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Personnage

Claire Lacombe

Naissance 4 mars 1765 · Pamiers (Ariège), France
Décès 2 mai 1826 · Paris, hôpital de la Salpêtrière
Destin emprisonné

Biographie

Révolutionnaire féministe proche des Enragés, la comédienne Claire Lacombe anime avec Pauline Léon la Société des citoyennes républicaines révolutionnaires, club de femmes du peuple en lutte contre l’accaparement. Elle pousse à l’insurrection du 31 mai 1793 contre les Girondins ; en octobre, la Convention montagnarde la fait taire en fermant les clubs de femmes, puis la répression qui s’abat sur les Enragés la jette en prison.

Fille d’un marchand de Pamiers, elle joue à Marseille et à Lyon, puis gagne Paris en 1792 et loge au 43 rue des Petits-Champs. Le 25 juillet, devant l’Assemblée, elle se dit « artiste et sans place » et, faute d’argent à donner, offre de combattre. Le 10 août, blessée au bras à l’assaut des Tuileries, elle gagne une couronne civique. Elle devient l’égérie des militantes populaires des quartiers Saint-Antoine et Saint-Marcel.

Un temps compagne de Théophile Leclerc, elle se rapproche l’hiver suivant des Enragés, qui dénoncent la bourgeoisie marchande et exigent la taxation des prix. On la dit fondatrice avec Léon, le 13 mai 1793 à la bibliothèque des Jacobins, rue Saint-Honoré, du club que Daniel Guérin dira « en quelque sorte la section féminine du mouvement des Enragés » ; l’historien Claude Guillon y voit un préjugé, l’actrice faisant « une figure plus romantique » que la chocolatière Léon. Le 5 septembre, jour où Jacques Roux est arrêté, elle réclame l’épuration du gouvernement. Le 30 septembre, elle demande à la Commune des visites domiciliaires pour appliquer le maximum, et lance le 7 octobre à la Convention : « Nos droits sont ceux du peuple, et si l’on nous opprime, nous saurons opposer la résistance à l’oppression. »

Le gouvernement trouve son prétexte aux Halles, face à Saint-Eustache où siège le club : des marchandes accusent les républicaines de leur imposer le bonnet rouge. Au motif que la nature destine les femmes à d’autres soins, la Convention interdit leurs clubs le 30 octobre 1793, malgré Charlier, qui demande si l’on conteste « que les femmes font partie du genre humain ». Arrêtée le 2 avril 1794, détenue notamment à Sainte-Pélagie, elle ne sort que le 20 août 1795, un an après Léon et Leclerc, pour avoir refusé de renier Robespierre devant les thermidoriens. Elle rejoue à Nantes. Une biographie de 1823 la croit morte : internée comme « aliénée » à la Salpêtrière depuis 1821, elle y meurt le 2 mai 1826, à 61 ans.

Texte rédigé avec l’aide de l’IA, relu et corrigé par la rédaction.

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