Dessinateur sur étoffe et chansonnier, combattant de 1848, Eugène Pottier siège au Comité central de la Garde nationale puis au conseil de la Commune, élu du IIe arrondissement, et rejoint la Fédération des artistes. En juin 1871, en pleine répression, il écrit « L'Internationale ». Exilé en Angleterre puis aux États-Unis, il rentre en 1880 et meurt dans la misère le 6 novembre 1887, l'année où paraissent enfin ses Chants révolutionnaires ; mise en musique par Pierre Degeyter l'année suivante, la chanson ne se répandra qu'après sa mort. Sa tombe, un livre ouvert sculpté, voisine avec celle d'André Gill.