Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord en 1808, par François Gérard
Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, communément appelé Talleyrand, est un homme d’État et diplomate français né le 2 février 1754 à Paris et mort le 17 mai 1838 dans la même ville. Issu d’une famille noble, il est destiné à l’Église en raison d’un accident d’enfance qui le rend boiteux. Évêque d’Autun en 1789, il est ordonné prêtre en 1778 et devient agent général du clergé de France en 1780.
Député du clergé aux États généraux de 1789, il rejoint le tiers état et joue un rôle clé à l’Assemblée constituante. Il propose la nationalisation des biens du clergé pour renflouer les finances royales, mesure adoptée en novembre 1789. Il défend l’émancipation des Juifs, élabore le système métrique et organise la fête de la Fédération du 14 juillet 1790. Élu président de l’Assemblée en février 1790, il est envoyé en mission diplomatique à Londres en 1791-1792.
Émigré aux États-Unis de 1794 à 1796, il rentre en France et devient ministre des Relations extérieures sous le Directoire en 1797, puis sous le Consulat et l’Empire napoléonien jusqu’en 1809. Il négocie des traités comme ceux d’Amiens (1802), de Presbourg (1805) et de Tilsit (1807), tout en prônant un équilibre européen contre les ambitions hégémoniques de Napoléon. Nommé prince de Bénévent en 1806, il se distancie progressivement de l’empereur.
En 1814, il préside le gouvernement provisoire, facilite le retour des Bourbons et négocie le traité de Paris. Au congrès de Vienne (1814-1815), il défend les intérêts français et contribue à l’équilibre des puissances. Ministre des Affaires étrangères sous la Restauration (1815), puis président du Conseil en 1815, il est ambassadeur à Londres sous la Monarchie de Juillet de 1830 à 1834, scellant une alliance franco-britannique. Homme des Lumières et libéral, il théorise un ordre européen stable.
France
Né à Paris (2 février 1754) – Mort à Paris (17 mai 1838)
Évêque, homme d’État, diplomate