Le 16 février 1885, le cortège funèbre de Jules Vallès quitte le 77 boulevard Saint‑Michel pour gagner le cimetière du Père‑Lachaise. Des dizaines de milliers de personnes – anciens communards, militants socialistes, lecteurs du Cri du Peuple, « lamentables » dont il a raconté la misère – se massent sur le parcours pour accompagner celui qui fut à la fois écrivain, journaliste et insurgé. Les témoignages de l’époque évoquent une marée humaine, des drapeaux rouges et noirs, des cris de « Vive la Commune ! Honneur à Vallès ! », et un dispositif policier débordé par l’ampleur de l’hommage populaire.
Sa tombe se trouve dans la 66ᵉ division du Père‑Lachaise, au nord‑ouest du cimetière. Elle est surmontée d’un buste en bronze de Jean Carlus, où Vallès apparaît tête nue, accompagné d’une plume, rappel de son combat par l’écriture. L’épitaphe résume sa posture : « Ce qu’ils appellent mon talent n’est fait que de ma conviction. » Aujourd’hui encore, la sépulture demeure un lieu de mémoire des traditions révolutionnaires parisiennes, régulièrement fleurie lors des commémorations de la Commune et des mobilisations sociales.