Joseph-Louis Lagrange, portrait, auteur inconnu
Mort du mathématicien et astronome italien, naturalisé français, Joseph-Louis Lagrange, promoteur du système métrique et fondateur du Bureau des longitudes.
Joseph-Louis Lagrange meurt le 10 avril 1813 au 134 rue du Faubourg-Saint-Honoré, à soixante-dix-sept ans. Napoléon l'avait fait comte et sénateur. Il mourut dans la France qu'il avait contribué à mesurer.
Né à Turin en 1736, Lagrange était l'un des plus grands mathématiciens de son siècle — contemporain et correspondant d'Euler et d'Alembert, il avait révolutionné la mécanique analytique et le calcul des variations. À vingt ans, il avait fondé par lettre une société mathématique à Turin qui deviendra l'Académie des sciences de cette ville. À trente ans, Frédéric II de Prusse l'avait invité à Berlin pour succéder à Euler à la tête de l'Académie royale, où il restera vingt ans.
À la mort de Frédéric II en 1786, Louis XVI l'attire à Paris. La Révolution ne le chasse pas — au contraire, elle le met au travail. En 1795, il fonde avec Laplace, Monge et d'autres le Bureau des longitudes, chargé de coordonner les observations astronomiques et de perfectionner la navigation. Surtout, il préside la commission de l'Académie des sciences qui élabore le système métrique — cette tentative extraordinaire de donner à l'humanité entière un système de mesure universel fondé sur la nature plutôt que sur l'arbitraire des rois.
Le mètre, le kilogramme, le litre — Lagrange est parmi ceux qui les ont définis. Son nom est gravé sur la Tour Eiffel parmi les soixante-douze savants français célébrés là.

Le 134 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, Google Maps