aux applaudissements d'une foule immense, ils les brisent et les brûlent.

Le Rappel du lendemain décrit la scène et souligne le choix du lieu : c'est devant "le défenseur de Sirven et de Calas, l'apôtre de l'humanité, le précurseur de la Révolution française" que la machine est détruite.

La portée symbolique est immédiate mais le Siècle pose la question qui dérange : si l'on brûle l'échafaud sans abolir la peine de mort, à quoi bon ? Rochefort dans Le Mot d'Ordre est encore plus direct — supprimer la guillotine ne sert à rien si on garde le chassepot pour fusiller. La Commune, en effet, n'a pas formellement voté l'abolition. Le Père Duchêne tranche à sa manière : pour que la Commune brûle toutes les guillotines, que les réactionnaires se tiennent tranquilles.

Ce même 6 avril, Gustave Courbet publie dans le Journal officiel un appel lyrique aux artistes — il les convoque à une assemblée, pour fonder ce qui deviendra la Fédération des artistes de Paris.

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Événement
1871
1er février 1871 — Cirque National (futur cirque d'Hiver)
p 295
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Événement
Événement
1870
8 novembre 1870 — Salle de la rue d'Arras/Club de la Patrie en Danger
p 297
Club Blanquiste qui propose une motion sur la fabrication de canons avec la fonte du bronze de la colonne Vendôme
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Événement
1870
1870 — Bal de la Reine Blanche/Club de la Reine Blanche
p 297
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Événement
1871
22 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 298
Barricade de 6m de haut, reconstruite en une journée, défendant l'Hôtel de Ville ; citée par Lissagaray. Robert Tombs en recensera 900 à ce moment dans Paris
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Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite barricade St Laurent)
p 299
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Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 300-301
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Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 301-302
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Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 301-302
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Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 302
Jean Baptiste Clément dédie à l'ambulancière Louise, la jeune femme qui avait assisté les combattants de la barricade et dont on ne connait ni le nom ni ce qu'elle est devenue, son "Temps des Cerises"
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Événement
1827
19 novembre 1827 — Barricade rue St Denis (la principale d'un dispositif de quatre constructions)
p 304-306
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Événement
1827
19 novembre 1827
p 304-306
Le jeune Auguste Blanqui est blessé au cou lors une émeute contre Charles X ; il s'agissait sans doute d'une provocation policière
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Événement
1648
27 août 1648
p 304
Point de départ de la rébellion contre le pouvoir royal ; la Fronde. 1260 barricades sont élévées dans Paris
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Événement
1648
27 août 1648
p 304
Point de départ de la rébellion contre le pouvoir royal ; la Fronde. 1260 barricades sont élévées dans Paris
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Événement
1830
27 juillet 1830 — Imprimerie du premier journal "Le Temps"
p 307
Le 27 juillet 1830, à l'aube, des gendarmes se présentèrent au 101 de la rue de Richelieu pour saisir les presses du journal Le Temps. La révolution commença là. Les ordonnances de Charles X, publiées la veille, suspenda …

Le 27 juillet 1830, à l'aube, des gendarmes se présentèrent au 101 de la rue de Richelieu pour saisir les presses du journal Le Temps. La révolution commença là.

Les ordonnances de Charles X, publiées la veille, suspendaient la liberté de la presse. Le Temps avait continué de paraître en défi. Jean-Jacques Baude, présent dans l'imprimerie, résista verbalement. Les ouvriers typographes et les passants virent les presses emportées. La nouvelle se propagea dans les quartiers.

Les insurgés coururent à l'armurerie Lepage, au 6 de la rue de Richelieu, pour s'armer. D'autres pillèrent le musée de l'Artillerie, place Saint-Thomas-d'Aquin. Cour du Dragon, rue du Dragon, des ferronniers distribuèrent des barres de fer et des piques. La première barricade fut érigée aux 157-159 de la rue Saint-Honoré. Les premiers morts tombèrent place de la Bourse.

Le maréchal Marmont, commandant les troupes royales, établit son quartier général à l'Hôtel Royal, rue des Pyramides. Un coup de feu parti de là déclencha la répression — qui tourna rapidement à la déroute : nombre de soldats refusaient de tirer sur les Parisiens.

Au 9 de la rue Coq-Héron, les députés libéraux de l'opposition se réunissaient chez Casimir Perier. Des jeunes gens venus les acclamer furent sabrés devant la porte sans que Perier ne bougât. La bourgeoisie libérale hésitait ; le peuple se battait. Au 71 de la rue du Temple, les frères Garnier-Pagès installèrent le quartier général d'une commune centrale républicaine.

Les combats de la rue Saint-Honoré restèrent dans les mémoires. Eugène Delacroix, qui observa sans se battre, y puisa l'image de La Liberté guidant le peuple, peint l'automne suivant et exposé au Salon de 1831.

Le 27 juillet fut le premier des Trois Glorieuses. Les deux suivants chassèrent Charles X.

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Événement
Événement
Événement
1830
27 juillet 1830 — Magasin de l'armurier Lepage
p 308
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Événement
1830
10 décembre 1830 — Cimetière du Père Lachaise/Tombe de Benjamin Constant de Rebecque
p 310
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Événement
1831
28 mai 1831 — Cimetière Montparnasse/Tombe de l'abbé Grégoire (supprimée après son transfert au Panthéon en 1989)
p 311
Obsèques de l'abbé Grégoire ; l'archevêque lui refuse les sacrements, déclenchant une manifestation
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Événement
1831
14 février 1831 — Église St Germain l'Auxerrois
p 311
Saccage de l'église lors du service funéraire anniversaire du duc de Berry, à l'occasion duquel avait été organisée une quête au bénéfice des Suisses blessés en juillet 1830
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Événement
1831
7 septembre 1831 — Hôtel de la Colonnade/Ministère des Affaires étrangères
p 312
Répression d'une manifestation en faveur de la Pologne occupée, qui se déroulait au cri de "Vive la Pologne, à bas les ministres !"
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Événement
1832
5 juin 1832
p 315
Les funérailles du général Lamarque sont le prétexte de l'insurrection de 1832
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Événement
1832
5 juin 1832
p 315
Première apparition à Paris du drapeau rouge avec la devise "la liberté ou la mort" comme emblème des insurgés, lors des obsèques de Lamarque ; possible provocation destinée à fomenter des troubles justifiant le retour d …

Première apparition à Paris du drapeau rouge avec la devise "la liberté ou la mort" comme emblème des insurgés, lors des obsèques de Lamarque ; possible provocation destinée à fomenter des troubles justifiant le retour des Bourbon

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Événement
1832
5 juin 1832 — Armurerie Lepage
p 316
Pillage de l'armurerie des frères Lepage de la rue du Bourg l'Abbé lors des obsèques du général Lamarque
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Événement
1848
23 février 1848 — Armurerie Lepage
p 316
Pillage de l'armurerie Lepage décrit par Victor Hugo dans "Choses vues"
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Événement
1832
6 juin 1832 — Quartier général des insurgés de 1832/Barricade en 1832
p 317-318
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Événement
1832
Événement
1834
12 avril 1834 — Siège du journal "La Tribune des départements" (dit aussi "La Tribune")
p 320
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Événement
1834
Événement
1849
10 juin 1849 — Demeure de Thomas Robert Bugeaud
p 320-321
Mort du maréchal Bugeaud ; responsable des massacres du peuple algérien et de celui de la rue Transnonain
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Événement
1849
10 juin 1849 — Demeure de Thomas Robert Bugeaud
p 320-321
Mort du maréchal Bugeaud ; responsable des massacres du peuple algérien et de celui de la rue Transnonain
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Événement
1836
10 janvier 1836 — Fabrique de poudre explosive/Société des Familles
p 322
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Événement
1839
12 mai 1839 — Armurerie Lepage
p 322
Pillage de l'armurerie des frères Lepage lors de l'insurrection de la Société des Saisons ; 310 fusils, 200 000 cartouches
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Événement
1839
12 mai 1839 — Hôtel de Ville
p 322
Prise de l'Hôtel de Ville par les insurgés de la Société des Saisons, dont 200 à 300 étudiants
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Événement
Événement
1839
12 mai 1839 — Quartier général de Blanqui/Société des Familles/Société des Saisons
p 322
Quartier général de Blanqui lors de l'insurrection de la Société des Saisons
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Événement
1839
12 mai 1839 — Quartier général de Blanqui/Société des Familles/Société des Saisons
p 322
Quartier général de Blanqui lors de l'insurrection de la Société des Saisons
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Événement
Événement
1839
12 mai 1839 — Barricade rue St Martin (dite barricade St Merry)/Barricade en 1839
p 323
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Événement
1848
26 février 1848 — Palais National/Palais Royal (rebaptisé)/Club des Droits de l'homme
p 329
Le Palais Royal devient Palais National ; s'y installe le Club des Droits de l'homme
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Événement
1848
25 février 1848 — Hôtel de Ville
p 329 & 366
Proclamation de la République à 2 heures du matin et désignation du Gouvernement provisoire ; Lamartine défend le drapeau tricolore contre le drapeau rouge. Dans la nuit du 24 au 25 février 1848, l’Hôtel de Ville ne dése …

Proclamation de la République à 2 heures du matin et désignation du Gouvernement provisoire ; Lamartine défend le drapeau tricolore contre le drapeau rouge.

Dans la nuit du 24 au 25 février 1848, l’Hôtel de Ville ne désemplit pas. La monarchie de Juillet vient de s’effondrer, les Tuileries ont été envahies, mais rien n’est encore réellement stabilisé : quelle forme de gouvernement ? Avec qui ? Au milieu du tumulte, entre délégations de quartiers, journalistes, ouvriers, étudiants et notables républicains, se fabrique, presque à voix haute, la future République.

Vers deux heures du matin, la décision tombe : la République est proclamée, et un Gouvernement provisoire est désigné. On y retrouve les grandes figures du moment – Dupont de l’Eure, Lamartine, Ledru‑Rollin, Arago, Garnier‑Pagès, Marie, Crémieux, Louis Blanc, Flocon, Albert… – mélange de républicains « respectables », de tribuns plus radicaux et de représentants symboliques des classes populaires. L’Hôtel de Ville devient officiellement le centre du nouveau pouvoir, au nom du « peuple de Paris ».

C’est aussi à l’Hôtel de Ville, le 25 février, qu’a lieu l’un des épisodes les plus commentés de ces journées : la confrontation autour du drapeau. Une partie des insurgés, emmenés par des militants comme Raspail, réclame l’adoption du drapeau rouge, couleur des luttes ouvrières et de la révolution sociale. Lamartine, lui, se dresse pour défendre le tricolore, qu’il présente comme le drapeau de 1789, de 1830, de la nation tout entière, là où le rouge ne serait, selon lui, « que le drapeau d’une seule classe ». Sa longue harangue, très théâtrale, l’emporte : le drapeau tricolore est maintenu, avec l’ajout de quelques symboles (comme la cocarde rouge) pour tenter de calmer les ardeurs populaires.

Cet épisode condense toute l’ambiguïté de la révolution de Février. D’un côté, la République est arrachée par une insurrection où les ouvriers et les quartiers populaires ont joué un rôle décisif ; de l’autre, sa forme et ses symboles sont aussitôt encadrés par des républicains « modérés » qui veulent une République politique, mais surtout pas une République sociale. Entre la proclamation nocturne, les cris venus de la place et la voix de Lamartine au balcon, on sent déjà la tension qui conduira, quelques mois plus tard, aux affrontements de Juin 1848.

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Événement
1848
25 février 1848 — Conservatoire national de Musique (vestibule à colonnes)
p 332
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Événement
1848
1848 — Palais National/Palais Royal (rebaptisé)
p 333
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Événement
Événement
1848
15 mai 1848 — Palais Bourbon/Chambre des députés
p 333-336
Manifestation en faveur de la Pologne insurgée ; les dirigeants républicains sont arrêtés. L'Assemblée doit proclâmer à nouveau la République sous la pression des émeutiers
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Événement
1848
mars 1848 — Prison de Clichy/Atelier d'uniformes pour la garde mobile
p 338
La création de la Garde mobile nécessite des uniformes. La prison de Clichy est transformée en atelier. Marx invente le terme "lumpenprolétariat" au sujet des déclassés recrutés. Ils se conduiront comme des bêtes fauves …

La création de la Garde mobile nécessite des uniformes. La prison de Clichy est transformée en atelier. Marx invente le terme "lumpenprolétariat" au sujet des déclassés recrutés. Ils se conduiront comme des bêtes fauves en Juin

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Événement
1848
1848 — Fabrique clandestine de munitions (fonderie de serrurerie)
p 339
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Événement
1848
22 juin 1848
p 342
La délégation ouvrière qui a rencontré la Commission du Luxembourg fait le compte-rendu de l'échec de l'entrevue ; elle lance un appel à se rendre au Panthéon ; prémices de l'insurrection
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Événement
1848
22 juin 1848
p 342-343
Lieu de rassemblement des ouvriers du Fbg St Marceau. Des barricades sont érigées dans la rue St Jacques par 8 000 ouvriers des Ateliers nationaux et 56 délégués du 12ème arrondissement
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Événement
1848
22 juin 1848 — Palais du Luxembourg/Siège de la Commission exécutive du gouvernement
p 342
Manifestation contre la fermeture des Ateliers nationaux, prônée par Alfred de Falloux, dont le rapport à l'Assemblée provoqua l'insurrection du 22 juin. Se produit une altercation entre Marie et Pujol
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Événement
1871
24 mai 1871 — Ancienne préfecture de police
p 343
Incendie de la préfecture de police. Elle déménagera dans la caserne de la Cité. 238 bâtiments sont incendiés en tout à Paris pendant la Semaine sanglante, dont certains par leur propriétaire, pour toucher les primes d'a …

Incendie de la préfecture de police. Elle déménagera dans la caserne de la Cité. 238 bâtiments sont incendiés en tout à Paris pendant la Semaine sanglante, dont certains par leur propriétaire, pour toucher les primes d'assurance

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Événement
1848
23 juin 1848 — Barricades autour de l'église St Gervais-St Protais/Barricade en Juin 1848
p 343
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Événement
1848
23 juin 1848 — Clos St Lazare/Chantier de l'hôpital Lariboisière
p 343-345
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Événement
1848
23 juin 1848
p 343-345
Un des trois pôles de l'insurrection de Juin 1848. Le général Bedeau, un des principaux commandants de la répression, est blessé par une balle venue de la rue des Noyers
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Événement
Événement
1848
23 juin 1848
p 346
Trois des premières barricades de Juin 1848 entre la Porte St Denis et la rue Mazagran. Des combats se dérouleront dans le Fbg St Denis et le Sentier. Les drapeaux portent "Du pain ou la mort !"
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Événement
1848
23 juin 1848 — Barricade rue Planche Mibray/Barricade en Juin 1848
p 347 & 365
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Événement
1848
Événement
1848
23 juin 1848 — Barricade de la place du Petit Pont/Barricade en Juin 1848
p 349
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Événement
1848
23 juin 1848 — Magasin de nouveautés "Aux Deux Pierrots"
p 349
Massacre des insurgés réfugiés dans le magasin par les gardes mobiles
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Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 351 & 363
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Événement
1848
23 juin 1848 — Barricade en Juin 1848
p 351
Résistance farouche de la barricade de la Fontaine au Roi, opposée à la Garde mobile
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Événement
1848
25 juin 1848 — Chantier de l'hôpital Louis-Philippe/Chantier de l'hôpital Lariboisière
p 355 & 358
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Événement
1848
25 juin 1848 — Barricade à l'entrée du faubourg St Antoine/Barricade en Juin 1848
p 355 & 374
Un rameau vert à la main, l'archevêque de Paris escalade la plus grande barricade de juin 1848 : il veut arrêter le massacre. Le massacre ne l'a pas attendu. Paris est en guerre civile depuis trois jours. Le 22 juin 1848 …

Un rameau vert à la main, l'archevêque de Paris escalade la plus grande barricade de juin 1848 : il veut arrêter le massacre. Le massacre ne l'a pas attendu.

Paris est en guerre civile depuis trois jours. Le 22 juin 1848, les ouvriers des Ateliers nationaux — ces chantiers créés par la République en février pour donner du travail aux chômeurs — apprennent que le gouvernement les ferme. Cent mille hommes jetés à la rue, sans travail, sans indemnité, avec pour seule proposition l'enrôlement dans l'armée ou le départ vers les marais de Sologne. Le 23, les barricades se lèvent dans tout l'est parisien.

Le général Cavaignac, investi des pleins pouvoirs par l'Assemblée, mène la répression avec méthode. L'artillerie pilonne les quartiers ouvriers. Le faubourg Saint-Antoine, cœur de l'insurrection, résiste. À son entrée, face à la place de la Bastille, une immense barricade barre la rue — la plus grande, la plus symbolique, la dernière à tomber.

C'est devant cette barricade que le général François de Négrier est tué d'une balle au front le 25 juin, en menant l'assaut. Et c'est sur cette même barricade que, quelques heures plus tard, Mgr Denys Affre, archevêque de Paris, décide de monter.

Affre a cinquante-quatre ans. Encouragé par Frédéric Ozanam, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, il s'est convaincu que son intervention personnelle peut ramener la paix. Cavaignac tente de l'en dissuader. L'archevêque insiste. Il part à pied vers le faubourg, accompagné de quelques fidèles, un rameau vert à la main en signe de paix, porteur d'une proclamation gouvernementale promettant le pardon aux insurgés qui déposeront les armes.

Il monte sur la barricade. Les tirs cessent. Le silence se fait — un silence improbable dans ce faubourg qui tonne depuis trois jours. Affre commence à parler. Mais un coup de feu claque. D'où ? La question n'a jamais été tranchée. L'opinion dominante veut que le premier tir soit venu des lignes de la Garde nationale. Les insurgés, croyant à un piège, ripostent. La fusillade reprend, chaotique. Au milieu de la confusion, une balle frappe l'archevêque dans les reins. Il s'effondre.

Les insurgés le portent au presbytère de Saint-Antoine sur un brancard de fortune. On le ramène le lendemain au palais épiscopal. Il meurt le 27 juin au matin. Ses derniers mots, entrés dans la légende : « Puisse mon sang être le dernier versé ! »

Il ne l'est pas. La répression de Cavaignac fera entre trois et cinq mille morts parmi les insurgés, auxquels s'ajoutent les déportations massives vers l'Algérie. L'insurrection de juin 1848 est, pour Marx, le moment de vérité de la révolution : dans Les Luttes de classes en France (1850), il y voit le premier affrontement ouvert entre le prolétariat et la bourgeoisie républicaine — la « fraternité » de février démasquée en « guerre civile sous sa forme la plus effroyable, la guerre du travail contre le capital ». La République avait promis du travail ; elle envoie l'artillerie. L'archevêque, entre les deux camps, tombe du côté où personne ne l'attendait.

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Événement
Événement
1848
25 juin 1848 — Barricade rue Samson/Barricade en Juin 1848
p 356-357
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Événement
1848
25 juin 1848 — Immeuble face à la rue du Pont aux Choux (balcon au 4ème étage)
p 357
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Événement
1830
29 juillet 1830
p 359
Un apprenti serrurier tombe sur la passerelle de Grève, un drapeau tricolore à la main. Le pont, dit-on, porte encore son nom. Le 25 juillet 1830, à Saint-Cloud, Charles X a signé les ordonnances qui musellent la presse …

Un apprenti serrurier tombe sur la passerelle de Grève, un drapeau tricolore à la main. Le pont, dit-on, porte encore son nom.

Le 25 juillet 1830, à Saint-Cloud, Charles X a signé les ordonnances qui musellent la presse et dissolvent la Chambre à peine élue. Paris se soulève. Le 28 au matin, étudiants, ouvriers, gardes nationaux et anciens soldats se rendent maîtres de l’Hôtel de Ville et hissent le drapeau tricolore à son sommet comme sur les tours de Notre-Dame. Le maréchal Marmont, qui commande les troupes royales, lance trois colonnes vers la place de Grève ; celle du général Talon, arrivée par les quais, reprend l’Hôtel de Ville.

L’après-midi, les insurgés contre-attaquent depuis la rive gauche et l’île de la Cité. Entre eux et la place coule la Seine, que franchit depuis 1828 une étroite passerelle suspendue réservée aux piétons, le pont de la Grève. Abrités derrière le parapet du quai, ils échangent des coups de feu avec la troupe massée sur la place. Un jeune apprenti serrurier, fils d’un ancien sergent, s’empare d’un drapeau tricolore et s’élance en entraînant les autres. Mortellement atteint, il aurait crié : « Mes amis, souvenez-vous que je me nomme Arcole ! » On a peut-être mal compris un garçon qui invoquait, en mourant, Bonaparte au pont d’Arcole. La légende est née.

Isolé, Talon doit évacuer l’Hôtel de Ville vers onze heures du soir. Le 29 juillet, les insurgés en sont les maîtres pour de bon ; en fin d’après-midi, les Tuileries tombent à leur tour. Une commission municipale s’installe à l’Hôtel de Ville avec La Fayette, qui, à soixante-treize ans, vient de reprendre le commandement de la Garde nationale. C’est encore là, deux jours plus tard, que se joue la fin de la révolution : au balcon, La Fayette donne l’accolade au duc d’Orléans, tous deux enveloppés dans un immense drapeau tricolore, et la foule massée sur la place de Grève applaudit. « Le baiser républicain de La Fayette fit un roi », écrira Chateaubriand.

Louis-Philippe achète dès 1831, pour son musée de Versailles, le tableau d’Amédée Bourgeois, « Prise de l’Hôtel de Ville : le pont d’Arcole », où l’on voit l’apprenti brandir le drapeau. Sous le Second Empire, la passerelle cède la place au pont actuel, le premier de Paris à franchir la Seine d’une seule arche de fer, sans appui dans le fleuve. Il a gardé le nom du jeune serrurier. En août 1944, c’est par lui que les premiers chars de la 2e division blindée arriveront devant l’Hôtel de Ville.

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Événement
1848
23 juin 1848 — Quai de l'Hôtel de Ville (sur la berge)
p 359
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Événement
1848
24 juin 1848 — Hôtel des Abbés de Cluny/Poste de la rue des Mathurins
p 359 & 365
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Événement
1848
23 juin 1848
p 359
Quarante insurgés sont jetés à l'eau de ce pont lors de la répression de l'insurrection de Juin 1848
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Événement
1848
24 juin 1848
p 361
Le jardin du Luxembourg est le "quartier général des tueries" lors des massacres d'Insurgés de Juin 1848
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Événement
1848
24 juin 1848 — Souterrain des Tuileries/Terrasse du Bord de l'Eau
p 361
Les massacres d'insurgés prisonniers par la Garde nationale au cours de la répression de l'insurrection de Juin 1848 ont un retentissement européen ; Baudelaire et Flaubert y font référence
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Événement
1848
25 juin 1848 — Petit bois voisin du passage Ronce (disparu)
p 361
Massacre d'hommes sans armes sous prétexte que "leurs mains sentaient la poudre"
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Événement
1832
6 juin 1832 — Barricade rue de la Chanverrerie (Chanvrerie)/Barricade en 1832/Cabaret du père Hucheloup
p 366-367
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Événement
1851
Événement
1839
12 mai 1839 — Hôtel de Ville
p 366-367
Quelques centaines de conjurés contre la monarchie de Juillet : le coup a été préparé comme une horloge, il est brisé en deux jours. Sous Louis-Philippe, la république se prépare dans l’ombre. Depuis le début des années …

Quelques centaines de conjurés contre la monarchie de Juillet : le coup a été préparé comme une horloge, il est brisé en deux jours.

Sous Louis-Philippe, la république se prépare dans l’ombre. Depuis le début des années 1830, les sociétés secrètes se succèdent à Paris, filles des carbonari et du vieux Buonarroti, l’ancien compagnon de Babeuf, dont le jeune Auguste Blanqui a subi l’influence. Chaque fois la police les démantèle, chaque fois elles renaissent sous un autre nom. En 1836, la découverte d’une fabrique de poudre rue de l’Oursine a valu la prison à Blanqui et à Armand Barbès, les chefs de la Société des familles. Libérés par l’amnistie de 1837, ils fondent avec Martin Bernard la Société des saisons.

Elle s’organise comme un calendrier : des « semaines » de six hommes et un chef, quatre semaines font un « mois », trois mois une « saison », quatre saisons une « année ». Elle compte quelque mille cinq cents membres, recrutés bien plus dans le monde ouvrier que les sociétés qui l’ont précédée. Son but : renverser le roi et instaurer une république sociale.

Blanqui a préparé le coup. Barbès a d’abord refusé d’y participer, avant de céder quand Blanqui l’a traité de lâche. Le dimanche 12 mai 1839, à deux heures de l’après-midi, les insurgés passent à l’action entre la rue Saint-Denis et la rue Saint-Martin. Quelque quatre cents hommes s’emparent du Palais de justice, échouent devant la préfecture de police, puis occupent un moment l’Hôtel de Ville, où Barbès lit une proclamation. Sa phraséologie néo-jacobine effraie les modérés, et Paris ne suit pas : préparée dans le plus grand secret, l’opération n’a aucune base populaire. L’armée et la Garde nationale la brisent ; le 13 mai, tout est fini. On compte 77 morts et au moins 51 blessés chez les insurgés, 28 morts et 62 blessés chez les militaires. L’historien Georges Duveau parlera d’une « farce tragique et absurde ».

La répression est à la mesure de la peur. Près de sept cents personnes sont interpellées, et les meneurs jugés par la Cour des pairs. Barbès, blessé et arrêté le jour même, est condamné à mort ; sa sœur obtient du roi la commutation de sa peine, après l’intervention de Victor Hugo, qui adresse à Louis-Philippe un quatrain pour implorer sa clémence. Blanqui, caché cinq mois, est pris en octobre, condamné à mort à son tour en janvier 1840 et gracié. Devant leurs juges, les trois chefs refusent de répondre. Ils se retrouvent dans la prison d’État du Mont-Saint-Michel.

L’échec les brouille pour longtemps. En mars 1848, un document publié par Taschereau accuse un chef des Saisons d’avoir livré à la police, après son arrestation, les secrets de la conspiration de 1839 ; tout désigne Blanqui, qui dément avec vigueur. Barbès sera jusqu’au bout son accusateur le plus acharné. Libérés par la révolution de 1848, les deux hommes se retrouvent dans des camps opposés : Barbès fonde le club de la Révolution pour faire pièce à la Société républicaine centrale de Blanqui.

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Événement
1848
25 juin 1848 — Bal de la Belle Moissonneuse (corps de garde des Insurgés de Juin 1848)
p 366
Il croyait désarmer l’insurrection par la parole. Le 25 juin 1848, le général Bréa franchit la barricade de la barrière d’Italie pour parlementer. Il n’en revient pas, et sa mort enflamme la répression. Le dimanche 25 ju …

Il croyait désarmer l’insurrection par la parole. Le 25 juin 1848, le général Bréa franchit la barricade de la barrière d’Italie pour parlementer. Il n’en revient pas, et sa mort enflamme la répression.

Le dimanche 25 juin 1848 est le troisième jour de l’insurrection ouvrière. Le général Bréa, cinquante-huit ans, vétéran de Leipzig, des Quatre-Bras et de Waterloo, a remplacé à la tête de sa division le général Damesme, mortellement blessé au Panthéon. Au matin, l’Assemblée a voté trois millions de secours pour les familles nécessiteuses, et le chef du pouvoir exécutif, le général Cavaignac, a lancé aux insurgés un dernier appel : « Venez à nous ; venez comme des frères repentants et soumis à la loi. » Bréa veut y croire.

À dix heures, il quitte la place du Panthéon avec deux mille hommes — gardes mobiles, soldats de ligne, sapeurs du génie, deux canons — et un représentant du peuple, M. de Ludre. Par le boulevard extérieur, le long du mur d’octroi, il s’arrête devant chaque groupe d’ouvriers et leur parle avec douceur. Aux barrières d’Enfer, Saint-Jacques et de la Santé, on l’écoute. C’est, remarque-t-il, le jour de sa fête : un bon présage.

À la barrière de Fontainebleau, ou barrière d’Italie, à l’emplacement de l’actuelle place d’Italie, quatre barricades lui font face ; la plus forte masque la barrière, derrière laquelle les insurgés, nombreux, tiennent les routes de Choisy et d’Italie. Bréa fait mettre ses canons en batterie, s’avance, lit la proclamation. Quelques applaudissements ; on l’invite à passer pour s’entendre avec les chefs. Un chef de bataillon de la garde nationale, Gobert, parti en reconnaissance, revient inquiet : ces hommes sont trop exaltés. Bréa passe outre. M. de Ludre refuse de le suivre ; Gobert, le major Desmarets, le capitaine d’état-major Armand de Mangin et un lieutenant l’accompagnent. La porte se referme sur eux.

Une foule armée les entoure. « C’est Cavaignac ! nous le tenons ! », crient les uns ; « C’est un vieux brave ! », répondent d’autres, qui l’emmènent chez le maire de Gentilly, dont la commune commence au-delà du mur. Les portes cèdent ; on contraint le général à signer une déclaration, puis l’ordre à sa troupe de se retirer. Resté à la tête de la colonne, le lieutenant-colonel Thomas comprend que son chef n’est plus libre. Consulté, Cavaignac tranche : « Le salut du pays avant celui des individus. » Si les insurgés ne se rendent pas dans le quart d’heure, on attaquera.

Les prisonniers ont été conduits au poste de garde, contre l’église Saint-Marcel, sur la route de Fontainebleau. Des gardes nationaux de la banlieue percent un mur pour les faire évader, quand un enfant les dénonce. La foule enfonce la porte. Au cri de « Trahison ! Voici la garde mobile ! », des coups de feu partent de la porte et des fenêtres : Bréa est atteint à la poitrine, Mangin à la tête. On s’acharne sur les corps. Vers six heures du soir, le canon ouvre une brèche dans la barricade en moins de dix minutes, et la troupe passe. Thomas retrouve les deux corps étendus sur un banc de l’octroi, un prêtre à genoux près d’eux.

La nouvelle soulève dans Paris une horreur que la presse réactionnaire étend à tous les insurgés. Cinq hommes sont condamnés à mort par un conseil de guerre, parmi lesquels Daix, un pauvre de l’hospice de Bicêtre, et Lahr, un ancien artilleur devenu maçon, qui menait l’insurrection à la barrière. Trois peines sont commuées. Daix et Lahr sont guillotinés en mars 1849, à la barrière de Fontainebleau, sous la garde de vingt-cinq mille soldats et de sept canons. « L’exécution des condamnés fut une faute », écrira Victor Hugo : l’échafaud reparaissait.

La famille du général rachète le poste de garde pour agrandir l’église, que l’on appelle désormais la « chapelle Bréa ». Le 28 avril 1871, la Commune en décrète la démolition, comme une « insulte permanente aux vaincus de juin » ; sa chute l’en empêche. La chapelle, au 76 avenue d’Italie, est démolie en 1901. Une rue de Paris porte, depuis 1850, le nom du général.

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Événement
1834
14 avril 1834 — Rue Transnonain
p 366-367
Au 12, rue Transnonain (aujourd'hui 62, rue Beaubourg, IIIe arr.), l'armée massacres des civils dans leur sommeil. Daumier en fera l'une des images les plus puissantes de l'histoire de la presse. Dans la nuit du 13 au 14 …

Au 12, rue Transnonain (aujourd'hui 62, rue Beaubourg, IIIe arr.), l'armée massacres des civils dans leur sommeil. Daumier en fera l'une des images les plus puissantes de l'histoire de la presse.

Dans la nuit du 13 au 14 avril 1834, Paris est quadrillé par 40 000 soldats. L'insurrection républicaine, partie de Lyon le 9, a gagné la capitale. Des barricades se dressent dans le quartier Sainte-Avoye, autour de la rue Beaubourg et du cloître Saint-Merri. Thiers, ministre de l'Intérieur, a donné des ordres clairs : écraser la révolte sans ménagement.

À l'aube du 14, les troupes du général Bugeaud investissent le quartier. Un coup de feu — on ne saura jamais d'où — aurait été tiré depuis le 12 rue Transnonain. C'est le prétexte. Les soldats enfoncent les portes et massacrent les habitants dans leurs lits. Douze morts, dont des femmes, un vieillard, un enfant. Aucun n'était armé.

L'affaire fait scandale, mais la répression continue. Thiers fait arrêter des milliers de républicains dans toute la France. Le procès monstre qui s'ensuit, devant la Chambre des pairs, tourne à la farce judiciaire.

C'est Honoré Daumier qui fixe la mémoire du massacre. Sa lithographie, publiée en juillet 1834, montre un homme en chemise étendu sur le dos, un enfant écrasé sous son corps, du sang sur les draps. L'image est d'une frontalité insoutenable. Le gouvernement fait saisir la pierre et traquer les épreuves. Trop tard : l'image est déjà entrée dans l'histoire. L'immeuble, lui, sera rasé par Haussmann. Mais au 79 rue Beaubourg, une inscription murale rappelle encore l'ancien nom de la rue.

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Événement
1865
8 janvier 1865 — Siège de l'Association Internationale des Travailleurs (local de 12m² loué par Fribourg, au fond de la cour)
p 366-367
Premier local de l'A.I.T. ; les réunions se tiennent les jeudis soir ; du fait de leur sérieux, on appelle les membres de l'Internationale les "Graves"
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Événement
1848
1848
p 366-367
Rue du quartier de toutes les insurrections ; rue des Arcis de la rue des Lombards au square St Jacques ; rue Planche Mibray du square St Jacques à la Seine
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Événement
1832
6 juin 1832 — Barricade rue St Merry/Barricade en 1832
p 372
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Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 374
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Événement
1849
13 juin 1849 — Conservatoire des Arts et Métiers
p 375
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Événement
1849
13 juin 1849
p 375
Manifestation des néo-Montagnards contre l'expédition de Rome chargée par la cavalerie
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Événement
1849
13 juin 1849
p 375
Rassemblement d'une manifestation de gauche, regroupant une trentaine de députés néo-Montagnards, qui débouche sur un simulacre d'insurrection
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Événement
1848
24 juin 1848 — Barricade de la barrière des Trois Couronnes/Barricade en Juin 1848
p 377
Victor Hugo participe à la prise de la barricade ; il dénonce Turmel comme étant le chef des insurgés. Isaluera devant l'Assemblée l'action de la Garde nationale. Toujours en retard d'une révolution, le cher grand poète
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Événement
1848
23 juin 1848 — Barricade rue du Fbg du Temple/Barricade en Juin 1848
p 379
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Événement
1851
4 décembre 1851
p 379 & 382
Les soldats de la division du général Canrobert tirent sur des opposant non armés au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, faisant 225 morts et 169 blessés. 2 800 personnes seront internées et environ 4 000 déportées
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Événement
1851
1er décembre 1851 — Palais Bourbon/Assemblée nationale
p 380
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Événement
Événement
1851
Événement
1851
4 décembre 1851 — Barricade en 1851
p 382
Denis Dussoubs est abattu par la troupe, alors qu'il remplaçait son frère malade, le député Gaston Dussoubs, sur une barricade dressée contre le coup d'État de Badinguet
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Événement
1851
4 décembre 1851 — Barricade en 1851
p 382
Denis Dussoubs est abattu par la troupe, alors qu'il remplaçait son frère malade, le député Gaston Dussoubs, sur une barricade dressée contre le coup d'État de Badinguet
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Événement
Événement
1832
1832
p 406
Demeure du colonel Chabert dans le roman de Balzac intitulé d'abord "la Transaction", paru dans la revue "L'Artiste", avant de devenir "le Colonel Chabert"
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Événement
1837
1837 — Parfumerie "La Reine des roses" (de César Birotteau)
p 406
Parfumerie de César Birotteau, à l'enseigne de "La Reine des Roses" ; dans le roman éponyme de Balzac
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Événement
1856
juillet 1856 — Hôtel Voltaire/Demeure de Charles Baudelaire
p 410
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Événement
1859
juin 1859 — Hôtel de Dieppe/Demeure de Charles Baudelaire
p 410-411
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Événement
1845
1845 — Hôtel de Dunkerque et Folkestone/Demeure de Charles Baudelaire
p 410
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Événement
Événement
1858
novembre 1858 — Hôtel de Charny/Demeure de Jeanne Duval et de Charles Baudelaire
p 410
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Événement
1854
février 1854 — Hôtel d'York/Demeure de Charles Baudelaire (hôtel Baudelaire par la suite)
p 410
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Événement
1839
2 novembre 1839 — Pension Levêque et Bailly
p 412
Pension où Baudelaire est placé par son beau-père, après qu'il ait été renvoyé du lycée Louis-le-Grand
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Événement
1857
octobre 1857 — Café Riche (fondé en 1791, ancien Hôtel de La Borde)
p 413
Restaurant fréquenté par de nombreux écrivains et artistes ; lieu de rencontres des opposants au régime
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Événement
1838
1838 — Demeure de Louis Daguerre
p 425
Louis Daguerre prend le premier cliché représentant un être humain, une vue du bd du Temple prise depuis le toit de son atelier
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Événement
1874
1874 — Atelier et galerie de Nadar/Boulevard des Capucines
p 426
Claude Monet peint plusieurs tableaux en vue plongeante sur le boulevard
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Événement
1866
1866 — Demeure de Gustave Caillebotte (dans l'hôtel particulier que son frère vient de faire construire)
p 426 & 441
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Événement
1838
1838 — Demeure de Noël Paymal Lerebours
p 426
Pavillon de verre permettant à Noël Lerebours et à ses clients de faire des photographies panoramiques de Paris
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Événement
1838
1838 — Demeure de Noël Paymal Lerebours
p 426
Pavillon de verre permettant à Noël Lerebours et à ses clients de faire des photographies panoramiques de Paris
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Événement
Événement
1794
1794 — Palais du Luxembourg transformé en prison
p 428
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Événement
1699
2 novembre 1699 — Maison natale de Jean Siméon Chardin
p 428
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Événement
1867
31 août 1867 — Maison de santé du docteur Duval (à partir du 4 juillet 1866)
p 435
Mort de Charles Baudelaire dans la maison de santé du docteur Duval
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Événement
1862
22 novembre 1862 — Restaurant Magny/Réunions d'écrivains célibataires misogynes
p 437
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Événement
1862
1862
p 438
Manet peint "Le Vieux musicien" ; il prend Jean Lagrène comme modèle du gitan
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Événement
1873
1873 — Demeure d'un ami d'Édouard Manet (dans la cour)
p 439-440
Lieu d'où Manet peint "la Gare St Lazare" ou "Le Chemin de fer"
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Événement
Événement
1867
1867 — Palais du Louvre
p 441
Monet peint "St germain l'Auxerrois", "Le Jardin de l'Infante", "Le Quai du Louvre"
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Événement
1875
1875 — Demeure de Stéphane Mallarmé
p 442
Chapelle salon de Stéphane Mallarmé ; il y organise "les mardis de Stéphane Mallarmé"
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Événement
1875
1875
p 443
Manet peint "La Rue Mosnier aux drapeaux", dans une période où plane la menace d'une restauration monarchique d'Henri V
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Événement
1874
1874 — Opéra Garnier
p 444
Manet et Edgar Degas peignent des scènes au nouvel Opéra Garnier
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Événement
1882
1882 — Folies Bergère (salle de bal)
p 444
Manet peint "Un bar aux Folies-Bergère", exposé au salon de 1882
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Événement
1917
27 septembre 1917 — Demeure d'Edgar Degas (à partir de 1912)
p 444
Mort du peintre Impressionniste Edgar Degas à 83 ans le 27 septembre 1917
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Événement
1834
19 juillet 1834 — Maison natale d'Edgar Degas
p 444
Le quartier où il naquit lui avait mis sous les yeux, avant même qu'il choisît de peindre, tous les sujets qui l'occuperaient toute sa vie. Hilaire-Germain-Edgar De Gas voit le jour le 19 juillet 1834 au 8 de la rue Sain …

Le quartier où il naquit lui avait mis sous les yeux, avant même qu'il choisît de peindre, tous les sujets qui l'occuperaient toute sa vie.

Hilaire-Germain-Edgar De Gas voit le jour le 19 juillet 1834 au 8 de la rue Saint-Georges, dans le 9e arrondissement — le cœur du Paris de la finance et du spectacle. Son père, Auguste De Gas, est banquier, d'origine napolitaine ; sa mère, Célestine Musson, est créole de La Nouvelle-Orléans. Elle mourra quand Edgar a treize ans.

La famille est aisée, cultivée, mélomane. Auguste De Gas aurait voulu faire de son fils un juriste. Edgar s'inscrit à la Faculté de droit, y va deux fois, puis passe le reste de son temps au Louvre à copier les maîtres anciens. Son père finit par céder. À vingt ans, il entre brièvement à l'École des Beaux-Arts ; il en ressort vite, préférant apprendre seul, en travaillant les Italiens et les Hollandais.

Il restera toute sa carrière un homme du 9e et du 2e arrondissement — le pays des coulisses, des cafés-concerts, des champs de courses de Longchamp et d'Auteuil. Son Opéra n'est pas celui du public : c'est celui des répétitions, des corps en effort, des danseuses qui s'étirent dans un couloir, ajustent un ruban, attendent sans regarder. Ce décalage entre le spectacle attendu et le travail ordinaire est au cœur de son œuvre.

Il changea son nom en « Degas » — un seul mot — pour sonner moins aristocratique, tout en gardant la fortune familiale. L'affaire Dreyfus brisa plusieurs de ses amitiés : il prit le parti des antidreyfusards avec une obstination que ses proches ne lui pardonnèrent pas.

Il mourut en 1917, presque aveugle, dans son appartement du 9e. On retrouva dans son atelier un nombre considérable d'œuvres qu'il n'avait jamais jugées terminées. La rue Saint-Georges où il était né est toujours là — dans un quartier qui n'a pas beaucoup changé de vocation depuis 1834.

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Événement
1877
1877 — Palais Brongniart/Bourse des valeurs
p 445
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Événement
1878
1878 — Café de la Nouvelle Athènes
p 445
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Événement
1900
1900 — Demeure de Marcel Proust
p 445 & 448
Marcel Proust habite avec ses parents, puis avec sa mère seule ; ce sera le modèle de l'Hôtel de Guermantes
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Événement
1912
1912
p 445
Pierre Bonnard peint une série de toiles représentant la "Place Clichy"
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Événement
Événement
Date imprécise — Restaurant "Au Rocher de Cancale"/Restaurant "de la Baleine" (en 1787)
p 449
Restaurant fréquenté par de nombreuses personnalités, et par les personnages de la Comédie humaine
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Événement
1898
1898 — Atelier 17/Demeure d'Eugène Atget
p 452
Le 17 bis rue Campagne-Première, dans le 14e arrondissement de Paris, fut à partir de 1898 la demeure du photographe Eugène Atget, qui y vécut jusqu’à sa mort en 1927. Ce lieu, situé au cœur du quartier Montparnasse, éta …

Le 17 bis rue Campagne-Première, dans le 14e arrondissement de Paris, fut à partir de 1898 la demeure du photographe Eugène Atget, qui y vécut jusqu’à sa mort en 1927. Ce lieu, situé au cœur du quartier Montparnasse, était proche de la Cité des Artistes, un ensemble d’ateliers ayant accueilli de nombreux créateurs majeurs du XXe siècle. Atget y réalisa une grande partie de son œuvre documentaire sur Paris, vendant ses photographies à des artistes et institutions. Dans les années 1920, il y rencontra des figures de l’avant-garde comme Berenice Abbott et Man Ray, qui contribuèrent à la reconnaissance posthume de son travail. Le quartier fut également un point de rencontre pour des artistes tels qu’Alberto Giacometti et Max Ernst, qui fréquentaient la Cité des Artistes voisine. L’adresse est ainsi associée à la vie artistique intense de Montparnasse et à la transmission du patrimoine visuel de Paris.

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Événement
1914
1914 — Demeure de Giorgio de Chirico/Cité d'artistes
p 453
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Événement
Événement
1922
1922 — Demeure et atelier de Man Ray/Bâtiment remarquable
p 454
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Événement
1961
1961 — Café La Promenade de Vénus
p 458
Lieu de réunions du groupe Surréaliste ; théâtre de "batailles" célèbres
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Événement
1925
1925 — Café Le Cyrano/Quartier général des Surréalistes
p 458
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Événement
1925
1925 — Café Le Cyrano/Quartier général des Surréalistes
p 458
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Événement
1734
1734 — Jardin des Plantes (quelques arbres fameux)
p 461
![[Cèdre du Jardin du Roi, Jean-Baptiste Hilair|LecèdreduJardinduRoy-dessin-JBhilair-BnF-WM.jpeg]]Cèdre du Jardin du Roi, Jean-Baptiste Hilair, BnF![[Platane de Buffon|Platande de Buffon Jebulon WM.jpeg]] Platane de Buff …

Cèdre du Jardin du Roi, Jean-Baptiste Hilair, BnF

Platane de Buffon, Jebulon, Wikimedia

Le Jardin des Plantes conserve deux arbres remarquables du Siècle des Lumières : le cèdre du Liban introduit en 1734 par Bernard de Jussieu et le platane d’Orient planté en 1785 sous la direction de Buffon. Le cèdre, rapporté d’Angleterre, est l’un des plus anciens de France et fait l’objet de nombreuses anecdotes, notamment son transport dans le chapeau du botaniste. Le platane, situé à proximité de l’amphithéâtre Verniquet, a reçu le label « Arbre Remarquable » en 2001. Ces arbres sont des témoins vivants de l’histoire botanique parisienne, du rayonnement scientifique du Jardin des Plantes et des savants tels que Buffon, Verniquet et Cuvier.

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Événement
1786
1786 — Butte Coypeau/Belvédère du Jardin des Plantes/Gloriette de Buffon
p 461
La gloriette de Buffon, aussi appelée kiosque en bronze du Jardin des Plantes, est un édifice métallique situé au sommet du grand labyrinthe du Jardin des Plantes, 40 rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris 5ᵉ. Construite entr …

La gloriette de Buffon, aussi appelée kiosque en bronze du Jardin des Plantes, est un édifice métallique situé au sommet du grand labyrinthe du Jardin des Plantes, 40 rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris 5ᵉ. Construite entre 1786 et 1787 sur ordre de Georges Buffon, elle fut conçue par l’architecte Edme Verniquet et réalisée par Claude-Vincent Mille, serrurier du roi. Il s’agit d’une des toutes premières structures métalliques au monde, antérieure de plusieurs décennies aux réalisations de Victor Baltard et de plus d’un siècle à celles de Gustave Eiffel.

La gloriette est composée d’une ossature de fer habillée de bronze et de cuivre, reposant sur huit colonnes cannelées métalliques. Elle mesure environ 4 mètres de diamètre et est surmontée d’une sphère armillaire et d’une girouette. À l’origine, un mécanisme actionné par le soleil sonnait les douze coups de midi grâce à un gong méridien, aujourd’hui disparu. L’édifice, qui n’a pas de fonction utilitaire autre que celle de belvédère, possède une forte valeur symbolique, notamment par l’utilisation de plusieurs métaux et sa devise « Horas non numero nisi serenas » (« Je ne compte que les heures heureuses »), lié à un gong méridien marquant l'heure solaire de midi. Il s’agit du plus ancien monument métallique conservé à Paris.

Gloriette de Buffon Arthur Weidman, Wikimedia

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