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Alexandre Falguière
Alexandre Falguière vers 1860.
Personnage

Alexandre Falguière

Naissance 7 septembre 1831 · Toulouse (Haute-Garonne), France
Décès 19 avril 1900 · Paris, France

Biographie

Alexandre Falguière est un sculpteur et peintre français né à Toulouse le 7 septembre 1831 et mort à Paris le 19 avril 1900. Issu d'un milieu modeste, fils de maçon, il reçoit une bourse municipale pour étudier à l'École des beaux-arts de Paris, où il entre en 1854 dans l'atelier de François Jouffroy après avoir travaillé chez Albert-Ernest Carrier-Belleuse et Jean-Louis Chenillion. Lauréat du premier grand prix de Rome de sculpture en 1859 avec Léon Cugnot pour son bas-relief Mézence blessé, préservé par l'intrépidité de son fils Lausus, il est pensionnaire à la villa Médicis de 1860 à 1864.

De retour à Paris en 1866, il s'installe au 36 rue de l'Ouest et gagne la notoriété au Salon de 1868 avec Tarcisius, martyr chrétien, acquis par l'État. Il reçoit de nombreuses commandes publiques, dont le Monument à Gambetta à Cahors, le Monument à Goudouli à Toulouse, le Monument au cardinal Lavigerie à Bayonne, le Monument à La Fayette à Washington et, en 1898, le Monument à Balzac après le refus de celui d'Auguste Rodin , provoquant un scandale médiatique. Il pratique aussi la peinture, avec des œuvres comme Les Lutteurs (1875, musée d'Orsay) et Diane assise (1878, musée Rodin).

Nommé professeur à l'École des beaux-arts en 1882, il est élu à l'Académie des beaux-arts la même année. Parmi ses élèves figurent Antonin Mercié, Laurent Marqueste et Antoine Bourdelle. Il est promu commandeur de la Légion d'honneur en 1889.

Sources

Lieux associés

Chronologie des événements liés

Prix de Rome en 1859, Alexandre Falguière modèle le Triomphe de la Révolution, un char prêt à « écraser l’Anarchie et le Despotisme », dressé en maquette grandeur nature au sommet de l’Arc de triomphe de 1882 à 1886 ; il moule aussi le masque mortuaire de Gambetta. Revenu malade de Nîmes, il meurt quelques heures plus tard chez lui, rue d’Assas, le 19 avril 1900, à 68 ans. Il repose dans la 4e division, avenue Principale, avec sa femme et son fils, sous L’Inspiration, haut-relief de marbre de son élève Laurent Marqueste, au-dessus d’une reproduction de son Tarcisius.
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