Quatre bataillons de Fédérés attaquent le poste des Gobelins tenu par des sergents de ville afin de se procurer des munitions

Poste des Gobelins de la Garde nationale

La Garde Nationale Place Vendôme, 1870-1871, Carnavalet

Quatre bataillons de Fédérés attaquent le poste des Gobelins tenu par des sergents de ville afin de se procurer des munitions.

Le 4 mars 1871, le climat est déjà à la rupture ouverte entre Paris et le gouvernement de Thiers. Dans les quartiers populaires de la rive gauche, les bataillons fédérés de la Garde nationale manquent de cartouches, alors même qu’ils sentent venir l’affrontement pour la défense de la République et des canons de Paris.

Dans ce contexte, quatre bataillons de Fédérés passent à l’initiative dans le secteur des Gobelins. Ils attaquent le poste tenu non par des troupes de ligne, mais par des sergents de ville – symboles, à leurs yeux, de la police de l’« ordre » bourgeois. L’objectif est précis : s’emparer des munitions stockées là pour armer plus largement les gardes nationaux du 13ᵉ arrondissement.

L’affaire n’est pas une grande bataille, mais elle illustre bien la dynamique de ces jours de mars : d’un côté, un gouvernement qui cherche à reprendre le contrôle des forces armées parisiennes ; de l’autre, des Fédérés qui considèrent que les armes et les balles doivent appartenir au peuple en armes, et n’hésitent plus à les prendre là où elles se trouvent.

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